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 A la rencontre du Destin

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Uroko Chomei

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MessageSujet: A la rencontre du Destin Dim 13 Oct - 0:50

An -8, sept ans après le début de l'enfer écarlate...



Uroko Chomei, deuxième du nom (28 ans)
Koichi Akisada (14 ans)



    - Le souffle, jeune homme. Le SOUFFLE ! HAAA !


Un seul cri. Une seule impulsion. C'est ce qui suffisait à Chomei pour renverser son adversaire sans même l'avoir touché ne serait-ce que du petit doigt. L'air confus, Akisada perdit son regard sur le sol rugueux tandis qu'il se relevait, tapotant d'un geste las son derrière pour défaire les mauvaises herbes venues s'y attacher. Mais son maître n'aimait guerre cette manie que celle de détourner le regard, par déni ou par défi. Cela dit, il adorait faire usage de ses propres dons "surnaturels" pour forcer l'élève à le regarder dans les yeux. Ce qu'il fit d'un geste de main, respirant, expirant, laissant l'énergie agir sur Akisada pour qu'il daigne le regarder. Ce dernier, conscient qu'il était sous l'emprise du Ki, ne put opposer quelconque résistance et regardait dès lors celui qu'il considérait comme un mentor, comme un père, mais avec cet air d'enfant capricieux et mécontent.


    - Maître, ce sont les leçons les plus ennuyeuses que vous ne m'avez jamais enseignées ! Je n'arriverai jamais à maîtriser le Ki !
    - Trêves de défaitisme, graine de champion. Pour la peine, tu iras t'entraîner sur la coline toute l'après-midi, et après on discutera.
    - Maître...!
    - Ne discute pas. C'est comme ça que ça marche. Et encore, je suis gentil. Maintenant, file.


Un silence s'installa. Sans doute l'apprenti avait deviné qu'il n'aurait plus intérêt à discuter les ordres de Chomei. Il exprima alors un regard pénaud et sincère, comme le lui avait enseigné son maître - encore une fois - puis tourna les talons pour aller se saisir de son arme et s'éloigner entre deux troncs parmi ceux qui cernaient cette petite cabane archaïque dans laquelle les deux individus passaient le plus clair de leur temps... Pour dormir. Mais pour l'heure, il n'était absolument pas temps de se reposer sur ses lauriers, et le vingtenaire regardait son protégé s'éloigner tandis qu'il alla, pour sa part, s'armer d'une hache pour couper le bois.

Ce quotidien, ils le vivaient depuis presque une décenie. Pour la petite histoire, Chomei avait déserté son ancien clan pour assouvir son désir personnel que d'ébranler la toute puissance du clan Toragi il y a de cela dix ans. C'était un beau et triste soir de printemps. Quand son armée était passée de cent à dix, de dix à un, face à ces milliers de guerriers venus affirmer la volonté du seigneur Toragi qu'était celle d'embraser le monde. Le soir-même où son défunt maître avait déserté son clan une seconde fois pour se rejoindre à lui dans cette ultime bataille qui, certes, n'avait abouti au résultat souhaité, mais avait marqué un tournant décisif dans la vie de Chomei. Ce n'est que deux ans plus tard, bifurquant çà et là sur les routes, parfois hors des sentiers battus, qu'il avait croisé cette âme en peine qu'était le jeune Akisada. Il l'avait pris sous son aile et lui avait fait la promesse de devenir un véritable guerrier. Cette promesse, visiblement, il était entrain de la tenir. Huit ans que le garçon était sous la tutelle de Chomei, et il était presque un samouraï accompli ; du moins, en faisant avec les moyens du bord. Il ne savait manier que l'épée, certes, mais son talent au sabre n'était plus à remettre en question. Ceci conjointement à l'art du Wajutsu que Chomei lui avait enseigné bien plus tôt.

Akisada avait déjà embrassé le cercle du feu, le troisième stade du Wajutsu, celui où l'élève devait faire preuve d'un mental infaillible et ressentir le bushido comme un véritable savoir-être, un état d'esprit. Mais il lui manquait encore bien du travail, et ce travail, curieusement, il rebutait à le faire. L'appréhension du stade de l'Air était chose difficile et il fallait faire preuve d'une patience à toute épreuve, ce qui était chose impossible quand l'on n'acceptait pas le Bushido comme doctrine. Les techniques se devaient d'être exécutées à la perfection sans en connaître par avance le résultat. Et pour aboutir à de tels résultats, il ne fallait maîtriser son souffle, son hara, son flux-énergie. Un geste exécuté rapidement, sans faire de zèle, était considéré comme un geste beau et harmonieux de par sa nature : pas besoin d'en faire tout un spectacle. On exécutait la technique et on écartait le danger. Point. Après tout, n'était-ce pas les fondements du Wajutsu que d'être en harmonie et en paix avec son entourage et soi-même ?

Mais alors que le jeunôt, situé au beau milieu d'une futaie danse qui lui prodiguait l'environnement parfait dont il avait besoin, à savoir de l'air sec et pas trop chaud tant l'épaisseur du feuillage filtrait abondamment les rayons du soleil situé au zénith,  son ennui profond dû à ses lents et monotones exercices respiratoires furent perturbé par des sons environnants qu'il n'avait pas l'habitude d'ouïr. Etait-ce son maître qui était venu le chercher pour lui mander quelque besogne inattendue ? Etait-ce un esprit démoniaque venue le perturber ? Etait-ce quelqu'un qui s'était perdu ? Les visiteurs étaient rares céans, pour ne pas dire inexistants. Ainsi, le jeune garçon plaça par réflêxe une main sur le pommeau de son arme et se positionnant en iaijustsu, gardant néanmoins les yeux fermés pour mieux se concentrer sur son environnement. Même la plus luxiriante des natures pouvait vous réserver la plus désagréable des surprises, à moins que...


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Kasuga Riyu

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MessageSujet: Re: A la rencontre du Destin Dim 8 Déc - 3:17



TAKAHARA Risako


Une course retentissait sur les cailloux et les pierres des bois. Il s’agissait d’une course calme d’une dizaine d’hommes parsemés ci et là sur une petite surface. Ils ratissaient paisiblement la forêt, juchés sur des bêtes de guerres nerveuses et écumantes. On pouvait entendre à leurs respirations qu’elles venaient d’exécuter de longs efforts. Une respiration plus humaine mais non moins calme semblait sortir des buissons. Soudainement, le pauvre Akisada fut happé par derrière, sa gorge entourés de bras humides recouverts de tissus de fin ouvrage abîmé. Il fut forcé de plonger au sol et des mains féminines l’y retinrent fermement. Comme elle avait remarqué chez lui et ses mouvements de protestation une certaine maîtrise des arts guerriers, elle l’obligea à se tenir tranquille en lui assénant un coup sec à la nuque. Désolée d’avoir assommé un jeune garçon pour sauver sa vie, elle ramena sa longue chevelure en arrière en soupirant aussi doucement que possible , et scruta les environs. Ou du moins ce que la guerrière pouvait y voir, plaquée ainsi contre un arbre.

Risako, car il s’agissait bien de la stratège du Clan du Rat tombée en disgrâce après l’anéantissement de son clan, entendit un de ses ennemis chiens du Bœuf passer tout près d’elle. Un autre fit subitement son apparition juste en face, la repérant au passage alors que le buisson espéré était trop petit pour cacher le garçon qu’elle avait mis hors de vue et elle. En un regard et en un geste, la tête de l’homme vola hors de son corps par la puissance de Tachigami, et Risako fut obligée de grimper à l’arbre du mieux qu’elle put pour se mettre hors de course. Alors qu’elle s’efforçait d’atteindre une branche solide, un soldat ennemi sortait un arc et une flèche. La quarantenaire réussit in extremis à esquiver le gros du projectile, mais la pointe lui avait tout de même entaillé la cheville.

Elle ne se déconcentra pas pour autant et bondit avec une belle agilité vers une autre branche. A l’atterrissage, néanmoins, une seconde flèche vint pénétrer son flan et elle perdit l’équilibre en lâchant un cri. Bien que ses deux mains étaient encore cramponnées à la branche, elle n’y monta pas mais la lâcha. Sous les cris de victoire ennemis, elle tomba sans trop de mal avant de rouler derrière une butte et de disparaître de nouveau, arrachant la flèche et s’aidant du ruban qu’elle avait arraché à ses cheveux pour arrêter le saignement.

Une cabane se dressait seule dans les bois. A son côté, un jeune homme renouvelait son stock de bûches pour l’hiver à grands coups de hache. La guerrière n’aimait pas demander l’asile, et on l’avait habituée à mieux. Néanmoins, c’était là sa seule chance de rester en vie et de profiter peut-être de quelques jours de repos pour reprendre ses forces. Ni une, ni deux, Risako alla à sa rencontre. Elle se tenait le flan, l’emblème du rat toujours sur la poitrine de son haori. Surtout, la combattante à la chevelure rougeoyante ,où quelques mèches blanches se détachaient, affichait un sourire aimable dans une position sans offense.


