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 Ashi-naga et Te-naga [Feat Shigeru Juubei]

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MessageSujet: Ashi-naga et Te-naga [Feat Shigeru Juubei] Jeu 5 Sep - 11:38

« C’est bien Kousen ? » En dépit d’assurances réitérées, Tokichiro conservait des doutes. Les seules lumières visibles, dans le vaste paysage, provenaient des huttes de fortune des charpentiers et des maçons ; or elles étaient rares et clairsemées. Par-delà, au loin, il devinait à peine la blanche écume des vagues dans la baie. Près des eaux se dressaient des tas de pierres et des piles de bois de charpente ; or, Tokichiro avait beau savoir que les constructions poussaient comme des champignons dans tout le territoire, il trouvait peu vraisemblable que le destinataire de la lettre qu’il devait livrer résidait dans un endroit pareil.

*Où aller ?* se dit-il, découragé, en s’asseyant sur un tas de bois. Ses pieds fatigués lui faisaient mal. Pour les rafraîchir, il agita les orteils dans l’herbe humide de rosée. Bientôt, il se calma et sa sueur sécha, mais il se sentait déprimé. « Tout ça, c’est la faute de ce vieil homme. » grommela-t-il entre ses dents « J’aurai pas du accepter de faire cette course pour lui. »

Il était tard, et il n’y avait personne à qui demander son chemin. Pourtant, la perspective de passer la nuit dans ce décor inconnu le mettait mal à l’aise. Il devait porter son message et rentrer au village dans les plus brefs délais. Sans lui, son champ et son cheval ne tiendraient pas longtemps. Oh bien sûr, il avait prit ses précautions et confié temporairement ses biens à quelques moines du temple mais néanmoins, il n’avait pas l’esprit tranquille.

En s’approchant de la masure la plus proche où il y avait de la lumière, il vit une femme avec un bout de natte noué sur la tête en guise de fichu. « B’soir » dit-il avec innocence. Le prenant à tort pour le serveur d’un proche débit de saké, la femme le foudroya du regard, renifla et répliqua : « Alors, c’est toi ? Tu m’as lancé une pierre et t’as filé, hein, petit morveux ? » « Vous faites erreur ! » Protesta Tokichiro « C’est la première fois de ma vie que je vous vois ! » La femme s’avança vers lui, hésitante, puis éclata de rire. « Non » fit-elle « Ce n’est pas lui. Que fait donc un gentil garçon comme toi, à rôder par ici à cette heure de la nuit ? » » On m’a envoyé en course, mais je n’arrive pas à trouver la maison que je cherche. » « La maison de qui ? » « Du chef Mataemon j’crois. » « Tu plaisantes ? » S’écria-t-elle « Notre chef est bien trop occupé en ce moment pour laisser entrer chez lui des enfant à pas d’heure dans la nuit. » Et elle se mit à rire. « … Tu connais peut-être un domestique ? » « J’apporte une lettre. » « A qui ? » « A Mataemon ! Je veux seulement lui remettre cette lettre. Si vous savez où est la maison, dîtes-moi ! » « Elle est de l’autre côté. En traversant ce pont, là-bas, tu tombes devant la maison du poissonnier. La suivante est celle du forgeron, puis celle du boulanger, puis celle du vieux Kimura… »

Les goits levés, elle énumérait les maisons de l’autre côté de la rive. « … Je suis certaine que celle qui vient ensuite est celle que tu cherches ! » « Si je traverse la rive, je serai toujours à Kousen ? » « Bien sûr ! » « Bon Dieu de bon Dieu ! » « Allons, en voilà des façons de parler ! … Hum, tu m’as l’air d’un si gentil garçon que je t’accompagne pour te montrer la maison de notre chef. »

Marchant devant lui, sa natte sur la tête, elle faisait plutôt à Tokichiro l’effet d’un fantôme. Ils se trouvaient au milieu du pont lorsqu’un homme qui venait vers eux frôla la manche de la femme en sifflant. Il empestait le saké. Avant que Tokichiro comprît ce qui se passait, la femme se détourna pour se diriger vers l’ivrogne. « J’te connais » gazouilla-t-elle. « Ne fais donc pas comme si tu ne m’avais pas vue. C’pas gentil ! » Elle le saisit par la manche, s’efforça de l’entraîner sous le pont. « Lâche-moi ! » dit-il. « Tu ne veux pas venir avec moi ? » « Je n’ai pas d’argent ! » « Oh ! ça m’est égal. » Accrochée à lui comme une sangsue, elle tourna lers yeux vers le visage stupéfait de Tokichiro et lui dit :  « Maintenant file. J’ai affaire avec ce monsieur. »

Perplexe, Tokichiro les regardait tirer chacun de son côté. Au bout de quelques instants, la femme parut l’emporter et ils disparurent sous le pont. Toujours intrigué, Tokichiro se pencha par-dessus le garde-fou et considéra la berge herbeuse. La femme leva les yeux et cria : « Petit crétin ! », et elle saisit une pierre. Le brave samouraï avala sa salive et évita le projectile. Il marcha jusqu’à l’autre bout du pont. Durant toutes ses années dans la plaine qui l’avait vu naître, jamais il n’avait rien vu d’aussi effrayant que la face blanche de cette femme irritée dans la nuit.

