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 [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre...

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Denbee Eisei

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MessageSujet: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Mer 14 Aoû - 21:29

La porte s'ouvrit en grinçant, comme d'habitude, et un samouraï tordu de douleur par sa course effrénée vint s'y jeter en travers pour s’aplatir de respect devant le bureau/table à manger du grand Général de Kenshu. Il déglutit avec grand mal et tenta de retrouver le semblant de souffle qui lui permettrait de parler sans cracher ses poumons.
« Denbee-sama ! On l'a retrouvé ! On l'a retrouvé ! » s'exclama-t-il une fois qu'il eût la bouche assez sèche pour le faire avant de tendre le bras vers la présence supérieure qui lui faisait face, les doigts fermés sur la missive toute fraîche pour laquelle il avait tant couru.

Puis, quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit de nouveau en grinçant, comme d'habitude, et j'entrai nonchalamment en traînant des pieds dans mon bureau/chambre à coucher-den. Je m'immobilisai sur place en constatant la présence d'un samouraï agenouillé par terre qui tendait un papier souillé à mon kimono que j'avais laissé pendouiller au mur en attendant de le mettre. Je restai bête devant cette scène, finissant de me curer l'oreille, n'osant même pas lui demander ce qu'ils avaient retrouvé, trop curieux de voir combien de temps ce pauvre type allait bien pouvoir tenir dans cette position avant de se rendre compte qu'il ne s'adressait à personne-den. Je savais pertinemment qu'on ne me reconnaissait pas quand je ne portais plus ce magnifique chef-d’œuvre de couture. En revanche, je ne savais pas qu'on me reconnaissait quand même quand lui ne me portait pas-den.
Je haussai une épaule de dépit face à ce  nouveau constat et m'adossai finalement au mur, prêt à attendre qu'il bouge.

J'attendis un long moment-den. J'attendis tellement longtemps que je me retrouvai moi-même en train d'attendre une réponse de mon kimono. Et c'est quand je réalisai à quel point tout cela devenait stupide que j'allai taper sur l'épaule du samouraï pour lui dire que j'étais le Taisho ici et que c'était à moi qu'il devait s'adresser quand bien même je ne m'habillais pas toujours en fuchsia et papillons dorés. Mais je dus quand même renfiler mon célèbre habit ; le pauvre gars avait eu l'air tellement perdu et s'était même mis à bégayer tellement fort que j'avais été pris de pitié pour lui-den.

Ce n'est qu'une fois que je fus certain qu'il avait retrouvé tous ses repères et un à peu près de capacité mentale que je m'assis enfin en face de lui et lui demandai de reprendre-den. Il me tendit tout simplement la missive. Je soupirai-den.
« Lisez-la moi s'il-vous-plait-den...
- Oh... euh... oui ! Oui, Denbee-sama ! Alors... mmh... Ça vient tout droit des escouades que vous avez fait poster à Raimei... euh... vous savez ? Pour surveiller les frontières... à cause de... euh... »
Je plissai l’œil sur son visage irrévocablement fixé aux lignes du papier et m'appuyai la joue à la main, attendant la suite.

Comme elle semblait tarder à venir, je commençai à déplacer le bordel qui encombrait la gauche de mon kotatsu vers le bordel qui encombrait sa droite-den.

« A cause de l'incident-den, soufflai-je après un temps, voyant qu'il ne s'en sortait pas du tout.
- Oui. Oui. A cause de l'incident.
- Poursuivez-den.
- Oui. Oui. Alors... euh... alors... alors ça dit qu'il est revenu et qu'il se dirige vers nous. » acheva-t-il en catastrophe avant de se statufier. De mon côté, je continuai à ré-agencer mon foutoir, impassible-den.

« Euh... vous avez entendu, Taisho-sama ?
- Mmh... oui, oui-den. Je me demandais juste...
- Euh... oui ?
- Je me demandais juste ce qu'on trouverait à redire si je vous faisais porter mon kimono et vous envoyais là-bas à ma place-den... » Il osa enfin lever les yeux sur moi pour me regarder avec surprise, ne sachant visiblement pas quelles étaient les parts de vrai et de faux dans mes paroles. Je soupirai une nouvelle fois et me levai pour attraper mon haori-den. Je n'avais pas le choix si je voulais éviter de me faire remonter les bretelles cette fois-ci. Je détestais ça-den. Il y avait une différence entre me faire croire incompétent et me l'entendre faire dire par le Seigneur.
« Euh... hésitai-je à reprendre une fois que je me pensai à peu près prêt. Allez dire à un Taii que je vous ai dit de lui dire de préparer une troupe de gens calmes et qui n'ont aucun préjugé sur le clan Setsu et de les envoyer me rejoindre chez le marchand de yakitori habituel-den.
- Oui, Denbee-sama ! De suite ! » Jubila-t-il en posant son front par terre avant de réaliser... et de s'empêcher de poser des questions.

Pour ma part, je sortis en gribouillant quelques mots sur le dos d'un parchemin qui m'était resté collé dans la main et marchai calmement jusqu'au-dit marchand de yakitori-den. J'y passai une grosse commande en lui annonçant qu'une troupe de bras cassés et de samouraïs à peine formés viendraient récupérer le repas et qu'après seulement qu'ils l'aient fait, il faudrait leur donner le papier que je venais d'écrire et qui les envoyait me chercher sur la route de Raimei. Route vers laquelle je me dirigeai ensuite en prenant la direction de la grande muraille qui entourait toute la capitale-den. Ce n'est qu'une fois que je l'eus traversée que je me rendis compte qu'il ne pleuvait pas aujourd'hui et que le ciel, qui gardait envers et contre tous son gris fade et déprimant, avait aujourd'hui fait l'effort de se dégager un peu. Le soleil n'était pas encore très haut perché et je me perdis à imaginer que, pour une fois, peut-être, on allait pouvoir passer une journée sans se prendre une averse sur la tête-den. Qui savait ce que l'oiseau qui se ramenait sur les terres du tigre nous apportait d'autre...


Dernière édition par Denbee Eisei le Jeu 24 Avr - 10:56, édité 2 fois
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Shimada Toshirō

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Sam 17 Aoû - 17:07

Le Taisho du clan Setsu en fait encore à sa tête. Comme la première fois, l'homme décide de repartir sur les terres Kenshu. Pourquoi cette fois ? Et bien pour se détendre. Mais pourquoi il ne va pas aux sorces chaudes à la place ? Par lassitude surement. Elles ont beau être belles et agréables, mais l'Etre humain a toujour eu ce besoin de voyager et découvrir d'autres horizons...
Shimada Toshiro prit donc la route, direction les terres de Kenshu en solitaire. L'idée de découvrir ces terres à deux, trois hommes commence à lui trotter dans la tête, mais sans aboutissement. Pour le moment...
Le Taisho Toshiro rencontre sur la route un petit groupe d'Hinins où ce dernier discute un petit moment avec eux. La petite troupe non-agressive, demandait seulement trois fois rien, comme vivres. Principalement de l'eau, pour finir leur voyage en vie. Généreusement, celui-ci leur donne de l'eau, avant de reprendre la route avec un tiers d'eau. Les voyageurs, quant à eux, le remercie du fond du coeur avant de reprendre leur route.

Mais peu de temps après avoir franchit la frontière, Shimada Toshiro ne tarda pas à apercevoir quelques silhouettes d'hommes sur sa route. Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils ici également ?
Cette dernière question, un peu idiote, finit par lui rafraichir la mémoire. Il ce souvient alors de l'Oni qui avait pointé le bout de son nez à la capitale et que Shimada Toshiro avait réduit ce monstre au silence.
Sans doute est-ce là un petit groupe d'éclaireurs. Après tout, c'est tout à fait normal de rester sur ses gardes, même après le passage d'un monstre, car ça peut venir à plusieurs ces bêtes-là ! C'est tout à fait normal et légitime de leur part.
L'homme stoppa alors sa monture, lorsque ses interlocuteurs lui demande de s'arrêter. Aucun agressivité n'est constaté dans le ton prit d'un des hommes.
Curieux, Toshiro demande en regardant du haut de sa monture, un des soldats : - Bonjour à vous... Vos terres sont fermées ?
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Denbee Eisei

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Jeu 29 Aoû - 23:42

« Bonne journée pour une belle prise, n'est-ce pas Taisho-sama ?
- Mmh... »
Je n'avais pas quitté le ciel de l’œil tout le long du chemin-den. Une bonne journée. Je restais sceptique-den. On aurait plutôt dit que le ciel couvait quelque-chose, un peu comme un gamin qui cache une bonne grosse tarte de boue prête à être jetée dans son dos et qui vient demander à son ennemi juré s'il a bien apprécié son goûté. Ça ne me plaisait pas-den. Ça me déstabilisait complètement ; j'avais beau me plaindre de la pluie continuelle de Geki, rêver les jours d'averses à seaux d'un petit rayon de soleil et tout le toutim, ce gris presque bleu que prenaient les nuages d'aujourd'hui me donnait de l'urticaire et du doigt à remettre dans l'oreille-den.