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Uroko Chomei

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MessageSujet: Re: A la rencontre du Destin Dim 8 Déc - 13:46


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L'homme brandissait fièrement sa hache au-dessus de sa tête sous ce soleil étincelant et, en un souffle, il vint abattre l'impitoyable tranchant de son ustensile sur le bois qui vint se fendre en deux, comme ça. Insatisfait de sa performance, bien que le matériau était coupé net, il se saisit des deux parties qu'il jeta d'un air nonchalant sur le tas à sa droite. Et il recommença avec un autre segment. Et encore. Et encore... A croire que le plus important n'était pas d'anticiper l'Hiver prochain - aussi lointain fut-il - mais de parfaire sa grâce alors qu'il pourfendait. Chomei n'était pas très fort de nature, mais savait mettre beaucoup d'énergie à l'ouvrage. Ainsi, une fois de plus, il brandit sa hache tout en fermant les yeux et, d'un souffle, il fit s'abattre l'arme juste au-dessus du matériau mais sans le sectionner. Il ouvrit les yeux, mais rien. Qu'espérait-il au juste ? Nous ne le savions pas. D'autant plus qu'il sembla interrompu par des sons environnants. Il ne regarda pas tout de suite, mais il apercevait une silhouette commune du coin de l’œil.


    - Eh bien, tu as déjà fini de t'entraîner ? J'espère que tu ne te moques pas de...


Mais malgré le fait qu'il croyait avoir affaire à Akisada à la vue de cette chevelure rougeâtre, lorsqu'il tourna franchement la tête, il se rendit compte que la silhouette n'avait rien de son élève. Il s'agissait en fait d'une femme, probablement autour de la quarantaine mais incroyablement bien conservée ; cela pouvait se comprendre puisqu'elle portait les armes et ne semblait pas faire montre de simple décorations futiles. Non. C'était une guerrière, certes souriante, mais visiblement blessée au flanc. Chomei, qui avait l'habitude de dégainer son sabre et de pourfendre le premier venu, changea radicalement d'attitude face à cette guerrière à première vue amicale. Il se hâta dans sa cabane sans dire mot, émergeant quelques instants plus tard avec un rouleau de bandage solide. Sans même regarder son invitée dans les yeux, il se focalisa à la place sur le flanc que la femme se tenait, l'incitant doucement, à le découvrir. La plaie n'était pas trop grave mais cela n'avait rien d'une simple égratignure et, sans un mot, Chomei appliqua soigneusement des bandages propres de manière habile, de sorte à ce qu'elle n'éprouve aucune difficulté à se mouvoir par la suite. La scène pouvait paraître choquante et l'on aurait pu se poser des questions. Mais Chomei semblait agir en toute chasteté, à croire qu'il n'avait jamais connu le moindre plaisir charnel, même à son âge. Pour lui, tout paraissait absolument normal. Alors, dans un silence infini, il finit de bander la plaie et, dans son instinct, balada ses mains un peu le long du dos de son patient, comme à la recherche d'énergie. Cette guerrière semblait perturbée, fatiguée ; il pouvait le sentir progressivement en mesurant son flux énergétique par le biais de ses simples mains. Il fermait les yeux tandis qu'il remontait jusqu'à la nuque de la femme. Il fronça légèrement les sourcils, puis redescendit ses mains, comme cherchant un moyen d'apaiser ce flux, de le rééquilibrer. Puis, après un court instant, il sourit. Massant à quelques endroits stratégique sur le dos, il prenait une respiration lente et stable, comme enveloppé dans un état secondaire. Il ressentait presque à plein poumons ce Ki, ce souffle-énergie qui allait et venait progressivement par les pores de sa peau, comme pour s'immiscer dans celle de la jeune femme. Quelques instants plus tard, voyant que la femme aux cheveux rouges et aux mèches blanches ne semblait pas voir sont état de santé dégradé, il se redressa et lui dit :


    - Pardonnez-moi, je croyais avoir affaire à ce jeune Akisada. J'imagine que vous êtes sa mère ? Je pensais qu'il n'avait plus de parents... Enfin, restez sereine, je vais ranger tout ça et nous irons le chercher, il ne doit pas être bien loin... Ce polisson... haha...


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Kasuga Riyu

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MessageSujet: Re: A la rencontre du Destin Jeu 19 Déc - 1:41


Il ne sembla pas prêter attention à Risako et la laissa s’approcher à une distance qui restait raisonnable mais qui avait considérablement diminué. Là, la guerrière non emprunt de méfiance attendit patiemment qu’on la remarque enfin. Son potentiel hôte, après un certain instant, leva la tête de ses bûches en baragouinant quelque chose, mais interrompit sa phrase en une expression de surprise un peu bête lorsqu’il croisa le regard amicale de la quarantenaire aux cheveux de feu. Celle-ci garda le silence dans une position d’attente d’apparence sereine. En effet, elle avait posé la main sur la garde de son katana au cas où son locuteur croirait à une agression et se montrerait violent. Cependant, il n’en fut rien. L’homme au manteau blanc, au manteau blanc…s’éloigna de Risako, parut s’enfermer dans sa cabane avant de la rejoindre, un rouleau de bandage dans les mains.

Il parut ne pas vouloir regarder Risako dans les yeux, donc il ne s’attendait certainement pas à des explications. Cela ne ternit pas le sourire de la combattante; c’était bien mieux ainsi. Par contre, il semblait attendre d’elle qu’elle dévêtisse sa plaie, ce qu’elle fit sans grand problème, dénouant le ruban de soie tâché à présent, et faisant glisser un des pans de son kimono abîmé jusqu‘à la taille. En réalité, ce n’était pas le fait de se découvrir qui la gênait. Après tout, elle avait affronté bien pire situation ! Il était plutôt question de la délicatesse de cet homme qui ne voulait surtout pas la brusquer qui lui rappela qu‘elle était femme, et qu‘une femme ne se découvrait pas devant un homme qu‘elle n‘avait jamais vue.  Bon ! Risako avait tout de même quarante ans, elle était trop vieille pour être impressionnée par si peu. Mais elle aurait sans aucun doute préféré qu’il lui demande franchement, comme le ferait un soldat à un collègue, qu’il se mette en condition pour qu’on le soigne. M’enfin, cet homme aussi fort soit-il ne devait pas être soldat pour habiter dans une cabane au beau milieu des bois.
Même s’il pansait très bien.

La suite des évènements augmenta de plusieurs cran la gêne de Risako. Ce jeune homme baladait ses mains sur le dos à moitié dévoilé de la guerrière. Mais qu’est-ce qu’il faisait ? Et qu’espérait-il ? Avaient-il de mauvaises intentions ? La mère ne sentit pourtant pas le frisson habituel qui parcourait désagréablement son échine lorsque son instinct lui dictait de se mettre sur ses gardes. On aurait dit que cet intrigant cherchait quelque chose à tâtons sur la peau de la quarantenaire, ou bien dans des couches plus profondes de son anatomie. A travers ses cheveux qui ondulaient en cascades sur ses épaules, il parvint jusqu’à la nuque de la jeune femme dont les poils se hérissèrent de sentir quelque chose entrer en contact avec cet partie vulnérable et étonnamment sensible du corps humain. Il redescendit presque immédiatement ses mains tandis que le cœur de Risako battait la chamade et qu’elle interrompit la transformation de sa main en lame.

Enfin, ses tâtonnements se transformèrent en un curieux massage, certainement le plus relaxant que Risako n’eut jamais à déguster. D’autant plus qu’il avait été attendu deux décennies. Bon, ce n’était pas un massage comme on lui en avait fait dans sa jeunesse, c’était autre chose bien plus orienté médicalement parlant. Les premiers points d’appuis lui firent oublier qu’elle se tenait dangereusement sur ses gardes il y avait quelques secondes. La combattante se laissa faire en soupirant d’aise, et même si elle mourrait d’envie de protester devant ce comportement pour le moins gênant et intrusif de son hôte, elle restait là sans en trouver la force.

Finalement, ses mains quittèrent la peau de la jeune femme qui retrouva son expression de totale incompréhension et de méfiance. Elle était cependant bien moins prête à prendre les armes contre ce bien étrange personnage. Oui, bien étrange personnage, mais le comparer à Chomei, qui avait été général de ses suzerains avant l’Enfer Ecarlate lui était pour l’instant impossible. Il s’excusa et Risako saisit qu’il vivait avec un jeune homme et qu’il la prenait pour la mère de celui-ci.

« Ah ! Euh… »

Elle était un peu perdue après tous ces événements. Elle avait comme l’impression d’avoir été déphasée. Cependant, en même temps que sa réponse lui vint à l’esprit, elle fit presque imperceptiblement pianoter ses doigts sur son katana. Une nouvelle fois. Ce qu’elle avait à lui dire pourrait faire d’elle son ennemie. Mieux valait se tenir prête à esquiver et dégainer son arme en même temps, pour au moins le tenir en respect et qu’il la craigne afin de ne plus l’approcher ainsi, ni se montrer dangereux avec elle. Néanmoins, son sourire amicale revint sur ses lèvres purpurines. Elle tentait de préserver encore un peu le sommeil de la méfiance de l’intrigant.

 « Vous voulez sans doute parler du jeune garçon que je fus obligée d’assommer tout à l’heure ? Ne vous inquiétez pas, il doit être réveillé maintenant.»

Il était vrai que sa chevelure rouge et le fait qu’il était d’un jeune âge lui avait rappelé l‘adolescence de Banki, mais il avait beau se ressembler, il n’avait pas les traits caractéristiques des Takahara et Risako savait très bien, heureusement, qu’elle n’avait qu’un seul fils. Et qu’elle espérait qu’il soit vivant.

La guerrière avait employé un ton sage et rassurant, mais d’un coup, elle ne put retenir un rire de gêne. Elle se retourna à moitié.