De l’autre côté de la rive, il se trouva devant une maison assez modeste, faite de bois et où se trouvait un entrepôt. Une clôture séparait les deux bâtisses. « Qui va là ? » demanda une voix dans la cour, de l’autre côté du portail. Parlant aussi fort qu’il l’osait, Tokichiro annonça ; « Je viens du village d’Ekinichi. J’apporte une lettre pour Mataemon. »

La sentinelle prononça quelques mots que Tokichiro ne parvint pas à saisir. Dans le portail se découpait une petite porte par laquelle on pouvait faire entrer et sortir les gens sans ouvrir le grand portail en entier. Au bout de quelques secondes, la porte fut entrebâillée et l’homme demanda d’un ton soupçonneux : « Qu’est-ce que tu fais ici à une heure pareille ? » Tokichiro jeta la lettre à la figure du garde. « S’il vous plaît, remettez ça de ma part. S’il y a une réponse, je la rapporterai. » « Hum… » Fit l’homme d’un air songeur en prenant la lettre « C’est pour le maître non ? » « Oui, M’sieur. » « Viens, et essuies-toi les pieds avant d’entrer. »

L’enfant fut introduit dans la pièce principale par un serviteur. Ce dernier lui intima d’attendre que le maître de maison daigne arriver. Il fut stupéfait de voir que la demeure à l’intérieur était richement décorée. Ce qui était en contraste totale avec l’aspect extérieur du bâtiment. Les petits yeux du paysan inspectèrent minutieusement la pièce tandis qu’un vieil homme à la mine défraîchie fit son entrée. « Assis-toi mon enfant. » « Oui M’sieur. » « On m’a dit que tu avais une lettre pour moi ? » « En effet, tenez. » Sur ces mots, l’énergumène lui donna la lettre que son interlocuteur prit la peine d’ouvrir.

Puis il y eut un profond silence. Un homme inquiet fit son apparition. Tokichiro le jaugea du regard, tandis que Mataemon semblait ne pas y prêter attention.
« Tu remercieras Muneyoshi pour ces félicitations pour le mariage de ma petite-fille, j’aimerai à l’occasion pouvoir lui rendre visite mais ma santé actuelle ne me permet pas de me déplacer. » Mataemon accompagna ses remerciements par un sourire bienveillant. Il semblait comme… diminué aux yeux de l’apprenti samouraï. « D’accord ! Je m’en vais alors ! » « Allons allons, tu es pressé ? Tu viens bien d’Ekinichi non ? Ca fait une trotte, tu ne vas quand même pas partir en pleine nuit. » « Ca m’est égal. » « Dans les environs, il y’a des renards. Veux-tu être ensorcelé par un renard ? » « Non merci ! » « Hé bien je vais te dire ce que tu vas faire. Puisqu’il est si tard, pourquoi ne pas dormir un peu, là, dans une chambre d’ami juste à l’étage de dessus, et rentrer dans ton village demain ? »

Devant la gentillesse du vieil homme, l’enfant abdiqua « D’accord ! » puis on lui fit signe de sortir de la pièce. On conduisit le jeune Tokichiro dans sa chambre mais sa curiosité enfantine l’amena à coller son oreille sur le plancher pour écouter ce qu’il se disait en bas. « C’est terrible, ils viennent de plus en plus souvent maintenant ! La population est terrorisée et affamée ces deux effroyables Yokaïs prennent tout notre poisson ! C’est à peine si on ose sortir la journée de peur de croiser ces monstres !» « Je sais, je sais… calme toi Misaki. » « Ca va faire plus d’une semaine qu’on a envoyé notre messager à la capitale et aucun renfort n’a été envoyé. » « Misaki, pour l’instant tout ce que nous pouvons faire c’est attendre alors calme toi. Tu crois que je ne me fais pas de souci pour le village ? J’enverrai une autre missive à Geki et nous avisons ensuite. »

La détresse perceptible dans le timbre de la voix du vieux Mataemon heurta au plus profond la sensibilité de Tokichiro. Il aurait tant voulu aider ce village, intimement persuadé que c’est ce qu’aurait fait n’importe quel samouraï. Toute la nuit, l’enfant cogita….

