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 Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE]

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MessageSujet: Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE] Sam 7 Déc - 10:43


    Agitation à la Maison des Lys.  Seirin bouscula Yuya qui manqua de tomber , mais pour tout dire , perdue dans l'ébullition générale la fillette ne s'en formalisa pas et se rattrapa in-extremis à sa sœur aînée qui, se pencha légèrement pour remettre de l'ordre dans sa coiffure. Elle essuya aussi une trace de rouge à lèvres d'un geste du doigt avant de lui adresser un signe de tête pour lui expliquer qu'elle pouvais disposer. D'ailleurs elle ne se fit pas prier. Rapidement elle disparu de la vue de la Geiko qui retourna à l'activité qui saisissait l'Okiya depuis les premières heures du matin.  Elle se glissa dans une pièce ou l'on paraît superbement une jeune femme. Elle devait avoir vingt-cinq ans. Et rapidement la jeune favorite s'avança cherchant à se rendre utile.  Elle s'agenouilla rapidement alors que les deux Shikomiko qui occupaient la place se hâtèrent de quitter les lieux, laissant les deux femmes seules à seules.  En silence.  Chinatsu, attrapa le peigne en ivoire sur la coiffeuse et entrepris de démêler les longs cheveux de sa compagne. Pas un bruit. Juste celui de leurs deux respirations entremêlées. L'une regardait l'autre qui agissait avec une application rare, l'autre qui gardait un regard clair et ce sourire presque doux mais trop mélancolique.  Mais pas une seule fois le silence sacré entre elles ne fut brisé. Finalement la cadette se courba un peu et posa son visage contre le dos de sa compagne, passant ses bras autour de son ventre. En silence.  Sans biser cet accord passé dans un mutisme complet la seconde femme posa ses mains sur celles de la jeune fille , les caressant doucement. Du bout des doigts. Elle ne voyait pas son visage, mais à la façon dont elle s'accrochait à elle et dissimulait son minois elle pus deviner que Chinatsu était sur le point de pleurer.  Un sourire tendre se dessina sur ses lèvres et elle fredonna doucement une comptine pour enfant.  Fragrances d'une enfance trop tôt révolue. Une comptine de son village à elle qu'elle avait apprise à ses cadettes quelques temps après son arrivée et que par la suite elle avait transmise d'années en années. Calmement, toujours sans un  mot, la plus jeune repris son travail et entrepris de tresser certaines mèches afin de constituer la base de la coiffure. Toute deux interrompirent , leurs regard se croisèrent et Chinatsu pris la parole. __ Aira nee-sama ...vous reviendrez nous voir n'est-ce pas ? Avec le bébé?__ Avec le bébé oui. Vous serez éternellement mes petites sœur et ça n'est pas parce que je me marie que je vais vous oublier.__ Quelle chance que Takeuchi-sama aie pu payer votre dette.Elle termina de coiffer son aînée , en silence quoique plus gaie cette fois-ci. Sagami-puisque tel était son nom-entreprit de garnir la coiffe de son aînée avec tout les plus beaux peignes et épingles a cheveux qu'elle trouva. Harmonie et équilibre. Elle en vint même à en retirer une de sa propre chevelure pour la planter dans les cheveux de la future mariée. __ Chinatsu-san c'est...__ C'était un cadeau de mon père à ma mère. Pour me protéger. C'est ce qu'il avait dit. C'est pour vous, pour vous et pour l'enfant. confia la jeune femme.Ses lèvres se posèrent sur les paupières tremblante d'Aira, sur son nez et elle se laissa enlacer, confiant qu'elle avait peur. Qu'elle était heureuse, mais qu'elle avait peur. Et Sagami ne trouva rien à répliquer, parce qu'elle aurait peur elle aussi dans ce genre de situation. Parce qu'elle savait bien qu'il était difficile de quitter la maison et les visages qui avaient vu toute votre vie s'épanouir doucement. Mais le temps des origamis était fini depuis bien longtemps et les bourgeons de la Maison des Lys avait fini de s'ouvrir pour laisser place à de nouvelles générations. Il n'existait pas de moyen de revenir en arrière. Aira avait toujours été cette présence réconfortante et protectrice pour les plus jeunes, une chanson douce , une caresse, un sourire tendre. Douce, douce, délicieuse Aira qui quittait l'Okiya pour une maison plus calme et la vie conjugale.  Son départ serait l'occasion d'un grand rassemblement dans la maison et même les prostituées abandonneraient momentanément leurs activités pour accompagner le départ de leur sœur aînée. Aira , fin prête s'accorda le temps de maquiller une dernière fois sa jeune amie avant que Mama-sama ne vienne les chercher pour les conduire au dehors. Le palanquin qui la conduirait , elle et son nouvel époux jusqu'à sa future demeure était arrivé et il était temps qu'elle fasse ses adieux à son ancienne maison. Des larmes et des rires. De la musique, la danse des Maiko. Surtout des rires. Le rire attire la chance. La pression retombant, tout le monde se guinda de sa propre fierté et le travail pu reprendre. C'était de cette façon que la jeune Chinatsu, mélancolique et encore ivre du départ de cette sœur qu'elle avait tant aimée, s'était retrouvée entre les murs de l'Ochaya dans lequel elle avait été appelée pour officier.  Mais toujours professionnelle, sourire aux lèvres. C'était pour cette raison qu'elle était là. Pour apporter un peu de joie et de douceur à des hommes qui connaissait la violence qui régnait hors de l'Hanamachi, loin de la sécurité apportée par les Demi-Mondes. Des rires gras auxquels elle s'était habituée. Parce qu'on finissait toujours par accepter. Parce qu'en dehors de cela la jeune femme était plutôt satisfaite de son travail. Elle lui trouvait même tout ce qu'il y avait de plus respectable et il avait fait d'elle une femme érudite et elle se demanda un instant si tout le monde pouvait se venter de faire un travail aussi épanouissant que le sien. Elle en douta sérieusement et avec un sourire doux retourna à son Koto.  Ses doigts sur les cordes un sourire à Reï, actuelle meilleure danseuse de leur Okiya.  Chinatsu avait souvent envier ce si grand talent avant d'accepter qu'elle avait elle-même d'autre choses dont elle pouvait se venter.Le maître frappa dans ses mains et parti d'un rire fort. Avant de déclarer qu'il avait quelque chose d'important à dire à Mama-sama et que de fait il les quittait maintenant pour la maison que régentait Kurotsushi Eiri.  Les deux femmes s'inclinèrent profondément. En silence. Le silence était bien souvent la meilleure attitude. __J'ai sus pour le mariage de Aira-san. C'est une bonne chose, je partage la joie de votre maison.Remerciements. Toujours des remerciements.Menteur. Les clients étaient bien souvent des menteurs et quant à lui. Il avait essayé d'acquérir la geiko pour en faire sa seconde épouse. Takeuchi-sama avait été le premier.  Et d'ailleurs elle portait son enfant.  C'était ce qui avait motivé cet en engagement. Reï se tourna légèrement vers sa cadette et fit la moue.__ Tu es contente toi, pour Onee-sama ? J'avoue que je suis triste. Et aussi un peu jalouse je crois.__ Je suis un peu triste aussi, mais oui. Je suis contente. Tu devrais l'être aussi, Elle à beaucoup fait pour nous toutes, tu ne crois pas?Rei haussa les épaules avec dédain.__ J'espère me faire racheter aussi. Avant mes trente ans. Côte à cote les deux jeunes femmes longèrent l'un des couloirs de l'Ochaya avant d'être interceptées par la propriétaire. Si elles avaient penser pouvoir s'accorder un moment de répit, elles se trompaient. «  Au moins on aura pas à supporter la présences des filles de Natsuyuri. » avait ironisé Rei arrachant une petite moue contrariée à la plus jeune qui lui concéda toutefois, le fait que l'ambiance entre les deux maisons rivales étaient quelques peu tendues et que de fait, elle n'était pas déçue de pouvoir y échapper. C'était dans ces moments là qu'elle comprenait comme sa propre formatrice avait pu être aussi odieuse avec elle dans son enfance. Dans ces moment là ou elle était rongée par la jalousie concernant sa rivale en titre. Rien qu'à cette pensée un reniflement méprisant lui échappa et c'est guindée dans son orgueil de princesse qu'elle avait doucement poussé le shoji qui s'ouvrait sur le petit salon qu'elle partagerai avec son nouveau client. Elle s'inclina avec application avant de se redresser lentement et de poser ses yeux entre ciel et terre sur le visage de l'inconnu, le scrutant, le détaillant presque sans pudeur, mais sans vulgarité. Un sourire polit se dessina sur ses lèvres peintes par les soins de sa sœur. __ C'est un véritable honneur d'être a votre service, je suis Chinatsu.Annonçât-elle, s'inclinant une nouvelle fois. Curieuse petite princesse.