 « J’espère seulement que ces chiens ne l’ont pas trouvé. »fit-elle comme pour elle-même. « Bien. Vous venez ? »


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MessageSujet: Re: A la rencontre du Destin Jeu 19 Déc - 22:28

Uroko Chomei, deuxième du nom (28 ans)
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    - Vous voulez sans doute parler du jeune garçon que je fus obligée d’assommer tout à l’heure ? Ne vous inquiétez pas, il doit être réveillé maintenant.


Cette phrase, presque assassine de par ses révélations, stoppa net le guerrier qui se figea d'horreur telle une statue, dévisageant son interlocutrice comme s'il voyait clair dans ses yeux. Mais c'était une expression d'incompréhension qui s'affichait sur les traits du trentenaire. La guerrière avait en effet parlé d'un ton si calme et naturel qu'elle laissait penser qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter. Le guerrier ouvrit grand la bouche, qu'il plaqua ensuite, et inspecta de nouveau le pansement tâché de la dame.

    - C'est donc lui qui vous a fait ça ? Le scélérat ! Vous savez, je n'ai pas vraiment l'occasion de lui enseigner l'art de se comporter avec les femmes. Enfin, apparemment vous vous en êtes sortie, donc tant mieux, hein, tant mieux !


Mais la femme aux cheveux rouges se contenta d'un rire gêné, et répondit, toujours dans une sérénité légendaire,

    - J'espère seulement que ces chiens ne l’ont pas trouvé... Bien. Vous venez ?


Chomei, qui faisait son possible pour calmer ses ardeurs que de voir une gentille inconnue débarquer céans - chose notable qui n'était jamais arrivée depuis qu'il avait adopté ce mode de vie, c'est-à-dire à l'âge de ses six ans - imitait le rire de l'inconnue comme pour se sentir sur la même longueur d'ondes qu'elle... Jusqu'à ce qu'il déchiffre le véritable sens de sa phrase. Son regard niais et bienveillant changea subitement, et ses pupilles s'aplatirent presque, affichant comme deux citrines étincelantes ; un véritable regard de Dragon qui était prêt à vous immoler. Mais ce n'était pas après la Femme que le guerrier au manteau blanc en avait. Non. C'était après cette demi-douzaine de couards qui s'approchaient dangereusement du campement, à la poursuivre du petit roux qui courait comme une souris pour échapper à ses poursuivants. Des bruits d'incantation se faisaient entendre au loin, l'on apercevait des stalagmites se former instantanément derrière le garçon, comme s'il était sur le point se faire empaler. Ni une, ni deux, Chomei bondit en direction de l'agitation, dégainant Lueur, son fidèle katana. Il s'élança, expulsant un Kiai pour avertir de son imposante présence et que ses ennemis s'aventuraient sur un territoire qui n'était pas le leur. Akisada, à la vue de son maître, courut se réfugier derrière, brandissant son propre sabre qui était déjà teinté de carmin.

    - Tu n'as rien, gamin ?
    - Non, maître. Mais prenez garde, ils ont des super pou...


L'homme en blanc plaça une main à hauteur du visage de son protégé, comme pour lui intimer de se taire. Les six mastodontes du clan du boeuf s'arrêtèrent, encerclant à demi les deux rônins, brandissant des sabres qui faisaient presque penser à des naginata tant leur gabarit était des plus impressionnant. Puis, l'un des guerriers prit la parole.

    - Je suis Suigyuuku Takeshi, général de guerre du clan du Boeuf. Je vous somme de me livrer cette traînée de Tachigami, ou je vous jure de vous faire regretter vos derniers instants.
    - Uroko Chomei, ermite reculé et prospère. Je vous somme de foutre le camp ou je vous jure de vous enfoncer ma *putain* de lame comme si je dépeçais du boeuf bien gras. Et puis ça tombe bien, on voulait assortir notre riz.


Un sourire en coin se dessinait sur les lèvres du guerrier blanc tandis que son élève affichait un air plus confiant, brandissait sa lame en direction des six ennemis. Tous soutenaient un regard empli de volonté telle qu'ils restèrent quelques instants comme cela ; figés jusqu'à ce que l'un des deux camps cède et passe à l'offensive. Ce fut finalement le général Takeshi qui hurla d'un Kiaï intimidant, accompagné de ses cinq sbires qui l'imitèrent si bêtement que le rônin ne se laissa pas décontenancé et hurla à son tour, accompagné de son élève qui exaltait sa rage tel un jeune chaton. Le duo de choc se dispersa pour mieux démanteler le groupe de six guerriers ennemis. Naturellement, ceux-ci se divisèrent et ainsi le duel débutait...

L'espace était peu propice au champ de bataille, ce qui laissait naturellement peu de manœuvre pour tous les combattants. Ainsi les féroces buffles éprouvaient des difficultés certaines à se mouvoir et à frapper sans risque de se blesser entre eux. Chomei, quant à lui, s'était séparé de son jeune protégé pour une raison précise : frapper sans craindre de blesser les siens. Tel un digne descendant du clan du Dragon, il s'élança avec une ardeur à en faire pâlir ses ennemis. La rapidité des deux sbires qui accompagnaient le Général Suigyuuku n'était rien face à celle de Chomei qui, dans une adrénaline certaine et grandissante, trancha sans hésiter la chair des deux massues au niveau des carotides, faisant tour à tour tomber deux têtes puis deux corps qui churent lourdement sur le sol. Il avait exécuté son mouvement en un souffle, et avait été perçu comme un seul coup tant il avait rapidement anticipé les faits et gestes des deux opposants qui n'étaient que piteux cadavres jonchant le sol. Mais le général ne se laissa pas décontenancer et, malgré la lourdeur de son arme, faisait montre d'une importante maîtrise du Kenjutsu et d'une volonté de faire qui rivalisait avec celle de Chomei. La robustesse hivernale, en somme. C'était plus un combat de volonté et d'esprits. Car il était évident que la force de Chomei ne dépassait pas le dixième de cette imposante montagne de muscles qu'était Takeshi.


- Uroko Chomei... C'est la meilleure plaisanterie que l'on ne m'ait jamais faite. C'était le nom de notre ancien chef de guerre. Curieuse coïncidence, n'est-il pas ? C'est en partie de lui que nous tenons nos méthodes de combat, vous ne pouvez lutter contre la puissance du boeuf !

A ces mots, le général tint sa lame à la verticale et se mit à marmonner quelque formule incompréhensible et, dans la seconde qui suivit, des pics de glace se formèrent autour du guerrier au manteau blanc pour le cerner. Surgissant de nul part, dans l'air ambiant, ils foncèrent droit sur le jeune guerrier qui se protégea par réflexe, rentrant sa tête et serrant son corps, sa chair supportant une vive douleur comme s'il avait été pénétré par une vingtaine de tantos à la fois. Les plaies n'étaient pas très profondes, mais suffisaient à immobiliser Chomei. Sans attendre, l'ennemi vint abattre son imposante arme sur lui comme pour le fendre en deux, mais s'arrêta net, tremblant, affichant un regard des plus abasourdis alors qu'il se sentait observé par deux prunelles emplies d'une volonté d'acier. C'était Chomei qui, par l'esprit et le souffle, avait immobilisé net son ennemi. Déployant de nouveau ses membres quelque peu douloureux, il mima des gestes qui furent répétés par son adversaire avec une synchronisation presque parfaite. La puissance des techniques "Okuden" du Wajutsu. Le surplus de Ki dans l'air, qui avait été provoqué par l'utilisation d'un des dons d'Itegami, avait permis au guerrier blanc de faire usage des techniques ésotériques du stade de l'Ether dans l'art du Wajutsu. "To-ate", où les techniques qui fonctionnaient à distance, sans contact. Il suffisait d'une respiration parfaitement contrôlée - et un peu bruyante, à croire que Chomei respirait comme un moteur défectueux - pour contrôler n'importe quel corps, vivant fut-il. Ainsi, il fit désarmer Takeshi qui, affichant un regard des plus horrifiés, fut forcé de s'agenouiller.

    - C..Ces techniques... C'est... De... La sorcellerie...
    - Et tu mourras sans connaître celui qui me les a enseignées.


Sur ces dernières paroles, le trentenaire expulsa un Kiaï des plus résonnants qu'il en brisa les petits couteaux de glace qui s'étaient planté dans sa chair, lui permettant ainsi plus de mobilité et, dans le même élan, de reprendre son souffle et de pivoter sur lui-même pour décapiter sa victime agenouillée devant lui. Du sang gicla abondamment jusqu'à souiller son visage et son manteau, tandis que le cadavre chut sur le flanc, à côté des deux autres corps dont l'hémoglobine avait souillé une bonne partie de la terre. Et ce fut au tour de Chomei de poser un genou à terre, gagné par la douleur qui le picotait sur toutes les parties du corps. Il jeta un rapide coup d’œil à Akisada qui, lui, malgré être venu à bout d'un seul et unique adversaire, semblait décontenancé. Mais il était présentement impossible pour le maître que de voler au secours de son élève ; et puis quand bien même Chomei en avait-il la capacité, il avait toujours pris suffisamment de recul pour permettre à Akisada de faire ses preuves.


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MessageSujet: Re: A la rencontre du Destin Lun 30 Déc - 18:34


Danser. Danser. Pas de joie, non. L’époque ne s’y prêtait pas. Mais danser tout de même. Peu importait si les pas étaient macabres. Danser pour sa survie, danser avec la Mort pour voir sur qui son impitoyable Kami tomberait aujourd’hui. Il y a quelques années, sept pour être précise, que Risako se mouvait ainsi sur le champ de bataille. Lorsqu’elle n’était pas derrière des cartes et des pions pour organiser les troupes ou planifier des stratagèmes.
Danser. Comme un insecte. Apparaître, disparaître. Encore. Encore. Et Encore. Il n’y avait rien de mieux pour rendre fou les mastodontes que bouger ainsi. Risako vivait son art « Eclipse », Risako était libellule. Rien ne l’atteignait. Absolument rien. Ces jours-ci, elle était imperméable aux assauts ennemis. Des ennemis de toujours dont elle savait à peu près tout. Oui.

