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 Setsu Akane

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Setsu Akane

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Jônin

Messages : 174
Date d'inscription : 26/08/2013
Age : 27

Feuille personnage
Age: 27 ans
Titre: Jônin
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MessageSujet: Setsu Akane Lun 26 Aoû - 12:21



SETSU AKANE
☼ Nom : Setsu
☼ Prénom : Akane 亜佳子 : l'enfant qui vient après l'excellent.
☼ Surnom : Mononoke 物の怪 : chose étrange. C’est le plus usuel et surtout le plus connu lorsqu’elle est masquée. Le deuxième, qu’elle évite de divulguer est Kakane... signé Sakuya.

☼ Âge : 27 ans
☼ Sexe : Féminin
☼ Statut : Jônin
☼ Arme(s) : Deux wakizashi, une vingtaine de shaken et des shukos portés aux pieds. Akane a également appris à confectionner de petites bombes, composées de poudre d’armes à feu. Cependant, elle en porte rarement plus d’une sur elle.




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Pouvoirs et Caractéristiques

BOURRASQUE INCANDESCENTE (P)

La ninja utilise le vent environnant comme « nourriture » pour le feu qu’elle projette à l’aide de ses mains et ses mouvements de bras. Ainsi, plus le vent est présent et/ou violent, plus les flammes seront grandes et vivront longtemps. L’attaque ressemble à une forte bourrasque, balayant tout sur le passage de la jeune femme. Malheureusement, elle demande un minimum d’espace et surtout beaucoup d’énergie. Dans un espace confiné, la maîtrise est inutilisable car le risque de brûlure est trop grand pour Akane et l’oxygène insuffisant.

BLOQUEUSE DE CHI (M)

Akane a étudié longtemps la façon de cibler les points cruciaux de la circulation de l’énergie vitale dans le corps humain. Ainsi, grâce à son entraînement et à des gestes terriblement précis, elle peut complètement paralyser un ou plusieurs membres d’un adversaire tentant de l’attaquer, simplement en donnant un coup sur l’articulation qu’elle veut rendre inutilisable. L’inconvénient de la technique se situe surtout dans le risque que comporte le rapprochement serré de l’adversaire. Le fait que la ninja ne possède pas une force physique suffisante ne lui permet pas de bloquer certains coups. De fait, elle risque des blessures voire sa vie si elle tente une telle attaque.

CRACHEUSE DE FEU (P)

Tout comme elle utilise ses mains pour la précédente attaque, Akane utilise ici sa bouche pour projeter des filets de feu sur sa cible. Le pouvoir peut prendre au dépourvu et surtout être utile si la jeune femme est désarmée ou dans une position délicate. Cependant, il demande énormément de souffle ; la ninja ne pourra donc pas utiliser ces gerbes de flammes si elle est trop essoufflée ou fatiguée.

MÉLANGE EXPLOSIF (M)

La ninja a toujours trouvé très complexe l’utilisation des armes à feu. De fait, elle a cherché un autre moyen d’exploiter leur puissance sans pour autant les utiliser. En se procurant de la poudre et quelques autres composants, Akane arrive maintenant à confectionner diverses bombes, qu’elle enclenche grâce à sa maîtrise du feu. Malheureusement, leur utilisation reste très rare car, en plus d’être longue à fabriquer, elles sont coûteuses et leur composant principal est difficile à trouver sur le marché. La brune doit donc souvent enfreindre la loi pour se procurer les ingrédients ; elle évite donc de recourir à ce moyen, le plus souvent.

ÇA VA CHAUFFER ! (P)

Akane peut augmenter sa température, à fleur de peau, en s’entourant d’une chaleur équivalente aux flammes qu’elle peut utiliser. Suffisamment éloignée d’elle-même et tout à fait invisible, cette chaleur peut sérieusement brûler un adversaire qui tenterait de la toucher. Grâce à cela, elle peut également faire bouillir plusieurs sortes de liquide, notamment le sang, tout simplement en s’approchant suffisamment. Ce pouvoir demande énormément d’énergie à la jeune femme et il est rare qu’elle puisse continuer à combattre efficacement à la suite de cette énorme concentration. Il sert surtout à gagner du temps pour prendre la fuite, en cas de gros ennuis ou dans une situation où elle a le temps d’achever correctement un ennemi.





☼ Physique :Akane mesure 170cm pour 60kg. Ses cheveux, détachés uniquement lorsqu’elle dort ou les lave, sont théoriquement bruns mais révèlent des reflets presque bordeaux à la lueur de la lune ou du soleil. Ses yeux foncés aux mêmes mystérieux éclats, adoucissent un visage quelque peu anguleux mais mature et séduisant. Le corps de la ninja est musclé et allongé car elle travaille depuis longtemps son endurance, sa souplesse et sa rapidité. De fait, sa force physique quasi inexistante ne lui permet que de se hisser sur les toits ou de se rattraper lors de chute mais ne lui fait pas mettre à terre un ennemi. Elle n’est pas dénuée de formes et de charmes et il est facile pour elle de jouer avec sa féminité, même si les hommes sont loin de ses préoccupations actuelles.

La jeune femme s’habille, le plus généralement, de tenues très légères et pratiques. Elle porte rarement des chaussures, préférant les bandages pour une meilleure prise au sol et sur tout type de surface ; elle équipe d’ailleurs quasiment tout le temps ses shukos par-dessus. Ses pantalons larges, de sa confection, sont souvent très ouverts sur le haut des jambes, pour permettre des déplacements plus rapides et confortables et des mouvements de pieds plus souples, non-entravés par le tissu. Il lui arrive d’accrocher à sa ceinture des plaques d’armure souples, lui offrant tout de même une certaine protection lors d’affrontements plus brutaux ainsi que ses shaken. Son haut est généralement serré et ne recouvre pas son ventre, afin de maintenir sa poitrine généreuse. Akane porte souvent des gantelets, eux aussi souples et maintenus par d’autres bandages, pour une protection plus ciblée, principalement contre le coupant des lames pouvant la blesser au corps à corps. Enfin, elle ne retire quasiment jamais son écharpe, dissimulant des traces étranges de brûlures en lien avec un douloureux incident passé. Il arrive à la ninja de revêtir une armure bien plus solide mais elle n’est utilisée que lors de missions qu’elle sait à l’avance périlleuses ; plus résistante mais moins souple, celle-ci ne permet pas à Akane de se battre aussi aisément qu’à l’accoutumée.