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Hasegawa Kioshi

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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE] Lun 9 Déc - 20:58

C'est à une heure tardive, alors que depuis déjà quelque bonne heurre le soleil avait laissé place À l'astre de la nuit, celle qui cache sa douce lueur blafarde aux êtres diurnes, dans une petite chambre à la charpente apparente et comportant une tabatière à toit, que le dos encore meurtris par son voyage de fortune un jeune homme fatigué pris place sur son lit, fermant les yeux quelque secondes dans l'espoir de les reposer un peu. Ensuite, il alluma le lampion en papier de riz disposé sur la petite table d'Orme au côté de la paillasse qui lui servirait de literie, avant de plonger dans ses palimpsestes, ayant un peu de mal à lire avec si peu de lumières.
L'étude de ce monde n'est pas donnée à tout le monde, la plus grande part des servantes de derrière les nobles enceintes ne peuvent jamais sortir de leur ville, trop happé par leur travail. Les courtisanes ont-elles aussi du mal à sortir de leur maison, alors même si la vie de civil n'était pas la plus honorable ou la plus aisée, elle convenait extrêmement bien aux jeunes érudits. Mais même pour lui et ses mentors, certains phénomènes sociologiques restent encore à résoudre, ce qui provoquait chez le jeune homme à moitié assoupis, un éveil de sa curiosité. Les différences culturelles entre Fukyuu et Kenshu seraient donc le sujet principal de ce voyage.
Se frottant les yeux de manière presque mécanique, il accommoda ensuite sa position avant de replonger dans ses instructions de dernière minute.
Mais comment apprendre plus sur une ville où il ne connaissait aucun informateur, ni même gentilhomme qui lui ferait un bref topo et une visite ? Les méthodes pour en apprendre plus sur la culture et us de Kenshu seraient donc simples, mais peu efficaces et suivraient un plan en trois phases. Premièrement, aller dans les lieux touristiques, meilleure représentation possible de ce que Raimei veut avoir comme image. Ensuite, passage aux temples et respect des traditions de la foudre.

__Et pour finir, un tour dans les quartiers licencieux de Raimei se murmura Kioshi, alors qu'il soufflait sur la source de lumière, transformant alors la flamme en petit lumignon encore rougeoyant.

"Ce voyage risque d'être plus agréable que prévu" Puis il ferma les yeux jusqu'au lendemain.

......................................................
......................................................

Déjà, une lumière faible subsistait après le coucher du soleil avant que la nuit ne soit complétement tombée, moment de la journée vouée au trouble et à l'incertitude des astres. Kioshi, les yeux clos, était assis sur ses genoux, dans une posture très droite et traditionnelle.

"Raimei est une belle ville, très animée.. Le commerce y semble extrêmement développé.. Malgré la jeunesse de ce clan, sa richesse peut en faire un puissant allié.. Ou un terrible ennemi." Pensa-il.

Toute la sainte journée, il avait flâné dans les différents quartiers de Raimei, ou le jeune érudit, c'était acheté une longue et fine Kiseru, avec un manche en bambou soutenant délicatement son embout en métal. Il avait pris avec l'un des meilleurs Kizami du marché, fin comme les cheveux. Puis était allé effectuer une prière porte chance au temple Koumyou afin de s'attirer la bonne grâce des kamis et de respecter les traditions et attachements de Kenshu.
Et c'est en début de soirée, à l'heure du crépuscule qu'il s'était alors dirigé d'un pas plaisant vers l'hanamachi où il avait trouvé refuge dans un Ochaya des plus accueillant.. À l'intérieur on l'avait rapidement conduit dans une salle ou arriverait sous peu la geisha qui serait son hôtesse pour cette douce soirée..

__C'est un véritable honneur d'être a votre service, je suis Chinatsu.

Le jeune homme ouvrit les yeux et leva tranquillement la tête vers son interlocutrice. Mais quel n'en fut pas son choc ? Et se laissant allé par la surprise d'une telle beauté, sans que celui-ci ne le veuille vraiment, sa bouche s'entrouvrit pour laisser échapper une légère tirade presque inaudible : "Mais que nous importe les étoiles quand la lune nous touche de son regard" ..
En face de lui se tenait la plus belle femme qu'il ai vue jusqu'à ce jour et bien qu'il eut entendu que la plus belle des femmes se trouvaient dans le bastion de Kasu, il remit vite en cause ce murmure sur la dame Okaruto pour se demander si la plus sublime des créatures n'était pas enfermée derrière les murs d'un Okiya de Raimei.. En effet, Chinatsu était un jeune brin de femme à la chevelure aussi noire que le cœur du bois de campêche, contrebalançant avec candeur son visage fin, surement peint avec l'une des plus nobles huiles de digitale, glycine ou d'azalée. Ses doux yeux, entouraient de fin trait, vous regardait avec grandeur créant une certaine distance de classes, essayant de vous percer à jour, mais sans vulgarité aucune.
Le jeune homme se ressaisit alors, n'allant pas se laisser impressionner si facilement, il décida de jouer la carte de la franchise, essayant de forcer la dame à sortir du rôle établi par la société. Qu'elle puisse se sentir alaise en étant soi, sans penser que Kioshi allait la brimer pour ces codes qu'il acceptait car obligatoire en société:

__Pardonnez ma hardiesse si faste, mais trêve de politesse, je ne cherche pas la fausse prévenance.. Ne vous obligez pas à la courtoisie.. Si vous le voulez, j'en userai, mais de votre part, ne vous obligez pas à êtres si formelle.


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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE] Mar 10 Déc - 19:41


    Des cheveux très longs. Au moins aussi long qu'il étaient noirs et pour tout dire, s'agenouillant prêt de lui, la Geiko s'octroya le droit de le détailler encore un peu. Il n'était pas exactement le genre d'homme qu'elle avait l'habitude de rencontrer entre les murs ou elle officiait. Les Ochaya de Raïmei, comme de reste probablement ceux de tous les pays que les Kamis avaient construits regorgeaient d'hommes à la peau basanée et marquée d'avoir trop croisé le fer et d'avoir trop brûlé sous le soleil brûlant de qui recouvrait leur terres. Une peau dont la couleur contrastait presque violemment avec celle de la jeune femme qu'elle était, et qui passait ses journées toutes entières entres les murs des maison de thé ou de plaisir. Ses yeux de pourpre la laissèrent admirative un moment et elle ne prononça pas le moindre mot comme enfermée dans une attente intenable de nul savait quoi. Ni elle , ni lui. Ils étaient pourtant les deux seuls présent en la pièce et elle n'était pas dépêchée pour rester inactive réfléchir. Toutefois une fois qu'elle fut assez proche de lui pour juger sa taille, elle se surpris à sourire. Il était grand. Il avait de grandes mains et elle étaient probablement douce, probablement épargnées par le maniement de l'épée. Il avait une peau presque aussi claire que la sienne. Elle frémissait comme un arbuste né sous les branches d'un arbre bien plus grand et plus puissant.