Mais elle était bien la seule.

La guerrière vit son deuxième assaillant se désespérer de ne pas l’atteindre et foncer vers le petit aux défenses fragiles puisque son arme s’était brisée. Un « non » désespéré échappa des lèvres de la quarantenaire, et tandis qu’elle tendait la main vers le rouquin qui lui rappelait son fils, elle sentit le sabre ennemi lui griffer le dos. Bien qu’il aurait pu, le coup n’avait pas pour but de la fendre en deux. Cependant, Risako se trouva au sol, et comprenant qu’ils la voulaient vivante, elle souffla, lassée :
« Arrêtez. ARRETEZ ! »

La terrible lutte s’interrompit. Tous les regards convergèrent vers la guerrière à la chevelure flamboyante, et tandis qu’elle restait à terre pour se faire entendre et pour convaincre, elle fixa un soldat du clan du Bœuf, puis poursuivit :
« C’est assez. Je suis fatiguée de fuir. Emmenez-moi où bon vous semble. Ces personnes n’ont pas à souffrir pour une inconnue. »

Il y eut d’abord un silence. Un silence si profond qu’on entendit une bourrasque faire siffler les feuilles des arbres et tomber les fruits d’automne. Puis, on vit des hommes sortir des buissons. Les ennemis n’étant plus que deux furent subitement bien plus. Dans leurs poings puissants se trouvaient arcs et flèches. Risako eut un sourire amer. Elle le savait. Le clan d’Itegami ne perdait pas de temps, et si ces jeunes gens avaient poursuivi la bataille, on les aurait achevés par une pluie assassine jusqu’à ce que la guerrière avertie se trouve seule et désespérée.

_ « Sage décision, capitaine Takahara. »
Celui qui avait prononcé ceci s’approcha de Risako sans un regard pour ces deux compagnons du jour, ni même pour le corps sans vie de son général. Elle attendit qu’il soit assez près pour se redresser et se donner la peine de le corriger :
_ « Stratège Takahara, capitaine. Laissez ces jeunes personnes tranquilles, et voyez leur contre-attaque comme une preuve que la compassion existe encore sur nos terres et malgré les troubles. »

L’officier porta sa main à son menton qu’il avait puissant et où poussaient quelques courts poils poivre et sel. Il se le gratta avec intérêt, mais sans rien dire. Dans ses yeux, une lueur victorieuse brillait de toute manière.

« Aomitsu-sama ! Cet homme a exécuté notre jeune seigneur. Il doit payer ! »
« C’est un sorcier, Maître Aomitsu. Ne le laissez pas en v… ! »
_ « Je vous fais don de ma vie pourvu que vous ne leur faites aucun mal. »
Enfin, il prit la parole et eut du mal à cacher le ton hilare de sa réponse.
_« Bien maigre consolation que cela. Je vous rappelle que vous êtes tous trois à notre merci. Nous sommes bien trop nombreux pour que vous puissiez quoique ce soit. Mais puisque la scène est touchante, j’accepte. »

Risako lui jeta un regard assassin, et il ne se départit pas d’un sourire qu’il voulait bienveillant, presque paternel. Le bestiaux était de belle silhouette et solide silhouette et devait être un homme charmant, mais elle ne trouvait absolument rien à son avantage dans ses circonstances.

« Bien chers amis, c’est une victoire par capitulation. Une victoire comme je les aime. »

Tandis que les fils de la glace décriaient leurs joies, Risako s’approcha du petit roux en se tenant le côté qui l’élançait impitoyablement après l’affrontement. Sous le regard légèrement méfiant d’Aomitsu, elle fouilla brièvement l’une de ses manches et en sortit un petit écrin rond en métaux précieux. Celui-ci était orné d’un portrait de grand aigle avec sur son front, une fleur de prunier en laque écarlate. Elle mit le coffret dans la paume du garçon, avant de lui faire refermer ses doigts dessus et de ranger une mèche rebelle derrière l’oreille la plus proche.

« Aki-kun, donne ceci à ton maître en dédommagement. C’est de la part de Takahara Risako. Je n’en aurais bientôt plus besoin. Et surtout, ne perds pas ton fabuleux courage, tu t’es battu comme un lion. »

Après s’être assuré que le petit combattant avait compris, la guerrière se retourna légèrement pour adresser un regard des plus sérieux au jeune homme qui l’avait soulagée de ses maux. Risako essayait par-là de lui faire comprendre que l’onguent qu’elle avait donné à Akisada était tout à fait ordinaire, mais que dans la pommade, se trouvait fiché le cristal vital au clan du Rat ! Puis, la quarantenaire esquissa un sourire rassurant et lui accorda une légère courbette de remerciements et de faux adieux, avant de leur tourner le dos pour de bon, sa fabuleuse chevelure ondulant au vent.

Ils disparurent bientôt avec les corps de leurs morts. Risako fut juchée sur le cheval du capitaine Aomitsu et n’eut d’autres choix que de poursuivre la voie qu’elle avait choisie, entourée par ses ennemis de toujours. Pétrie de peurs, elle était frigorifiée sous une légère brume d’automne qui ne les atteignait même pas.

*

Le camp des guerriers d’Itegami étaient à quelques centaines de mètres de là. L’Enfer Ecarlate battait encore son plein et le clan du Bœuf était en bonnes positions pour la victoire, bien qu’ils préféraient ne pas toucher aux armes à feu. Pour l’instant, leur ennemi le plus dangereux était le Clan du Coq qui possédait, grâce à son alliance avec le clan du Tigre, un solide éventail d’armements de dernier cri et l’améliorait encore par leurs maîtrises des flammes. Mais tout était calme sur cette petite parcelle de bois. Les soldats trinquaient ensemble à la maigre victoire. Un peu d’alcool leur embaumait le cœur, car les réserves de nourriture commençaient à manquer sur tout le territoire.

Légèrement éméché, cela se voyait à ses joues poilues, Aomitsu alla trouver Risako, désarmée et prostrée aux pieds d’un arbre. Il l’attrapa par l’arrière du col pour la mettre debout.

« Où est le cristal ? » demanda-t-il, d’abord calmement. « Où est le cristal ?! »
Cependant, comme il attendait une réponse qui ne venait pas, il frappa la guerrière au visage. Celle-ci mit un certain temps à se redresser. Avec les mains attachées, ce n’était pas une mince affaire.
« Où est-il ? »
_ « Le cristal, dites-vous ? »
_ « Oui, le cristal ! »

La peur que Risako ressentait envers cet homme se brisa soudainement par l’impatience de l’officier. Il dut le sentir et se calma bien vite pour la laisser parler. Et la combattante disgraciée sentit un sourire caustique pointer sur ses lèvres. Ce capitaine était aussi puéril et agité qu’un gamin allant recevoir sa première arme. Il lui faisait pitié, mais ça devait être réciproque.  

_ « Je ne l’ai plus, capitaine. Je l’ai confié à un simple et vulgaire samouraï lors de notre dernière défaite. »
_ « Qu’est-ce que tu dis, sale garce ?! »

Il avait enroulé avec brusquerie son poing rageur dans l’étoffe de soie et de coton que portait Risako et s’apprêtait à la frapper de nouveau, pris dans une grande colère. La guerrière ,au bout de son bras, était aussi molle qu’un pantin et ferma les yeux sous l’annonce du coup. Qui fut arrêté par le halement d’un subordonné d’Itegami. Soudainement lancée par son assaillant sur la terre et les branches, Risako roula douloureusement.
« Maître ! Elle l’a certainement donnée à son fils. Je l’ai vu roder autour du camp l’autre jour. »
_ « Il est dans les parages ? » murmura le guerrier supérieur d’une voix rauque, comme pour lui-même.

Il remarqua que la mère avait tout à coup pâli, et croyant qu’il avait alors aperçu la limite du jeu d’actrice de la stratège, partit d’un rire très jeune, en total contraste avec son apparence. C’est alors qu’il dégaina son arme pour redresser sa prisonnière. La lame sous le menton de Risako était tellement glacée qu’elle brûlait de froid.

« Je présume que c’est cela, n’est-ce pas ? Comment s’appelle-t-il, le fiston ? » demanda-t-il, une horrible grimace de cruauté sur le visage.
_ « Takahara…Bankichi… »

En répondant, le cœur de Risako s’était mis à battre à tout rompre. Elle avait toujours connu chez son fils une témérité et une insouciance à couper le souffle, surtout le sien. S’il se cachait tout proche, il allait certainement bondir à son secours et se mettre en danger. En vain. L’annonce du Suigyuuku ne se fit pas attendre. S’imaginant s’adresser à Bankichi, il lui déclara qu’il tenait sa mère et qu’elle perdrait bientôt la vie s’il ne se montrait pas. Heureusement, seul le vent et les doux clapotis d’une rivière toute proche lui répondirent.