« Où suis-je ? » s’exclama Tokichiro en se frottant les yeux. Il se leva d’un bond et courut au-dehors. Le soleil de l’après-midi n’était pas au rendez-vous. Au lieu de ça, le temps était maussade, on eut dit que le ciel se mettait à pleurer. Il se rendit à la loge où le garde était en train de déjeuner « Ah tu es enfin debout ! » « Oui M’sieur. Je suis sur le départ… » « Tu es bien pressé, petit dormeur !  Tiens tu ferais mieux de manger d’abord un morceau. Il y en a assez pour deux. »

Tokichiro remercia le garde et partit manger seul dans la cour principale de la résidence, bien à l’abri sous une gouttière. Et tandis qu’il ingurgitait sa nourriture à grands coups de baguettes, il considéra le ciel avec une pointe de méfiance.



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Shigeru Juubei

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MessageSujet: Re: Ashi-naga et Te-naga [Feat Shigeru Juubei] Lun 9 Sep - 3:59


« Bien ! M’y voilà enfin. Mais où est le Yokai ?! » prononça Juubei pour lui-même.

Les poils de son bouc crissèrent alors sous ses doigts. Il se grattait le menton avec une expression perplexe et soucieuse en regardant l‘horizon des ponts et des habitations de bois. On lui avait bien certifié qu’il y avait un Yokai à faire bouger dans cette ville et que ce devait être une gigantesque créature. Un soldat exécutant ses fonctions sur les terres de Kousen lui avait bien parlé d’un monstre fait de deux monstres, haut d’à peu près six mètres, alors pourquoi ne le voyait-il pas ?!

« Euh… »

Il considéra son jeune subalterne, craignant de s’être finalement déplacé pour rien. Il était là pour remplacer un Taii qui avait fait une très mauvaise chute de cheval et qui était donc immobilisé pour une bonne période dans son futon. On était venu le chercher pour commander les troupes, et il s’était fait à l’idée qu’une grande bataille contre un monstre agressif et borné allait se dérouler ici et maintenant. Mais là, rien. Rien que quelques nuages menaçants très habituels sur les terres Kenshu, quelques passants tranquilles. Non, absolument rien de choquant.

« Si je n’avais pas été si dépité, j’aurais bien ri, soldat. »

Il disait cela d’un ton neutre, essayant de paraître le moins effrayant possible en voyant que le petit homme était déjà très nerveux. Mais ses manières pour sembler conciliant faisait suer de plus en plus le jeune guerrier à sa droite. Ouais, une armoire à glace, ça impressionne toujours, surtout quand il est énervé, et comme on ne remarquait pas l’énervement chez lui, ni même l‘incompréhension, Juubei avait vraiment de quoi faire peur. Pourtant, il s’exerçait de tout son petit cœur à paraître comme le père modèle et protecteur. Ah, ces jeunes…

_« Je vous assure que je l’ai vu, colonel ! Je n’aurais tout de même pas fait tout ce chemin jusqu’à vous !» se plaignit le jeune combattant, une lueur de détresse dans les yeux.

Ah oui, tout ce chemin, ça faisait tout de même huit heures de route aller.

_ « Si ce n’est pas ça, c’est que le Yokai a fini par partir de lui-même. Tant mieux. Je rentre à Geki. »

Clair et expéditif. Juubei était déjà en train de manœuvrer sa corpulente monture pour  faire volte-face et partir. Il avait la désagréable impression d’avoir été roulé. Bon sang, est-ce que Gekigami appréciait tellement se moquer de lui ? Le soldat l’appelait et l’appelait encore. Juubei se gratta la nuque. Bon, il avait beau ne pas comprendre grand-chose, il allait quand même mettre fin à ses pleurnicheries et accomplir cette mission qui, alors là, partait très très très très mal. Allons, allons, quand on a touché le fond, on ne peut que remonter.

_ « D’accord, d’accord. Trouvons une auberge, que je recueille les témoignages des habitants. »

La jeune recrue montra enfin une mine réjouie, enfin. Juubei soupira à sa suite lorsqu’il engagea son cheval derrière le sien. C’était un tout petit soupir. Il faisait quand même preuve de bonne volonté, il en allait de sa réputation.

Peu après, Ils pénétrèrent tout deux dans une très petite auberge de quatre ou cinq tables. On était en fin de matinée. Il y avait surtout de la picole. Ô Joie. Juubei prit sur lui, comme d’habitude, et se dirigea droit vers une femme un grand regard stressant qui astiquait le comptoir en clignant des yeux. Le jeune samouraï qui accompagnait son Taisa regardait la grande perche qu’il était se pencher vers celle-ci, planté à l‘entrée avec gêne. Apparemment, Ils ne comptaient pas s’éterniser. Ils n’aimaient pas trop l’odeur de l’alcool.