    Pas un murmure.

    Il ouvrit la bouche dans un balbutiement chuchoté auquel elle n'entendit rien et riva ses grand yeux dans les siens à la couleur au moins aussi rare que elle de ses propres prunelles. Battement des cils.
    __ Vous avez dit quelque chose? elle demanda elle aussi dans un demi-silence embarrassé comme si ce fut un secret d'elle à lui. De lui à elle. Quelques mots. Juste quelques mots.

    Sourire.

    Ses mains se posèrent sur la céramique de la théière qui avait été amenée un peu plus tôt comme pour s'assurer de sa chaleur. Ce qui était presque ridicule dans la mesure ou tout avait été mit en place quelques minutes avant son arrivée et que, reste la chaleur, à laquelle était l'eau lorsqu'elle était versée dans le récipient était si manifeste que quelques temps n'auraient pas suffit à l'altérer suffisamment. Elle se sentait intérieurement déchirée par son professionnalisme si bien enraciné en elle par les leçons de sa mère adoptive et sa curiosité de petite fille que rien n'avait jamais su taire. Partagée entre la tradition et les milliers de questions qui lui venaient à l'esprit depuis la seconde même ou elle avait posé les yeux sur lui -lui presque exotique-lors de son entrée dans la pièce.

    __Pardonnez ma hardiesse si faste, mais trêve de politesse, je ne cherche pas la fausse prévenance.. Ne vous obligez pas à la courtoisie.. Si vous le voulez, j'en userai, mais de votre part, ne vous obligez pas à êtres si formelle.

    Cela aurait du lui facilité la tâche mais pourtant une petite moue boudeuse, vestige de l'enfant qu'elle avait été, apparu sur son visage. Elle dodelina momentanément de la tête avait de partir d'un rire franc et clair. Comme un carillon. Mais sincère. C'était déjà la seconde fois qu'on lui demandait de garder sa politesse pour les autres. A ce rythme, des autres, il n'y en aurait bientôt plus.

    __ Et que croyez-vous que je possède , mon seigneur, mise à part cette infinie politesse ? Non que je sois dépourvu d'autre talent mais tout de même. N'est-ce pas précisément pour cette raison que vous êtes ici ? Pour que l'on vous traite avec toute la déférence qui s'impose aux princes?

    Quelques mots d'un ton amusé. Presque moitié moqueur. Mais attractif. Ses yeux s'illuminèrent de milles étoiles et de cents rires. Elle secouât la tête faisant teinter les grelots accrochés dans sa coiffe et ce bruit pourtant habituel la fit pouffer une nouvelle fois. Elle revint doucement à la réalité et examina plus en détail son locuteur. Lui qui venait visiblement de loin et qui avait d'exceptionnelle cette si belle façon de manier les mots. On ne s'était jamais adressé à elle avec autant de respect et des mots si bien choisis et , quelque part, la femme de lettre qu'elle était s'éveilla. Peut-être que pour une fois elle n'aurait pas besoin de laisser son esprit s'évader pour fuir les plaisanteries grivoises d'hommes trop alcoolisés. Peut-être que celui-ci aurait de plus son savoir vivre et cet esprit affûté qui illuminait ses yeux d'un autre monde.

    Saisissant son rôle, elle entreprit de servir son invité en thé avec la plus grande des maîtrise d'elle même. Une concentration inébranlable et un sourire plus amusé que polit. Mais qui s'en serait formalisé ? Certainement pas lui qui venait de prétendre lui offrir une large liberté d'action. La jeune femme s'immobilisa quelques secondes pour plonger dans ses réflexion avant de décider qu'elle pouvait bien faire comme il le voulais.

    __ Cela dit, étant donné que vous êtes justement un prince en ces lieux, je ferai comme il vous plairas. Jugez seulement des limites. Que je ne les brave pas.

    Elle s'inclina plus légèrement que la première fois avant de se lever dans dans un bruissement de tissus. Libre. Elle profita de cette prise d'altitude pour soulager un peu ses chevilles et ses genoux beaucoup sollicités par le seiza avant de se rasseoir non loin de lui, avec une grâce remarquable. Rayonnante de cet inexplicable écrin invisible mais palpable qui avait fait sa renommée. Presque effrontée elle se permit de le fixer dans les yeux une nouvelle fois, ébahis devant leur couleur et leur presque-texture-cet iris vaporeux mais intense. Presque semblables à ceux du Oni qu'elle avait vu lors de …

    __ J'ai des question. Tellement que s'en est vulgaire mais y répondrez vous? Elle lui offrit son plus beau sourire mais ne lui laissa pas l'occasion de répondre.

    Empressée.

    __ Comment dois-je vous appeler ? D’où arrivez vous ? Vous qui n'êtes pas un guerrier. Mais vous savez, cet Ochaya à accueillis des ministres, des érudits et même des princes...en êtes vous ? Et à ce propos..;qu'attendez-vous de moi en me demanda d'oublier mon trop plein de cérémonie?

    Question. Tout est question.

    Enjouée et avide petite Geiko
    .
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Hasegawa Kioshi

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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE] Mer 11 Déc - 19:26

__ Et que croyez-vous que je possède , mon seigneur, mise à part cette infinie politesse ? Non que je sois dépourvu d'autre talent mais tout de même. N'est-ce pas précisément pour cette raison que vous êtes ici ? Pour que l'on vous traite avec toute la déférence qui s'impose aux princes? Énonça Chinatsu, d'une voie limpide, mais presque enfantine, limite proche de l'adolescente d'humeur à la plaisanterie.. La jeune femme avait du répondant, elle ne faisait clairement pas partie des Geisha qui se complaisent dans un petit monde ignorant.
Puis vint le tintement des grelots placés avec élégance sur la coiffe de la belle. Elle pouffa à nouveau, dessinant sur le visage de Kioshi un léger sourire en coin, amusé. Alors, elle commença à servir le thé, avec une grâce incomparable, mais malgré le fait que le regard du jeune homme ne puisse quitter les gestes impeccables et parfaitement coordonnés de son interlocutrice, il ne put s’empêcher se de demander si les gens ne buvaient que du thé, ou si l'alcool n'était pas plus approprié à la soirée ? Peut-être avais elle choisit le thé de peur que l'ivresse pousse son client à vouloir une prestation plus physique qu'intellects ?

__ Cela dit, étant donné que vous êtes justement un prince en ces lieux, je ferai comme il vous plairas. Jugez seulement des limites. Que je ne les brave pas.

Des limites à ne pas franchir, comme tout homme Kioshi en avait bien quelque une, mais il voulait montrer son respect à la jeune femme et pour lui le véritable n'était pas les formalités mondaines imposées. Il ne se voyait pas comme un client roi, peut être, car élevais dans la modestie des critères religieux.
Avec tout autant d'aise et de charme que précédemment, Chinatsu vint se poser avec souplesse près de son client et plongea ses doux yeux, avec une intensité rare, dans le regard curieux de Kioshi, le noyant dans ses prunelles telle une brume azurée.

__ J'ai des question. Tellement que s'en est vulgaire mais y répondrez vous?

Le sang ne fit qu'un tour dans le corps de Kioshi, en un simple battement de cœur ce liquide vital sortit le jeune homme sa douce torpeur, tel un enfant devant les lucioles, des étoiles se mirent à briller dans les yeux de l'érudit, car venez enfin le moment clef, celui ou l'organe de réflexion devient si rapide que nos gestes ne le suivent plus, suivis de l'excitation d'en apprendre plus et enfin les questions seront posées.
Mais lesquelles ? C'est très rapidement que Chinatsu reprit la parole, ne laissant pas à Kioshi le temps d'entreprendre une réponse polie :

__ Comment dois-je vous appeler ? D’où arrivez vous ? Vous qui n'êtes pas un guerrier. Mais vous savez, cet Ochaya à accueillis des ministres, des érudits et même des princes...en êtes vous ? Et à ce propos..;qu'attendez-vous de moi en me demanda d'oublier mon trop plein de cérémonie?