La ninja ne porte jamais rien ne superflu et ne s’encombre donc pas d’accessoires. La seule chose qu’elle ne quitte presque jamais est son masque, représentant un être étrange (qui lui a d’ailleurs valu son surnom le plus connu), fabriqué lui aussi de ses mains. Il est rare qu’Akane le quitte, que ce soit en mission ou en présence de ses subordonnés. Ainsi, peu sont ceux qui connaissent son visage, même s’ils connaissent son nom (ce qui est également relativement rare). On raconte d’ailleurs que ceux qui l’ont vu sont morts ou ont été autrement réduits au silence ; cette rumeur n’est pas totalement fausse mais ne tient pas compte des gens les plus proches de la jeune femme, qui la connaissent et vivent encore aujourd’hui.




☼ Caractère : Akane est quelqu’un de calme et posé, malgré son apparence méprisante et son attitude provoquante. Elle réfléchit souvent avant de prendre une décision ou de parler mais sait aussi agir avec spontanéité ; sa franchise et son sens de la répartie en ont déjà épaté plus d’un. Lorsqu’il s’agit de se battre, elle fait preuve d’une maîtrise parfaite des armes ninja et tentera tout pour abréger le plus rapidement les souffrances de ses ennemis (sauf si elle a quelque chose à reprocher à sa victime). Paradoxe ambulant, Akane aime profondément tuer (passion apparue au cours des années de « pratique ») mais sera incapable de toucher à un enfant ou à quelqu’un qu’elle estimera innocent. C’est une femme qui sait toujours se placer d’un point de vue très objectif pour régler les conflits, même les siens, et qui s’efforce de développer son esprit stratégique, qui n’est pas encore son fort malgré ses huit années de service en tant que Jônin. Elle dirige toujours ses troupes avec ardeur et discipline et sait se faire respecter, même par ceux qui ne connaissent pas son identité. Ses conquêtes ne sont pas nombreuses et ses relations n’ont jamais duré très longtemps car sa soif de liberté et d’indépendance prend le dessus sur le reste. Malgré tout, elle a conscience de ses charmes et sait les utiliser lorsqu’elle juge cela utile, profitant de la faiblesse des hommes pour leur tendre des pièges bien vicieux. En temps normal, cependant, elle n’a pas une grande confiance en ses capacités de compagne et n’envisage même pas de finir sa vie aux côtés de quelqu’un, un jour.

Les capacités de la jeune femme ne sont plus à prouver et, malgré son objectivité fréquente, il lui arrive parfois de rabaisser les autres, particulièrement ceux qui se pensent supérieurs à elle. Constamment sous-estimée pendant de longues années, elle a pris l’habitude d’être déterminée voire obstinée pour ce qu’elle souhaite défendre... cela a tendance à en agacer certains car la moindre mission, même sans importance, peut devenir une manière de prouver son savoir-faire, au détriment du bon déroulement des choses. De fait, elle prend beaucoup de responsabilités et a parfois de la peine à déléguer certaines tâches à ses subordonnés, simplement parce qu’elle tient à réussir elle-même. Très indépendante malgré son rang, il lui arrive également de désobéir à son seul supérieur hiérarchique, Daimyo actuel du Clan Setsu. Akane peine à faire la différence entre ce statut divin et le frère qu’il a été autrefois pour elle. De fait, elle se fait souvent remettre à sa place, ce qui ne manque pas d’attirer l’attention de sa pire ennemie, seule femme qu’elle aimerait éliminer de bon cœur si son frère lui donnait la permission de le faire. Actuellement, malgré son rang et ses pouvoirs, la jeune femme se sent particulièrement vide et dit souvent qu’elle erre, à la recherche de quelque chose dont elle ignore encore l’utilité. Sa vie sera peut-être illuminée par les rencontres qu’elle fera, probablement sous une autre identité mais certainement avec le même cœur.


Histoire
/!\ CERTAINS PASSAGES DE LA BIOGRAPHIE PEUVENT CHOQUER LES PLUS SENSIBLES DES MEMBRES. /!\
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« Un jour, on m’a dit que je ne valais rien. »
Longtemps, Akane pensa que sa vie était terminée avant d’avoir commencé. Elle naquit au sein de la famille Setsu, famille crainte par bon nombre de Clans et pour cause. Véritable tyran, Setsu Ichigo trouva quand même le temps de faire des enfants. Ainsi, Gekido naquit et deux ans plus tard arriva Akane. Sa naissance précipita la mort de l’épouse du Seigneur et attisa une haine sans pareille de la part de ce dernier contre « l'enfant qui vient après l'excellent ». Élevée uniquement par des servantes du château, la petite fille n’avait alors pas encore conscience que son père ne lui prêterait aucune attention ou presque, les seuls moments de considération n’étant en fait que mépris et insultes. Toute l’éducation stricte et militaire que le Daimyo savait donner, il l’offrit à son fils pour maximiser ses chances d’être choisi à sa suite. Il lui transmit donc l’art du combat, l’art des lettres et toute la discipline nécessaire afin qu’il devienne lui aussi un jour Seigneur.

