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 La Nukekubi [Terminé]

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MessageSujet: La Nukekubi [Terminé] Sam 12 Oct - 19:58

Le corps de l’artificier gisait sans vie sur le pas de son échoppe, la tête, elle, se trouvait sur le comptoir, sa bouche était bourrée de tabac. Le cadavre était encore tiède et le sang qui semblait s’être répandu dans tout le magasin était déjà sec quant Genpachi arriva sur les lieux. La découpe qui avait séparé le corps en deux et probablement tué la victime, était loin d’être nette. Ce n’était pas une lame qui avait fait cela, on aurait plutôt dit les traces laissées par une bête sauvage. A coup de dents… Alors le vieil homme disait vrai…

L’Hatamoto était arrivé à  Raiu la veille avec comme mission de routine de contrôler les avancés en matière d’arme à feu et la vente de ces dernières dans la ville. Il semblait que les commerçants s’enrichissent un peu trop vite ici, ce qui avait attiré l’attention du seigneur Kenshu  et l’avait amené à dépêcher son garde pour témoigner de la situation.

Raiu n’avait jamais eu les faveurs de Genpachi, son statue de ville « échange » et de ville « arme à feu » rendait tout travail d’investigation très compliqué. Au moins au fil des ans avait-il réussit à développer un réseau de contacts assez fiable dans les environs. L’un d’eux est, ou plutôt était, le vendeur d’arme à feu en tout genre Kawamura Jin, un vieux bonhomme qui disait avoir inventé le rouet que l’ont commence à trouver un peu partout sur les teppo.  La vérité c’est surtout que le vieux Kawamura aurait bien put avoir inventé la poudre, ces connaissances se propagent si vite en Yokuni que personne ne sait plus d’où elles viennent exactement. En attendant l’artificier savait toujours tout de l’activité de la ville, sa boutique était l’une des plus importantes, et surtout il raffole de la kizami d’Hokori que Genpachi lui rapportait contre quelques renseignements. Raffolait…

Genpachi avait donc commencé son enquête par la « Poudrière Kawamura », en fin d’après-midi. La boutique se situait au bout d’une rue commerçante donnant sur la porte Est. Au moment où il s’apprêtait à entrer, une femme très élégante sortie, manquant de bousculer l’Hatamoto. Elle portait un kimono rouge et blanc aux motifs de hérons. Son obi noir, très peu serré, et ses okobo lui donnait un air de maiko mais son maintien ne mentait pas, elle n’avait aucunement reçu l’éducation de ces femmes. Son visage lisse et ses yeux qui dégageait une grande violence plurent tout de suite à Genpachi, tout à fait son genre de femme, belle et dangereuse. Il recula d’un pas et lui fit signe de passer la première.

« Veuillez m’excuser je ne regardais pas où j’allais et je ne m’attendais certainement pas à voir si belle femme sortir de cet endroit.
- Ce n’est rien, samurai. »

Le ton avec lequel elle insista sur le mot samurai le fit sonner comme un reproche. Elle passa devant l’Hatamoto sans lui laisser le moindre regard, se contentant de relancer un bout de son foulard en arrière, dévoilant un parfum envoutant à ce dernier. Belle, dangereuse, et snob, de mieux en mieux. Il ne les avait pas vus jusqu’ici, mais deux guerriers la suivirent de près. Ils portaient des chapeaux de paille de ronin qui cachaient la moitié de leurs visages et chacun avait un katana, lame vers le haut. Même si leurs kimono rendaient la distinction difficile, il sembla à Genpachi que l’un deux était une femme.

Genpachi regarda la femme en kimono s’en aller puis repris le cours de sa visite.

Le vieil homme était debout derrière son comptoir, la tête blottie dans ses mains. Il semblait avoir beaucoup vieillit depuis la dernière fois.

« Kawamura Ôsan, comment allez-vous ? »

L’homme releva la tête et regarda Genpachi sans trop le reconnaître, puis il sembla se souvenir et retrouva son sourire de commerçant.

« Genpachi-san ! Ca faisait longtemps. Encore besoin de renseignements j’imagine. Allez, demandes moi ce que tu veux, tu sais que je sais tout de cette ville et des armes à feu, c’est même moi qui ait inventé le rouet alors tu penses. Ah mais avant, tu as un cadeau pour moi ?
- Vieux brigand va, je t’en ramène de la même récolte que la dernière fois, désolé je suis pas retourné à Okaruto depuis.
- C’est pas grave, franchement elle pourrait venir de Kousen que je serais quand même content d’en avoir en ce moment. »

L’Hatamoto fouilla dans sa manche gauche et en sortit un petit sac en toile remplit de tabac qu’il lâcha sur le comptoir. Jin Kawamura sortit sa kiseru de sa ceinture et commença à sortir le tabac pour le fourrer dans la pipe. Ses mains tremblaient tellement qu’il n’arrivait pas à accomplir cette simple tâche. Un artificier ne tremble jamais… Genpachi le savait.