Du tact au tact, habitué à avoir une réflexion rapide et efficace, l'homme de science et de lettres donna sa réponse, d'une voix simple et tranquille, rassurante presque :

__ Dame de ces lieux, je suis content que vous vous preniez au jeu.. Mais le temps n'est rien pour qui sait attendre, chaque question aura sa réponse.. Sachez pour l'instant que je n'ai rien contre le charme, mais préfère amplement les ballades et histoire de nos temps.. Il marqua une pause, un sourire cajoleur pointant au bout de ses lèvres. Vous êtes une artiste et moi un amateur d'art, non pas un prince ni un ministre, juste un homme des contrées lointaines du pays de la glace, avide de connaitre vos histoires et On-dit..

Il prit délicatement sa tasse de thé, y trempant timidement les lèvres de peur de s'y bruler, puis souffla sur le liquide encore chaud avant de reposer sa tasse, il reprit alors son phrasé.

__ Je n'ai point répondu à chacune de vos questions, car le savoir est une mine d'or inépuisable, vous ayant donc donné de quoi vous abreuver de quelque goutte sur ma faible histoire, puis-je au moins en connaitre plus sur vous et vos commérages.. Si je puis m'exprimer ainsi.. Ne tenez donc pas rigueur de mon absence de tact et d'élégance je vous pris.

Sur ses mots, il s'inclina respectueusement et d'un geste de main, fluide et élégant, invita la belle créature à partager le thé avec lui.


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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE] Mer 18 Déc - 0:01

    Un murmure pourtant parfaitement audible.

    _ Les cieux sont infinis, la sagesse est infinie. La stupidité ,elle aussi, est infinie.

    Elle avait cité, sourire mutin aux lèvres.

    Kenshu Sagami, Chinatsu ou qui qu'elle soit. C'était sans importance ; était sourire.

    Sourire. Sourire.

    Invitée à partager le thé qu'elle venait de servir. Elle ne protesta pas et hocha délicatement la tête, pensive. Que dire, sinon qu'elle était soulagée qu'il se contente de thé au jasmin. Elle avait eu son content d'hommes ivres pour la journée et même plus. Elle resta silencieuse quelques secondes, fermant les yeux une fois installée à ses côtés pour apprécier le silence passager de l'ochaya et même la fragrance délicate de la décoction qui infusait et se rependait suffisamment pour embaumer la pièce, enveloppant leur intimité étrange d'un jasmin délicat. Une fragrance qu'elle associait à son enfance. Son enfance en l'Okiya qui l'avait vue grandir. Une complicité entre Shikomiko. Un instant unique ou le temps s'était arrêté pour leur plus grand bonheur.

    Paradis des amours enfantines.

    Cette époque ou l'enfant qu'elle était pouvait encore être amoureuse de ce père qui lui avait promit de revenir un jour. Quant elle serait une femme. Cette époque ou il avait encore un visage. Ou elle était bien plus Sagami que Chinatsu. Bien plus une princesse qu'une courtisane. Bien plus une enfant qu'une future Geiko. Une époque ou Elle était justement. Pas juste une poupée de chair avec des sourires et un masque clair.

    Elle ne fit pas la moindre réflexion sur le fait qu'il n'avais faut que semblant de lui répondre. N'ayant même pas dit son nom. Il demeurait l'illustre inconnu arrivant de Fukyuu qu'elle avait rencontré, par une chaude soirée peu après le mariage de sa sœur aînée. Ce n'était pas déplaisant. Quant aux renseignement qu'il demandait elle mit quelques secondes avait de d'ouvrir la bouche. Pour réfléchir à ce qu'elle pouvait raconter. Sur la vie de son Okiya. Sur elle. Sur les autres. Sur Kenshu sans doutes. Et d'ailleurs, lorsqu'elle ouvrit la bouche -entrouvris en vérité- la première fois ce fut pour porter une tasse de thé à ses lèvres et ses joues se pâmèrent d'un rose ravissement.

    _ Ce thé est une tradition de mon Okiya. Les Shikomiko cueillent le Jasmin et le font sécher un peu avait de devenir Maiko. De cette façon elles abandonnent leurs vies d'enfant pour se dévouer à leur apprentissage.

    Un air un peu rêveur sur les lèvres elle se plongea dans sa mémoire. Elle était plus loin qu'il n'y paraissait l'époque sincère de son enfance bonheur. Cette époque ou elles étaient encore trois bourgeons dans la Maison des Lys. Mai, Kokoro et elle avaient aussi ramassé et fait séché le jasmin avec les autres Shikomiko plusieurs années auparavant. Et elles avaient tant ris. Tant ris qu'on les avait réprimandées. C'était Mama-sama qui les avait exempt de punition à condition qu'elles s'occupent seules du séchage des fleurs et de la fabrication du thé. En vérité elles avaient été aidées par Aira. Aira si douce. Aira qui s'était mariée aujourd'hui même.

    Rire étouffé.

    _ La maîtresse de l'Okiya ou j'ai grandis était une légende en sont temps. Un ministre qui l'avait admirée m'as raconté que sa danse pouvait hypnotiser n'importe qui. Elle s'en défend, mais si notre Maison des Lys peu avoir des clients arrivés de la Maison Impériale c'est grâce à sa notoriété.

    Elle se garda bien de parer de sa propre situation. De ce qui actuellement faisait de leur Okiya une maison de plaisir si reconnue à travers le pays. De sa propre relation avec des membres de la maison Impériale et de ce qui faisait sa renommée à elle.

    _ Sur moi il n'y à rien à savoir. J'ai grandi ici. Je ne viens pas de Kenshu et pour tout dire même pas de Yokuni. Mais d'un peuple nomade d'un pays frontalier. Je n'ai pas de souvenir de ce temps là. J'ai laissé mon passé de côté le jour ou j'ai été laissée à la Maison des Lys.

    dire des demi-vérités. Parce qu'il n'y avait pas d'intérêt à raconter un temps révolu ; une époque perdue et des rêves envolés. Un père qui ne pourrais jamais tenir sa promesse , rappelé trop tôt par un ciel injuste, un fiancé rattrapé par le karma et elle, elle incapable de quitter cette maison qui l'avait vu grandir et qui l'avait nourrie. Qui l'avait instruite.

    Elle secoua la tête dans un tintement de clochette.

    _ Y'as t-il autre chose que , Mon seigneur veux savoir?

    Elle se pencha vers lui pour le servir une nouvelle fois et se fit la réflexion qu'il sentais bon. Sans doutes un peu le tabac mais loin de cet odieux mélange de transpiration mêlée à l'alcool que ses clients lui servaient d'ordinaire.
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE] Mer 18 Déc - 2:54

_ Les cieux sont infinis, la sagesse est infinie. La stupidité ,elle aussi, est infinie.

Alors, la jeune femme partagea la délicate boisson aux fleurs capiteuses, fleur reine des parfums et des arômes ou plusieurs milliers de pétales sont essentiels pour la moindre goutte de sa si rechercher huile à la parfaite saveur et aux propriétés relaxantes, voire sédatives à trop grande dose.
Puis le silence, doux et réconfortant quand l'ambiance se prête au charme et à la grâce, le profond, mais subtil parfum du jasmin montant avec délicatesse à l'organe olfactif de la belle et du civil, dans un calme serein empreins de raffinement. La gracieuse Chinatsu portant à ses lèvres peintes, la tasse du liquide divin qu'elle avait auparavant servie avec tant de noblesses, prenant une simple gorgée qui réchaufferait sa gorge sans pomme, donnant alors quelque couleur radieuse à ses joues, renforçant leur beauté pourtant déjà peu égalable.

