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 Okaruto Kasumi

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Okaruto Kasumi

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Mort

Messages : 351
Date d'inscription : 15/09/2013

Feuille personnage
Age: 24
Titre: Dame Okaruto
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MessageSujet: Okaruto Kasumi Lun 16 Sep - 0:32

Suivi : http://saigoseizon.forumgratuit.fr/t300-okaruto-kasumi


NOM COMPLET
☼ Nom :: Okaruto
☼ Prénom : Kasumi
☼ Surnom : A créer.

☼ Âge : 24 ans
☼ Sexe : féminin
☼ Statut : Dame
☼ Arme(s) : Un Hankyuu d'apparat, un autre pour l'entraînement.





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Pouvoirs et Caractéristiques

Larmes incertaines

Tant que Kasumi a à portée de ses doigts de l'eau, elle possède la capacité d'invoquer une brume légère qui apaise ou attriste ceux qui sont à ses cotés (moins de trois mètres) selon son désir. Cela se traduit par une bouffée de calme ou par un bref excès de mélancolie.
A double tranchant, le pouvoir lui provoque de graves migraines.

Évocation brumeuse


La Dame Okaruto peut faire s'élever de la brume qui obscurcit pratiquement toute vision dans et à travers le rayon, rendant bien difficile les attaques à distance sur sa personne et gênant celles au corps-à-corps.Le "rond de brume" a approximativement 3 m de diamètre et se déplace avec elle. Il dure maximum cinq minutes.

Il vaut mieux pour Kasumi ne pas utiliser ce pouvoir : la brume qu'elle crée s'infiltre chaque fois un peu plus en elle et recouvre son regard. Plus elle utilisera ce pouvoir, plus vite elle finira aveugle. L'utilisation du pouvoir la fatigue beaucoup et elle est moins concentrée par la suite.


Caresse meurtrière

Kasumi a la possibilité d'utiliser la brume comme une arme meurtrière, mais chaque fois qu'elle le fait cela puise dans ses ressources physiques et la plonge dans un état étrange.
Elle peut modifier une brume déjà présente pour la transformer en "armes" aussi tranchantes qu'un couteau. Malheureusement, elle ne contrôle rien : elle ne peut faire apparaitre directement de brume à part en utilisant un autre de ses pouvoirs, elle ne peut choisir qui blesser avec car tous ceux qui pénètrent dedans finissent par hurler de douleur.
La "caresse" est faite en effet de milliers de mini-éclats. Imaginez qu'on vous pique partout avec des aiguilles miniatures et invisibles mais superbement aiguisées...

L'effet du pouvoir dure autant qu'elle le souhaite avec un maximum de 10 minutes. Chaque minute passée concentrée sur le pouvoir correspond à deux heures de sommeil comateux nécessaire plus tard pour récupérer. Dès la fin du pouvoir, Kasumi devient chancelante et incapable de trop gros efforts. Plus elle tarde à s'enfoncer dans le sommeil pour guérir, plus elle devient incapable de marcher droit ou se concentrer. La concentration demandée pour mettre en place sa caresse est telle que la dame est vulnérable durant l'utilisation et donc après.




☼ Physique :

Après un bain parfumé aux fleurs de cerisier pris au réveil lorsqu'elle n'est pas en voyage, on applique sur sa peau pâle les crèmes les plus chères sensées la faire sentir agréablement et éviter tout vieillissement prématuré. Chaque fois ensuite, on peigne sa chevelure qui lui arrive aux fesses et on la relève en un chignon sophistiqué. Le maquillage, léger, qu'on lui fait subir par la suite ne prend que peu de temps et lui donne du baume au cœur : on ne la colore pas comme une courtisane, mais uniquement pour souligner davantage sa bouche ronde et ses grands yeux calmes. On camoufle avec art la petite cicatrice sur son épaule droite. Puis vient l'épreuve du kimono et ses mille étapes. Le rituel diffère peu d'un jour à l'autre. Mis à part choisir les couleurs qu'elle aborde, Kasumi n'a rien à faire, rien à dire : les servantes se chargent de tout.
On l'habille en des gestes habitués et automatiques, enserrant sa petite poitrine sous beaucoup d'épaisseurs de tissu, moulant son dos en une posture droite et noble.
Ses fines chevilles ne souffrent plus, comme lorsqu'elle était enfant, de ce manège incessant. Elle se tient maintenant fermement debout sur ses chausses sans se plaindre de toutes ces attentions dont elle se passerait bien. De taille moyenne, la dame n'a jamais appris à aimer son corps et les compliments flatteurs la gênent furieusement. Ne lui a-t-on pas répété sans cesse enfant que sa chevelure, rivière blanche ondulante, n'avait aucun charme ? Et que son nez mutin était presque provoquant ?