C'était un augure, je n'en doutais pas. Et pas un bon-den. Un mauvais. Un très mauvais-den ; le genre de mauvais augure qui donne envie de rentrer chez soi et d'y rester toute la semaine, ce qui ne me semblait pas être une si mauvaise idée que ça sur le moment considérant l'attrait que portait ma divine chance pour l'ironie du sort – et surtout du mien-den. Il se pouvait bien qu'après les longues semaines d'investigations, de contre-investigations, d'attentes et surtout d'échecs, cette fois-ci il se pouvait bien que nous ayons retrouvé notre gus et, décidément, je n'avais pas envie d'être là si c'était effectivement le cas. Me confronter un jour ou l'autre à mes homologues participaient certes de mes fonctions principales, j'avais toujours pensé qu'il y aurait moyen de me faire passer pour terriblement souffrant ou parti en voyage à ce moment-là-den. Pas de chance, je venais justement de rentrer dudit voyage en question et j'étais allé faire l'idiot dans le réfectoire devant tout le monde ce matin, ce qui n'arrive que lorsque je suis en grande forme. Je n'avais vraiment pas le choix, à moins évidemment de déléguer l'affaire à mon fourbe Taisa, ce dont il était de toute façon hors de question car je le soupçonnais d'être allé lui-même révéler “l'incident” au Grand Seigneur avant que le vent des rumeurs ne le fasse tout seul. Je réalisai par ailleurs autre chose en me retournant, chose qui scellait définitivement mon destin et plus généralement mon emplois du temps-den :
« Oy... je ne vous avais pas entendu arriver-den. »

Mon bataillon de bras cassés était-là ; le corps d'armée de samouraïs se tenait à l'arrêt derrière la monture de leur lieutenant avec les naseaux de laquelle je fis très vite connaissance-den. Je dévisageai la bête avec horreur. Je n'aime pas tellement les chevaux pour la simple et bonne raison que je trouve détraqué un animal qui se laisse mettre du fer dans la bouche et monter par des bonhommes avec des sabres tranchants partout. Maboul ou débile, c'est en tout cas pour moi d'assez bons arguments pour éviter d'approcher ces êtres-là-den. De toute façon, je ne sais même pas monter.

« Vous êtes bien passés chez le marchand de yakitori avant de venir-den ?
Demandai-je en rétablissant les distances entre les narines et moi-même.
- Oui, Taisho-sama, assura le lieutenant avec ferveur.
- Je veux dire : vous avez récupéré la commande-den ?
- Oui ! » répéta-t-il quand je réalisai enfin de qui il s'agissait-den. Je ne connaissais qu'un seul Taii capable de mettre autant de zèle dans une voix par ailleurs douce, raffinée, qui ressortait malgré tout pleine d'une assurance sans faille. Jusqu'à ce que j'accepte de détacher l’œil du carnivore qui s'était maintenant mis en tête de se faire consciencieusement passer pour herbivore, je priai pour me tromper au sujet de l'identité du propriétaire qui se trouvait agenouillé à même le sol non loin au bout des rênes-den.  

« Ah. C'est vous-den... » Loupé. C'était elle-den. Ça ne pouvait être qu'elle, de toute façon ; il n'y avait pas Taii plus dévoué pour accepter d'accompagner son Taisho à l'autre bout du pays pour aller vérifier l'identité d'un pauvre voyageur qui n'avait rien demandé. Il n'y avait pas de Taii calme et sans préjugé vis-à-vis du clan Setsu à part elle-den. J'aurais dû m'y attendre car c'est en outre à cause de ces qualités-là – entre autres plus physiques – que Gorō Gō nous avait rencardés il y a de ça quelques temps-den. Je me grattai l'oreille à ce souvenir d'autant plus délicat que (mis à part le fait que je ne me souvenais pas du tout de son nom) la jeune femme avait accepté de venir, était restée en ma compagnie jusqu'à la fin du rendez-vous et, pire que tout, avait apprécié le moment, ce qu'aucune femme n'avait jamais fait jusque-là-den. Autant de choses qui me faisaient croire qu'elle était complètement folle. Ou affreusement gentille-den. Mais c'était alors une gentillesse tellement naturelle qu'elle en devenait effrayante.

« Il ne fallait pas que ça soit moi, mon Général ?  Demanda-t-elle en relevant ses yeux pleins d'innocence sur moi-den. Je m'enfonçai le doigt dans l'oreille en même temps que la gêne remontait dans ma gorge. Si je lui disais qu'effectivement je préférais que ce ne soit pas elle, j'étais certain qu'elle était prête à s'en aller immédiatement après avoir proposé une liste pleine des noms de ses potentiels remplaçants-den. Effrayante.
- Disons... disons... den... Disons que... je soufflai mentalement et rangeai ma pipe. Non, c'est très bien-den. On va faire comme ça, alors-den. Vous pouvez vous relever-den.
- J'ai pris la liberté d'emmener votre cheval aussi, Taisho-sama, annonça-t-elle en s’exécutant-den.  
- Mon... cheval... den... ? » J'ouvrai un œil grandi par l'hébétude tandis qu'elle faisait signe à l'un de ses hommes de ramener le susdit cheval vers nous. Je restai complètement coi malgré l'affolement qui me prenait à l'intérieur-den. Primo, je ne me savais pas posséder un cheval. Secundo, je ne voulais pas posséder de cheval et, pour finir, je m'étais toujours débrouillé pour ne jamais avoir à poser une fesse sur une de ces choses infâmes sans que personne n'ai jamais à le soupçonner... jusqu'à aujourd'hui en tout cas...
« Mmh... il a l'air... il... commençai-je en offrant le même supplice à cet animal qu'à son semblable plus tôt.
- Taisho-sama ? C'était le cheval de Gorō-dono. Personne ne savait vraiment lequel était votre cheval et il restait celui-là que personne n'utilise jamais. On s'est dit qu'il était logique qu'il soit à vous, alors. » Je ne doutai absolument pas que c'était le cas-den (et je ne doutai pas non plus du bien fondé d'une telle logique). Cette bestiole était au moins aussi vieille que mon prédécesseur et partageait en prime le même air azimuté. Lui monter dessus c'était comme... comme...
« Non-den. Non, ça ne va pas être possible-den. Euh... excusez-moi, vraiment, hm... lieutenant-den. Je ne peux pas-den.
- Mon Général ?
- Hmm... vous voyez-den... hmm... ce n'est pas mon cheval-den. Je ne peux pas-den. Faites-le ramener-den. Je vais marcher, d'accord-den. Ça ne me dérange pas-den.
- Pardon, Taisho-sama, mais ça ne va pas être possible non plus.
- Comme ça-den ? M'étonnai-je.
- J'ai peur, mon Général, de devoir refuser de vous laisser marcher tout le long du trajet.
- Ah ?
- Alors que j'ai moi-même un cheval, Taisho-sama. Je préfère vous laisser le mien et marcher à mon tour plutôt que vous faire faire le chemin à pied.
- Ah. »

Effrayante. Je détournai le regard pour le poser sur le reste de la longue route qu'il nous restait à parcourir avant d'arriver au poste de contrôle-den.
Elle ne céderait pas car elle était définitivement trop gentille pour laisser l'impolitesse l'emporter. Et je savais d'avance que j'avais mal fait de me lever ce matin-den.
J'obtempérai donc finalement après avoir pris le temps de prendre la mesure des choses, des priorités et m'être, bien entendu, fait à l'idée de me retrouver sur une espèce de bestiole démente dans sa tête et capable de m'éjecter par terre au moindre pet de travers-den.
« Euh... vous tenez les rênes, d'accord-den ? Et on va doucement, s'il-vous-plait-den. Je... je viens de manger-den. » gémis-je en agrippant la selle. Le lieutenant acquiesça avec bienveillance et je me mis à espérer, sincèrement, très sincèrement, que le Taii qui se trouvait à l'autre bout de mon long périple soit tombé sur notre homme-den. Jamais je ne me donnerais la peine de refaire ce chemin dans ces conditions. Il valait mieux que ce soit pour quelque-chose, histoire d'en finir une bonne fois pour toutes avec ces trajets incessants-den.

Et c'est très certainement ce que devait se dire le susmentionné Taii, à des kilomètres de là, devant le bonhomme en question. Il échangea quelques regards avec ses subalternes et murmura à l'oreille du plus proche :
« Qu'est-ce qu'on dit cette fois ? Éboulement ? Inondation ?
- Les deux ?
- Va pour les deux, alors... » dit-il en lui intimant du menton de faire son boulot. Le jeune samouraï, qui avait bien piètre allure à côté du Général des armées de Setsu, s'avança donc au-devant de la monture de ce géant et annonça, sans une once de remords puisque ça faisait maintenant des jours entiers qu'il mentait à tous les voyageurs qui empruntaient cette route :
« Navré, mon brave ! Le chemin est impraticable. Il y a eu une grosse averse la nuit passée et la boue recouvre le passage. Nous sommes obligés de faire dévier les voyageurs en attendant de rétablir les voies. Excusez-nous pour ça. Nous pouvons vous escorter vers un point de passage plus sûr en attendant, si vous le voulez bien. »

Sans attendre de réponse, il fit signe aux cavaliers qui barraient le chemin. Ceux-là s’avancèrent pour désigner la nouvelle route à emprunter, qui traçait sommes toutes à travers le sous-bois.
« Ne vous inquiétez pas. Vous ne risquez rien. On a l'habitude. » ajouta le samouraï avant de s'éloigner pour rejoindre son supérieur et lui demander, une fois qu'il fût certain de ne pas pouvoir être entendu :
« Vous croyez vraiment que c'est lui, lieutenant ?
- Peut-être. Il en a la tête en tout cas.
- Vous croyez qu'elle va le reconnaître ? La dernière fois, elle a cru le reconnaître, et en fait c'était pas lui du tout. Le gars était éleveur de porc.
- Elle a fait un dessin de toute façon, non ? Il soupira en se remémorant le résultat dudit dessin. Je comprends pas du tout les méthodes du Taisho.
- Comment ça ?
- Bah ! Tu sais... envoyer un oiseau dès qu'on voit un gus plus grand que la normale arriver, nous faire mentir pour envoyer les gens au poste de contrôle, les faire descendre de cheval pour qu'on vérifie qui ils sont, les enfermer dans une salle parce que soi-disant il va se mettre à pleuvoir très fort alors qu'en fait on compare leurs visages au dessin...
- Ah. Ouais. »

Les deux hommes opinèrent en silence tout en suivant le Taisho de Setsu du regard.
« On dirait des méthodes ninja, non ? reprit le samouraï au bout d'un moment.
- Ouais.
- C'est marrant quand même, non ?
- Ouais !
- En plus le Général sera-là cette fois.
- S'il arrive à temps.
- Ouais... dommage qu'on puisse pas assister à ce qui va se passer. Ç'aurait été marrant à voir. »
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Shimada Toshirō

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Dim 15 Sep - 16:08

Le taisho Toshiro questionne les hommes à propos de cette route qu'ils gardent comme la prunelle de leurs yeux. Etait-ce normal ?
Le capitaine les regarde en silence après leur avoir posé une simple question.
L'un d'eux, s'approche de la monture de Shimada Toshiro pour le saluer et s'excuser. Tout semble croire que la route soit barrée et impossible de passer tranquillement.