« Quelque chose ne vas pas vieil homme ?
- Ce…ce n’est rien Genpachi, ne t’en fais pas, je suis juste un peu fatigué.
- Kawamura-san, même endormit tu saurais fourrer ta pipe, dis-moi ce qui se passe. »

Le vieillard jeta alors un coup d’œil par-dessus l’épaule de Genpachi en direction de la sortie de son magasin.

« Quoi, c’est la femme qui vient de sortir, c’est ça ?
-  Viens par là. »

Il prit alors le guerrier par la manche et le conduisit dans l’arrière boutique où ils s’assirent sur des petits tonneaux remplis de poudre noire.

« Ils ne doivent pas savoir que je t’ai parlé, sinon je suis un homme mort. Depuis ta dernière visite, j’ai cette cliente qui vient m’acheter régulièrement des explosifs et des arquebuses en grande quantité. Enfin quand je dis acheté c’est manière de parler, elle ne me paye jamais la totalité et refuse de me rembourser. Et surtout elle m’interdit de signaler la transaction dans le registre.

Il soupira

Je sais plus combien je lui en ai vendu, mais bien assez pour armer une petite troupe. Et là elle vient à nouveau de m’en demander une demi-douzaine. Je lui ai dis que je le ferrais pas et qu’elle pouvait aller voir la concurrence, et là…

Ses mains se remirent à trembler.

Elle m’a menacé de me faire tuer par une Nukekubi.
-  Une Nukekubi, rien que ça…
- Rigoles pas Genpachi, t’es peut-être pas au courant mais il y a eu des disparitions dernièrement. Des gens ont entendus des cries stridents et le lendemain on apprend qu’une personne a disparue.
- Kawamura-san, je t’assure qu’il n’y a pas de Nukekubi dans les environs, je ne suis même pas certains qu’il y en ait encore où que ce soit.
- Je sais pas trop, mais même sans ça cette femme est dangereuse et je te promets je ne sais absolument pas qui elle est. Elle est arrivée à Raiu un jour comme ça avec ses deux pantins et personne ne sais où elle vit.
- Quand est-ce qu’elle repasse ?
- Demain soir à la même heure pour les explosifs, et dans cinq jours pour les arquebuses.
- Ecoutes Jin, je vais rester au moins une semaine à Raiu. Je repasserai demain un peu plus tôt pour l’appréhender et lui poser quelques questions. Si tu as un souci je suis à l’auberge Takahashi. On reparlera de ce qui m’amène quand tout ça sera réglé.»

Les deux hommes se séparèrent et Genpachi s’en alla vers son auberge alors que le soleil était déjà bien bas en face de lui. Il se prépara lui aussi une kiseru sur le chemin, bien que n’étant pas un grand consommateur, cela l’aidait à réfléchir.

La quantité d’arme que Jin avait vendue était trop faible pour un clan et trop grande pour un simple groupe de mercenaires. D’ailleurs cette femme ne ressemble ni à un officier ni à une mercenaire. Et franchement, une Nukekubi…

Genpachi n’était pas d’humeur à faire la fête, ou même à boire. Il monta tôt se coucher, sa journée de demain serait bien remplie. Ses rêves furent agités cette nuit là, il y revit la femme de l’après midi et son foulard rouge à l’odeur si douce. Dans son rêve elle était plus aimable et semblait même intéressée par l’Hatamoto. Ils discutaient devant la boutique de Jin Kawamura quand soudain il entendit un cri très aigue dans son dos. Ce son le réveilla en sursaut. Tout cela avait été si brutal qu’il ne savait plus si le cri l’avait réveillé depuis le rêve ou la réalité.
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MessageSujet: Re: La Nukekubi [Terminé] Lun 14 Oct - 19:26

La tête de Jin Kawamura détachée de son corps, le tabac qu’il venait de recevoir de l’Hatamoto coincé dans la bouche, le message s’adresser manifestement à Genpachi et il était clair « Mêles toi de tes affaires. »

A peine réveiller, le guerrier avait entendu la rumeur, le vieil artificier avait été assassiné dans sa boutique. Il avait accouru comme si courir pouvait changer quelque chose, mais il le savait déjà, Jin était mort et le cri qu’il avait entendu dans la nuit marquait le moment où ce dernier c’était fait attaqué. Une petite foule s’était amassée devant la « poudrière Kawamura », une jeune femme était en train de vomir son petit-déjeuner à la vue de la scène de crime. Genpachi comprit vite que le vieil homme était mort par sa faute, tué par une Nukekubi, au du moins c’est ce que les meurtriers essayaient de faire croire. La présence d’un Yokai aussi violent était difficile à croire.