_ Ce thé est une tradition de mon Okiya. Les Shikomiko cueillent le Jasmin et le font sécher un peu avait de devenir Maiko. De cette façon elles abandonnent leurs vies d'enfant pour se dévouer à leur apprentissage. Affirma-t-elle de sa voie claire et enivrante, l'air, pour le moins rêveuse, peut être une pointe d'amertume se dessinais il sur son visage plein de charme?

Le jasmin, encore une fois cette belle fleur aux couleurs blanches ou jaunes. Et au dire de la jeune femme Kioshi comprit alors rapidement qu'elles portaient dans le coeur de Chinatsu des souvenirs et sentiments d'une vie passée. Était-ce des mauvais, des pleurs et souffrance, ou bien au contraire, des rires merveilleux qu'une enfant aurait abandonnés pour une vie ou les codes et les règles n'autorisaient que le port d'un masque émotionnel pour plaire à une clientèle ?
Peut-être, un jour, si la chance lui sourit et qu'ils se revoient, alors le jeune érudit lui amènerait-il un bouquet de Jasmin qu'il choisira avec attention, prenant soin de choisir une race au pétale consommable en infusion afin de transformer l'agréable en utile, ainsi peut être sera elle heureuse de boire un thé qu'elle n'aurait à partager avec personne, ou simplement de sentir le doux parfum des fleurs..
Mais ressaisissez-vous donc maitre Kioshi ! Cette enjôleuse aurais-elle eu raison de son cœur. ? Non pas si rapidement, car l'érudit de Fukyuu sait garder la tête froide et le cœur de glace, même face au foudroyant regard de l'électrique Chinatsu.

_ La maîtresse de l'Okiya ou j'ai grandis était une légende en sont temps. Un ministre qui l'avait admirée m'as raconté que sa danse pouvait hypnotiser n'importe qui. Elle s'en défend, mais si notre Maison des Lys peu avoir des clients arrivés de la Maison Impériale c'est grâce à sa notoriété.

"La maison du Lys" Il savait maintenant de quel Okiya la jeune geisha appartenait-elle, cette information pourrait lui être utile, car si comme elle le dit, une légende était abritez sous ces toits, alors Kioshi trouverait sans peine toutes les histoires de ce lieu, ce qui fera alors un superbe moyen de vérifier chaque dire de l'hôtesse présente devant lui..
Oh, ce n'est pas que le jeune homme ne voulais pas croire aux histoires de celle-ci, mais dans ce bas monde une jeune femme l'avais déjà roulé, alors comment savoir si Chinatsu était vraiment franche ou si elle cachais encore une part sombre de soi.. Chacun à quelque chose à taire, une part de yang dans le yin, ainsi étais l'être humain.. Elle ne lui disait pas tout, mais cela n'était pas dérangeant, à chacun son intimité.. Mais peut être que rien de ses dires n'étais vrai.. Bien que le jeune homme ne le pensât pas, il prendrait tout de même la peine de vérifier.

_ Sur moi il n'y à rien à savoir. J'ai grandi ici. Je ne viens pas de Kenshu et pour tout dire même pas de Yokuni. Mais d'un peuple nomade d'un pays frontalier.

"Un peuple nomade. ? " Voilà quelque chose des plus intéressant, se sera surement l'un des prochains sujets d'étude du jeune homme. Quel choc d'entendre cela, on en entend si peu parler.. Maitre dans l'art de la neutralité, malgré le fait qu'il n'ai jamais joué la comédie au sens artistique du thermes, Kioshi avait appris durant sa vie à cacher ses émotions derrière des visages placides. Ses lèvres s'écartèrent légèrement laissant a peine entrevoir une réaction aux dires de Chinatsu, mais ses yeux gardèrent un air assuré, aucun des traits de son visage ne trahissait son étonnement et sa fascination.

__ Je n'ai pas de souvenir de ce temps là. J'ai laissé mon passé de côté le jour ou j'ai été laissée à la Maison des Lys.

Puis alors de nouveau, le faible carillon des clochettes, rappelant presque immédiatement à l'ordre le jeune homme, levant alors vivement les yeux vers la coiffe de sont interlocutrice, un léger sourire égayant les fossettes de l'érudit. Celui-ci aimant ce son, il le trouvait presque drôle, lui rappelant les boules utiliser au temple pour apprendre au jeune religieux à garder leur calme. Un principe simple ou chaque apprenti devaient alors jouer avec les grelots, mais avec un rythme presque amorphe et une maitrise parfaite du corps, ne devant jamais perdre patience et faire un mouvement trop brusque qui ferait alors tinter de leur son cristallin, les sphères musicales. Un bon souvenir.

__ Y'as t-il autre chose que , Mon seigneur veux savoir?

Elle le resservit alors, se penchant délicatement ver l'homme de lettres et de sciences.. Quel doux parfum portais-elle?
Dans un presque geste, Kioshi commença à lever sa main, comme s'il voulait vérifier l'existence de cette femme au mille et un charme, mais ce ravisa bien vite ne voulant pas casser la distance respectueuse qui s'était imposé entre les deux êtres.. Il prit une inspiration et alors à nouveau, parla :

__ Maneki.. Appelais moi donc Maneki.. Cela veut dire chance.. Car ce soir, elle m'a conduit auprès de vous. Il marqua une courte pause, puis repris calmement, d'un air assuré, presque hautain, mais pourtant sans supériorité prétendu.

__ Je ne suis point un seigneur.. Je n'en ai ni la parenté, ni l'ambition et encore moins l'honneur. Enfant maudit de la famille, j'ai d'abord connu les rîtes aux Kami avant de simplement devenir ce que je suis, un chanceux curieux des choses. Et d'ailleurs, aujourd'hui est pour moi une première dans les cartiers de charme de Raimei..

Kioshi posa la tasse de thé à ses lèvres, prenant alors quelque gorgée en silence, et expira alors de bonheur tant le thé lui procurais un contentement gustatif

__ Jeune Chinatsu, je n'ai jamais connu de Geisha qui furent sincère avec moi, voilà pourquoi je vous demande de ne point user de politesse.. Ai - je répondu à vos questions ?


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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE] Mer 18 Déc - 16:07


    La geiko jeta un coup d’œil circulaire à la pièce, comme s'assurer qu'ils étaient vraiment seuls. Ce qui, quelque part, était plutôt ridicule. Qui d'autre aurais pus se trouver là ? Qui aurait pu entendre leur conversation et parler par la suite du fait qu'il s'éloignaient sans doutes un peu trop de tout ce que le protocole avait décidé pour les circonstances. D'un geste, d'une agilité certaine, surprenante quand on pensait au poids des vêtements qu'elle portait, elle porta sa main droite à coiffe pour en retirer l'épingle à cheveux porteuse des clochettes qui teintaient dès qu'elle bougeait un peu trop fort. Elle le portât devant ses yeux et de l'indexe de sa main gauche caressa la surface dorée du grelot. Elle avait placés les premier grelots dans la coiffe de Yuya. La plus jeune de ses deux apprenties. Elle l'avait également fait pour Aï de la même manière que Kurotsushi Eiri, Mama-sama, l'avait fait avec elle des années auparavant. Pour lui enseigner la délicatesse et la grâce. La patience et la tempérance ainsi que cette lenteur mesurée dans certains gestes. Se déplacer, s'asseoir...sans jamais faire teinter les clochettes. Elle avait prit la décision d'en porter également pour encourager la plus jeune. Mais en es circonstances actuelles de son entrevue elles faisaient bien trop de bruit lui rappelant qu'elle agissait presque vulgairement. Aussi elle avait prit la décision de les retirer.