Akane aurait pu être jalouse et détester son frère mais elle comprit bien vite qu’il était également victime à sa façon. Malgré le proche caractère des deux hommes, Gekido savait parfois montrer un brin d’humanité lors des moments partagés avec sa cadette. Malheureusement, Setsu Ichigo ne perdait pas de temps pour les séparer, parlant de temps à autre de souillure et de mauvaise influence. De fait, leur pseudo complicité disparut aussi vite que les talents du fils évoluaient. Incroyablement seule et incapable de s’estimer, Akane laissa son sourire de côté et se renferma en devenant autodidacte, jusqu’à faire une rencontre déterminante pour elle.

« Un jour, j’ai pensé valoir quelque chose. »
Lorsqu’elle eut huit ans, elle surprit une conversation entre quatre hommes dans l’une des salles de réunion. Malgré son aversion pour son père, il lui arrivait parfois de l’espionner sans qu’il ne s’en rende réellement compte. Ainsi, elle comprit rapidement qu’elle n’aimerait jamais cet homme. Cruel et assoiffé de pouvoir, il prenait soin de tout transmettre à Gekido et le rendait aussi inhumain que lui, au fil des années. Les rapports entre le frère et la sœur étaient devenus froids et formels, au plus grand damne d’Akane. Elle ignorait alors que cette conversation, ce moment, changerait sa vie. En face de son père et de son frère se trouvaient deux hommes. L’un, relativement mature, était tout de noir vêtu et portait un voile sur son visage, ne laissant apparaître que ses yeux. Dans son coin, Akane avait essayé de comprendre la hiérarchie complète de l’armée que son père avait formée. Ainsi, elle avait pu déduire à ce moment-là que l’homme était un ninja, probablement même le Jônin, étant donné son rapport direct avec le Daimyo. À côté de lui se trouvait un autre homme, beaucoup plus jeune, de cinq ou six ans l’aîné de la petite fille. Lui aussi était masqué mais son regard, encore innocent, était bien plus fascinant à regarder.

Au fil de la conversation, elle apprit que le Jônin était malade ; il ne lui restait que quelques années à vivre. Malheureusement pour lui et pour la protection du Seigneur, son fils (le jeune homme présent) était atteint du même mal. Cependant, la latence de la maladie lui laisserait probablement le temps de reprendre les rênes si son père venait à disparaître. De fait, l’inconnu venait demander la permission au père d’Akane de laisser ce jeune homme prendre les commandes si tout se passait mal. Pas encore âgé de quinze ans, il promit au Daimyo que son entraînement serait encore plus rigoureux et qu’il se servirait, corps et âme, jusqu’à ce que la mort l’emporte. Contre toute attente (Gekido eut d’ailleurs l’air surpris), Setsu Ichigo accepta et demanda à l’inconnu de venir régulièrement prouver ses talents de ninja. Une fois la réunion terminée, ce dernier tourna la tête et croisa le regard d’Akane. Ses yeux sourirent alors et le cœur de la petite fille rata un battement. À partir de ce jour, elle comprit que ce garçon aurait une importance particulière pour elle, sans vraiment savoir ce qui l’attendait.

Deux ans plus tard...
- Sensei, attendez-moi ! dit Akane, essouflée.
- Tes ennemis ne t’attendront pas, si tu ne cours pas assez vite, Aka-chan, répondit le jeune ninja.
- Mais... je... n’en peux vraiment plus...

Le garçon s’arrêta et retourna vers Akane, le sourire aux lèvres. Délicatement, il ébouriffa ses cheveux.

- Bon, tu as bien travaillé aujourd’hui.

Les joues rosies par l’effort mais aussi par la gêne, elle repensa à tout ce qu’ils avaient partagé depuis ce jour. La petite fille n’avait pas tardé à vouloir devenir elle aussi ninja, dans le but principal de prouver sa valeur. Lorsque le jeune homme venait montrer ses talents au Daimyo, Akane était toujours impressionnée par la souplesse et la rapidité avec laquelle il effectuait tous ses mouvements. Elle savait, au fond, qu’ils servaient à tuer mais ne voulait pas encore en avoir conscience. De fait, dès qu’elle en eut l’occasion, elle demanda à Byakuya de bien vouloir l’instruire. Pas encore Chûnin, il dû demander la permission à son père, qui n’y vit alors qu’un entrainement de plus pour sa promotion ; il accepta donc et informa le Seigneur de la démarche. D’abord réticent, il se laissa convaincre, non pas pour faire plaisir à sa fille mais bien pour donner une occasion de plus au garçon de prouver sa valeur. Dès lors, les deux jeunes gens passèrent énormément de temps ensemble, peaufinant ses techniques pour l’un, pratiquant l’endurance pour l’autre. Le ninja avait appris à Akane qu’avant de se battre, il fallait que son corps soit résistant et pratique à utiliser. Pendant deux longues années, elle ne s’acharna alors qu’à maintenir puis améliorer sa condition physique. D’abord maladroite, elle prit rapidement de l’assurance et arrivait bientôt au niveau de Byakuya, même si certaines leçons étaient difficiles.

- Mon père m’emmène en mission, demain, annonça-t-il alors assis sur le sol pour récupérer. À cause de sa maladie, il n’a pas pu m’y emmener avant... mais il m’a dit que mon retard ne me portera pas préjudice. Il me sait capable de beaucoup de choses.
- Oui, croyez en vous Sensei ! Vous êtes un bon ninja !
- Je suis sûr que tu seras une excellente kunoichi, toi aussi, dit-il en souriant.

Elle rougit, cette fois bien moins discrètement. Elle n’avait pas vraiment l’habitude d’être complimentée et chaque parole du garçon avait de l’importance pour elle. Il rit alors, sans se moquer, simplement attendri par le comportement de son élève.