Pourtant, quelque chose cloque dans cette histoire et surtout la façon dont la situation est expliquée. L'air ne dégageait pas une odeur humide entre hier et aujourd'hui. Bizarre...
Le capitaine continue de regarder en silence les hommes qui se regardent dans le blanc des yeux. Un autre homme s'approche à son tour. Le cheval de Toshiro secoue sa tête avant de la baisser pour renifler la terre tout en changeant d'appuie.
Le capitaine regarde le second homme qui lui adresse la parole sur le moment, expliquant que la situation est habituelle et qu'ils vont l'accompagner pour prendre une autre route qui passe dans un petit bois. L'air sérieux, son regard dévit et se fixe au loin, à l'entrée d'un bois.
Intérieurement, Toshiro se méfie et n'a pas envie d'y aller et encore moins sous la surveillance de ces hommes-là. Bien que son acte passé soit gravé dans des mémoires, Toshiro reste encore sur ses gardes. Et son instinct de guerrier lui dit de ne pas y aller, car ça sent pas bon tout simplement !!
D'une voix froide, le capitaine s'exprime :
- Non, je n'ai pas envie. Ce n'est pas votre averse de boue qui va me faire peur.
Est-il vraiment sérieux en disant ça ? Sans aucun doute.
Le capitaine donne alors un léger coup de talon sur sa monture. Celle-ci relève la tête, puis commence alors au pas. Etait-ce la bonne décision ? Est-ce que le soldats se rebelleront jusqu'à sortir les armes ? Le capitaine du clan Setsu se fera un malin plaisir à leur remettre à leur place si tel est le cas !
Ce dernier avec sa monture contourne l'object en travers de la route qui serre de "barrière" avec un regard déterminée.
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Denbee Eisei

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Mar 1 Oct - 18:53

« Euh... lieutenant ? J'ai l'impression qu'il s'en va...
- On dirait bien. »
Les deux soldats suivirent des yeux le cheminement du cheval. Ils le regardèrent traverser les barricades derrière eux et s'en aller clopinclopant sur la route qu'ils étaient censés surveiller ou, plus justement, bloquer. Jamais ils n'avaient eu à faire à un voyageur récalcitrant.
Les deux cavaliers qui étaient pour leur part censés escorter les aventuriers sur une autre voie revinrent vers leur Taii. Leurs chevaux semblaient tout aussi abrutis qu'eux par la tournure que prenaient les évènements.
« On le poursuit, lieutenant ? » Demanda l'un d'eux.

Le lieutenant était totalement perdu. C'était un individu logique. Par le fait, il avait du mal à croire que se lancer à la poursuite d'un voyageur qui voulait tenter de prendre le risque de se noyer dans des torrents de boue – quand bien même ils n'existaient pas – relevait de cette intelligence pragmatique qu'il aimait croire posséder.
D'un autre côté... la carrure dudit voyageur correspondait assez à celle de la personne qu'ils recherchaient et sa témérité encore plus. Toujours de ce même côté : si le Général se pointait au poste de contrôle et que la personne pour laquelle il s'était donné la peine de se déplacer n'y était pas...
« Suivez-le discrètement, ordonna-t-il finalement.
- Discrètement ?
- Enlevez vos armures, dit-il, catégorique, avant de désigner du doigt un paysan qui se ramenait sur la route. Vous ! Halte ! On réquisitionne toutes les blouses, capes de paille et autres bonnets !
- Je ne crois pas que le bonnet soit indispensable, lieutenant... osa faire remarquer l'un des cavaliers sans doute inquiet de devoir troquer son casque luisant contre un vulgaire bout de tissu plein de poux...
- SURTOUT LE BONNET ! » ajouta son supérieur alors que la croupe du cheval du Taisho de Setsu disparaissait déjà dans la descente lointaine.

Le croupe du cheval, je l'avais bien vue-den. Je l'avais même sentie et carressée et pour cause : j'étais passé par-dessus-den. Je me retrouvais de ce fait assis dans les herbes qui bordaient le chemin, la tête dans les mains et toute la partie du dos dans la compote. La chute n'avait pas été aussi douloureuse que ce que j'aurais pu imaginer (et, en réalité, le temps que je me rende compte que je tombais, j'étais déjà par terre) contrairement à  la réception-den. J'étais retombé sur mon bokken ; il ne m'avait jamais paru aussi solide auparavant-den. Si lui n'avait rien, j'avais moi l'impression d'être en tout petits morceaux et regrettais de ne pas avoir pris l'option « rikishi » lors de ma formation militaire. Je maudissais tous les abrutis qui osaient croire que le bokken n'était pas une arme efficace-den ; il l'était, surtout quand on a la peau sur les os.
« Vous m'aviez promis que vous tiendriez les rênes-den... râlais-je alors que le Taii incriminé cherchait mon cheval des yeux. Elle revint vers moi.
- Navrée, Taisho-sama. Vous aviez l'air de tellement bien vous débrouiller... J'ai cru bien faire en vous lâchant.
- Je me débrouillais bien parce que vous me teniez-den ! »
Je n'en revenais pas-den. Cette femme était tellement... si peu... argl-den ! Ça ne servait à rien de parler avec elle, de toute façon. Il était clair qu'elle avait cru bien faire, personne ne pourrait jamais lui reprocher ça-den.
« Il semblerait que votre cheval se soit enfui. Désolée, Taisho-sama. Vous pouvez prendre le mien, je marcherai à côté de vous. Il ne reste plus tellement de route à parcourir.
- Non-den.
- Taisho-sama ?
- Je ne compte pas bouger d'ici-den. Je ne compte pas remettre la moindre parcelle de mon être sur la moindre parcelle chevaline-den.
- Mais... T-
- Non-den ! »

J'avais haussé la voix-den. C'était visiblement la première fois que la jeune femme me voyait prendre un tel ton et elle était certainement l'une des rares personnes à le faire. J'étais prêt à sortir de mes gonds, la douleur n'aidant pas spécialement à rester calme, nonchalant et toutes ces autres inepties qu'on me prêtes à l'accoutumée-den. Je soupirai et me ressaisissai.
« Je ne compte pas bouger d'ici-den. » répétai-je simplement. Elle sembla prendre le temps d'intégrer cette idée et acquiesça finalement.
« Bien. Comme vous le souhaitez, Taisho-sama. Nos hommes vont arriver au poste d'un moment à l'autre, de toute façon. Le problème... le problème c'est qu'ils ne savent pas pour quoi on les y a envoyé et... Je levai l’œil vers elle. Et, en fait, moi non plus, Taisho-sama. »
Je redescendis le regard dans l'herbe. Ma vie était une catastrophique suite de prise de décisions que personne n'était jamais capable de comprendre-den. Voilà pourquoi je préférai laisser les commandants se débrouiller et arranger les choses à leur sauce. Le problème c'est qu'une fois que les sauces se mélangeaient entre elles on perdait le goût de tous les côtés...
Je pris une grande inspiration qui m'enflamma tout le flanc-den. Je n'avais envie que d'une chose pour le moment et ce n'était certainement pas justifier les raisons qui m'avaient poussé à me mettre sur un cheval et à en tomber pitoyablement. Ça ne regardait personne-den. Mis à part le Seigneur, moi-même et... ce type introuvable, évidemment-den.