    __ Au rythme ou elles tintent, je vais devoir retourner à l'école ! Ce n'est pas très sérieux.

    pouffât-elle de bon cœur posant l'épingle coupable sur ses genoux. Elle tourna les yeux vers le jeune homme avec une petite moue. Une de ces moues enfantines et presque capricieuse. Maneki. et puis elle se ravisa abandonnant ses minauderies. Après tout elle ne lui disais pas son véritable nom elle non plus. Ou peut-être que si ? Pas celui que son Père avait choisis pour elle, mais celui que l'Okiya lui avait transmit. Depuis presque quinze ans désormais elle était Hōmuyuri no Chinatsu. Chinatsu de la Maison des Lys. Rien de moins. Sans doutes un peu plus en temps que vraisemblable prochaine héritière du titre de patronne de l'Okiya. Mais le temps avait encore le temps de couler sous les ponts jusqu'à ce jour.

    __ Alors remercions cette chance qui vous pousse dans mon antre pour cette première rencontre avec Raimei l’enivrante, Maneki-sama.

    Elle se mordilla un peu lèvre et s'inclina profondément en se levant rejoignant le couloir en silence, son épingle toujours dans les mains. Elle chercha des yeux quelque domestique en la maison pour demander qu'on apporta encore du thé voire même du sake dans l'antichambre cependant qu'elle s'emparait de son moriin khuur qu'elle ramena avec elle. Elle le posa d'ailleurs avec une délicatesse presque sacrée dans un coin de la pièce avec un sourire malicieux avant de revenir s'installer confortablement auprès de son client aidant à la répartition des mets qu'elle avait demandé sur la table qu'ils occupaient. Quelques chuchotements échangés sur la présence de l'instrument, un gloussement d'une domestique qui valut à l'impudente un regard mauvais de l'eunuque qui l'accompagnait.

    Et de nouveau le silence.

    La jeune femme revint en sa mémoire sur les quelques mots de Maneki sur la sincérité qui avait jusque là fait défaut dans ses rencontres avec diverses Geisha. Et de vérité, elle ne chercha pas à défendre ce qu'il insinuait. Sur ses propres mensonges. La jeune femme se tourna vers lui, avec cette droiture détonante qui faisait, dans ces moment là, plus une femme, une princesse qu'une artiste.

    __ Tout comme je n'ai connu de client qui fut sincère avec moi. Je vous mens, c'est ce que l'on m'apprend depuis mon plus jeune âge. Je mens quand je dis que je n'ai pas souvenir de mon enfance avant l'Okiya car je m'en souviens c'est vrai mais mon histoire ne mérite pas d'être racontée. Je n'ai pas l'intention de vous donner matière à disserter sur une histoire que l'on à que trop entendu. Alors oui, je vous mens. Je ne vous dit pas tout.

    Elle ne souriait pas. Elle n'avait que cet air d'une accablante neutralité sur le visage. D'un geste lent et mesuré elle lissa l'encolure de son kimono fleuris. Pour cacher son trouble. Non les Geisha ne disaient pas toujours la vérité. Rarement pour tout dire. La plupart d'entre elles s'inventaient un passé douloureux pour apitoyer les clients, les pousser à dépenser plus encore. Chinatsu mentais également parce qu'elle n'avait pas envie de s'entendre dire qu'elle avait été une gentille petite fille, qu'elle avait seulement manquer de chance. Elle n'était pas à plaindre. Elle était même plutôt satisfaite de sa vie et de cet univers étriqué qui était le sien. Même si elle rêvait souvent d'ailleurs. peut importait où se trouvait cet ailleurs du moment qu'il était loin de Raimeï et de ces codes étouffants qui tuaient à feu doux la femme qu'elle aurait pus être.

    __ Mais les hommes mentent bien plus. Ils vous font miles promesses qu'ils ne tiennent pas, vous couvrent de présents pour faire oublier. Ils disent qu'ils vous aiment, qu'il feront de vous leur épouse et disparaissent. Un jour il reviennent fêter leur mariage avec leurs amis. « Mais tu es la plus belle, la plus douce, la plus grande ! ». Combien de cœur ont été brisés par ces promesses ? La vérité, Maneki-sama c'est que les hommes ne veulent pas d'une femme qui pense et de toutes les façons il y en as bien peu qui comprennent l'art s'il n'est pas érotique. Ils font semblant et c'est hideux.

    Presque dure. Elle agita son épingle à cheveux pour entendre le grelot. Elle avait répondu n'est-ce pas ? Répondu a toute ces choses qui ne se disaient pas. Répondu avec toute la sincérité du monde à propos de tous les tabou qui entouraient leur petit univers. Elle glissa l'épingle dans son Obi pour se libérer les mains et se déplacer jusqu'au moriin Khuur qu'elle avait rapporté. Elle caressa doucement la tête de cheval sculptée sur le manche et retourna près du lettré, lui tendant l'instrument au deux cordes en crin.

    __ Ceci est un instrument qui me viens de mon peuple. Il appartenait à ma mère. Ma vrai mère. Celle dont je suis née. Ma mère adoptive et elle venaient du même clan. Il accompagné les chants folkloriques. Vous voulez en entendre un? sourire. Engouement. Cet instrument, ces chants, ce monde secret et méconnu c'était son elle son vrai elle. La chose la plus vraie la plus vibrante et la plus sincère de son être.
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE] Ven 20 Déc - 20:47

Dans la délicate chaleur de l'ochaya, à nouveau le silence de la piece fut briser par le tintement distrayant des clochettes. Alors, avec une grace sans egalle la jeune Chinatsu leva calmement son bras et d'un geste ellegant retira de sa coife l'épingle au grelot si bruillant. Ce grelot qui faisait pourtant sourire le jeune homme, lui ayant donné a plusieur reprise, un petit air amusé. Peut etre, que c'est justement cet air la qui avait offenser la geiko, aurais elles pris ces sourires comme une insulte envers sa gestuelle si travaillé? Kioshi n'en savais rien, et ce tue.

__ Au rythme ou elles tintent, je vais devoir retourner à l'école ! Ce n'est pas très sérieux.

Son rire discret se fit alors entendre, sa moue enfantine et enjouée se dessinant sur son visage. Si elle ne jouait pas la comédie, alors non, elle n'avait pas mal pris les sourires en coin qui apparaissait sur le bout des lèvres de son interlocuteur à chaque résonnement des clochettes.


__ Alors remercions cette chance qui vous pousse dans mon antre pour cette première rencontre avec Raimei l’enivrante, Maneki-sama.

Elle se mordilla les lèvres et s'inclina profondément, se levant pour aller à petit pas vers le couloir. L'érudit la laissa faire pensant qu'elle allé simplement déposer sa broche, mais à sa grande surprise elle revint avec un instrument que Kioshi n'avait jamais vu, et comme alors à chaque fois qu'une nouveauté rentre dans sa vie, elle est toujours accompagnée d'un pic d'adrénaline rendant Kioshi merveilleusement heureux et curieux.. Mais que pouvait donc être cette chose a corde, accompagné de son archet et décoré par une tête de cheval sculpté. ? Et, c'est avec une grande prévenance qu'elle le posa dans un coin de la pièce, avant de revenir à la table faite d'orme que se partager les deux êtres.

Et de nouveau le silence.

Cette femme était pleine de mystère et Kioshi n'en avait nul doute. Elle semblait disposer de multiples qualités, une beauté à en couper le souffle, une gestuelle des plus agréable, mais aussi, elle semblait disposer d'une certaine culture et intelligence, ainsi que d'un caractère quelque peu trempé que la jeune geisha avait surement dû apprendre à cacher en même temps que son côté enfantin.

Puis, les sourire s'éfacérent, le temps des masques imposé venait de prendre fin.

__ Tout comme je n'ai connu de client qui fut sincère avec moi. Je vous mens, c'est ce que l'on m'apprend depuis mon plus jeune âge. Je mens quand je dis que je n'ai pas souvenir de mon enfance avant l'Okiya car je m'en souviens c'est vrai mais mon histoire ne mérite pas d'être racontée. Je n'ai pas l'intention de vous donner matière à disserter sur une histoire que l'on à que trop entendu. Alors oui, je vous mens. Je ne vous dit pas tout. Mais les hommes mentent bien plus. Ils vous font miles promesses qu'ils ne tiennent pas, vous couvrent de présents pour faire oublier. Ils disent qu'ils vous aiment, qu'il feront de vous leur épouse et disparaissent. Un jour il reviennent fêter leur mariage avec leurs amis. « Mais tu es la plus belle, la plus douce, la plus grande ! ». Combien de cœur ont été brisés par ces promesses ? La vérité, Maneki-sama c'est que les hommes ne veulent pas d'une femme qui pense et de toutes les façons il y en as bien peu qui comprennent l'art s'il n'est pas érotique. Ils font semblant et c'est hideux.