Genpachi examina la foule, tous les visages étaient horrifiés. Jin était comme un monument du quartier, tous le connaissait. Certains regardaient le visage crispé ou pleuraient, d’autres se poser des questions.

"Pourquoi il a pas juste disparu comme les autres ? Pourquoi le corps est resté là ?"

*Il est là pour que je le vois…*


En tournant un peu plus la tête Genpachi put apercevoir la seule personne qu’il ne s’attendait pas à voir dans les environs à cet instant. La femme en kimono rouge de la veille, celle qui avait commanditait l’assassinat du vieil homme. Elle se tenait au croisement de la rue et regardait la scène d’un air placide. Genpachi bouscula la foule à coup d’épaule et se rue à sa rencontre. Elle sembla le reconnaitre et détala dans la ruelle adjacente, mais pas assez vite. L’Hatamoto furieux la rattrapa en très peu de temps, la saisissant par l’épaule il la plaqua le dos contre un mur. D’un geste précis il sortit son tanto, qu’il pressa contre le foulard sur la gorge de la jeune femme. Il dû lutter contre l’envie de simplement faire glisser la lame tant sa colère était grande.

"Pourquoi vous avez fait ça, hein ? Il ne méritait pas de mourir."

Les yeux de la jeune femme se remplir soudainement de larmes qui vinrent couler sur ses joues, toute violence avait disparu en eux. Genpachi relâcha la pression et elle tomba à genoux, se prenant la tête dans ses mains pour masquer ses sanglots.

"Arrête ça, ça ne marchera pas, je sais que tu l’as fait tué."

Les pleures ne cessèrent pas. Il prit le poignet de la femme en kimono rouge et l’obligea à se relever. A peine de nouveau sur ses jambes elle se pencha en avant et se blottit contre lui. Son odeur était toujours aussi douce.

"Je sais ce que vous pensez, mais ce n’est pas moi, je ne fais qu’obéir… vous…vous comprenez, ils détiennent ma famille.
-  Qui ça « ils » ? Les deux ronins ?
- Oui. Ils m’utilisent pour passer des commandes, menacer, ou extorquer des gens depuis des semaines maintenant. Je n’en peux plus. Ce vieil homme je voulais pas qu’il meurt, mais quand ils vous on vu avec lui ils ont décidé de le tuer."

Genpachi ne savait plus quoi penser. Il n’avait pas vu ce qu’étaient vraiment ces ronins et la jeune femme avait un regard sincère et tellement triste.

"Qui sont-ils ?
- Si je parle, ils vont me tuer aussi, moi et ma famille
- Si tu ne parles pas je te fais arrêter et ça reviendra au même. Dis-moi tout ce que tu sais.
- Pas ici, je suis certaine qu’ils ne sont pas loin, ils me surveillent toujours. Revenez ce soir à la tombée de la nuit au magasin  je vous dirai tout ce que je sais."

Genpachi écarta la jeune femme et baissa légèrement le foulard de cette dernière. Pas de marque, elle n’était pas la Nukekubi, ces créatures ne peuvent pas faire disparaitre les marques laissées par la séparation de leurs têtes pendant la nuit.

"Comment tu t’appels ?
- Megumi Hayashi, samurai-san
- Appels moi Genpachi. Megumi, si tu n’es pas là ce soir, je jure de te traquer, même à Kegare si il le faut, est-ce clair ?
- Ou… oui… je serai là."

L’Hatamoto quitta aussi vite la jeune femme pour retourner à l’auberge. Attendre que le soleil se couche serait difficile dans son état de nervosité actuel. Il avait décidé que la jeune femme n’était pas la coupable… pas une Nukekubi en tout cas. Il en apprendrait plus une fois la nuit tombée.

A peine le crépuscule venu Genpachi se dirigea vers la « pourdrière ». Il avait avec lui son Jumonji-Yari et son tanto caché dans son obi comme toujours. Megumi l’attendait à l’intérieur dans la pénombre du magasin. En le voyant arrivé elle se jeta contre lui et enfoui sa tête contre son torse

"J’ai eu tellement peur, j’ai cru que c’était eux."