Toute perle possède, au milieu de ses charmes, un défaut plus ou moins visible et il en va de même pour les hommes et les femmes.
Kasumi est ravissante, mais la chose qui marque réellement chez elle, outre son port altier et ses manières devenues irréprochables sont donc ses longs cheveux blancs et ses yeux d'un rouge sang. La dame est albinos, maladie bien rare et cruelle.

Nul, outre un médecin et sa kannushi ne le sait, mais elle devient aveugle. Sa vue se trouble et, depuis bien longtemps, elle ne perçoit plus certains détails et la lumière trop forte la distrait. Le docteur est pessimiste : il y a fort peu de chances que cela s'améliore, mais toutes que son état se dégrade. Tôt ou tard, elle ne pourra plus compter que sur ses autres sens...




☼ Caractère : Habituée fort tôt à n'être qu'une poupée que ces messieurs peuvent contempler et considérer comme un meuble du foyer ou une jolie petite idiote, Kasumi n'est à l'extérieur que façade douce et calme, ouverte et gentille.
Son sourire de convenance plaqué sur les lèvres, elle joue son rôle avec grâce, essayant de mettre à l'aise tous ceux qui daignent l'entretenir ou travailler pour elle.
Aucun ne sait que bout parfois au fond de son regard brûlant une envie d'évasion qu'elle emprisonne de son mieux. Elle ne se sent pas à sa place, pas digne de servir leur kami en temps que Dame. Ceci explique aussi une partie de son amabilité et le fait qu'elle use peu de colères pour se faire respecter. A la force de l'agacement elle préfère la sagesse de la réflexion et elle n'hésite pas à prendre des jours pour se décider sur un fait ou un autre, après moult explications.

Comme tous, il lui arrive parfois d'avoir des intuitions ou des envies soudaines. Même si elle se maîtrise assez bien, de temps à autres, quelques bizarreries lui échappent. Son courroux est célèbre, car presque invisible. Nul, depuis qu'elle est au pouvoir, n'a jamais vu la hargne la défigurer. Cependant, pour en avoir été victimes, certains peuvent dire qu'elle est bien comme tous les autres humains : pleine de sentiments violents. La transformation entre une Kasumi neutre et une Kasumi en colère est subtile, mais présente.
D'abord, son regard se rétrécit un peu. Ses mains apparaissent légèrement crispées et ses phrases se font plus courtes. C'est dans ses propos que l'on sent le mieux son mécontentement et l'on craint ses châtiments. Elle peut devenir presque méchante si une chose lui déplait fortement.
Nonobstant cela, c'est dans l'intimité qu'elle se déchaîne véritablement. Une fois seule, sans servantes ou gardes à ses cotés, la dame se laisse aller. La lune veille sur ses larmes, ses rires secrets. Autant elle est de glace de jour, autant de soirée le brasier qui la consume est grand. Les étoiles pourraient décrire son sourire sincère qui fait briller quelques audacieuses lueurs dans son regard.
C'est un appel au secours que ces émotions lancent quand elles se montrent. Le poids de son travail est bien lourd sur ses maigres épaules.