Voilà qui était une vision bien dure, et pourtant si véridique. Heureusement, tous les hommes n'étaient point comme ça, et dans sa grande gentillesse, Kioshi aurait voulut la prendre par le bras et l'emmener sur les routes enneiger, lui montrer le monde tel qu'il peut être, si beau. Lui faire comprendre que tout n'est pas que code et ivresse charnelle, qu'il existe aussi des hommes au cœur pur, respectable et généreux. Mais après tout pourquoi ferait-il ça ? Il ne se connaissait même pas. Chinatsu était une très jolie dénomination, mais cela resté tout de même une barrière entre celles qui travaille et celui qui paye. Elle n'était pas la pour Kioshi, mais pour son argent après tout.. Et puis au moins à l'Okiya, elle ne connaitrait jamais la faim ou le froid. Peut-être que...

De nouveau, le grelot sortit le jeune homme de son résonnement. Il passa la main entre ses cheveux noirs pour remettre à sa place le brin qui était tombé devant ses yeux, pendant que Chinatsu allé cherché l'objet de curiosité, caressant avec sérénité la tête de cheval sculptée.

__ Ceci est un instrument qui me viens de mon peuple. Il appartenait à ma mère. Ma vrai mère. Celle dont je suis née. Ma mère adoptive et elle venaient du même clan. Il accompagné les chants folkloriques. Vous voulez en entendre un?

Un large et franc sourire se dessina alors sur le visage du petit curieux, il allait pouvoir voir, toucher, et même entendre un instrument qui venait des peuples nomades. C'est donc avec précipitation et exaltation qu'il répondit, le ton de sa voie légèrement plus haut que précédemment, on pouvait alors clairement voir que Kioshi était vraiment intéressé par la culture de ce peuple.

__ Oui, je vous prie.. Montrais moi quels sont les chants et musiques de vos origines. J'en serais honoré. Mais, je ne saurais comment vous remercier de cette franchise envers moi, ainsi que vous partagiez votre ancienne culture avec ce qui finalement reste pour vous un étranger passager...

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE] Ven 20 Déc - 23:43


    Songe que tes yeux sur sa peau grave à jamais son âme sur la tienne

    .Des sourires elle en avait trop fait dans sa vie. Des sourires mensongers plus souvent que sincère, des rire faussement grisés aussi. Pour tout dire les fois ou elle avait pu rire de cette manière avec un client se comptaient sur les doigts d'une seule et unique main. C'est sans doute pour cette raison. Pour cette raison précise que son visage se pâma d'une nouvelle douceur. Une qu'elle ne lui avait encore jamais accordé.  Elle lui tendit avec confiance le moriin Khur  pour qu'il le prenne entre ses mains . Une partie d'elle même offerte à un inconnu. Comme elle ne l'avait jamais fait.

    __ Les cordes sont en crin de cheval. Une légende raconte qu'un guerrier de mon peuple avait un cheval formidable pour lequel il nourrissait une affection sans bornes. Un cheval est la chose la plus sacrée au monde chez les miens. Un jour, cet homme se maria à une femme très belle, mais jalouse. Jalouse de tout et surtout de sa liberté qu'il chérissait bien plus qu'elle. Alors pour le priver de cette maîtresse invisible elle tua le cheval de son époux. On raconte que l'homme effondré récupéra les os et les crin de l'animal pour en faire un instrument afin de chanter sa souffrance.

    Elle raconta doucement de cette voix presque trop grave mais velouté qui la caractérisait. Doucement, presque un secret entre elle, et lui.  Elle et lui.  Personne d'autre. Ça n'était pas quelque chose qu'elle avait pour habitude de faire. En réalité elle n'avait pas l'habitude que quelqu'un s’intéresse réellement a elle. À ses origines,  à sa culture qu'elle avait tout fait pour conserver, perpétrer. Les gens traversaient le pays tout entier pour l'écouter chanter dans cette langue  qui n'étaient pas la leur et qui avait donné tout cet attrait à la voix si particulière de la jeune femme, mais ne posaient jamais de question sur l'endroit d'où elle venait.

    Elle était un bel oiseau venu de loin dont on écoutait le chant sans y chercher de signification. Elle était un perroquet aux milles couleurs dans un cage aux barreaux d'or. Rien de plus.  Rien. Rien. Rien. S'en plaignait-elle ? Certains jours oui. Il y avait des jours ou les choses devenaient intolérable pour elle, de ces jours où elle ne supportait plus d'être observée comme on observe un beau cheval, de ceux-là même ou les plaisanteries graveleuses des hommes quelle servaient la blessaient. Ces jours ci, elle se révoltait en silence. Intérieurement. C'était tout. Elle n'avait pas la force de rompre cette si grande sérénité  pour n'apporter que malheur et chagrin. Mais le reste du temps...de manière tout à fait objective elle avait tout ce dont une autre femme pouvait rêver. Elle était vêtue de la soie la plus cher qu'il soit, maquillée et coiffée avec soins, elle avait appris bien plus de chose en dix-neuf ans que la plupart des autres femmes en trente ans, elle était nourrie plus que correctement et avait un toit. Elle n'avait jamais connu ni la faim, ni la maladie, ni le froid. Et même si elle n'était pas libre elle n'étais pas , dans la maison , la plus à plaindre.

    Kokoro pourtant Oiran, reine chez les prostituées souffrait sûrement bien plus qu'elle. Il était véridique que Chinatsu n'avait avec les hommes pas plus de chance que son ancienne amie. Preuve en était : elles avaient le même age et elles étaient toutes deux toujours enfermées entre ces murs. Mais la Geiko elle , n'avait pas à offrir son corps. Elle avait le droit de dire non à tout ce qui ne touchait pas à son domaine de compétence, n'était pas obligée de se tenir trop près de ces hommes sans vergogne. Elle n'avait pas à les laisser la toucher si elle n'en avait pas envie. Chinatsu adorais chanter et jouer de la musique, elle adorais la poésie et objectivement : la cérémonie tu thé était un exercice qu'elle appréciait. Elle n'était peut-être qu'une poupée mais elle aimait ce qu'elle faisait. Pas dans les moindres aspects, certes, mais elle aimait. Tout comme elle aimait l'idée qu'elle pouvait avec son sourire apaiser les cœur de ces gens qui vivaient en dehors des choses bien trop dures et cruelles.La jeune femme tendis les mains pour reprendre son instrument et le serra contre sa poitrine avec sans doute un peu trop de se zèle.

    __ Ne le répétez à personne, mais je suis soulagée que vous me laissiez en jouer. Je suis très mauvaise au Shamisen. Vraiment mauvaise, mais tout le monde veux m'entendre en jouer alors je suis obligée de ruser.Confiât-elle les yeux rieurs avec une moue capricieuse avant de se saisir de son archet positionnant l'instrument sur ses cuisses.