« Que le Grand Rat soit lou…Aie ! »
_ « Ce n’est pas fini pour toi ! Nous n’allons pas laisser une traîtresse en vie. Tant pis pour le cristal…. Ah, Takahara Risako, qui servit en tant que capitaine sous la tutelle du clan du Bœuf…Vous n’auriez jamais dû nous trahir, surtout lorsque vous saviez que Toragi allait vous sacrifier. Vous auriez du rester nos obéissants vassaux. Après tout, nous sommes des hommes d’honneur et vous ne manquiez de rien. Quel gâchis ! Quel affreux gâchis ! Tu n’es pas d’accord ? »

Il jeta un tanto à la garde magnifique à ses pieds, et demanda qu’on détache Risako. Cette dernière  ne faisait que serrer les dents. Cet arrogant avait empoigné sa chevelure et fait les cent pas sans la lâcher. Et maintenant, il lui demandait de pratiquer le jigai .

« Non, tu n’es pas d’accord, pauvre chose qui précipita les tiens vers leur perte. Après cela, tu es devenue une vagabonde, une chienne sans gloire, une moins que rien. Sois une gentille fille. Accepte la défaite et rachète ton honneur en te suicidant. Comprends-nous, nous aurions pu faire de toi la pire des catins. Après tout, tu es bien conservée et tu aurais pu contenter nos vétérans encore quelques années. Je tiens également de source sûre que tu es une excellente danseuse, ce qui ne gâche rien. Mais comme Itegami est une divinité clémente et que nous sommes de fervents bushi, nous te considérons toujours comme un adversaire honorable à qui la chance et l’entendement n’ont pas voulus sourire. »
_ « A d’autres ! Je ne regrette absolument rien. Votre bushido n’est qu’un ramassis d’hypocrisies ! »
_ « Bien , bien. Toi qui bafoue notre code jusqu’à ton dernier instant, puissent les Kamis compatir à ton sort dans le Yomi ! MEURS ! »
_ « Gloire à Tachi… ! »

Il fit soudainement volte-face, la cruauté même sur le visage alors qu’il abattait son sabre. Ayant pressenti le coup, Risako bondit sur le couteau qu’il lui avait donné. Mais il serait sans aucun doute trop tard pour bondir sur ses pieds, se retourner et bloquer le coup…Sans parler de la force qui manquerait inévitablement.


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MessageSujet: Re: A la rencontre du Destin Lun 30 Déc - 22:42

Uroko Chomei, deuxième du nom (28 ans)
Koichi Akisada (14 ans)

Quand bien même Chomei voulut se redresser pour porter secours à son jeune deshi, il lui semblait de plus en plus inconcevable de supporter son petit poids dans la douleur grandissait au fur et à mesure que l'adrénaline s'évanouissait. Il ne pouvait que grimacer et respirer à grandes bouffées, renforçant davantage son expression faciale hargneuse lorsqu'il aperçut des renforts surgir de toute part. Jamais il n'avait observé tel phénomène aux alentours : voir un être humain était d'une rareté extrême - pour dire, ça n'était jamais arrivé - et il était déjà arriver d'apercevoir des Yokais environnants. Mais une telle harde de guerriers endoctrinés sous la stricte éducation de Suigyuuku... C'en était spectaculaire. Et tout ce que l'homme au manteau blanc pouvait faire, c'était leur tenir tête du regard, bien qu'accroupi devant ces multiples lames immaculées qui pointaient tout autour de son corps visiblement frêle. Une envie furieuse lui dévorait les tripes : celle de les tuer un à un tant ils se montraient impolis de s'inviter sur son territoire ainsi. Chose présentement impossible. Son regard vira subitement sur la femme qui proposait sa vie en échange de leur pérennité aux duo de choc. En tant qu'honnête homme, il aurait trouvé cela normal tant le raffut était plus ou moins dû à sa poursuite. Mais Chomei était avant tout un guerrier et, même s'il avait volontairement choisi de ne pas s'impliquer dans l'Enfer Ecarlate, il n'en restait pas moins quelqu'un qui continuait de suivre les préceptes du Bushido jusqu'à ses entrailles les plus profondes ; aussi accorder l'asile à une personne démunie en plus de ne pas privilégier un logis trop bien lotis étaient des règles fondamentales et il ne se souciait guerre du désordre qui avait été commis. Il se dit qu'il nettoierait le chantier auquel il avait lui-même participé et puis voilà tout. Fin de l'histoire. Mais en plus d'être une dame amicale, il entendit qu'elle répondait au nom de Takahara. Chaque syllabe résonna dans ses tympans et lui remémora un personnage bien distinct ; cette légendaire combattante dont son maître, le véritable Uroko Chomei, n'avait point tari d'éloge à son sujet lorsqu'il avait rédigé ses mémoires. C'était donc elle, la fameuse capitaine par la suite promue au rang de stratège. Alors qu'elle parlementait avec ses futurs ravisseurs, elle échangea un regard point le moins significatif, comme si elle cherchait à communiquer avec lui, alors qu'elle avait donné quelques instants plus tôt une relique à Akisada. C'était un regard qui ne trompait pas, et qui incitait au plus grand des questionnement. Et la première question qui vint à l'esprit du combattant était : Pourquoi ?

* * *

    - Tiens, ce sabre appartenait à mon maître lorsqu'il était plus jeune. Il faisait presque ton gabarit, donc j'espère qu'il te conviendra en attendant de t'en faire forger un autre. J'ai aiguisé la lame au possible, fais très attention cette fois. Il fait partie de ton héritage, après tout.
    - Bien. Mais que vont-ils faire de Takahara-dono ? Il faut faire quelque chose, maître ! Par ailleurs, elle m'a demandé de vous remettre ceci en dédommagement...


Akisada s'empressa d'extirper d'une de ses poches le précieux écrin que lui avait remis la guerrière avant de disparaître. Il le tendit à Chomei qui s'en empara avec délicatesse, l'air dubitatif comme une poule fixerait un couteau planté dans la terre. Il était presque émerveillé par le travail artisanal accompli mais revint subitement à la réalité. Ses sens étaient de nouveau en alerte maintenant qu'il se remettait de ses blessures et qu'il prenait conscience de la tâche à accomplir : sauver leur nouvelle amie. Nouvelle amie qui ne semblait pas avoir laissé ce grigri simplet d'apparence par hasard.

    - Je ressens beaucoup de Ki qui en émane, mais j'ai du mal à croire qu'elle t'ait donné cela aussi facilement. Tu ne lui as pas volé, jeune homme ?


Le petit secoua la tête sans même que Chomei ne se soucia de sa réponse, obnubilé par cette arcane qui semblait renfermer quelque chose de précieux et convoité. Voyant que les différents ornements coulés sur l'enveloppe métallique ne l'avançait guerre quant à la compréhension de tout ceci, il se décida à ouvrir délicatement le coffret pour y apercevoir son contenu : un talisman grisâtre reflétant la pureté absolue et regorgeant de Ki. Le maître pouvait le ressentir, il s'agissait d'une des offrandes des Kamis, et celle-ci devait sans nul doute procurer les pouvoirs divins de Tachigami.

    - M-Mais... Qu'est-ce que je vais faire de ça ? Il faut aller le lui rendre...


Chomei vint subitement saisir le visage d'Akisada, comme collant ses pouces sous les oreilles du jeune homme pour mieux planter son regard sur le sien.

    - Mon garçon, beaucoup de sang va couler dans les heures à venir. Leur campement doit être tout proche et il ne faut absolument laisser aucun survivant si toi et moi voulons continuer d'être tranquille pendant encore longtemps. Ce ne sera pas un Yokai que tu affronteras, ni même un convoi que tu protègeras contre quelque embuscade... Mais tu affronteras des hommes robustes et prêts au combat. Je dirais une centaine. L'excellente nouvelle dans tout ça, c'est que tu as le légendaire Uroko Chomei à tes côtés.


Le vingtenaire sourit en coin tandis qu'il administra une tape sur l'épaule de son élève, qui répondit par un soupir tant il n'appréciait guerre l'auto-congratulation de son maître. Mais il fallait le dire : au moins Chomei tirait son protégé vers le haut, puisque ce dernier était l'élève de ce soit-disant guerrier "légendaire".

    - N'oublie pas : ne laisse absolument *aucun* survivant. On récupère Takahara-dono, on met le feu, et on s'casse. Cette fois, c'est nous les méchants.
    - Comptez-sur moi, maître...


* * *

Le soleil avait déjà bien continué sa course depuis l'agitation à la cabane du Duo, et celui-ci était déjà en route en direction du campement qui se situait en contrebas à une centaine de mètres tout au plus. Il avait été si proche du cabanon de Chomei pendant quelques temps, et il était dès lors impossible d'ignorer ces imbéciles à présent. Imbéciles parce que non seulement ils n'avaient pu déceler l'habitat de Chomei, mais en plus parce qu'ils avaient épargné le maître et son apprenti. Certes ils pouvaient remercier Risako sans qui les guerriers du clan du boeuf se seraient avérés moins cléments, mais le dicton "petit cerveau, gros mollets" semblait définitivement avéré. Pour l'occasion, le guerrier de blanc vêtu avait rabattu son capuchon, plus intimidant que jamais, avec à son flanc droit son éternel katana, Lueur, accompagné de son Wakisashi. Akisada semblait équipé pareillement et suivait aux côtés de son maître, le regard impassible et déterminé lui aussi. En bon samouraïs, ils firent remarquer leur présence alors qu'ils avançaient vers l'entrée du campement délimitée par deux sentinelles bien armées. Le réflexes qu'eurent celles-ci étaient de dégainer leur sabre et se diriger vers l'inquiétante silhouette de Chomei, accompagné d'Akisada. Tous deux eurent le même réflexe, dégainer, et subitement trancher les artères de leurs opposants qui n'eurent même pas le temps de crier. Les deux guerriers ne s'arrêtèrent point. Rengainant leur arme après l'avoir secouée pour évacuer le surplus d'hémoglobine venu entâcher la lame, ils continuaient de progresser dans le campement regorgeant de guerriers en tout genre. La plupart patrouillaient, d'autres étaient au repos, mais tous criaient aux intrus.