Trois ans plus tard...
Un évènement tragique vint abréger une fois encore l’innocence des enfants Setsu. Une énorme fête religieuse était prévue et, comme à chaque évènement spécial, le Daimyo fit une apparition. Afin de présenter au peuple et à ses sous-fifres le prochain Seigneur du Clan, il avait convié son fils à participer et à défiler juste derrière lui. Tout semblait mis en place pour la sécurité : les Hatamoto et la majorité de l’armée avait été mobilisés ainsi qu’un grand nombre de ninja. Akane n’avait pas encore pu veiller à la sécurité de qui que ce soit et ne participais donc pas car encore incapable de protéger sa propre vie. Cependant, Byakuya lui promit de tout lui raconter une fois de retour. Mais les évènements disjonctèrent ; la sécurité ne put rien faire contre un tir aléatoire mais d’une précision sans faille. Le Daimyo, sérieusement blessé, ne mourut pas sur le coup. Les chevaux s’agitèrent, certains Hatamotos se précipitèrent vers Gekido afin de le mettre à l’abri. Les soldats et ninjas se lancèrent à la poursuite du tireur, placé non loin de l’endroit du crime ; il fut retrouvé et jugé sur la place publique le lendemain du drame.

Ce coup d’état chamboula totalement Gekido, ne réalisant pas que son héro avait disparu quelques jours après, succombant à ses blessures... alors qu’Akane pleura de soulagement lorsque Byakuya lui annonça le décès de celui qui n’avait jamais fait attention à elle. Malheureusement, elle ne fut pas soulagée longtemps. La panique de voir un Clan comme Setsu sans Seigneur précipita les choses. Les Kannushis s’agitèrent et, bientôt, le nouveau Daimyo fut élu. Comme l’avait prévu le grand Setsu Ichigo, c’est son fils qui reprit les commandes. Déçue et horrifiée du résultat, Akane commença à avoir peur pour son frère mais il n’y avait rien à faire pour s’opposer à sa gouvernance. Le nouveau dirigeant qu’elle servirait envers et contre tout serait le double de son père, précédemment envieux de tout mettre à feu et à sang. La jeune fille pleura longtemps, attristée d’avoir perdu Gekido, d’une certaine manière, se questionnant beaucoup sur l’avenir de sa patrie.

Deux ans plus tard...
L’entraînement continua, malgré les évènements et le manque de temps de Byakuya. Il avait réussi sa première mission et les enchaînait les unes après les autres, désormais. Il avait demandé à Akane d’être pointilleuse sur tout ce qu’il lui avait appris et tenait à ce qu’elle invente elle-même sa propre façon de combattre. Proche de la promotion de Chûnin, le jeune homme devait commencer à former d’autres apprentis et la jeune fille ne pouvait pas s’empêcher de se sentir seule, à certains moments. Malgré tout, retrouver son Maître de temps en temps lui permettait de recevoir la reconnaissance qu’elle recherchait depuis longtemps car elle était, à ces moments-là, souvent inondée de compliments. Malgré tout, Byakuya commençait à changer. Akane avait l’impression que la pression mise sur ses épaules était plus importante que n’importe quelle autre ; un jour, il devrait devenir Jônin et, ce jour-là, les concurrents seront nombreux. Il mettait donc, depuis quelques temps, un point d’honneur à combattre Akane. Pour lui, c’était une façon comme une autre de se préparer à éliminer n’importe quel ennemi, même s’il était allié précédemment. La jeune fille n’aimait pas son discours mais devait bien l’accepter.

Les combats se préparaient toujours par un échauffement très intense jusqu’au moment où le jeune homme attaquait la kunoichi par surprise. Ainsi débutait le combat, violemment et sournoisement. Wakizashi, couteaux de lancer, shaken et shukos équipés, l’on pouvait penser que l’affrontement était réel. Leur niveau était presque équivalent et Akane avait remarqué que la hargne et la détermination du jeune homme était toujours plus intense depuis quelques temps. Cet affrontement-ci les départagea cependant. La jeune femme avait travaillé l’une de ses techniques pendant l’absence de Byakuya : elle l’expérimenta pour la première fois en sautant pour esquiver un coup. Son souffle de feu surpris le jeune homme qui, par réflexe, tendis ses mains pour repousser les flammes. Lorsqu’Akane retomba sur le sol, elle se précipita sur lui, réalisant qu’il en était accroupi de douleur.

- Laisse-moi !!! cria-t-il, alors qu’elle lui demandait si ça allait.

Il la bouscula alors violemment, le regard mauvais et Akane ne put s’empêcher de s’en vouloir jusqu’aux larmes. L’expression du jeune homme changea et, après avoir regardé ses paumes brûlées, il s’avança vers Akane pour la prendre dans ses bras. Surprise, la jeune fille ne bougea pas et ne lui rendit pas son geste. Elle ignorait alors que ce jour changerait l’état d’esprit du garçon et ses sentiments envers celui qui lui avait tout appris.

« Un jour, j’ai pensé éprouver quelque chose. »
Peu de temps après ces évènements, Byakuya fut nommé Chûnin. Il obtint la permission de donner sa première mission à Akane et même de l’accompagner pour l’évaluer. Considérée alors comme un excellent élément en tant que Genin, elle avait tous les attributs pour être nommée à son tour, après quelques années de pratique. Alors amoureuse de son Maître, elle garda ce secret enfoui en elle, pensant qu’elle ne méritait pas plus d’attention de sa part. Après tout, il avait ses autres élèves à former et sa carrière à préserver pour succéder à son père le plus rapidement possible. En effet, l’état de ce dernier devenait relativement critique et l’urgence se faisait sentir.

La première mission d’Akane fut bien sanglante mais relativement facile. Surprenant ces riches commerçants dans leur sommeil, elle n’avait réveillé aucune de ses victimes et les avait simplement égorgés silencieusement. Elle était sortie tremblante de la charrette et Byakuya était là pour l’accueillir. Elle se rendit alors compte qu’elle ne l’avait plus vu sourire depuis un bon moment.

- Bon travail, disait-il, comme d’habitude, sur un ton neutre.