Le Taii sembla le comprendre et ne me posa plus aucune question. Elle se contenta de fureter dans les alentours, jouant son rôle de petit Taii zêlé au service de son Taisho-den. Je l'observai vérifier que les environs étaient sûrs une bonne vingtaine de fois et abandonnai très vite l'idée de lui laisser croire qu'elle avait mon attention quand elle se remit à parler de notre rencard-den.  Elle ne s'arrêta pas de parler pour autant durant les heures qui suivirent (incroyable la facilité avec laquelle elle passait d'un sujet à l'autre sans logique apparente) si bien que je ne me rendis compte qu'en retard de ce qu'elle venait de dire :
« Il y a quelqu'un en approche, Taisho-sama ! Quelqu'un à cheval ! »
Je la vis poser sa main sur son katana trop tard. Elle était déjà au milieu de la route, une main tendue devant elle en guise de stop quand je peinais encore à trouver la volonté de me lever-den.
« Halte-là ! Cria-t-elle. Vous êtes en présence du Général des armées du Seigneur de ces terres ! Posez pieds à terre et décliner votre identité sur-le-champ ! »  
Je me pris une nouvelle fois la tête dans les mains et gémis – moins de douleur que d'exaspération. Elle voulait bien faire, c'était inéluctable-den. Mais à trop vouloir bien faire...
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Shimada Toshirō

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Mer 23 Oct - 11:49

Taisho Shimada Toshiro sur sa monture, continue son chemin sachant très bien que quelques soldats le suivrait. Tant que Toshiro ne s'enflamme pas et se met dans une galère pas possible, tout va bien. Mais quand même.... Être suivit n'est pas agréable pour qui que ce soit.
Pauvres soldats... S'ils savaient ce qui arrive à ceux qui font un pas de travers, ou bien pose un regard de travers au capitaine.
A ces pensées, Toshiro soupire en fermant les yeux quelques secondes. Puis, celui-ci décide alors d'accélérer le pas de son cheval pour arriver plus vite à destination. Non pas pour fuir les poursuivants, mais parce que le paysage est rapidement pénible à observer. De l'herbe, encore de l'herbe, toujours de l'herbe... Oh, un arbre perdu dans ce désert tout vert ! Oh et puis un autre.... Et revoilà l'herbe.
Le capitaine donne un léger coup de talon sur l'animal pour lui faire comprendre qu'il serait temps d'accélérer un peu plus. Et durant tout le long du trajet, Toshiro ne tourna pas la tête pour surveiller ses arrières. Ce dernier veut que tout soit naturel et pas autrement.

Et puis, soudain, alors que Toshiro Shimada est presque, mais vraiment presque arrivé, une personne lui demande de s'arrêter. Toshiro continue d'avancer d'avantage, alors que cette mystérieuse personne lui précise un point particulier.
N'aurait-elle pas dit "Général des armée" ? La curiosité de Toshiro est alors en activité et aussitôt ce dernier ordonne à sa monture de ralentir. Celle-ci obéit rapidement, laissant plus que le silence s'installer.
Toshiro les regarde un à un, sans dire un seul mot. La première personne était une femme qui serait sans doute l'escorte de la seconde personne.
A ce propos, la seconde personne doit être le Général des Armées. Toshiro se rassure en observant les détails supplémentaires que seul les Taisho ont.
Serait-ce la bonne occasion pour pouvoir le connaitre ? Après tout, quel est le but de Toshiro en revenant sur les Terres Kenshu ?
En y réfléchissant, Shimada Toshiro ne s'en souvient plus vraiment. Mais ça lui reviendra tôt ou tard...

C'est alors que doucement, celui-ci redresse son buste, pour répondre d'un ton ferme :
-Je ne poserais pas pieds à terre tant que je ne vois pas de danger...
Voilà une réponse qui en ferait bondir plus d'un, mais qu'importe. Le capitaine lance un regard de défi à la demoiselle qui sert de garde. Comment va-t-elle réagir ? Est-il vraiment obligatoire de se présenter, alors que les vêtements le font bien comprendre ?
D'un point de vue plus reculé, on peut voir dans le regard du Taisho Toshiro Shimada, une flamme brillant, brûlant d'un éclat magnifique. Comme celui de son duel contre le Oni à la capitale ? Oui... C'est bien ce regard.
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Denbee Eisei

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Mar 19 Nov - 18:12

Je m'étais discrètement rassis sans piper mot, tournant toujours et très volontairement le dos à la scène qui se jouait derrière moi-den. Je connaissais la jeune femme et les... hm... dons qu'on lui prêtait : elle était ce genre de femme qui aurait pu faire marcher un cul-de-jatte et ce sans même avoir à lui exposer les raisons pour lesquelles il avait à le faire-den. Il me semblait que la demoiselle optait pour sa technique habituelle, à savoir : exposer d'une voix forte, claire, persuasive, charismatique mais en rien autoritaire – quoiqu'elle faisait bel et bien figure d'autorité – les règles en vigueur sur ce kilomètre bien précis de parcelle de route où se trouvait le rétif bonhomme-den. Je ne doutais absolument pas qu'après deux, trois phrases bien construites elle parviendrait à en faire un docile et serviable garçonnet. Le fait que ces règles datent d'un autre temps ne la dérangeait pas ; c'était des règles et les règles étaient les règles-den. Sinon pourquoi en faire-den ? J'avais abandonné l'idée de lui faire entrer un peu de bon sens dans le crâne quand je m'étais rendu compte que c'était ce bon sens bien précis qui la poussait à agir de la sorte.
« Vous vous trouvez en présence d'une haute figure de ce territoire, l'entendais-je dire. Selon les lois en vigueurs en ces lieux, vous devez respect et obédience à ces figures. Je ne doute pas qu'il en soit de même chez vous, Taisho-sama, et que vous apprécieriez qu'on suive ce règlement sur les terres Setsu. Pourriez-vous, s'il-vous-plaît, descendre de votre (…) »

J'avais manqué m'étouffer en suivant, non sans mon retard habituel, le fil de la discussion. Je m'étais dépêché de prendre les devants et d'interrompre la demoiselle avant que les choses ne dégénèrent plus qu'elles ne l'avaient déjà fait-den : l'homme à qui elle s'adressait était celui que nous recherchions depuis des lunes et des sangs et la situation dans laquelle je me tenais avant son discours zélé était suffisamment inconfortable comme ça-den. J'avais de cette façon bondi sur mes pieds comme un yokai hors d'une boîte et m'étais avancé sur le chemin pour venir aux côtés de la jeune femme. Des débuts de courbatures aidant ma mémoire, je veillai à garder certaines distances avec l'équidé diabolique autant qu'avec son cavalier que je ne quittai par ailleurs pas de l'oeil depuis que j'avais croisé son regard.
« Taii-san, je crois que j'ai entendu des aboiements par là-bas-den, dis-je en agitant vaguement la main en direction des fourrés. Vous devriez aller voir si notre cheval n'y est pas-den.
- Mais Denbee-Tai...
- De suite-den. Avant qu'il ne s'en reparte-den. Vous avez entendu-den ? Il l'a refait-den. Allez-y-den.
- Vous êtes sûrs que vous ne voulez pas que je reste ? » ... J'en vins à en douter lorsque mon œil glissa de lui-même sur l'équipement de mon homologue du nord, aussi je pris sur moi pour n'en rien montrer et acquiesçai furtivement avant de le regretter-den.  Mentalement, je pris la très grande inspiration que je ne m'accordai pas à avoir physiquement quand le Taii s'éloigna et, déglutissant la petite frousse invisible qui me prenait la gorge en même temps, je m'inclinai doucement devant le sauveur de l'hanamachi de Geki.
« Taisho-dono, pardonnez le comportement de mon ho-... de ma... de... den... pardonnez mon Taii-den. J'ai peur qu'elle n'accorde une plus grande importance aux règlements qu'au respect de la personne-den. Toujours incliné, mon oeil fixait du vide d'apparence-den. Rien ne transpirait de l'angoisse dans laquelle je nageais pourtant à l'intérieur de mon kimono fuschia et de mon haori. Je ne pouvais m'empêcher de me trouver complètement minable à côté de ce type-den ; je n'étais pas crédible pour un koban et s'il lui prenait l'envie de se mettre à rire et de croire à une blague, je me sentais prêt à m'esclaffer de concert avec lui avant de prendre mes jambes à mon cou-den. Pourtant je restai coi.
- Je suis très honoré de faire votre rencontre, Taisho-dono-den, mentis-je sans trace. Je suis Denbee, le Taisho de ces terres-den. Cela fait des semaines entières que nous sommes à votre recherche et, si vous acceptez de... den... si vous acceptez mon invitation, j'aimerai... éventuellement-den... en profiter pour vous... » Intérieurement, je m'arrachai les cheveux-den. Je réalisai à quel point le plan que j'avais réfléchis pendant des semaines et des semaines avait pris l'eau en même temps que mon cheval s'était fait la malle-den. J'en perdais tous mes mots, littéralement puisque j'étais en train de les lire sous mes manches, là où ils étaient honteusement retranscrits. L'encre avait commencé à s'effacer avec la moiteur de mes mains et je n'arrivais tout simplement pas à déchiffrer les caractères.
« J'aimerais que vous me fassiez l'honneur d'être mon invité aujourd'hui, Taisho-dono-den » conclus-je en catastrophe en tirant sur mon emmanchure avant de me redresser-den.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Jeu 21 Nov - 19:45

La Taisa ne se taissa point et à son tour réponda. Têtue comme un âne, la demoiselle refuse de lui laisser libre à ses envies et lui ordonne de descendre de son cheval car il est en présence d'une personne gradé. Qui sait ? Elle ? Ou l'homme qui se tient en retrait ? A vrai dire, ce n'est pas possible que ce soit la miss, car sinon elle ne prendrait pas la peine pour se justifier. Quant à ce garçon... Sa carrure n'est pas vraiment digne d'un homme qui s'est battu pour obtenir ce titre, à travers la ruse ou bien le sang. Toutefois, ces propos attives le fait mentir. Le supérieur s'approche, puis ordonne à la demoiselle de partir au loin, sous-entendant qu'ils seraient mieux en paix sans elle dans leurs pieds. Serait-ce donc un jouet ? Pas mal... L'idée est intéressante.

Chose faite, la subordonnée s'éloigne des 2 hommes, et où ce dernier lui adresse la parole en s'inclinant régulièrement avec beaucoup d'attention. Eisei demande alors à Shuhei d'être son invité après moule tentative pour parvenir à obtenir un discourt convenable... Du moins, à sa guise. Mais Toshiro n'en a que faire des belles paroles. Le direct, ça lui plait d'avantage et inconsciament, Eisei la fait. A la fin, ce dernier se redresse en silence, laissant le choix à Toshiro.
Le capitaine répond sur un ton joyeux et sincère :
- Voilà ce que j'appelle un franc parlé. C'est rare de nos jours d'en trouver...
Il marque une pause, puis reprend.
- Si j'accepte, que ferions-nous ?