    - Je m'occupe de retrouver notre amie. Fais diversion ! Tu es doué pour ça.


A ces paroles toujours pleines d'entrain, Chomei continuait d'avancer de manière monotone tandis qu'Akisada prit une direction toute autre, détalant à toute vitesse, dès lors coursé par une demi-douzaine de guerriers d'Itegami qui ne valaient en rien sa rapidité. Chomei, lui avançait, les yeux demi-clos, comme envouté dans une transe, esquivant ça et là les différentes offensives des multiples agresseurs qui avaient le malheur de le charger sans réfléchir. Chacun d'eux se voyait finir à terre, administré d'une frappe et d'un Kiaï furieux. Se concentrant uniquement sur sa respiration, il traitait l'attaque de ses ennemis avant même que celles-ci n'aient un réel impact ou ne soient dangereuses ; ainsi le plus costaud des guerriers finissait dans une tente, démantelée, sans même avoir pu atteindre le guerrier blanc. Ne serait-ce que physiquement. Telle était la puissance incontestée du To Ate. Mais il émergea de sa transe lorsqu'il aperçut à quelques mètres cette chevelure rougeâtre ; celle de Takahara-dono qui, agenouillée, s'apprêtait à pratiquer le rituel du suicide chez les Femmes, comme pour sauver son honneur. Mais il entendait le ton monter au lieu de toute cette agitation. Inspirant profondément, il augmenta la vitesse de sa démarche, silencieuse, dégainant de nouveau Lueur pour venir la loger droit dans la nuque d'Aomitsu-sama, hurlant de tout son ventre, tel la foudre qui tonna subitement. La lame dépassa d'une dizaine de centimètres de l'autre côté, ayant transpercé la gorge du guerrier qui afficha un air tétanisé, la bouche grande ouverte de laquelle s'écoulait plusieurs filets de sangs. Akisada fit à son tour son apparition, se redressant subitement après une roulade qui avait permis d'échapper à l'emprise de ses poursuivants. Il se tenait dos à Chomei et le couvrait devant la masse brandissante de guerriers brandissants des armes en tout genre : épées, arcs, naginatas. Tous trois étaient cernés, mais l'homme en blanc semblait n'en avoir cure. Tapant de son pied dans le corps du maître empalé pour le faire tomber sur le côté, sous son ample capuchon blanc, il regarda Risako agenouillée tandis qu'il rengainait de nouveau.

    - Si tu veux avoir l'avantage sur ton adversaire, frappe le premier, et frappe fort.


Il se défit ensuite de son wakisashi qu'il jeta à son alliée pour lui fournir ne serait-ce qu'une arme afin d'assurer sa défense, et se retourna lentement face à cette harde de mastodontes dès lors devenus hésitants face à ces trois guerriers s'apparence si fragile. Et pourtant.

    - Laissez-moi vous montrer la véritable voie du guerrier. Ou... Vous pouvez fuir pour échapper au triste sort qui vous attend. Je vous promets cependant une mort rapide et indolore.


Sur ces dernières paroles solennelles, Chomei avança sans même adopter de garde, comme abaissant sa défense. Qui sait ce qu'il réservait. Alors que son pied tapotait lentement l'ébène sous lequel il se trouvait, il attendait les premiers imbéciles qui viendrait se frotter à lui tandis qu'il gardait une main sur le fourreau de son arme, le pouce prêt à élancer Lueur comme dans une frappe de Batto. Mais pourquoi se tenir d'une manière si imprudente, propice aux offensives les plus basiques ?


Le Staff est puissant, le staff est méchant, le staff est sexy ( surtout Kioshi )
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MessageSujet: Re: A la rencontre du Destin Mer 15 Jan - 20:08


Les armes chantaient, la mort rodait. Sur qui s’abattrait-elle parmi ces prédateurs ? L’une l’attendait mais aurait voulu vivre quelques années de plus parmi les siens et savoir où allait le monde à travers ce chaos. L’autre, rugissant, se pensant victorieux contre la traîtrise, tâcha soudainement son ennemie de son vomi sanglant. Alors qu’un éclair d’acier pointait de quelques centimètres hors de sa gorge. Il s’éteignit ainsi, dans les bois, surpris tout autant que sa proie qui était tombée à la renverse. La mort avait choisi. La mort était imprévisible.

Du corps debout et sans vie, une silhouette blanche émergea, la figure encapuchonnée. Après avoir séché de sa manche le liquide répugnant arrivant sur ses yeux, Risako ressentit une soudaine impression de déjà vue. Celle-ci était, certes, attendue, mais eut tout de même la capacité de la troubler une ou deux secondes. Le vieux chef de guerre d’Itegami qu’elle avait rencontré plus tôt alors qu’ils étaient alliés avait porté ce même manteau. Elle s’en souvenait comme s’il s’agissait d’un fait de la veille tant cela l’avait frappée. Il ne s’en était, d’ailleurs, jamais défait, laissant croire à son entourage que ce bout de tissus immaculé faisait partie intégrante de lui, comme une seconde peau.
Mais qui était ce jeune homme qui s’en vêtait à présent ? Un imposteur ? Un héritier ? Et surtout, pourquoi faisait-il cela ?

Risako revint au moment présent, toujours sur les fesses. Elle envoya le tanto maléfique au loin, comme si celui-ci lui avait violemment brûlé la main, s’empara du wakizashi que le combattant lui avait jeté et se redressa. L’arme était lourde, en tout cas, plus lourde que son wakizashi personnel qui devait l’attendre quelque part dans ce camp. Les ennemis n’étaient pas loin et en bon nombre. Ils étaient trois, elle avait vu le petit rouquin les rejoindre d’une roulade impeccable.

Récupérer ses armes allait s’avérer difficile, cependant sa paire de lame représentait bien plus pour elle que de simples instruments de combat. Bien que Chomei semblait tout à fait serein, elle avait peur pour le gamin. La guerrière s’en voudrait s’il mourrait ici, avant elle. C’était encore un môme malgré tout le talent qu’il pouvait dégager, et elle sentait qu’il pourrait faire de grandes choses à l’avenir.

Ces deux imbéciles ! Pourquoi étaient-ils revenus ? Ils n’avaient aucune chance : trois contre une centaine relevait plus du suicide qu’autre chose. Pourtant, Risako était contente. Chomei l’avait sauvée de justesse. Grâce à lui, elle voulait encore espérer pouvoir retrouver le siens.

Cernés, ils étaient cernés. Chomei se mit en garde, rien d’impressionnant à cela, mais elle avait déjà vu un Chomei à l’œuvre. Celui-ci devait avoir, comme le premier, la puissance de cent hommes. Peut-être pourraient-ils rivaliser. Cependant, il ne s’agissait que de peut-être. En ces temps troublés, Risako n’appréciait guère se jeter dans une bataille qu’elle ne savait pas gagnée d’avance. Le cristal qu’elle avait gardé jusque là lui avait ôté toute parcelle de témérité. Elle était devenue prudente et calculatrice, plus encore que lorsqu’elle éduquait son fils maintenant adulte et en âge de prendre les armes. La guerrière avait la conviction qu’avec ce cristal, son clan pourrait revivre un jour. Il ne s’agissait plus d’elle, ou de sa famille, mais de quelque chose de bien plus grand.

Les deux partis étaient prêts au combat maintenant. Risako avait adopté une position de Iaijutsu en plaquant contre sa taille le wakizashi salvateur. Elle avait bien l’intention de se tailler un chemin pour aller récupérer ses armes et d’observer le combat ensuite, histoire de juger si elle devait emprunter une monture aux ennemis et en attirer une bonne partie vers une parcelle de terre isolée sans son pont…Bon, elle aurait voulu tout de même laisser cette passerelle tranquille...

"Avant que nous ne succombions à notre orgueil, j'aimerais connaître la raison du nom que vous portez. Voyez-vous, j'ai moi-même connu un autre Uroko Chomei qui semblait avoir des dons similaires aux vôtres..."

Bien que le regard acéré comme un silex de la guerrière était tout à l'affrontement et surtout au soldat qu'elle avait littéralement fendu, elle attendait d'une oreille distraite la réponse de l'héritier-imposteur.


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MessageSujet: Re: A la rencontre du Destin Mer 15 Jan - 21:38


Uroko Chomei, deuxième du nom (28 ans)
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La tension était à son comble. Le trio de guerriers hardis était encerclé de guerriers nombreux, à vue d'oeil un peu moins d'une centaine. Certains avaient dégainé leurs armes de corps à corps, d'autres pointaient leurs arcs prêts à tirer. Ils étaient des plus hésitants face à leurs ennemis qui avaient réussi sans gêne à venir à bout de l'officier Aomitsu ainsi que du général Suigyuuku dont la mort s'était rapidement faite oublier. Preuve que le clan traversait une mauvaise passe, sans doute à cause de son éternel affrontement contre les forces de Gekigami. Mais pour l'heure, tous ces guerriers désemparés étaient la proie de l'écaille blanche, qui attendait là, pivotant légèrement la tête pour jauger un peu plus de ceux qu'ils auraient à tuer. Il aperçu Risako en position de Iaido, probablement la précaution la plus sage qu'elle ait à adopter. Par ailleurs, Akisada n'en fit pas moins et alla se poster dos à la guerrière, dans cette même position qu'elle avait adoptée. Mais le guerrier blanc avait une toute autre appréhension du combat. Ses points vitaux étaient à découvert et sa garde était baissée. Il se contentait seulement d'empoigner son fidèle katana, le pouce sur la garde. Ni plus, ni moins. Il entendit cependant une voix féminine percer à travers le brouhaha des ennemis.