Si le fait de devenir peu à peu incapable de percevoir effraye Kasumi, elle le cache fort bien comme la plupart de ses sentiments. Que se passera-t-il une fois ses yeux morts ? Même si le mensonge par omission lui brûle la langue, elle donne à chacun l'impression que tout va bien et retarde le moment de demander de l'aide. Tant qu'elle sourit, son monde continuera de tourner, n'est-ce pas ?
En attendant, son but est simple : elle souhaite la paix, aussi bien pour elle que pour ses gens et fera tout en ce sens, quitte à préparer la guerre. Ayant à cœur les intérêts de ceux habitant sur les terres Okaruto, elle met l'accent sur l'armée et l'enseignement. La pratique d'arts est plus qu'incitée.

Comme toute demoiselle noble, Kasumi sait tenir une maison même si elle n'en a plus le temps ou l'utilité, se tenir parfaitement entourée de nobles, lancer une conversation oisive et manier en particulier l'Hankyuu. Les autres armes demandant à ses yeux davantage de dextérité qu'elle ne possède, elle favorise grandement l'exercice de cette arme-là au détriment de toutes les autres. Elle a appris, au fil du temps, à gouverner. Cependant, les décisions déchirantes que cela implique restent parfois fort dures à prendre et la mettent au supplice. Si ses songes sont peuplés de cauchemars liés à l’Épreuve, beaucoup se mélangent avec les efforts qu'elle a dû fournir pour tenir sa place ces huit dernières années.

Elle n'a jamais aimé qui que ce soit réellement, humainement parlant. Si son affection pour ses parents ou certaines des vieilles domestiques est réelle, elle reste fort mesurée. Il ne s'agit pas d'amour et elle ne comprend pas ce sentiment, plongée dans une profonde solitude liée à son rôle. Chaque être qui l'entoure est remplaçable même si au fond de son âme elle demeure une petite fille en manque atroce d'affection. Étouffée dans l’œuf durant son enfance, cette fibre-là a juste beaucoup beaucoup de mal à s'exprimer. Éternelle insatisfaite, Kasumi ne trouve donc de repos que dans trois choses. La prière et son adoration de leur Kami sont les deux premières : elle lui voue une vénération sans limite et le prie à chaque coucher, le remerciant pour sa divine bonté. Il est tout à ses yeux : ce père qu'elle rêvait d'avoir proche d'elle, ce frère pétri de gentillesse et de fermeté, cet être qu'elle peut aduler sans craindre d'y perdre un bout d'elle, puisqu'il lui appartient déjà.
La troisième est futile et décadente, mais personne, hors une nourrice, n'en n'a connaissance.
Lorsque la raison apparait lui échapper, Kasumi dans l'intimité de sa chambre danse. Non de véritables ballets ou des pas appris par des maîtres, mais ce qui passe dans sa jolie caboche. Elle esquisse des mouvements incertains, emplis du reste de son innocence et l'effort physique davantage qu'autre chose l'apaise.

Elle sait ce que signifie le mot "loyauté" et restera fidèle à son clan sans doute à jamais : l'éducation qui l'a construite en a fait une parfaite petite servante dévouée.


HistoireN'attendons pas d'être heureux pour sourire, sourions plutôt afin d'être heureux.

L'histoire de Kasumi n'a de notable que peu de choses. Cadette d'une famille aisée et éduquée, elle naquit troisième. Lorsqu'elle poussa son premier cri, son père lui soupira de désespoir. Une fille de plus... Sa femme était-elle maudite pour ne l'avoir ainsi doté que d'un fils ? Voilà qu'ils possédaient une troisième bouche à nourrir qui n'avait d'intéressant que le futur mariage que l'on pouvait lui faire faire. En l'honneur de leur Kami, ils lui offrirent le nom de Kasumi et la confièrent aux domestiques.
Le regard de braise du bébé angoissa les servantes davantage que le duvet blanc qui lui poussa sur le crâne dans les semaines qui suivirent. Il est fort courant que les cheveux d'un petit changent de coloris au fur et à mesure du temps, mais guère les yeux.