La monture du maître secoue sa crinière avant de s'appuyer sur le côté droit, pour manifester son impatience. Mais sur quoi exactement ? Aurait-il faim ? Soif ? Ou tout simplement a-t-il envie de continuer sa marche avec comme seul maître Toshiro Shimada.

Finalement, après quelques explications, Toshiro porte sa main droite à son menton, pour y caresser sa barbe qui prend forme peu à peu avant de répondre tout simplement :
- J'accepte ! Ordonnez à votre... Votre soldat de revenir rapidement que l'on puisse reprendre la route rapidement.
Le capitaine avait bien un moment à perdre pour passer du temps avec cet homme.
- J'aimerais cependant savoir votre identité.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Mar 10 Déc - 19:59

S'il acceptait, que ferions-nous ? Ah-ha-ha... en voilà une très bonne question-den. J'avais prévu la chose dans les moindres détails pour ce jour et maintenant qu'il était enfin arrivé, rien ne fonctionnait. Ma commande de yakitori se trouvait à des kilomètres de là; l'escorte censée me donner le prestige que je n'avais pas et redorer le blason de l'armée devait s'empiffrer de nouilles dans un poste de garde monté pour l'occasion... qui se révélait en fait parfaitement inutile... puisque notre type était passé au travers sans le moindre problème... den.

Je l'avais dévisagé tout en cherchant quoi répondre, réalisant en même temps que c'était la question la plus logique et la plus absurde du monde-den. On ne pouvait pas inviter quelqu'un et ne rien lui proposer de faire. Logique-den. J'avais néanmoins complètement séché sur la réponse. Je n'avais rien écrit sur mes bras et du coup je m'étais retrouvé complètement idiot-den.
"On... pourrait... éventuellement... manger-den, avais-je tout d'abord dit en essayant de m'imprégner au mieux de l'effet d'une telle réponse sur le faciès de mon vis-à-vis. Ça marchait toujours ; tout le monde aime manger-den. Non-den ? Enfin... pour commencer-den. J'imagine que vous avez faim après toute cette route-den. Mais... ensuite... je pourrais éventuellement vous proposer de visiter... " Là je m'étais complètement foiré-den. Mon œil avait manqué sortir de son orbite mais je n'avais réalisé qu'après que les mots soient sortis de ma bouche qu'il n'y avait rien à visiter à Geki-den. J'avais finis en catastrophe dans un bruit de déglutition déplacé qui rappelait un seau qu'on plonge dans une baignoire. J'étais le seau ou la baignoire-den ?
"... notre dojo-den.".

Et il avait accepté-den. J'en avais été plus surpris que ravi, je dois avouer. Est-ce qu'il avait eu pitié de moi ou est-ce qu'il aimait tout simplement manger à l’œil-den ? Peut-être que je m'en étais mieux sorti que je ne le pensais... Non. Impossible-den.

Je fis signe à mon Taii de revenir vers nous. J'annonçai notre départ pour Geki, renfonçant mon kiseru dans ma bouche tout en marmonnant intérieurement des inepties innommables sur ma personne, la suite de la journée et plus généralement ma vie toute entière quand notre désormais honorable invité rouvrit la bouche. Pour demander qui j'étais-den. Je trébuchai sur un caillou invisible en même temps et me retins avec une infinie patience de ne pas aller m'enfoncer la tête dans un tronc d'arbre tout près. J'avais conscience de passer - très - facilement inaperçue et de pas marquer les esprits, cependant je doutais qu'en lui répétant mon nom et ma fonction une dizaine de fois de suite, il puisse s'en souvenir-den. Je doutais même qu'il puisse retrouver ce nom dans les grandes lignes de l'histoire, si c'était ce qui l'intéressait.
"Appelez-moi Denbee, Taisho-dono-den. Vous n'avez surement jamais entendu parler de ce nom auparavant-den. La seule chose que mes ancêtres aient fait pour Yokuni, c'est collectionner des papillons et en répertorier toutes les couleurs-den. Vous conviendrez que ça n'a pas réellement d'intérêt pour l'Histoire-den. Remarquez, ça animait assez bien les dîners de famille-den." J'haussai les épaules en souriant bêtement, me remémorant lesdits dîners en question. "Mais je ne vous accablerai pas de telles conversations, ne vous inquiétez pas-den. Votre exploit d'il y a quelques mois dans l'hanamachi est un sujet bien plus intéressant-den."


____________

Ploups !
Si tu veux poursuivre la conversation, on peut rester sur ce sujet. Sinon on peut en ouvrir un autre à Geki ! Laisse-moi savoir en tout cas Wink
Bon jeu !!
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Mer 11 Déc - 22:36

Shimada Toshiro accepte la proposition du second Taisho après avoir mûrement réfléchit de manière rapide. Un peu trop peut-être ?
Le capitaine se laisse alors guider par cet homme et son escorte pour faire demi-tour et pénétrer un peu plus profondément sur ces terres. Leur destination ? En ville pour se poser un moment autour d'une table et manger un morceau avant de visiter le Dojo selon les propos de l'inconnu.
Sans montrer la moindre expression de joie, ou autres, Toshiro questionne à nouveau son interlocuteur pendant le voyage. Son regard se jette rapidement sur la demoiselle où plutôt sur sa réaction. Allait-elle réagir d'un simple mouvement de tête ? Une parole ?
Celle-ci ne réagit cependant point. Décrochant son regard, Toshiro repose son regard sur Eisei qui demande simplement qu'on l'appel "Denden". D'une certaine manière, c'est un nom peu courant et à la fois amusant. Un nom cependant facile à retenir.
Après avoir été inattentif durant un bref instant à nouveau, Toshiro entend la dernière phrase et émet un léger bruit, légèrement suspect.
- Hmm...

Le Taisho ne courrait plus auprès des Oni depuis peu à présent, comme si une peur s'était installée entre eux. Mais tout est illusion et tôt ou tard, ils reviendront. Toshiro en est convaincu !
Sur son cheval, Shimada Toshiro demande alors, l'air curieux à ce sujet :
- Qu'avez-vous entendu de ce jour spéciale ?
Selon Toshiro, l'emploie du mot "spéciale" était important. Cela voulait rappler la gravité du danger qui rôdait dans la capitale à l'époque.
Soudain, le capitaine se questionne à propos des fortifications de cette ville victime d'une attaque d'Oni ce même jour.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Mar 28 Jan - 11:45

Spécial... hm... oui, c'était peut-être bien la meilleure façon de décrire ce jour-là. Une attaque d'oni, un valeureux inconnu prêt à défendre femmes et enfants au prix de sa vie à la place des samouraïs... oui, c'était assez... spécial-den. Et le valeureux inconnu l'était encore plus une fois qu'on découvrait de qui il s'agissait.
C'était tellement spécial que j'avais longuement peiné à trouver les mots pour en parler correctement-den. Nous avions beaucoup marché avant que je ne sorte définitivement ma pipe de ma bouche et que je reprenne la parole :
"... le fait qu'un Oni puisse entrer dans la ville est déjà assez... extraordinaire, Taisho-dono-den. Mais le fait que ce soit vous qui l'ayez abattu l'est encore... plus-den." J'avais fait une pause le temps de peser mes paroles. J'avais peur de faire une bourde, clairement-den. Je me savais parfois maladroit avec les mots et la situation dans laquelle nous nous trouvions exigeait peut-être un peu plus de... tact-den. "Je ne veux bien sûr pas dire par-là que vous n'êtes pas un combattant... émérite, évidemment-den ! Mais dans une ville qui n'est pas la vôtre, où vous étiez là en tant qu'homme plutôt que Général, vous n'auriez pas dû avoir à faire... ça-den."

Je m'étais une nouvelle fois muré dans un profond silence jusqu'à ce que nous atteignons la muraille. J'étais en train de dire des conneries, c'était clair-den. Les seules pensées que j'étais capable d'avoir se résumaient grosso modo à une somme de "je ne suis rien à côté de ce type-den !" ; "ce qu'il a fait-den ? Ah ! Belle blague-den ! Heureusement qu'il était là-den ! Je n'en aurais jamais été capable-den !", lesquelles précédaient l'angoisse suprême finale : "Et il va falloir que je m'excuse et que je m'incline devant lui-den ! Que je m'excuse d'être inutile-den !".

Mon esprit ne s'était calmé qu'une fois que les usages de l'entrée en ville eurent pris le relais-den.
J'avais balayé d'un geste de main vague et d'un fort soupir de fumée toutes ces remarques embarrassantes quand elles avaient fait mine de revenir à la charge une fois que nous nous étions à nouveau retrouvés en petit comité. Avec la foule de gens qui papillonnaient dans la rue principale-den. J'avais jeté un regard discret au Taii, l'invitant par l'oeil à m'aider à faire évoluer la situation. Et c'est ce qu'elle avait fait avec un naturel digne d'elle, emmenant le Taisho à laisser sa monture aux écuries-den.