    - Avant que nous ne succombions à notre orgueil, j'aimerais connaître la raison du nom que vous portez. Voyez-vous, j'ai moi-même connu un autre Uroko Chomei qui semblait avoir des dons similaires aux vôtres...


Chomei ne répondit pas de suite et marqua un long silence, adoptant une posture différente, comme s'il réfléchissait à la réponse qu'il allait donner à Risako. Posture qui laissait croire qu'il était distrait. Puis il finit par répliquer :

    - C'est un immense plaisir de vous retrouver, Takahara Risako, autrefois stratège du clan du Rat. Je suis Uroko Chomei, le seul, l'unique, précurseur du Wajutsu. Et je vais vous le montrer.


Le guerrier avait parlé et avait fait croire à un moment d'inattention, incitant les ennemis à charger et à décocher des flêches. Ils étaient tellement désordonnés que peu d'entre elles étaient réellement dangereuses. Certaines partaient n'importe où, parfois en l'air, parfois sur d'autres soldats du clan du boeuf. Mais cela n'arrêta pas la demi-douzaine de samouraïs qui se jetèrent à corps perdu sur...








La première lame susceptible de porter atteinte à la vie du guerrier s'agissait d'une frappe banale, rapide, à la verticale. Ni une, ni deux, Chomei fit un pivôt sur l'extérieur qu'il interrompit brutalement, changeant de sens horaire pour dégainer tout en tournoyant sur lui-même de façon harmonieuse et fluide, balayant ainsi tous les ennemis environnants, leur tranchant sans pitié le hara. Mais il ne s'arrêta pas après avoir subitement ôté la vie des assaillants, et fonça à son tour à corps perdu sur un groupe d'ennemis à proximité, telle une flamme grandissante, transperçant le plexus d'un imposant samouraï qui n'avait rien vu venir. Projeté en arrière et déjà en fin de vie, il n'eut pas le temps de chuter qu'il se fit tailler en deux par le guerrier blanc qui avait rapidement levé son sabre et fendu la chair à la verticale...






Il avait prononcé le nom de cette technique de manière si déterminée que cela avait presque l'effet équivalent d'un Kiaï, allant jusqu'à terroriser les adversaires encerclant le guerrier blanc. Leurs mains commençaient à trembler, plus aucun ne semblait vraiment décidé à charger aveuglément la fine silhouette qui avait réussi à semer le doute chez des guerriers qui, pourtant, s'étaient presque entraînés toute leur vie à ne pas craindre l'ennemi. Mais faire face à quelqu'un dont on ne connait pas réellement l'identité - le visage de Chomei étant dissimulé pour cette raison précise - ne faisait qu'accentuer l'angoisse grandissant un peu plus chaque seconde dans le coeur des guerriers d'Itegami.

    - M'obliger à avoir recours aux techniques secrètes de l'enseignement du Wajutsu... Vous n'êtes pas du menu frottin. ET JE VOUS TUERAI TOUS JUSQU'AU DERNIER !


* * *

Non loin, le jeune garçon fusillait du regard ses ennemis qui, eux, étaient moins hésitants à l'idée de pourfendre un frêle garçon qui ne pourrait sûrement lutter contre les montagnes de muscles qu'ils étaient. Mais à la grande surprise de tous, Akisada se montra être le digne élève de Chomei. Une aura puissante jailli subitement du garçon, une aura rougeâtre que seuls les guerriers les plus sensibles au Ki et à l'énergie vitale pouvaient sentir....








Telle une étincelle qui devint un feu puissant, Akisada, qui expulsa un Kiaï perçant tant sa voix était plus aigüe que celle de son maître, dégaina son katana si rapidement qu'il trancha le hara de son assaillant avant même que ce dernier ne put lui porter un coup. Dans le même souffle, il arma son sabre de fortune pour trancher l'ennemi à la verticale et le positionna rapidement au-dessus de sa tête tout en reculant, parant une attaque d'un second mastodonte qui avait chargé le petit garçon sans réfléchir davantage que son défunt acolyte. Le rouquin exécuta une contre-attaque en attaquant vers l'épaule gauche adverse obliquement, puis changea subitement de garde pour reposer sa lame teinté de carmin pour piquer la gorge du tas de muscle qui était tombé à genoux. Un troisième approchait à grande vitesse, furieux, mais ne décontenança pas le moins du monde le jeune garçon. Il réarma son sabre et changea sa garde de sorte à tenir le tranchant à la verticale, fendant dans un Kiaï colérique son adversaire qui avait définitivement manqué de rapidité. Celui-ci tomba à la renverse, tranché du visage aux organes génitaux. C'était une mort subite comme l'avait promis son sensei.







Gohonme, technique courante de iaïjutsu qui pourtant faisait partie de l'élément feu du Wajutsu dans toute sa splendeur. Le jeune homme ressentait d'intenses frissons agréables. Il était comme la braise et, malgré la dangerosité de la situation, il se sentait en paix et ne connaissait pas la peur. Toutes ses années il avait appris à la chasser, alors, qu'ils étaient dix, cent ou milles imposants guerriers, il se battrait jusqu'au bout. Pour se protéger lui et les siens, en particulier cette guerrière qu'il appréciait déjà.

    - Tenez bon, Takahara-dono ! Je vous protégerai au prix de ma vie !


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MessageSujet: Re: A la rencontre du Destin Ven 28 Fév - 1:28

Pareillement à tant de bataille, le sang arrosa et abreuva les armures, les peaux, la terre forestière du terrain aguerri. Le guerrier au manteau blanc avait parlé, il disait être le même Uroko Chomei qu'eut connu Risako plus de quinze années auparavant. La belle combattante à la jeunesse évanouie esquissa un sourire. Elle ne s'était pas attendue à ça, mais ce n'était certainement pas le moment d'y songer. Elle verrait ce détail avec lui plus tard. Si elle pouvait s'en sortir vivante.

Ni une, ni deux, Risako débuta le tracé d'un chemin de sang, lorsque, wakizashi de fortune en main, elle provoqua le foulement d'une cheville d'un guerrier ennemi par une feinte de sa danse. Le sang jaillit de la plaie qu'elle lui avait vivement asséné au côté. La stratège déchue poursuivit. Abandonnant là le petit garnement, qui avait l'air de se débrouiller, ses pas se dirigèrent vers la tente d'Aomitsu où elle pourrait certainement retrouver ses lames.

Même si chacun des mètres qu'elle parcourait était accompagné de la mort d'un soldat du clan du Boeuf, Risako frissonnait sous ses vêtements de soie et de coton, maintenant réduits en lambeaux. Elle commençait à croire que l'aube ne se lèvera plus, qu'elle serait toujours dépendante des armes et des rapports de force jusqu'à ce qu'elle devienne elle-même lambeaux de chairs. A jamais guerrière, à jamais fatiguée et terrifiée par la mort, la maladie, la famine et la peur. Et la terre, toujours rouge du sang des hommes.

Risako parvint enfin à la tente et s'y glissa, profitant d'un instant d'inattention dans le chaos ambiant. Des flèches en avaient déjà transpercé la bâche de part en part ,comme le tas de chairs odorantes de la dépouille du jeune général. Son katana et son wakizashi était au fond de l'obscurité striée des rayons de lumières du jour macabre. Elle s'y précipita, s'arma en hâte, glissa le wakizashi prêté dans sa ceinture auprès de ses propres fourreaux, pour sortir juste son nez de la tente.

Bien qu'elle était très peu visible, Risako se fit tout de même repérer. Une flèche puis deux déchirèrent la bâche près d'elle. La première d'entre elles s'était fichée dans son épaule, lui arrachant une grimace de douleurs contenue tandis que le projectile chuta au sol, n'ayant rencontré que de l'acier. La guerrière était bien plus blessée encore, cependant, sa transformation avait interrompue la pénétration de l'arme avant qu'elle n'aggrave profondément son cas.

Sans attendre, Risako bondit sous la pluie de flèches, avant de faire de même sur une monture qui se trouvait là. Elle lança directement la bête de guerre au triple galop, sans pitié ni crainte pour elles et les flèches qui allaient sans conteste leur meurtrir le corps. En même temps, elle lançait un Kiai. Un cri qui transcenda son corps, le plus fort, le plus puissant et le plus long qu'elle n'avait jamais expulsé, comme un couinement d'alerte de Tachigami. Le canasson, déjà bien énervé et échauffé, écrasa et bouscula fiers guerriers et soldats promis au trépas. N'écoutant que sa peur, il allait tout droit, poursuivis par une vingtaine de guerriers pressés d'en découdre avec la "traîtresse".

Quasiment debout sur sa monture folle, Risako s’apprêtait à lâcher les rennes pour se réceptionner sur une branche sur sa trajectoire. Elle y grimpa bien vite malgré ses plaies pour certaines assez graves et disparut dans les feuilles. Ses poursuivants étaient trop ivres de combat pour le remarquer. Ils n'avaient pas vu qu'il ne suivait plus qu'un cheval sans son cavalier !