On fit venir les médecins tandis que les femmes chuchotaient. L'enfant était malade, c'était une certitude. Sans doute mourrait-elle sous peu. Les mauvaises langues comprirent leur erreur quand les années passèrent. Un an. Deux ans. Trois. Kasumi s'accrochait à la vie. Heureuse et naïve, elle grandissait, la petite poupée, entourée surtout de nourrices. Les vipères reprirent leur souffle et murmurèrent qu'elle était maudite. Son jeune âge lui permit d'échapper encore quelques temps à leur venin, mais bientôt, lorsqu'elle devint capable de raisonner, elle s'aperçut avec angoisse que ceux qu'elle nommait "Mère" et "Père" ne lui permettaient d'approcher que rarement.
La demeure était grande. La nurserie suite à sa naissance angoissante avait été écartée des chambres de ses ainés.
Elle ne croisa que peu son grand-frère devenu apprenti auprès d'un illustre homme de lettres. Quant à sa sœur, bien davantage proche de son âge, si elles réussirent à se rejoindre pour jouer quelque peu, on ne lui permit plus de l'importuner dès qu'un adulte les surprit. Laissée à elle-même, Kasumi grandit donc entourée de vieilles bonnes qui ne restaient pas longtemps à son contact.
La plupart, fort crédule, craignait une quelconque malédiction et demandait à être relevée au bout de quelques semaines à peine...

Parce qu'elle avait reçu un prénom en l'honneur de leur Kami, les pères de l'enfant ne purent se résoudre à l'abandonner. On fit donc venir des précepteurs pour la petite sitôt qu'on s'aperçut qu'elle savait être sage. Les professeurs ne restèrent guère davantage, mais au moins apprit-elle à se tenir convenablement. Ils furent remplacés chaque fois qu'ils disparaissaient et l'enfant ne trouva le courage de s'attacher à aucun. Le manège des visages lui était déjà compréhensible et, peu à peu, prêtant l'oreille aux chuchotements des gouvernantes, elle comprit qu'elle était la cause de tout. Son apparence particulièrement.

Sa vie sous l’œil implacable de nounous sèches la fit devenir rêveuse et bientôt, elle s'échappa dans un monde fabuleux où les amis ne manquaient pas. Sept ans. Huit ans. Ses joues rondes avaient la douceur de la soie. Nul ne trouvait rien à redire quand elle s'asseyait dans le petit jardin sur un banc, sous une ombrelle et songeait que les arbres parlaient, que les fleurs dansaient et que la brume lui chuchotait des mots doux. On ne s'étonna que peu de son manque d’intérêt pour l’extérieur de la maisonnée, même si elle accompagnait, parfois, les laquais faire de menues courses. Les adultes, implacables monstres, se fichaient de ce qu'elle faisait tant qu'elle demeurait silencieuse, douce, obéissante et priait bien comme il le fallait.

On réprima les pensées coquettes qu'avaient toutes les petites filles de son âge, lorsqu'elle demanda, de sa voix gracile et ingénue, des poupées et de jolies barrettes.
Si ses kimonos d'enfant étaient de bonne fabrication - après tout il fallait qu'elle fasse honneur à son nom si on la voyait par erreur-, elle n'était ni choyée, ni trop gâtée. C'était à peine si l'on prenait de ses nouvelles au sein de sa propre famille. On s'assurait, simplement, qu'elle faisait bien ce qu'on lui demandait. Père la faisait venir dans une pièce bondée de parchemins cinq fois par mois afin de vérifier ses connaissances. Mère la forçait à participer à des réceptions de thé où les seuls hôtes étaient des membres du personnel payés. Il n'y avait personne de son âge. Lorsqu'elle chercha à insister pour obtenir quelques cadeaux que son cœur crédule réclamait à grands cris comme preuves d'amour, ses fausses tutrices achetées pour garder un œil sur elle l’initièrent au malheur de la baguette. De petites tapes qui lui parurent à l'époque plus violentes qu'un ouragan sur son postérieur plus tard et elle ne reparla plus de ses souhaits. Ce fut ainsi qu'on fit disparaitre toute idée de révolte qui put suivre aussi.