Quand ils revinrent, j'avais plus ou moins réussi à me convaincre de ma réussite et avais, entre autre, changé le plan. Je bourrai une nouvelle fois ma pipe d'un geste lent qui en disait long sur ma personnalité-den.
"Hm... On ne va pas aller au dojo... finalement-den. Je crois que nous allons faire ça d'une façon moins... formelle-den. Je n'aime pas trop toutes ces histoires de... j'agitai une nouvelle fois la main, trucs protocolaires-den. Ca me met franchement mal à l'aise, je ne sais pas ce qu'il en est pour vous-den. Mais si vous me le permettez, et comme je me doute que vous connaissez déjà une partie de la ville-den, j'aimerais que nous nous rendions dans une auberge tranquille-den. Boire un thé ou... ce que vous voudrez-den. On doit avoir de bonne chose dans le... coin-den. Taii-san ? Allez voir au coin de la rue si Les portes Rouges sont prêtes à nous... accueillir-den. S'il-vous-plait-den."

Et ce fut effectivement le cas puisqu'à notre arrivée devant Les portes Rouges, un établissement charmant, simple, proche du peuple puisque l'auberge recevait les voyageurs et autres marchands de passage, nous croisions une cohorte de convives expressément mis à la porte par le patron qui nous accueillit d'ailleurs de la façon la plus humble possible-den. Son front toucha presque sol tellement il s'inclina. La demoiselle qui me servirait pour l'heure de bras droit nous dirigea vers la salle de réception où je m'installai avec une joie visible, ravi de pouvoir m'asseoir enfin et reposer les quelques bricoles organiques abîmées durant ma chute de cheval-den. J'éparpillai très vite le contenu de mon kimono par terre, haori, bokken, blague à tabac, pipe, carnet, pinceau, reste d'algue... tout se retrouva par terre dans un désordre encore plus évoquant.
"Asseyez vous donc... hm... Comment dois-je vous appeler, hormis le trop pompeux... "taisho-dono"-den ? Et que puis-je vous offrir à boire, surtout-den ? Il paraît qu'on reconnait la valeur d'un homme au contenu de sa coupelle dans certaines... contrées-den..."
"Dois-je faire venir votre favorite, Taisho-sama ?, demanda la Taii, debout à mes côtés. Elle se déplaça en voyant la moue que je tirai en peinant à la localiser et se positionna du bon côté de mon champ de vision.
"... Hmm... je ne sais pas-den... Est-ce que vous ressentez un besoin pressant de voir plus de femmes ici-den ? Personnellement, je m'en fiche-den." je me tournai vers l'autre Taisho et attendis sa réponse-den. Si on reconnaissait la valeur d'un homme au contenu de sa coupelle, c'était surtout dû à l'expression retenue ou non qu'il faisait lorsqu'il découvrait la geisha nue au fond-den.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Jeu 30 Jan - 19:30

Le capitaine avait réussit à attirer la curiosité de Toshiro. Celui-ci le questionne, puis patiente, le temps d'avoir une réponse. Parrallèlement, ce dernier continue de marcher à ses côtés et où le paysage défile doucement, mais surement.
Selon Eisei, la bavoure de Shimada Toshiro n'avait rien à faire dans ce village, que cela relevait de l'ordre des soldats.
Malheureusement, rien qu'à ces brèves explications, Toshiro pousse un léger souffle de colère, d'opposition. Bientôt, il lâchera les bêtes sur l'autre Taisho pour lui apprendre quelques règles de l'art du combat. Mais avant ça, il rêvasse et pense à formuler correctement sa phrase.
Durant ce temps, les hommes se rapproche du village. Ils sont bientôt aux portes.
Et puis soudain, alors que la porte commence à s'ouvrir sous le regard du capitaine du clan Setsu, celui-ci s'exprime fermement.
- Alors que proposez-vous ? De laisser ce monstre s'en prendre aux civils, alors que vos hommes sont en train de se souler ?! De fuir lâchement et honteusement le village, laissant derrière moi ma monture et mon arme ?... Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites !

A ces mots, la question suivante à poser est bien "pourquoi ?" et Toshiro se justifie :
- Si je suis intervenu c'est parce que je n'aime pas voir des innocents mourir si cruellement, sans état d'âme. J'ai également un objectif concernant les Onis et ce n'est pas tout...
Celui-ci marque une pause, histoire de bien vouloir suivre la Taii pour y attacher son cheval.
Cela laissera mûrir la passion, l'envie de connaitre les détails. C'est ainsi.
A son retour, Shimada Toshiro le regarde droit dans les yeux un instant avant de lui dévoiler un petit secret.
- Un Taisho peureux n'est pas digne de commander, ni même de s'attribuer les mérites de ses victoires. Face à un Oni dangereux, un taisho peureux est un homme mort.
Finit le Taisho Shimada Toshiro sur un ton plus perçant que la lame d'un katana dans les tripes d'un soldat ennemi.
Sous cette dévoilation, la seule réaction de la part de Denbee Eisei est de bourrer sa pipe de tabac dans le silence.
Le sujet de conversation change et l'un omme l'autre, retournent aux moutons, soit le lieu approprié pour discuter.
C'est donc, partant sur le choix d'une auberge que les 3 personnes s'y dirigent et y sont accueillient chaleureusement.

Dans le bâtiment, l'atmosphère qui y règne est des plus conviable, face à celles se trouvant à la capitale de Setsu. Pas de bagarres, ni de brouahah fatiguant. Le son est correcte et ne dépasse pas la fatigue aux oreilles du capitaine. Après tout, il a fait un long voyage avant d'arriver à destination.
La Taii trouva rapidement une table de libre pour demander aux hommes de bien vouloir le suivre et s'y installer. Mais véritablement, c'est Eisei qui invita Toshiro à prendre place.
Acceptant cette invitation, ce dernier lui adresse la parole, où le sujet tourne autour des femmes et de la personnalité d'une personne par rapport à sa coupelle.
Est-ce la une invitation à boire de l'alcool ?? Son regard se lève en direction du Taisho Kenshu.

Shimada Toshiro retire l'étui et son contenu pour le poser derrière lui, avant de s'asseoir sur le bois dur et sombre.
- Je ne vois pas pourquoi je refuserais la présence de femmes. Mais de vous à moi, je m'en fiche un peu également.
Dit-il.
Pour finir, concernant son identité, Toshiro n'y a tout simplement pas répondu, car il était encore un peu méfiant. Mais plus maintenant et l'invite à l'appeler par son nom de famille "Shimada".
Et pour le choix de ne pas aimer les protocoles, Toshrio peut se montrer clémant et tourne la page à ce sujet.

Alors que leur conversation vient de se terminer, une demoiselle en service s'approche de la table pour prendre la commande de ses clients. Sa voix est douce, mais pas assez pour être cristaline.
Shimada Toshiro lève le visage pour répondre poliment :
- Je prendrais un thé s'il-vous-plait...
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Mar 11 Mar - 11:26

Le thé fut servi dans un délai d'attente raisonnable durant lequel je ne pris pas la peine de faire la conversation-den. Je le passai à regarder mes bras sur lesquels étaient écrits un discours pompeux et une liste de chose à faire. J'essayai vainement de trouver comment réutiliser certaines des parties de ce plan, que j'avais par ailleurs mis un temps certain à mettre en place, tout comme le discours duquel je me félicitais encore tant il était intelligent-den. Mais tout me semblait définitivement caduque face à l'animosité dont avait fait preuve le taisho de Setsu. Il m'apparut, plus que de premier abord, qu'il était définitivement un homme avec des valeurs nobles, guerrières, protectrices et le seul mot qui me venait en l'observant était : bushido-den. Bushido, bushido, bushido, bushido-den ! Ce type transpirait le bushido même à travers les vapeurs du thé fumant. Tout ce que j'avais fait de mes écritures sur le bushido, c'était les accrocher à un clou dans un local en bois au fond du jardin du dojo-den. Inutile de dire que ce n'était pas pour les lire distraitement quand la nature prenait plus de temps que nécessaire pour faire son oeuvre.

Au final, j'abandonnai complètement l'idée de réutiliser mes notes et entrepris, plutôt que d'y réfléchir plus, de me lécher la main et de les effacer. Constatant que j'étalais l'encre plus que je ne la faisais réellement disparaître, j'abandonnai aussi cette entreprise et m'allongeai sur les coudes pour me gratter l'oreille sans parler d'avantage-den. La serveuse venait de partir, la Taii se tenait toujours droite sur ses pieds à mes côtés et moi, pauvre homme, j'essayai de trouver comment aborder l'autre sans le blesser plus que je ne l'avais fait. Si je n'avais pas été un homme si peu intéressé par son image, j'aurais presque pu prendre la mouche et me vexer de ses quelques remarques-den. Mais ce n'était pas le cas et, du reste, tout ce qu'il pouvait laisser entendre à mon sujet, je l'avais déjà entendu, je l'avais déjà lu, je l'avais déjà vécu quand je ne l'avais pas moi-même dit.

"Shimada-san-den... je crois avoir compris que vous êtes un homme avec des... valeurs-den, dis-je finalement, sans me redresser. Mon impolitesse aurait pu en heurter plus d'un. Je ne pense pas en avoir d'aussi nobles que vous-den, mais cela importe peu quand des gens sont en danger, n'est-ce pas-den ?"

Je ne doutais pas qu'il approuverait cette remarque-den. S'il prenait soin de sa ville comme il l'avait fait du quartier durant l'attaque, le peuple vivait serein de l'autre côté des montagnes. Le sentiment de sécurité était important, je n'étais pas sans le savoir ni sans l'avoir recherché moi-même, cependant je savais également qu'il fallait passer par des stades de peur pour l'assurer pleinement-den. Shimida-san, bien que je ne l'eus pas vu terrasser la bête, me semblait tout à fait apte à faire régner cette peur. Ses armes me le montraient bien-den. Elles reposaient derrière lui tandis que je tenais mon bokken devant moi. Le bout de bois clair n'avait pas l'air particulièrement dangereux, en l'observant bien on pouvait même se rendre compte que ma chute de cheval l'avait tordu plus qu'il ne l'était d'ordinaire-den.