Voir son visage si vide d’expression alors que son simple sourire suffisait à rendre la jeune fille heureuse autrefois était dur à supporter... L’hésitation ne fut pas longue, lorsqu’il se retourna pour prendre le chemin du retour. Elle ne savait pas encore qu’elle regretterait ses paroles, alors que ses mains tremblaient et que ses vêtements étaient tâchés de sang.

- Seinsei je...
- Il faut retourner au village pour faire ton rapport, sinon...
- Byakuya je t’aime !

Un moment de silence, le Chûnin écarquilla les yeux, ses yeux si expressifs. Mais Akane ne put pas interpréter ses sentiments. Surprise, bonheur, colère... Impossible de savoir alors même qu’il s’avançait vers elle. Rouge comme une pivoine, tremblant davantage, la jeune fille ne savait plus où se mettre et le silence n’arrangea rien. Il finit par saisir sa main, sans laisser rien paraitre puis finit par murmurer, un brin de reconnaissance dans la voix :

- Merci, Aka-chan.

Sans qu’il ne se passe rien de plus, main dans la main, ils retournèrent au village natal du Chûnin. Sans qu’il ne se passe rien de plus, Akane était heureuse. Il ne lui rendrait sûrement jamais ce qu’elle venait de lui dire mais un simple merci démontrait qu’il prenait en considération ce qu’elle ressentait. Elle avait alors l’impression d’exister et pensait qu’elle le remercierait toujours pour ça.

« Un jour, tout ce qu’il m’avait appris s’est transformé en haine. »
Tournant autour de son frère comme un fantôme, veillant sur lui comme elle le pouvait, Akane réalisa que plus aucun lien ne les maintenait soudés. Finis les moments de complicité de l’enfance, envolés en même temps que la vie de leur géniteur. Prospérant la politique dominatrice de son père, Gekido répandait le mal partout, jusqu’à ressembler même physiquement au patriarche disparu. Blessée, Akane s’entraîna encore et toujours pour prendre sa place quelque part. Oubliée de son père, oubliée de son frère, oubliée des domestiques ayant quitté le château après la disparition du premier... Il ne restait qu’un homme prenant soin d’elle et même lui semblait se concentrer ailleurs. Tout avait changé, en lui, trois ans après sa déclaration. Le Jônin précédent était maintenant décédé et, alors qu’il était tellement jeune, il devait tout assumer. Byakuya ne partait plus au combat mais ce dernier avait lieu dans sa tête. Comment diriger des troupes, où les envoyer, quelle est la meilleure stratégie ? A dix-huit ans, Akane avait oublié d’être égoïste et ne pensait qu’à le soutenir, à tel point qu’elle s’était installée avec lui au village ninja de Honoo.

À cette époque, elle pensait être la seule, l’unique à veiller sur le bien-être de celui qu’elle aimait. Elle découvrit malheureusement que bien d’autres femmes savaient « lui changer les idées », d’une façon bien différente de la sienne, alors que la porte de la chambre était restée entrouverte. En colère, elle se calma cependant rapidement lorsqu’elle réalisa que jamais il ne lui avait parlé de réciprocité. Elle s’était déclarée il y a bien longtemps mais rien ne laissait présager qu’il le lui dirait à son tour.


***

- Tu marches bien vite pour une simple ronde... dit-il nonchalamment un soir d’hiver.
- Je vois plus de choses que tu ne le penses, Byakuya.
- Je n’en doute pas, tu es douée.

Akane soupira. Elle était lasse des compliments sans fondements, des compliments hypocrites. Jamais personne n’avait été sincère avec elle et elle avait bien l’impression que ça ne changerait pas. Le jeune homme commença à tousser, d’abord discrètement puis plus sérieusement. La ninja se retourna et réalisa que la neige avait pris la teinte du sang ; il s’écroula, un air de détresse sur son visage et s’évanouit. Grâce à l’adrénaline, elle put trainer Byakuya jusque chez le médecin du village. Il déclara avec grand regret que le mal dont était atteint son père avait gagné le Jônin plus tôt et qu’il lui faudrait bientôt un successeur. Seulement, Akane ne se doutait pas qu’il ne pensait pas à elle pour la nomination.


***

Le jeune homme se réveilla une semaine plus tard. Affaibli à cause du manque de nourriture, il eut quand même la force de se relever pour s‘adresser à son élève.

- Que s’est-il passé ?
- Tu vas mourir, lui annonça-t-elle crument. Bientôt, il faudra trouver un autre Jônin pour former tous ces ninjas.

Il réfléchit quelques secondes et fit mine d’être surpris. Posant son regard sur la feuille de riz dans la main de la jeune fille, il comprit alors sa colère.

- Elle est talentueuse et saura assumer ce rôle.
- Elle a quinze ans, l’âge d’une première mission, rien de plus ! J’ai passé des années à m’entraîner avec toi, simplement pour voir une inconnue te remplacer ?! Tu n’es qu’un menteur, un traitre et un vil flatteur. Toutes ces années pour rien...

Furibonde, Akane tenta de se relever mais Byakuya la retint par le bras. Elle se rendit compte que, même malade, il possédait encore des ressources. Il s’agenouilla en face d’elle et caressa doucement son visage ; geste tendre qu’il n’avait pas renouvelé depuis bien des années.

- Je veux te protéger. Être Jônin, c’est trop lourd pour toi...
- Je pense surtout que tu n’as pas confiance en moi.
- Si c’était le cas, tu crois que je t’aurai permis de venir t’installer ici avec moi ?

Le ton avait changé et était devenu menaçant. La pression sur son bras était devenue plus forte et l’empêchait de se dégager.

-Tu... tu me fais mal, Byakuya ! Lâche-moi !
- C’est moi qui donne les ordres et ça sera toujours comme ça.

Paniquée, Akane tenta de crier mais le Jônin la fit tomber sur le futon, une main solidement plaquée sur sa bouche.