Elle continua à vivre, enfermée dans les quartiers qui lui étaient réservés comme dans une cage dorée. Elle ne manquait de rien, si ce n'était de tendresse. Elle avait les meilleurs mets, de jolis habits, mais pas plus d'amis que de confidentes et sa solitude lui faisait perdre le peu de confiance qu'elle pouvait avoir en elle. Soucieuse d'attentions, même si elle se refusait à l'admettre, elle mettait tout son cœur dans les études. Ses parents l'aimeraient-ils davantage si elle devenait cultivée ? Ah, qu'elle l'espérait.
Les rares visites de grand-frère lui faisaient découvrir un étranger charmant qui étudiait consciencieusement. Si elle n'avait que le droit de le saluer, elle éprouva pour lui le plus grand des respects en voyant avec quelle chaleur il était traité par les plus anciens.
Laide à son regard troublé, elle priait, ingénue, chaque nuit, pour qu'un jour elle soit autant chérie.


Douze ans. Treize ans. Grande-sœur fut envoyée dans une autre maison en grandes pompes pour des raisons obscures et Kasumi se débattait avec son corps qui changeait. Ses fesses avaient grossi. Non, elles s'étaient arrondies. Son visage juvénile avait perdu de ces rondeurs si caractéristiques des toutes petites. Ses yeux lui paraissaient plus grands. Était-ce bien un début de poitrine qu'elle voyait sur son torse, le matin, quand elle se levait et se déshabillait ? On lui avait appris depuis toujours qu'il fallait respecter son corps, même si il était horrible. De lui naitraient, peut-être, plus tard, des bébés. Du moins si on lui trouvait un mari... Ses yeux commençaient déjà à se fatiguer vite. Elle ne voyait pas certains détails minuscules, ce qui donnait, à certaines pièces, un air légèrement trouble propice aux rêveries.

Quatorze ans. Elle sortait rarement. Ce jour-là, l'une de ses nourrices l'avait mise à la porte en lui donnant l'ordre d'aller chercher un peigne pour elle auprès d'un marchand au centre-ville. La petite bourse en main, songeuse, elle s'engagea donc sur les allées. Depuis six mois, on lui donnait des leçons de maquillage et elle commençait à bien se débrouiller.
Elle avait reçu, pour son anniversaire, un Hankyuu. Si cela faisait cinq ans qu'elle apprenait à s'en servir avec divers maîtres, elle était heureuse d'en avoir enfin un à elle. Elle ne vit pas, perdue dans son monde merveilleux peuplé de rêves et de désirs, sa future Kannushi avoir sa première révélation. Elle n'entendit pas les murmures naissants sur son passage par la suite. Non. La seule chose qu'elle perçut fut, le lendemain, un inconnu venir la chercher en faisant preuve de beaucoup de respect.

En moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, sa vie changea. Voyages. Présentations à mille autres visages inconnus. Encore des voyages. Nouveaux professeurs éminemment érudits. Kimonos majestueux, bijoux de rêve et jouets délicats. On lui accorda encore plus, niveau matériel et spirituel, qu'elle n'avait eu jusque là. Mais toujours pas de sentiments. On ne voyait en elle que la peut-être future Dame. Tous ceux qui l'approchaient avaient un souhait ou un autre, mais personne ne s'occupait des siens. On voulait une faveur. On quémandait son attention, mais on ne lui proposait rien que des mensonges flatteurs. Elle se fit avoir un peu, jusqu'à ce qu'elle comprit. Le temps s'écoula aussi vite qu'un soupir. Il lui parut n'avoir vécu qu'une minute lorsqu'elle se retrouva à l’Épreuve, devant ce qu'elle supposa être son Kami.
L'expérience fut étrange et source de mauvais songes qui encore aujourd'hui rident son front de désespoir. Elle n'en parla jamais. Il y avait, dans ce qu'elle avait subi, un malaise qu'elle estimait personnel. Qui donc ne se moquerait pas d'elle si elle estimait avoir tout raté et que sa déité lui avait quand même offert la place de Dame en la laissant vivre ?
Qui lui dirait qu'elle n'avait plus à s'en faire quand IL lui avait montré la guerre, le sang, la désolation au travers d'un horrible cauchemar et l'avait laissé chercher comment sauver les blessés, arrêter ce massacre irréel ? Elle n'avait pas trouvé comment faire tout stopper, mais elle avait allié ses efforts à ceux des gens qu'elle croisait. Elle avait apporté son aide aux soins quand elle n'y connaissait rien, avait eu un mot de réconfort pour chacun. D'autres auraient dit que sa présence avait apporté un rayon d'espoir. Son cœur pleurait quand elle souriait pour remonter le moral à un soldat qui avait perdu ses jambes. A une enfant qui demandait sa maman tuée... L'ennemi n'avait pas de noms. Pas de visages. Mais les gens autour d'elle souffraient et elle-même ne savait comment ne pas rendre inutile le deuil de tant d'innocents.
La scène changea alors qu'elle se creusait la cervelle au bord du désespoir. On lui présenta d'autres inventions faites pour tester sa ligne de conduite, sa manière de rendre justice et tant d'autre choses encore.