"Je ne sais rien des Oni ou de votre histoire avec eux-den, je n'étais pas là pour voir votre lutte et les Samouraïs non plus-den. Cependant... dis-je encore en me relevant pour attraper ma tasse. Je regardais l'autre-den. Je sais ce qu'il en est du quartier des plaisirs aujourd'hui et je sais ce qu'il en était avant votre venue-den. Acceptez mes excuses, Shimada-san-den. On y était-den ! Mais je ne m'inclinerai pas-den ! pensai-je aussitôt. Si j'avais fait mon travail convenablement, vous n'auriez pas eu à intervenir-den."

Je bus une gorgée et fermai l’œil, rassuré-den. Un poids venait de se retirer de mes épaules, plus lourd que ce qu'il aurait dû en être réellement, aussi je constatai intérieurement que la tache n'avait pas été aussi compliquée que cela-den. Du moins... jusqu'à ce que la Taii n'ose intervenir :
"Denbee-Taisho, vous avez fait du bon travail. Vous n'avez pas à vous excuser ! dit-elle sans savoir que la politique m'y obligeait plus que la culpabilité-den. N'avez-vous pas fait capturer un tueur en série quelques jours à peine avant cette attaque, mon Général ? (j'agitai une main dans sa direction pour la faire arrêter, gêné. Je ne voyais pas où elle voulait en venir, pour le moment-den.) N'est-il pas étrange que, le jour-même où Taisho-dono se rend en ville, un Oni s'y rende aussi ?"

Je la sentis toiser le Général en face d'elle et réalisai ses soupçons avec un temps de retard-den. N'était-elle pas en train d'insinuer que Shimada-san, volontairement ou non, de part ses actes ou non, de part son histoire ou non, avait réussi l'exploit malheureux d'attirer un Oni au sein même d'une cité impénétrable-den ? N'était-elle pas en train d'écrabouiller du pieds toute la diplomatie hasardeusement bricolée que je venais de monter-den ?? N’ÉTAIT-ELLE PAS EN TRAIN D'INSULTER UN TYPE PAR QUATRE FOIS PLUS PUISSANT QUE NOUS DEUX RÉUNIS-DEN !?
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Shimada Toshirō

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Mer 12 Mar - 1:58

La commande faite, la serveuse s'incline devant les 3 personnes avant de s'en aller en cuisine pour citer la commande de la table. Jusque là, tout se déroule très bien.
Le Taisho s'est installé convenablement, katana derrière lui. Son regard se balade à droite et à gauche des lieux, avant de s'appercevoir que dans ces lieux, contrairement à ceux de son clan, les couleurs ne sont pas les mêmes. Le rouge est remplacé par le jaune et la dorure.
Le général face à Toshiro se lève le bras pour effacer quelque chose. Serait-ce une tâche ? Fort probable, mais rien n'est certain ici.
A côté du Taishi, sa Taii reste muette comme une carpe, le dos droit, attendant les boissons tout comme Toshiro.

Peu de temps après, la jeune serveuse dépose les commandes à leur table avant de partir en silence. Après tout, le travail d'un domestique n'est-il pas de se faire le plus discret possible pour ne pas gêner les invités ?
Toshiro la remercie avant de se servir tout en écoutant les propos de son interlocuteur en premier lieu. Attentif, Toshiro affiche un sourire amusé. La manière de former les phrases du Taisho Eisei est divertissante. Serait-il intimidé par la grandeur de son invité ?
Shimada Toshiro soulève sa tasse à ses lèvres pour goûter le jus encore chaud.
- Je veux bien le croire, après tout... Nul ne peut être à deux endroits à la fois.
J'ai bien fais d'intervenir car, si j'arrive à savoir où vous voulez en venir, alors vous ne serez plus de ce monde ou au mieux des cas, inapte à marcher pour un moment.

Dit-il en déposant la tasse déicatement sur la table.
Le Général regarde ensuite la subalterne d'Eisei avant d'ajouter, à propos  des Onis. Une expérience de son passé pour être juste.
- Ces monstres sont féroces et sans pitier. Si je peux vous donner un conseil ou deux... Lorsque vous en voyez un prêt de vos terres, faite le taire. Si vous en voyez mille, alors commencez à fuir le plus loin possible.
Ces bêtes sont comme les loups après tout. Ils ne sont réellement dangereux qu'en se déplaçant en groupe. Mais seul, il est plus facile de les tuer.

Son regard perçant traverse le regard des deux individus qui l'écoute attentivement, avant de boire une nouvelle gorgée de son thé en silence pour finir son anecdote.

Soudain, la Taii s'exprime. Selon elle, son Taisho aurait capturé à lui seul un tueur qui rodait dans la ville quelques temps en arrière. Un acte de courage intéressant, mais qui manque cruellement de détails pour Toshiro.
Cepui-ci se caresse la barbe en silence et même jusqu'à ce que le pire se manifeste. Le sujet des Onis revient.
La Taii ne sachant pas tenir sa langue correctement, divulge des propos totalement irrespectueux envers Shimada Toshiro.
Le guerrier n'est pas dupe, il comprend le sous-entendu et reste silencieux un instant. Son regard se plonge dans celui de la demoiselle avant de finir par poser ses mains sur la table lentement avant de lui adresser la parole sur un ton sec :
- Si j'avais le pouvoir de faire apparaitre des Onis comme bon me semble... Ne penseriez vous pas que je l'aurais déjà fais pour tuer votre supérieur ici présent depuis longtemps ?
Enfin, lors de mon voyage je n'ai pas entendu de bruit suspect aux alentours. Ce qui veut dire que les Onis se sont tournés vers d'autres terres. Mais... Si vous tenez de tels propos sans avoir prit la peine de tourner votre langue sept fois dans votre bouche, ce pourrait-il que vous essayez de cacher quelque chose ? Est-il possible que l'origine de son apparition est un lien avec vous ?

Demande le Taisho par provocation. Toutefois, dans ses mots, le guerrier réalise qu'il ne sait rien de cette subalterne. Que faisait-elle pendant que son général se détendait dans le quartier des plaisirs ?
C'est alors que par curiosité, le générale lui pose la question, en toute conscience que cela pourrait mettre de l'huile sur le feu.
- Puis-je savoir ce que vous faisiez justement lors de l'attaque de l'Oni ? Où étiez-vous lorsque les civils avaient besoin d'aide ??
La parole n'étant plus à lui, Toshiro en profite pour finir sa tasse avant de se servir à nouveau de son thé fruité. De la vapeur chaude s'élève, danse sous le nez de Shimada Toshiro, sur un tapis d'écume.
Le regard de ce dernier se balande, partant de la Taii à Denbee Eisei pour observer leur réaction.
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Denbee Eisei

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Lun 14 Avr - 20:23

"Elle était avec moi-den" intervins-je aussitôt, levant une main en direction de la jeune femme pour la faire taire immédiatement-den. Sans la voir, je l'avais sentie se tendre comme elle le faisait souvent lorsqu'elle était outrée et qu'on l'accusait de ne pas faire son travail convenablement. De loin, elle était celle qui accordait la plus grande importance à son travail-den. Je le savais, je savais également comment il était impossible qu'elle ait pu, un jour, même en ayant trop bu - si par ailleurs cela pouvait lui arriver -, vouloir attenter d'une façon ou d'une autre à son clan, à sa ville, à ses gens, car, définitivement, il s'agissait bien de ses gens tant elle les connaissait tous et les aidait durant son temps libre. Je ne pouvais pas la laisser s'enfoncer seule, car elle l'aurait fait jusqu'à provoquer un duel et mourir-den. Moi, j'avais encore besoin d'elle, quitte à mentir. Elle le comprit bien puisqu'elle se tut, ravala la phrase qui lui était venue, croisa les bras et entreprit de fixer le mur à côté d'elle en boudant-den.

Je souris calmement à Shimada-san et ne relevai pas. Je ne relevai pas non plus les accusations de ma camarade car elles ne me préoccupaient que peu. L'important, à l'heure actuelle, était que ce Taisho s'en aille d'ici avec un sourire aux lèvres, satisfait, content de son arrêt à Geki, repu d'honneur et de privilège-den. Le reste, on le verrait entre nous, à huis clos, sans risquer d'envenimer les choses.

"Pardonnez ma camarade-den. Elle ne sait pas ce qu'elle dit-den. Soyez sûr, Shimada-san, que cela ne se reproduira plus-den. Vous ne vous retrouverez plus seul face à un Oni dans cette ville, je vous l'assure également-den (je pesai mes mots dans l’œil, fixé sur lui) Comment puis-je vous remercier convenablement-den ? Je ne peux pas vous donner de titre ou de terre, évidemment-den... Cependant j'ai cru comprendre que vous appréciez la bonne compagnie-den. Peut-être que je peux faire en sorte que vous n'ayez aucune dette dans votre maison préférée-den. Des consommations gratuites, à la charge du général reconnaissant, en quelques sortes-den... Cela vous irait-den ?"
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Shimada Toshirō

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Dim 20 Avr - 2:21

A cette table, la tention monte d'un crant lorsque la subalterne et le Taisho Shimada Toshiro commencent à se becter. Cette dernière est intriguée de son arrivée ainsi que celle d'un monstre dans le village, le même jour, à quelques heures prêt. De tels propos à l'encontre du Taisho est égale à celle que l'on peut porter sur un Empereur. Une punition s'impose ! Malheureusement, celle-ci n'est pas du ressort de Toshiro. Alors, le guerrier lui retourne la question, voulant savoir sa réaction par rapport à un tel rebondissement.
Cependant, après un bref moment de silence, c'est son supérieur, le Taisho Eisei qui répond en levant la main. Serait-ce là un geste dont il y a un message codé là-dedans ? Le Setsu n'insiste pas plus à ce sujet et plonge son nez dans son thé servit et encore chaud.
L'arome du thé l'aide à ne pas se mettre en colère, et ça marche.
Eisei continue de s'exprimer, voulant savoir comment récompenser un bonne action comme la sienne.
Peut-être qu'avec une bonne compagnie, la dette sera effacée.
Shimada Toshiro semble songeur, hésitant avant de déposer la tasse sur la table.