- Après tout ce que j’ai fait pour toi, c’est ainsi que tu me remercies ? Tu n’étais qu’une pauvre gamine, perdue dans cet immense château, incapable de plaire à son père et de suivre les traces de son frère tellement doué. Sans moi, tu ne serais peut-être qu’une clocharde, à leur qu’il est, tellement entêtée que tu aurais préféré fuguer plutôt que de profiter du luxe.

Les larmes d’Akane coulèrent sans retenue. Elle qui était persuadée du bon fond de Byakuya, voilà que lui aussi était devenu un monstre. Délicatement, il descendit sa main sur son cou et sourit de façon narquoise.

- Ose crier et je brûlerai ta gorge jusqu’à ce que tu ne puisse même plus respirer.

Le souffle coupé, la terreur paralysant tout son corps, la jeune femme se laissa alors manipuler par celui qu’elle aimait encore. Elle pensait faire un cauchemar, qu’un simple bruit pourrait la réveiller. Mais seul le souffle rauque du monstre s’imprégnait dans l’atmosphère alors qu’il touchait son corps centimètre par centimètre. Lorsqu’il retira sa culotte, elle prit conscience de ce qu’il voulait faire et se débâtit. La douleur des flammes sur sa peau la fit hurler mais il en étouffa le son en plaquant sa bouche sur la sienne. Un baiser duquel elle avait rêvé tellement de fois... mais celui-ci n’avait rien d’affectueux et ne servait qu’à la faire taire. Alors qu’il entra en elle, gémissant égoïstement, Akane pleura... intérieurement, elle jura de haïr cet homme et tous les autres, aussi faibles que lui. Elle jura de détester ceux qui détruisirent sa vie depuis le jour de sa naissance, profitant volontiers de « la deuxième », de celle qui ne désirait, en fait, qu’un peu d’amour.


***

L’année qui suivit fut très pénible pour Akane. Byakuya ne la toucha plus depuis ce jour mais l’ignora totalement, comme pour lui faire comprendre que tout irait bien, tant qu’elle garderait le silence. Souillée et déshonorée, elle vivait encore au village, ne sachant trop comment agir face aux autres ninjas. Étaient-ils au courant que leur Jônin était aussi impur que le plus aguerris des rônins ? Cherchant une faille pour faire sombrer son Maître, elle trouva un moyen de s’entraîner encore et développa un pouvoir bien utile, empêchant quiconque de la toucher sans se brûler en retour. Elle visita également le village de Keito, se procurant quelques matières, notamment de la poudre, pour faire quelques essais. Akane savait qu’éliminer ce monstre la conduirait forcément à fuir le village, voire à quitter l’ordre ninja si on découvrait qui elle était. Elle s’attela alors sérieusement à améliorer ses tenues et se résolut à effectuer ses missions masquée. La jeune femme se fit alors surnommer Mononoke, un peu partout, sans que personne ne puisse la reconnaitre réellement. Rapide et efficace, elle continua à suivre les ordres de son Maître sans plus jamais protester.

Lors de l’une de ses missions, elle fit la connaissance d’un drôle de médecin. Spécialisé principalement dans la confection de poisons, elle en demanda un suffisamment puissant pour tuer... mais elle précisa également qu’elle voulait que cela soit lent et douloureux. Le médecin avait ce qu’il lui fallait. La ninja attendit cependant encore de longs mois avant d’en glisser dans le thé de l’homme avec qui elle vivait depuis longtemps, maintenant. Un soir, elle s’assura que personne d’autre ne se trouvait dans la maison pour fouiller quelque peu les affaires de Byakuya, juste par curiosité. Ce qu’elle découvrir ne fit qu’attiser sa haine envers lui. Dans ses tiroirs, disséminés presque partout, il était consigné tout un plan d’invasion du château où habitait toujours son frère. Le but du Jônin était de renverser le gouvernement pour plonger Setsu dans le chaos ; deux Daimyo morts en si peu de temps, le Clan aurait de la peine à s’en remettre. Elle fut également horrifiée en découvrant d’anciens plans, prévoyant exactement l’assassinat de l’ancien Seigneur. Le pire pour Akane fut de retrouver un autre carnet, où étaient consignées toutes les conquêtes du Jônin... elle n’était ni la première, ni la dernière à avoir subi ces atrocités.

Sans se faire prendre, elle réussit les jours suivants à fabriquer une bombe suffisamment fournie pour faire exploser une partie de sa maison. Munie de son poison et de son matériel, elle demanda exceptionnellement à partager un repas en tête à tête avec Byakuya. Contre toute attente, il accepta et signa, sans le savoir, son arrêt de mort. Akane discuta normalement tout le long du moment, profitant pour faire ses rapports de mission, comme au bon vieux temps. Elle aurait pu se sentir nostalgique, repenser à la tendresse mais cet homme n’était plus qu’un monstre pour elle. Le Jônin partit se coucher et Akane profita de l’occasion pour dissimuler la bombe près de la chambre. Lorsqu’elle l’entendit tousser différemment, elle entra alors silencieusement dans la pièce, un sourire en coin malsain.

- Désolée, il te restait encore du temps mais j’ai décidé de te le prendre... ça n’allait pas assez vite pour moi.

Akane regarda alors cet homme qu’elle avait tant aimé s’étouffer lentement, à présent trop faible pour lui faire quoi que ce soit. Il tenta d’attraper sa main mais s’y brûla les doigts.

- C’est douloureux, n’est-ce pas ? La sensation de se faire avoir par la seule personne sur qui l’on compte ? L’ironie du sort, Byakuya, c’est que tu m’as fait confiance jusqu’au bout. Tu savais que je ne parlerais pas et tu pensais que ce repas était anodin au possible.

Elle s’accroupit sur lui et le releva par le col de sa tunique.