« Bonjour. Je vais être bref. Avez-vous remarqué la présence d’un très grand Yokai dans les environs ? »

Juubei n’était vraiment pas à l’aise. La fille le regardait avec une expression de surprise. Elle lâcha soudain avec un sourire enjôleur :

_« Je vous le dirais si vous me prenez du sake. Vous n’êtes pas d’ici, je me trompe ? »
Ce n’était pas le moment.
« Euh, oui, effectivement. Je suis de l’armée, comme le prouve mon Haori. Je viens de la capitale. Alors pour vous débarrasser aussi vite que nous le pouvons de ce Yokai, il va falloir m’informer rapidement. »
Ah…Il commençait à s’échauffer. Il commençait à devenir bien sec. Elle avait l’air de n’en avoir rien à faire. Elle continuait avec le même sourire:
« Prenez de mon sake. C’est le meilleur de la région !»
_ « Bon bon… »

Il n’était vraiment pas bon, mais elle avait enfin craché le morceau alors que Juubei s’efforçait de ne pas grimacer. Il y avait donc bien eu une créature, ici. La fille lui dit même qu’ils étaient deux, l’un avait de très longues jambes et l’autre de très longs bras et ils se déplaçaient toujours ensemble.

« Ils piochent dans notre poisson, ils mangent même les filets ! Le pire, c’est qu’ils ont détruit plusieurs ponts en marchant dessus… »
_ « Et pourquoi je ne les ai vu nulle part s’ils sont assez gros pour détruire des ponts ? »
Pas de réponse.
Avec crainte, il lut la malice dans ses yeux.
_ « Prenez de mon sake, je vous le dirais, monsieur le samouraï ! »


*


Quelques heures plus tard, ils étaient toujours au même point bien qu’ils aient écumé les routes pour récolter des informations une bonne partie de l’après-midi encore. Les habitants n’étaient pas très bavards pour la plupart, mais ils avaient bien trouvé des vieux contents de raconter leurs vies pendant des heures en les invitant prendre le thé. Ils avaient la peau du ventre prête à éclater lorsqu’ils gagnèrent deux chambre dans une auberge un peu mieux fréquentée que les précédentes.

Mais alors que Juubei allait fermer les écrans pour se prémunir du froid de la nuit, une vision d’horreur surgit de son champ de vision. Là, au loin, un Yokai démesuré courrait pour se rapprocher de la ville à une vitesse fulgurante. Il n’était pas loin lorsqu’il s’arrêta enfin et s’empiffra de sable, de filets, de poissons et de coquillages. C’était la panique au dehors. Les gens courraient se terrer là où ils le pouvaient. Même les gardes s’enfuyaient à toutes jambes. Dans son empressement, ce monstre venait de  faire un trou béant dans la muraille de la ville !

Ni une, ni deux, Juubei quitta l’auberge pour aller à la rencontre de ce monstre. Il ne pensait pas se battre tout de suite, conscient qu’il fallait s’y mettre à plusieurs pour l’abattre. Il voulait seulement jauger le danger. Bien sûr, il avait peur. Cependant, ce n’était rien que des craintes habituelles. C’était fatigant mais grisant en même temps. Il déboucha donc à quelques mètres sécuritaires du géant à deux têtes. Il se tenait tout de même prêt à courir si la créature se montrait hostile.

« Yokai ! Je me présente à toi en tant que Shigeru Juubei, Taisa du clan Kenshu. Pour le bien des terres humaines et pour la paix relative entre nos deux peuples, je te demande de bien vouloir partir d’ici ! »

La créature ne semblait pas entendre, elle se goinfrait et se goinfrait de sable. Encore, encore et encore. Une bouchée pleine de boue engloutie dans une bouche qui n'avait rien de désirable, une autre dans la seconde en bavant sur sa peau pâle comme celle d'un cadavre. Pendant ce temps, des habitants ayant trouvé des cachettes non loin prenaient Juubei pour un fou.

« Hé oh !! » fit-il.
« Hé ! » recommença-t-il, moins convaincu.
« Hé-eh… D’accord. Je suppose que tu n‘es pas doué d‘ouïe ou que tu ne me comprends pas…»

Et comme la bête ne réagissait toujours pas, il s’assit là, obéissant à une pulsion puérile. Le Taisa était vraiment embêté. Il ne voulait pas se résoudre à abattre cette créature mais en même temps, il ne voyait pas comment lui dire de partir. Mais le trentenaire était résolu d’accomplir cette mission coûte que coûte. Alors, et c'était bien sa veine, une pluie diluvienne chuta des nuages noirs.
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Kagome Katsuya

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MessageSujet: Re: Ashi-naga et Te-naga [Feat Shigeru Juubei] Mer 23 Avr - 20:26

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Ashi-naga et Te-naga [Feat Shigeru Juubei]

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