Il lui parut, après chaque intermède, n'avoir rien pu faire correctement. La gamine choquée par les atrocités qu'elle croisa dans les méandres de ce sommeil dont elle n'avait pas conscience finit tout de même par se réveiller. Seule marque de tout ce qui s'était déroulé, une petite blessure sur l'épaule apparut.

Elle avait seize ans. Et, suite à sa sortie de La Salle où avait eu lieu l’Épreuve, elle fut considérée comme la nouvelle Dame. Les cérémonies se succédèrent sans qu'elle ne dise un mot, rendue muette temporairement par l'horreur de ce qu'elle avait vécu. Il fut décidé, au sein de sa famille, que sa Mère serait envoyée auprès de l'Empereur et elle la regarda partir physiquement autant qu'elle l'était déjà mentalement. Pas une larme ne coula pour ce sacrifice qu'elle ne comprenait pas.

La première année en temps que dame fut difficile. Entre les réminiscences et les réponses qu'on attendait d'elle et dont elle n'avait pas idée, elle ne savait plus où donner de la tête. Elle finit par s'affermir, par trouver du courage dans une réserve qu'elle ne songeait pas posséder. Chaque nuitée, elle prit l'habitude de prier et de relâcher ces sentiments lourds qu'elle avait dû refouler la journée. Ce fut par tout hasard qu'elle trouva la danse comme exutoire.

Plus que jamais, son apparence devenait primordiale et elle le savait. Si elle paraissait perdue, ses conseillers régleraient tout à sa place et elle ne pouvait faire une telle offense à leur Kami. Suivant les leçons qu'elle avait retenu de son enfance, elle se composa donc un masque charmant et délicat.

Elle lia avec sa Kannushi une relation respectueuse et l'écouta davantage. Grâce en partie à ses conseils parfois éclairés et à ceux des autres, elle trouva ses marques. N'ayant guère le temps de s'occuper de l'égo de son Père et de ses ainés, elle ne chercha pas à avoir leur approbation pour, sans doute, la première fois de sa vie. Elle continua simplement à tenter de faire de son mieux. Cependant, cette fois-ci ce n'était pas pour plaire à d'ingrats parents, mais à son Kami vénéré. Peu à peu, elle forma aux yeux de son peuple cette Dame ravissante, au sourire toujours présent et au verbe léger dont on causait parfois. Un peu tête en l'air soit disant. On lui attribua un, puis deux potentiels amants qui ne réchauffèrent jamais son lit. L'on proposa, lorsqu'elle atteignit 20 ans, qu'elle épousa quelqu'un pour améliorer leurs relations avec d'autres clans, mais elle rejeta l'idée. Elle n'avait pas le temps, ni l'envie, pour les plaisirs de la chair dont on ne l'avait que peu entretenue et elle refusait de dépendre d'un mari tant qu'il n'y en avait pas réellement d'utilité. Surtout d'un autre clan. Donner sa malédiction qui la rendait si affreuse à ses propres yeux à un innocent bébé ? Elle avait peur rien que d'y penser de s'y risquer.
Elle n'était plus une petite fille qui devait suivre les caprices de ses géniteurs mais la Dame et cela lui permettait, parfois, de choisir autre chose que le grain de riz qu'elle avait le droit de picorer. C'était là une liberté bienvenue, mais terrifiante pour quiconque n'y avait jamais gouté. Si comment la gérer ne fut point trop rude à apprendre, elle eut davantage de difficultés à l'accepter, mentalement. Elle voulait bien faire, toujours et encore.
Lorsqu'elle ne faisait pas partie des caravanes qui furetaient pour vérifier que tout allait bien sur les terres de son clan, Kasumi se reposait, légèrement, et profitait de ce répit insolite pour régler tant d'autres soucis. Sa santé avait moins d'importance que son Kami.