- On se connaît tellement mal alors qu’on a passé tellement de temps ensemble... J’aurais voulu t’être reconnaissante toute ma vie pour tout ce que tu m’as appris. J’aurais voulu continuer à t’aimer, à aimer celui que tu étais. Mais tu m’as fait trop de mal. Un parasite comme toi ne peut pas continuer à massacrer des innocents... un parasite ne peut pas servir mon frère, encore moins Setsu. Alors meurs lentement et laisse une personne digne de ce nom reprendre ta place.

Byakuya ne pouvait plus parler mais il articula des mots, ceux qu’elle avait attendu toute sa vie. Elle dégaina alors son wakizashi.

- Si je te croyais, je te répondrais sûrement qu’il fallait m’aimer avant. Malheureusement, ton murmure sonne faux et ma pitié ne te sauvera pas.

Sans hésitation, elle le transperça alors, laissant le sang de son Maître salir ses mains. Inutile de nettoyer les preuves, le feu fera tout disparaître. Avant de sortir, elle emporta les carnets les plus détaillés et laissa soigneusement rangé celui dans lequel était consigné le nombre des conquêtes de l’ancien Jônin. Elle alluma alors la mèche de la bombe et sortit en vitesse de la maison, enfilant soigneusement son masque pour que personne ne la reconnaisse. Elle s’évanouit alors dans la nuit, jubilant d’avoir enlevé la vie d’un traître, d’un profiteur et d’un démon.

Quelques semaines plus tard...
L’affaire ne se tassa pas du tout et continua de faire du bruit. Akane s’était installée à la capitale, sa ville natale et attendait le moment opportun pour présenter les preuves à son frère. Elle finit par demander audience et fut surprise de la rapidité avec laquelle Gekido la reçut, respectant en plus sa demande de le voir seul. Pas le moins du monde nerveuse (elle renfermait ses émotions depuis l’évènement), la ninja s’avança, s’inclina et attendit que le Seigneur ne lui donne la parole.

- J'ai tué ton fidèle Jônin pour ces raisons, Gekido. dit-elle d’un ton neutre.

Il ne bougea pas et ne réagit pas, comme si son intérêt pour toute chose s’était envolé.

« Qu'est-ce ? » demanda tout de même le Daimyo.

- Byakuya a consigné dans ces carnets un moyen de tuer notre père ainsi qu'un autre complot pour t'éliminer. Il a profité des gens du village de Honoo et a bafoué l'honneur de notre famille. Pour ces motifs, j'ai estimé qu'il ne méritait pas de vivre un jour de plus.

Gekido saisit finalement les carnets, les parcourut et sembla convaincu... jusqu’à ce qu’il parle.

« Tu décides de tuer mon Jônin, tu l'accuses de complot et tu me ramènes des carnets à moitié illisibles en guise de preuve... J'espère que tu as de quoi étoffer ta défense. »

Elle fronça légèrement les sourcils, contrariée que son propre frère soit si sceptique.

- Certaines personnes du village peuvent témoigner. Mais comme je n'ai pas d'intérêt à te mentir, puisque je ne suis qu'une moins que rien sans ambition et que tu es la seule personne qui me reste après tout ce qui a pu se passer, j'aurais souhaité ne pas faire appel à eux... Réaliser que l'homme que nous admirions tous nous a trahis est suffisamment douloureux pour qu'une seule personne témoigne. Cependant, tu es le Daimyo, je ferai ce que tu m'ordonneras de faire...

Il ne répondit pas. Il prit cependant le temps d’ouvrir chaque carnet et d’en lire minutieusement le contenu. Akane attendit ainsi plusieurs minutes, simplement debout, craignant légèrement le verdict et le jugement final. Gekido releva finalement la tête et se racla la gorge.

« Admettons. As-tu découvert d'autres choses ou bien toutes les autres informations ont-elles brûlé ? Comprends-moi bien, s'il m'est avantageux que tu aies découvert ce complot, je n'en suis pas plus avancé si tout le reste a disparu. Quelques noms sont cités mais il y a fort à parier que ce ne soient que des couvertures. Il était irresponsable de ta part d'avoir agi seule. »

Son frère était dur. Elle s’en était éloignée et ne s’était pas rendu compte qu’il lui ressemblait autant... à croire que son père s’était réincarné dans son cher frère. La jeune femme soupira et tenta d’expliquer au mieux, sans dévoiler les éléments les plus douloureux, ceux qui la concernaient.

- Une partie de la maison est encore debout. Je sais qu’il y cachait d’autres choses mais je n’ai emporté que le principal. Tes hommes trouveront forcément des preuves encore plus concrètes... Gekido... Nous nous sommes perdus de vue mais tu sais bien que j’étais proche de lui. Certaines choses inscrites dans ses plans me concernaient. J’ai été trompée, moi aussi... de différentes manières. Je n’ai pas vraiment envie que tes gradés tombent sur quelque chose de compromettant. Une fois dans ma vie, laisse-moi un peu de dignité... Certains secrets ne peuvent-ils pas le rester ?

« Pas quand les secrets en question ont une telle importance. Ce quelque chose de compromettant est justement ce que l'on cherche, non ? »
- Tsss... Si tu n'es pas sensible à la dignité de ta propre sœur, trouver « ce que l'on cherche » ne t'apportera rien de plus à part m'humilier encore une fois. Mais fais comme bon te semble. Tu peux même m'envoyer là-bas pour fouiller les décombres... sachant que certains ninjas m'en veulent de les avoir laissé tomber et que je risque de me faire attaquer sur la route.
« Si cela m'apportera quelque chose ou non, ce sera à moi d'en décider, Akane. Régler les luttes intestines de cette nation a davantage d'importance que ta dignité, il m'attriste que tu fasses preuve d'un tel égoïsme. »

Égoïsme... c’était le mot de trop, la négligence qui fit déborder le vase. La jeune femme ne se dégonfla pas mais laissa tout de même ce qu’elle pensait sortir.