Genpachi lâcha son Yari et la pris par les épaules dans une tentative de réconfort, elle avait encore peur se dit-il.

"Ne crains rien. Dis-moi tout ce que tu sais et je te jure de te protéger.
-Merci Genpachi-san, je.. je ne sais pas comment…comment vous remercier… "

Sur ces mots Megumi releva la tête et se mis sur la pointe des pieds. Ses lèvres touchèrent celles du guerrier, d’abord tout doucement, puis avec plus d’ardeur. L’embrassade était plaisante et la jeune femme se pressait toujours plus contre Genpachi. Ses mains vinrent se placer dans le dos du Hatamoto et commencèrent à desserrer son obi. Il gouta un dernier instant à ce langoureux plaisir avant de se résigner à comprendre. Il rapprocha sa bouche de l’oreille de la jeune femme.

"Tu sais Megumi, si il y a une seule chose au monde qui ne peut pas me tuer, c’est ce tanto que tu cherches."

Leurs deux visages se séparèrent et Megumi repoussa violement le guerrier, toute douceur avait disparu de ses yeux, ils avaient retrouvaient leur violence.

"Ralala, il faut vraiment que j’arrête de faire confiance aux belles femmes."

Certaines femmes sont plus belles une fois en colère, pas Megumi. Son courroux enlaidissait son visage au plus haut point. Ses ongles étaient devenus des griffes et le blanc de ses yeux était parsemé de vaisseaux rouges.

Genpachi voulu se baisser pour ramasser son Yari, mais à peine avait-il commencé à plier le genou qu’elle lui bondit dessus, griffe en avant. Il esquiva l’assaut mais la créature en profita pour sortir du magasin. Genpachi voulu la poursuivre mais déjà un nouvel adversaire se trouver devant la porte. L’un des deux Ronins, l’homme, se tenait immobile, l’empêchant de quitter la pièce. Le ronin ôta lentement son chapeau. Son visage était celui d’un homme banal, un guerrier sans aucun doute. Il porta la main à son katana, mais ne le dégaina pas aussitôt.

*Il prépare un Iaï.* se dit Genpachi. Le ronin fit un pas en avant, commença à dégainer la lame pointant le kashira vers la gorge de Genpachi, le prochain mouvement serait une découpe en diagonale, d’expérience il le savait et se prépara à la contrer. Mais la coupe ne vint pas, à la place tout ce que Genpachi put voir fut le crane du ronin se rapprocher de plus en plus vite alors que le corps ne bougeait pas. En une fraction de seconde le cou de l’assaillant s’était étiré jusqu’à atteindre la longueur d’un bras. L’Hatamoto reçut le coup au niveau du menton et tomba en arrière.

*C’était quoi ça ? Je croyais que l’assassin était une Nukekubi et je me trouve face à un Rokurokubi ? C’est quoi ce brodel ?*

Genpachi, dos au sol, entendit un cri strident à vous faire glacer le sang et rouvrit subitement les yeux pour voir qu’une tête lui tombait dessus. Celle d’une femme qui le fixait avec haine, des canines pointus prêtes à lui percer la gorge. Il roula sur le côté et évita de justesse la tête qui après avoir touché le sol disparu à nouveau dans la pénombre.

*Et maintenant voilà la Nukekubi. Deux Yokais, ici à Raiu ?!*

Le premier Ronin lui faisait de nouveau face avec un cou à taille humaine tandis que la tête du deuxième ronin restée cachée dans le magasin. C’est elle qui parla la première

"Roku, laisses le moi, retournes protéger notre seigneur, il ne faut pas la laisser seule."

Le guerrier yokai qui se faisait appeler Roku recula d’un pas et sortit du magasin en courant pour partir à la poursuite de Megumi, si tel était réellement son nom. Genpachi sentit qu’il ne fallait pas le poursuivre. Attraper la Nukekubi, la faire parler et venger Jin, voila ce qu’il devait faire.

"C’est toi qui a tué le vieil homme ?
- Il a pleuré quand j’ai enfoncé mes dents dans sa gorge, mais ne t’inquiètes pas il est mort bien avant que toute sa tête soit détachée du reste."

Le son de la voix de la Nukekubi semblait se déplacer à une vitesse incroyable dans la pièce. La main de Genpachi transpirait sur son arme, il ne savait pas où diriger son attention.

"Pourquoi vous achetez toutes ces armes ?
- Tu crois vraiment que tu es en position pour me poser des questions ? Des armes à quoi ça sert à ton avis ?"