Ils arrivèrent au pont. Risako attendit qu'ils y furent tous pour lancer son pouvoir. Un splendide arc de lumière sectionna les solides cordes du côté du pont le plus éloigné d'elle. Immédiatement, des hurlements terribles suivirent, les cris de terreur d'agonies d'une vingtaine de guerriers et de leurs montures chutant tous ensemble dans le profond ravin.

Soulagée, Risako soupira au soleil. Vacillant car elle était blessée de plusieurs flèches, son pied rencontra le vide, et, au bord de l'évanouissement, elle tomba à son tour d'une branche d'arbre assez basse pour ne pas attenter à sa vie. La quarantenaire resta ainsi, sans force. A terre.



L - M - M - J - V - S - D

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MessageSujet: Re: A la rencontre du Destin Sam 1 Mar - 17:59

Uroko Chomei, deuxième du nom (28 ans)
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Des cris. Tous mono-vocalisés et émis de la même voix, de ces mêmes entrailles secouées par les vibrations d'air. C'était en effet l'une des rares fois où Shiro laissait exalter sans retenue sa rage au combat. Il ne ressentait aucune colère, non ; il laissait son esprit de guerrier se déployer sur le champ de bataille - de plus en plus souillé par les cadavres et les marres de sang. Le visage du vingtenaire était de plus en plus tâché, et ce sans compter ses propres habits. Il devait sans doute avoir récolté toutes les combinaisons possible de groupe sanguin sur le tissu de son manteau blanc tant il avait pourfendu des adversaires jusque-là. Le rônin était en effet entré dans une autre transe, appartenant au cercle de l'air, où chacune de ses attaques offensives étaient exécutée avec une rapidité accrue puisqu'il ne se souciait aucunement de l'issue de ses frappes ; simplement frapper puis se protéger. Le vent criait à chaque fois que Lueur fendait l'air, mais les ennemis hurlaient plus encore lorsque ceux-ci étaient atteints. C'était la première fois que le jeune Akisada, bien affairé à combattre de son côté, observait son maître se battre ainsi, sans doute à cause du surnombre d'adversaires. C'en était à croire que Shiro s'était entraîné durement pour aboutir à un tel résultat : faire face, seul, contre tous. Cet enseignement, il l'avait visiblement correctement transmis au rouquin qui s'en sortait à merveille de son côté. Certes le garçon esquivait plus qu'il ne tranchait, mais il était suffisamment adroit et petit pour rester intact jusqu'à maintenant. Mais combien de temps les deux sabreurs tiendraient-ils contre ces soldats dont le nombre semblait infini tant il sortait des dévots d'Itegami à chaque coin de tente ? Les deux profitèrent de la diversion causée par le Kiaï strident de Risako pour mettre à terre sans sommation leurs derniers opposants à proximité, enchaînant frappes au sabre et aux armes naturelles en tout genre. Tous deux répondirent par un Kiaï dans une synchronisation parfaite, tel deux combattants soudés, tel un maître et son apprenti.

Ils s'arrêtèrent net quand ils virent les autres guerriers courser le cheval, désireux de vouloir attenter à la vie de la femme déjà blessée. A croire que les deux jeune hommes étaient d'un degré de difficulté bien trop élevé pour eux. Shiro fit signe à son élève de veiller sur la situation de Risako tandis qu'il cherchait du regard les dernières racailles à éliminer, marchant d'un pas lent, la lame goûtant abondamment. Il avait l'air d'un marchand de mord, ensevelit sous son capuchon et souillé par le sang. Personne ne voulait avoir affaire à lui, pas même ce trouillard qui s'était caché et qui tourna subitement les talons avant de se ramasser sur le sol. Il était en très bonne condition physique, mais il en était venu à un point ou la peur le paralysait, rendait ses membres et son corps lourd, au point de ramper difficilement puisque s'il se relevait, il se rétamait aussitôt. se trouvant dos à une tente qu'il démantela presque, il affichait un regard terrifié à Shiro.


    - Att.. Attends-attends... Attends... Ne m'tue... Ne m'tue pas...!!!


Il ne put que prononcer ces paroles entrecoupées par sa respiration saccadée qui, bientôt, n'était plus. L'homme avait fini par rendre l'âme, mort de peur au sens premier du terme. C'est à ce moment précis que Shiro eut la preuve de la sauvagerie dont il était capable : inspirer la terreur jusqu'à un certain point. Quelque part cela lui procurait un frisson ardent qui lui parcourait lentement le dos jusqu'à remonter à sa tête. Autre part, c'était à son tour d'avoir peur. Peur de lui-même. Lui qui avait tout ce temps recherché la Puissance, voulait-il en arriver à ce stade où le Wajutsu ne lui suffisait plus ? Certes cela l'aiderait à dissuader les plus hardis de venir empiéter sur son territoire perdu, mais était-ce la Voie à laquelle il aspirait ? Il n'oubliait pas non plus la promesse qu'il s'était faite : mettre un terme à l'existence de Toragi Araki. Coûte que coûte.

    - SENSEI !


Ni une, ni deux, Shiro accourut jusqu'à la voix d'Akisada sans réfléchir, comme s'il avait été frappé de quelque instinct paternel. Il aperçut au loin la silhouette du guerrier penché sur un corps inerte. C'était celui de Risako, visiblement dans un état secondaire qui n'était pas à son avantage. Il inspecta le garçon du regard ; heureusement celui-ci ne souffrait que d'égratignures mais elles avaient suffit à drainer son énergie aussi. Quant à Shiro, il n'était pas forcément fier d'être intact : son énergie vitale semblait avoir pris un coup après tout ce massacre.

    - Inspecte le campement à la recherche de soins. Tue tous les guerriers qui se seraient cachés. S'il y a des détenus, libère-les et somme-les de partir immédiatement. Je m'occupe de Takahara-dono.


Le garçon inspecta le corps de la femme souillé par de nombreuses flèches plus ou moins profondes dans la chair. Elle se trouvait dans un état critique et il fallait réagir de toute urgence. Il allait lui demander de faire un effort ultime et allait quelque peu la secouer, stimulant ses énergies internes comme il l'avait fait plus tôt. Se saisissant du pied de la guerrière, il dégagea celui-ci pour le tenir à l'oblique et, armant son poing, frappa de toutes ses forces comme un marteau au milieu de l'empreinte de celui-ci, stimulant tous les points d'énergie qui s'y trouvaient et réveillant brutalement Risako.

    - Faut pas rester là, brave guerrière.


Sans attendre de réponse, Shiro releva Risako tandis qu'il enroulait un de ses bras autour de ses épaules, marchant à vitesse modérée pour s'éloigner le plus possible du camp et regagner leur petite hutte de fortune. Akisada finit bientôt par rejoindre son mentor et lui annoncer qu'il ne restait plus un seul guerrier dans le camp démantelé et qu'il avait pu récupérer quelques bandages et herbes. Au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient, ils pouvaient bientôt apercevoir la fumée s'envoler : le garçon avait également pris soin de brûler l'endroit pour qu'il reste le moins d'indices possibles quant à leur venue.

    - Takahara-dono va mourir...?
    - Ne t'inquiète pas.


* * *

Un nouveau jour mourait en beauté, riche en péripéties pour les deux ermites. Le crépuscule affichait une douce lumière orangée derrière les chaînes de montagnes tandis que Shiro finissait de bander la dernière plaie de la guerrière. Risako se retrouvait là, allongée le futon de Shiro, les yeux clos, plongée dans un sommeil réparateur où elle ne risquait désormais plus rien. Il sourit et émergea du cabanon, allant se poser sur le tronc couché à terre tandis qu'Akisada le rejoignit.

    - Je suis désolé, sensei.
    - De quoi parles-tu ?
    - J'ai dit à Takahara-dono que je la protégerai au prix de ma vie, mais j'étais bien trop affairé à protéger la mienne.
    - Et c'est ce que je t'ai éduqué, gamin. Takahara-dono n'avait pas nécessairement besoin de ta protection ; malgré son âge c'est une véritable guerrière, ses muscles sont incroyablement bien conservés... Et elle a été très courageuse. Je pense que nous lui devons la vie ; sans sa diversions nous aurions sans doute eu de gros problèmes.
    - J'aime à croire que nous nous en serions tout de même sortis...
    - Si nous étions des sur-hommes capables de résister à nos ennemis peu importe leur nombre, alors tu n'aurais même plus besoin de mon enseignement, baka deshi. Parfois je regrette de t'avoir aidé à prendre confiance en toi au point que tu sous-estimes la gravité de la situation. Il te reste encore BEAUCOUP à apprendre. Maintenant, va te reposer, la journée a été bien trop intense et je ne t'accorderai aucun repos demain.


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MessageSujet: Re: A la rencontre du Destin Lun 8 Sep - 23:06

Suite a l'arrêt inopiné de l'un des joueurs de ce Rp, il est maintenant fermé au jeu.

Les autres joueurs ont le droit de compter les messages poster ici dans leur somme de Rp, dans leur suivi. Ils ont ensuite le choix de considérer se Rp comme Rp Terminé, ou Rp abandonné et ne comptera alors pas dans votre histoire.
Pour retrouver un Rp des plus rapidement, vous pouvez poster une demande (où utiliser votre ancienne demande) dans les Demande de Rp
Ou bien passer en Chat box afin de trouver un autre partenaire libre: Chez Timmy

Pour toute question, n'hésitez pas à contacter un membre du staff ! ( On ne mord pas encore Wink )

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