-... Je ne sais pas vraiment. Cela est une bonne idée, mais j'ai peur de vous offenser en ne me présentant que rarement à ma maison préférée.
Le général lance un regard légèrement triste, mais profondément désolé de ne pas être l'un des leurs. De ne pas être né en terre Kenshu, de ne pas avoir leur caractère propre ainsi que le pouvoir de la foudre.
Le général Setsu lève peu de temps après sa tasse, en direction des deux individus afin de trinquer cet arrangement entre les deux clans... Où du moins, leurs intentions personnelles. C'est ainsi que la tension s'estompe rapidement, laissant place à une embiance chaleureuse où deux amis peuvent discuter librement de tout.

[spoiler]Désolé de cette maigre réponse. Si tu as une idée pour donner un peu plus de pêche au sujet, je suis preneur]
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre... Jeu 24 Avr - 10:56

Je souris, satisfait, en levant à mon tour ma tasse de thé. Je fermai l’œil en buvant, avec le sentiment certain d'avoir mené ma mission à bien-den. Voilà qui était chose faite !

Bien que le regard du général en face de nous avait paru triste et que ses mots en avaient laissé sous-entendre long sur ses égards à l'encontre de la noble capitale de Geki, je ne pouvais rien lui répondre et ne lui répondis donc rien-den. Moi-même, je me rappelais avoir souhaité être né ailleurs il y a de ça quelques années auparavant, durant cet âge ingrat où tout autour de moi me semblait dépourvu de sens, d'intérêt et de joie. J'avais passé ma vie toute entière à Geki-den ; pourtant, même en détestant la ville, même lorsque je m'étais dit que ma place n'était pas ici, que, d'une façon assez générale, elle se trouvait partout ailleurs sauf , je n'avais jamais souhaité appartenir à un autre clan, à un autre Seigneur, à un autre Kami (néanmoins je leur avais préféré les fleurs, les papillons, les nuages et le kombu-den : je m'étais imaginé vivre dans un pays d'algues où tout n'aurait été que bonheur simple, sans tâche de vinaigre comme qui dirait, mais jamais je n'avais souhaité être de l'autre côté d'une frontière réelle sinon celle de ma propre imagination).

Ainsi donc nous discutâmes de tout et de rien, comme deux simples hommes n'appartenant à aucun règne, à aucune divinité-den ; deux hommes, simples vivants, qu'aucune obligation dorée ne retenait prisonnier dans la vie. Ce fut plaisant, bien qu'étrange de parvenir à entretenir de telles frivolités avec un potentiel ennemi-den. Je n'avais jamais pensé cela possible auparavant. Les Taisho, quels qu'ils soient, mais surtout celui de Setsu, m'avaient toujours laissé cet arrière goût de danger duquel prendre garde, de personnalité desquelles se méfier comme de l'orage-den. Je gardai cela en tête tout le long de la conversation, sans m'en rendre réellement compte, et ne me laissai, finalement, que peu aller. Je n'en pris réellement conscience que lorsqu'une serveuse, arrivant silencieusement, vint chuchoter à l'oreille de ma Taii, laquelle m'avertit ensuite que des samouraïs requéraient ma présence dehors-den.
Je sautais sur l'occasion de m'en aller comme je l'avais toujours fait quand je me trouvais dans des situations délicates-den. Celle-ci, bien qu'apaisée et au demeurant tranquille et agréable, ne me mettait pourtant pas à l'aise, parce que, définitivement, deux Taisho ne pouvaient pas seulement se contenter de boire le thé ensembles comme si rien, nulle part, ne parviendrait, un jour ou l'autre, à les opposer. C'était comme discuter avec la mort et lui demander comment elle comptait s'y prendre pour nous embarquer dans le Yomi-den. C'était étrange et je ne pouvais, réellement, qu'être ravi de me sortir de là.

Je me relevai donc, calmement, sans rien laisser paraître d'autre que mon flegme habituel et m'inclinai devant l'invité-den. Je lui souhaitai de profiter de l'endroit et des services autant de temps qu'il le souhaitait. J'appuyai au passage le fait qu'il était un invité aujourd'hui, ce qui, dans ma tête, ne le serait plus demain, ni après demain, ni même plus réellement jamais-den. Geki était ma ville, j'y avais passé toute ma vie : aucun étranger, a fortiori un Taisho ne viendrait y mettre le bordel-den ; personne, jamais, ne s'amuserait à prendre ma ville pour une idiote. On pouvait s'amuser de moi, mais pas des citoyens-den. Ce que Shimada-san venait faire ici me laissait perplexe et soupçonneux ; je doutais qu'il ne vienne que pour les geishas et ce bien malgré son apparente sympathie-den.
"Faites envoyer la note au dojo, Taii-san-den, dis-je en rassemblant mes affaires.
- A votre bureau, Taisho-sama ?
- Au vôtre-den. Je sais que vous mourrez d'envie d'offrir réparation à Shimada-san pour l'insulte involontairement faite-den. Je crois qu'il ne vous en tiendra plus rigueur après ça-den."

Sans sourire, je fixai mon homologue un moment afin de sceller cet accord-den. La jeune femme en profita pour s'incliner devant lui et pour le remercier avant même de lui laisser le temps de s'exprimer. Lorsque nous sortîmes pour rejoindre les samouraïs qui nous attendaient un peu plus loin dans l'avenue, elle s'excusa auprès de moi-den. Je ne lui en tins pas rigueur.
"Faites-le surveiller-den. Discrètement-den. Je ne veux pas qu'il disparaisse dans la foule-den. Kuso-den... vous avez vu comment il est grand même assis-den ? Est-ce que la nature est capable de mettre ce genre de chose au monde-den ? Réellement-den ? Teme-den... J'espère que tous les Setsu ne sont pas comme ça-den... Ça craint-den...
- Taisho-sama ! Un homme est passé de force à travers notre poste de contrôle ! Nous croyons que c'était le tueur d'Oni ! annonça l'un des samouraïs quand nous les rejoignîmes enfin.
- Denbee-sama l'a intercepté. Nous sortons d'une entrevue avec cet homme. C'était effectivement lui.
- ... Vous croyez que c'est à cause du soba aux cendres qu'ils mangent-den ? Pourquoi le kombu ne fait pas grandir comme ça-den...
- Taisho-sama ?
- Taisho-sama... vous vous égarez je crois.
- ... ou alors c'est sa coupe de cheveux-den... Oy-den !  Pardon-den... hm... Oui-den. Vous pouvez retourner au poste et faire revenir toutes les troupes de trop-den. Qu'elles prennent leur journée-den.
- Et pour le témoin, Taisho-sama ?
- ... vraiment trop grand-den... Pardon-den ? Quel témoin-den ?
- Celui qui a fait le dessin
- De quoi vous parlez-den ? questionnai en ouvrant l’œil en gros.
- La geisha que vous avez fait venir au poste de garde, Taisho-sama...
- Celle qui a assisté au combat. Vous lui avez demandé de faire un dessin du tueur d'Oni. Elle est toujours au poste, pour... vous savez, faire vos reconnaissances ninja !"

Je clignai de l’œil plusieurs fois sans parvenir à voir de quoi on me parlait-den. Ça remontait à trop longtemps pour moi. Je finis par hausser une épaule et entrepris de me gratter l'oreille en bâillant-den. Il était déjà tard. L'heure de la sieste sonnait-den ; j'étais pressé d'oublier tout ça.
"... Faites-la rentrer chez elle et qu'elle oublie cette histoire-den... et puis... den... je ne sais pas-den... Offrez-lui quelque chose en remerciement-den.
- Comme quoi Taisho-sama ? Un kimono ?
- Du maquillage ?
- Des yakitori-den ? Vous n'avez qu'à lui offrir ceux que la troupe de Taii-san ont amené-den. Peu importe-den. J'ai des choses à faire, débrouillez-vous-den." conclus-je en commençant déjà à partir en direction du quartier général-den.

La Taii me rattrapa néanmoins et s'inclina une nouvelle fois devant moi.
"Taisho-sama... je... vous suis reconnaissante de m'avoir soutenue malgré mon impolitesse... je... je comprendrai si vous ne souhaitez plus que je m'occupe des nouvelles recrues après ça... mon comportement est impardonnable...
- Vous voulez vous faire pardonner-den ?
- Je le peux ?
- Découvrez ce que ce géant vient faire ici-den. Et apprenez à vos recrues à être aussi impardonnables que vous-den."



____________
Ploups,

RP fini pour moi ! Inutile de se triturer les méninges plus longtemps Wink
Je te laisse répondre si tu le souhaites, à ton aise !
Bon jeu !
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre...

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[TERMINE] Quand l'oiseau de feu s'en revint chanter sous le nez du tigre...

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