La tête vola à quelques centimètres du sol et manqua de saisir la jambe gauche de Genpachi qui par un réflexe incroyable la leva au dernier moment.

*Je n’obtiendrai rien d’elle, ça suffit.*


Genpachi  mit un genou à terre, posa sa lance et dégaina son tantô. L’Hatamoto n’est pas le plus grand guerrier du clan Kenshu, ni son plus grand stratège, mais il reste un combattant de la foudre, et personne même un yokai ne se moque des Kenshu de la sorte. Il ferma les yeux, d’un geste précis planta la lame dans le sol et ouvrit son troisième œil. Ce pouvoir qu’il avait hérité en tant que membre du clan de Gekikami allait lui permettre de triompher de la Nukekubi. Quand les deux yeux de l’homme ne suffisent plus il les condamne un instant et ouvre le troisième, alors tout ce qui se trouve dans l’obscurité et vit, apparait clairement. Ainsi il vit la tête se déplacer dans son dos, prête à attaquer. Elle s’envola vers sa nuque, son attaque serait fatale. Gardant sa main gauche sur le tantô pour garder le troisième œil ouvert, il saisit sa lance de la droite.

D’instinct il sut où frapper. La pointe du yari se figea dans le front de la tête et abaissant l’arme il la cloua au sol. Le visage de la Nukekubi parut surprit. Du sang jaillit doucement de la plaie mais la lame l’empêcher de sortir. Genpachi maintint la pression et enfonça encore un peu la lance dans le sol.

"Je sais qu’on ne peut pas tuer une Nukekubi en la blessant à la tête, mais je peux te maintenir comme ça toute la nuit et au matin, pouf. Alors maintenant tu vas répondre à mes questions.
- Comptes la dessus.
- Pourquoi autant d’armes ?
- J’ai pas besoin de te le dire, tu le verras assez tôt.
-C’est qui cette femme, ou plutôt cette chose ?"

La tête cessa de se débattre un instant et regarda fixement Genpachi dans les yeux

"Je préfère mourir que de la trahir."

La Nukekubi reprit sa lutte désespérée pour se dégager. Sa puissance était grande malgré son état, le reste de son corps, son point faible, ne devait pas être loin. Il n’y avait qu’un seul endroit dans le magasin où cacher un corps, l’atelier où la veille il avait discuté avec Jin Kawamura.

L’Hatamoto poussa une dernière fois sur la lance pour être sûr qu’elle était bien enfoncée, puis se dirigea vers l’arrière-boutique. Le corps inanimé de la femme yokai se trouvait bien là, posé contre l’un des petits barils de poudre.

"Qu’est-ce que tu fais, arrêtes ! Ne touches pas à mon corps misérable."

Genpachi ouvrit le baril et saisit une poignée de poudre noire avec laquelle il traça une ligne depuis le baril jusqu’à la sortie du magasin en passant juste à côté de la tête. Celle-ci continuait à se débattre, espérant se dégager de la lame. L’Hatamoto se plaça derrière le comptoir et en dégagea la pipe du vieil homme. Il sortit ensuite du magasin et se plaça à l’extrémité de la ligne de poudre noire. Il tassa un peu de tabac dans la pipe et l’alluma à l’aide d’un briquet. C’est vrai que cette herbe d’Okaruto était agréable.

La Nukekubi avait arrêté de bouger, comme à bout de souffle. Elle ne pouvait voir le guerrier Kenshu mais pouvait l’entendre recracher la fumée.

"Au début je voulais te garder et te poser des questions, mais j’ai changé d’avis. J’ai vraiment les nerfs pour ce que tu as fait au vieil homme. Oh et après je vais traquer tes amis et les arrêter, au nom du seigneur Kenshu et de mon courroux.
- Imbécile.
- Ouais, c’est tout moi ça."

Il retourna la pipe de façon à ce que la boulette de tabac encore brulante s’en échappe. Elle vint doucement s’écraser au sol, juste au niveau de la ligne de poudre noire qui s’embrasa immédiatement. Une flamme parcourue lentement la pièce, frôla le visage de la Nukekubi avant d’arriver au niveau du baril contre lequel reposait le corps. L’explosion ravagea en un instant tout le magasin, déchirant le corps de la créature et mettant fin à sa vie. Genpachi n’avait pas attendu l’explosion pour partir. Déjà il se trouvait au milieu de la rue quand le souffle ardent projeta des morceaux de la « poudrière Kawamura » à travers le quartier.

Sa vengeance était accomplie, maintenant il allait devoir retrouver ces yokais criminels, en tant que Hatamoto du clan Kenshu.
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