Quand elle rencontra pour la première fois Eiichiro Suzuka, celle-ci malgré son jeune âge lui apparut pleine de bon sens et elles se surprirent à parler des aspirations de leurs clans respectifs. Le même désir de pacifisme tiraillait les deux dames et les réunit. Leurs relations personnelles et diplomates se firent fort agréables. Nul question d'amitié, simplement une fois encore de respect.
Dernièrement, une question de la Dame Eiichiro inquiète toujours Kasumi. Qui est donc la personne qui se fait passer pour un ninja de chez eux et sème la panique ? Elle réfléchit à que faire pour régler le souci et songe de plus en plus à envoyer l'un des siens enquêter si elle obtient l'accord de sa collègue.

Les années passèrent donc tandis que la réputation de Kasumi se construisait. Pour assurer la paix, il fallait être prêt à la guerre. Aussi, sur les directives de ses gens d'armes commença-t-elle à faire grossir son armée. Aujourd'hui, huit ans après la cérémonie qui a fait d'elle la Dame, Kasumi est à peine davantage rassurée sur ses capacités qu'hier. Elle continue de prier son Kami, de vivre pour le bien du peuple qui vit sur les terres dont elle a la charge et ne demande rien au futur que de rester heureux et visible. Elle n'est pas vraiment heureuse mais n'est pas davantage malheureuse. Son travail bien que fort ardu est parfois plaisant et nécessaire. Tant qu'elle peut être utile à son Kami, elle compte bien continuer de l'être si là est sa volonté.





A PROPOS DE VOUS

☼ Prénom/Pseudo : Kasumi m'ira !
☼ Age : 25 +-
☼ Sexe : femme
☼ Expérience de rp : quelques années mais irl surtout
☼ La phrase mystère:Ok by Riyu
☼ Comment avez-vous trouvé/connu Saigo Seizon ? par hasard
☼ Donnez nous votre avis sur le forum (design, histoire…) : sympa comme tout
☼ Plutôt tarte aux fruits ou gâteau chocolat ? chocolaaaaaat !!!
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Kasuga Riyu

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Taisho

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Age : 23

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Age: 28 ans
Titre: Higashi no Ryuu
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MessageSujet: Re: Okaruto Kasumi Lun 16 Sep - 1:25

Re-bienvenue !

Alors, j'ai rien à dire. La fiche est bien écrite, on attend d'en savoir plus par RP avec impatience Smile
J'ai validé ton code et maintenant je valide ton compte.

N'oublie pas de rédiger ton profil personnage et ton suivi.
Tu peux dès à présent RP comme bon te semble !

Voilà pour toi !


Que se passe-t-il en ce moment sur Saigo Seizon ?

    Côté RP
    Les quêtes sont ouvertes. Les Yokais se montrent dangereux. Rends toi ici afin de gagner un point de compétence ou des points bonus.
    Les membres sont libres de créer des coutumes ici. Viens vite nous faire des suggestions !
    Une nouvelle section vient d'être créée: Les correspondances. Viens donc rédiger tes lettres !
    Tu peux à tout moment proposer des pré-définis ou bien des PNJs pour participer au contexte et au jeu de Saigo Seizon. Rends toi et ici.
    L'Event est en cours de discussion.


    Côté RP Hors Univers
    Viens t'amuser lors d'une visite dans un donjon pour le moins déjanté ! Entre donc dans le délire!


    Autres
    Tu t'y connais en Japon féodal ? Alors viens nous renseigner !
    N'oublie pas de voter pour le forum ! Tu recevras des gains en postant ici.



Et surtout, amuse toi bien sur Saigo Seizon !


L - M - M - J - V - S - D

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Okaruto Kasumi

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