- J’aurais peut-être dû le laisser te tuer. Je plains tes descendants, influencés par le même type de monstre que Byakuya était. Tu ne trahis pas le Clan mais tu trahis ton propre sang. Je suis peut-être égoïste de me préoccuper de ma survie mais tu n’iras pas bien loin non plus en te comportant comme le dernier des imbéciles. Père ne savait pas s’entourer non plus, la preuve, il est mort de la façon la moins honorable qui existe. Tu es mon frère, et pourtant...

Tremblante, elle ne sut même pas si Gekido lui répondit. Elle quitta la pièce pour revenir une semaine après, en colère mais avec les carnets restants en sa possession... témoignant du pire cauchemar d’Akane. Plusieurs personnes tentèrent de la retenir mais elle réussit rapidement à atteindre le siège de son prétendu frère. Akane lança alors les carnets sur ses genoux, le regardant avec mépris.

- Si tu as encore quelque chose à me dire après cela, j’ai laissé mon adresse à l’intérieur. Mais j’imagine que je n’aurai même pas droit à un peu de pitié de ta part. Je te souhaite donc bonne chance pour retrouver un bon Jônin.

Furieuse, la ninja sortit alors du château dans lequel elle avait passé son enfance et prit quelques semaines de congé, attendant la nouvelle promotion du Jônin. Elle entendit parler d’un éventuel successeur, qui n’avait rien à voir avec la jeune fille que Byakuya avait cité sur le document officiel précédemment rédigé. Akane se questionna longtemps sur le sens de cet acte mais laissa finalement tomber lorsqu’elle apprit que ledit successeur avait pris la fuite car probablement lié au complot. La ninja n’entendit aucun bruit la concernant, mis à part qu’elle était à l’origine du démantèlement... des remarques plutôt élogieuses et étonnantes, contrairement à la honte à laquelle elle s’attendait suite à ce que son frère avait pu découvrir. Quelques jours plus tard, elle reçut un courrier officiel, rédigé de la main du Seigneur lui-même, la nommant dès ce jour nouvelle Jônin, au service du Daimyo Setsu Gekido.

Émue aux larmes, elle se sentit enfin libérée d’un poids. Pour la première fois de sa vie, elle fut reconnue pour ses capacités, sa détermination et son travail... qui plus est par son frère. Tout comme elle s’était juré de détester les hommes, elle se jura cette fois-ci de le remercier de vive-voix dès qu’elle en aura l’occasion et de s’excuser de ses durs propos. Elle ne pouvait pas promettre qu’elle lui serait toujours fidèle car elle n’aimait plus tellement le mot « service » mais elle ferait de son mieux pour lui prouver sa reconnaissance.

« Maintenant, j’aime tuer. J’erre sans but. Mais je suis en vie. Est-ce que ça compte ? »
Les premiers mois furent difficiles en tant que Jônin. Akane dû apprendre à déléguer énormément de tâches et même à s’effacer, quelques fois. Elle dû également finir le ménage dans ses subordonnés, certains étant encore rattachés à Byakuya de près ou de loin. Prête à faire confiance, il fallait qu’elle recommence plus ou moins de zéro pour éviter que tout ne bascule à nouveau. C’est pendant cette période qu’elle fit la connaissance de Kakita Sakuya, une folle furieuse de quelques années sa cadette. Chûnin, elle n’a jusqu’alors jamais cessé de vouloir prendre sa place de Jônin. Profitant du moindre angle mort, de la moindre ouverture pour tenter de la tuer, Sakuya n’a pourtant jamais été punie comme il se devait car il suffisait à Akane de dire que l’ordre venait directement de Gekido pour que la talentueuse ninja s’exécute. Cependant, la Jônin regrette aujourd’hui son indulgence car, depuis la promotion de la Chûnin en Hatamoto, « la vipère » ne lui laisse plus aucun répit... n’étant plus sa supérieure hiérarchique, Akane est donc impuissante face à la psychopathe et ne peut que continuer de la combattre pour protéger un minimum sa vie.

Cette dernière est bien vide et pourtant elle est encore là. Il arrive à Akane de se demander ce qu’elle deviendra. Beaucoup tenteront de l’éliminer, peut-être que certains l’accuseront de trahison, comme elle l’a fait pour Byakuya. En l’éliminant et en le remplaçant, elle a pu accomplir sa vengeance. Mais les douleurs passées restent, l’entrainant souvent proche de la mort... si proche de la mort. Ses rencontres la ramèneront peut-être à la lumière mais le chemin risque d’être long à parcourir.


A PROPOS DE VOUS

☼ Pseudo : Wolfangel, Wolf ou Wolfy, comme vous voulez.
☼ Age : 23 ans.
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☼ Expérience de rp : Si je compte mes débuts foireux, je dois en être à dix ans.
☼ La phrase mystère:Ok by Kaka
☼ Comment avez-vous trouvé/connu Saigo Seizon ? Grâce à mon premier compte : Nakamura Takeshi.
☼ Donnez-nous votre avis sur le forum (design, histoire…) : Voilà deux mois que j’évolue ici et j’aime de plus en plus l’univers, les coutumes exposées et les possibilités énormes qu’offre le forum. J’ignore si j’irai jusqu’à trois comptes mais j’ai encore plus hâte de faire bouger Akane ! ^^
☼ Plutôt tarte aux fruits ou gâteau chocolat ? Gâteau au chocolat mais je ne suis pas du tout sucré... mes goûts n’ont pas changé. =P


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Kagome Katsuya

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Feuille personnage
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MessageSujet: Re: Setsu Akane Lun 26 Aoû - 19:05

Hey bien! Voila un personnage que j'aime déjà ^^ Personnellement tout me va. Le lien entre ton histoire et celle de Gekido sont bien lié.

Tu es donc validé! N'oublie pas de générer ta fiche de personnage et de faire ton suivi Wink Amuse toi bien avec ton DC
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Setsu Akane

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