    Et puis doucement elle fit glisser les crins contre les crins. Ses doigts glissèrent sous les cordes, sur parfois pour les faire vibrer en même temps qu'elle bougeait l'archet.  Le son si particulier de l'instrument se fit vite entendre. Presque nasillard parfois de l'instrument. Deux cordes. Une corde mâle et une corde femelle. Corde mâle composée de cent-trente crins venus de la queue d'un étalon. Corde femelle pourvue de cent-cinq crins de la queue d'une jument. Équilibre parfait entre les deux énergies créatrices de toute choses. Sa voix tremblante vint se superposer à l'édifice étrange de ce chant traditionnel qu'elle n'avait jamais donné à un client. Quelque chose de particulier sans doutes. Tantôt grave, tantôt aiguë. Quelque part entre le ciel et la terre des ses yeux entre les deux monde. Entre tous les mondes. Liens entre deux cultures donc elle était l'héritière. Nomade par sa mère, enfant de Yokuni par son père. Deux voix en un seul et unique corps. C'était quelque chose d'étrange même pour elle. Sans doutes parce que ce chant était le seul qu'elle aie elle-même accompagné devant un client ? Parce que le fait qu'elle joue du seul présent qu'il lui restait de sa mère rendait la chose si profondément intime ? Parce qu'elle se perdait toujours un peu lorsqu'elle chantais.

    Parce qu'elle s'imaginait si loin, si loin de ces lieux qu'elle pouvait comprendre ce que la légende du moriin khur avait de véritable ? C'était un cheval de bois, une route vers la liberté. Si factice et éphémère quelle puisse être. Et l'espace de quelques secondes elle se demanda qui. Qui de l'Homme ou de l'instrument possédait réellement l'autre.Mais chante.Chante.Encore et encore. Toujours sans jamais arrêter.Même si ta vois arrache mon âme et fait saigner mon cœur.Ne t'arrêtes jamais de chanter.Mais l'instrument finit par se taire. Comme toujours. Comme toujours. Sa voix s'était arrêtée en premier. Vibrantes les cordes avaient transportés encore un instant ce son venu d'ailleurs, imbibant la pièce d'un silence étrange. Qui s'invitait trop souvent depuis le début de cette entrevue.

    __ Je peu chanter en Yokunien aussi. Je ne suis pas la danseuse la plus douée, pas la plus célèbre maîtresse d'Ikebana de ma maison, mais je suis la meilleure chanteuse de Raimeï. C'est ce talent là qui a fait de moi une Geiko respectable.

    rompre le silence.


Dernière édition par Kenshu Sagami le Mer 8 Jan - 9:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE] Mer 25 Déc - 18:55

Alors qu'au dehors, la lumière de l'astre du jour se ternissait à l'horizon, remplaçant la rassurante caresse, chaleureuse, de la journée, par la froide main, mais non moins festive, des astres nocturnes, alors que les animaux diurnes rompaient leur cycle de vie pour se plonger dans la douce léthargie onirique qu'est le soleil, permettant au vivant noctambule de coloniser cette même terre pour les prochaines heures. Alors que les Kamis imposaient, aux grandes forêts de yokuni, de tomber dans le silence sacret, et aux esprits de la nuit, de sortir. Une main tremblante recueillit au creux de sa paume, une partie d'âme de l'une des plus belles femmes des territoires connue. Un fin manche en bois ornait d'une tête de cheval, supportais deux cordes de crins tendu, depuis le haut jusqu'au centre d'une partie trapézoïdale est creuse, avec deux esses discrètes..
Il ramena l'instrument vers lui, posant avec une grande attention le bas de l'instrument sur ses jambes entrecroisées, et plaqua le manche sur son bras, il prit une inspiration et contempla l'instrument comme s'il cherchait à comprendre les moindres rouages de l'art musical qui pouvait s'échapper du Morin Khuur.

Puis, cassant le silence de ce lieu, la maitresse de l'organe de bois expliqua:

__ Les cordes sont en crin de cheval. Une légende raconte qu'un guerrier de mon peuple avait un cheval formidable pour lequel il nourrissait une affection sans bornes. Un cheval est la chose la plus sacrée au monde chez les miens. Un jour, cet homme se maria à une femme très belle, mais jalouse. Jalouse de tout et surtout de sa liberté qu'il chérissait bien plus qu'elle. Alors pour le priver de cette maîtresse invisible elle tua le cheval de son époux. On raconte que l'homme effondré récupéra les os et les crin de l'animal pour en faire un instrument afin de chanter sa souffrance.

Presque murmurer, cette légende semblait secrète et perdue dans un monde de bruit. Raconter, avec la tendre voie de Chinatsu, nul ne pouvait ne pas apprécier, ne pas se laisser emmener vers un monde de légende extérieure au classique histoire colporté dans Yokuni. Avec grâce, celle-ci leva alors les mains pour reprendre son bien, qu'elle sera alors contre sa poitrine. Il était clair qu'elle se permettait maintenant une gestuelle, tout aussi belle, mais bien moins codifier qu'auparavant. Et bien que les deux êtres fussent dans un Ochaya, leur conversation actuelle ressemblait bien plus à une halte dans les coins isolés des prairies avoisinant la ville, qu'a une rencontre alcoolisée dans les tumultes des quartiers chauds de la cité frontalière.

__ Ne le répétez à personne, mais je suis soulagée que vous me laissiez en jouer. Je suis très mauvaise au Shamisen. Vraiment mauvaise, mais tout le monde veux m'entendre en jouer alors je suis obligée de ruser.

"Mauvaise au Shamisen?" Pensa alors le jeune homme. "Mais pourquoi vouloirs entendre un instrument certes beau, mais si commun, alors qu'en face de nous une nouvelle culture nous tend les bras... L'humanité manque cruellement de curiosité.." Encore une fois, Mais que nous importe les étoiles quand la lune nous touche de son regard ..

La musique commença..

La viole à tête de cheval s'écria, dans un son poétique et chaleureux, un son aussi libre que l'animal dans les prairies, mélangeant grave et aigu dans une totale harmonie musicale, la voie de la jeune Geiko vint alors se greffer sur le rythme imposait. Si belle et confiante, souriante et concentré..
La musique résonnait dans la tête de Kioshi, l'enivrant et bousculant ses sens. Il ferma les yeux, se laissant dévorer par l'appel du Morhin Khuur, entrant ainsi dans un nouveau monde ou chaque note étais un fruit ou un paysage, une bride de culture, nouvelle, ardente, passionnante, chaque phrase musicale semblait être la découverte d'un nouveau lieu empreint d'une richesse sans égal.. Et sa voie, sa voie si claire et pourtant incompréhensible, presque claquante et nasillarde, pourtant si fine et doucereuse.

Puis, à nouveau le silence. Kioshi ouvrit les yeux, un doux sourire aux lèvres. Le cheval s'était tue pour repartir dans l'autre monde, laissant derrière lui les cordes encore vibrantes et les émotions de chacun.

__ Je peu chanter en Yokunien aussi. Je ne suis pas la danseuse la plus douée, pas la plus célèbre maîtresse d'Ikebana de ma maison, mais je suis la meilleure chanteuse de Raimeï. C'est ce talent là qui a fait de moi une Geiko respectable.

__ Je ne sais quoi dire...

A nouveau, le silence...

__ Vous êtes remarquable, il est vrai... ... Bien que je n'aime pas l'avouer.

Peut-être était-ce une question d'orgueil personnel, ou peut être, Chinatsu étant une geisha, il ne voulait pas lui montrai son affection pour elle. Il ne se connaissait depuis que très peu de temps, et pourtant voilà qu'il se parlait comme s'ils étaient intimes. Lui avouer la trouver remarquable était comme lui montrer son visage, faire tomber une bride du masque éternel qui protège Kioshi.. Et pourtant..

__ Cette culture, je voudrais en savoir plus, au Diable le Yokunien. Racontez-moi... Avec vos dires, peut être pourrai-je un jour en savoir assez pour aller les voir.. ... Je rêve déjà debout.. Mais je vous en prie, dites-moi comment vous remercier de partager avec moi cette culture si lointaine ?

Un sourire charmeur, un plissement des yeux..


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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE] Mer 8 Jan - 10:10

    Tu aurais pus être n'importe qui d'autre, Sagami. N'importe qui d'autre à commencer par toi-même. Pour lui, dans cette pièce. Une majestueuse princesse d'entre les mondes, l'écraser de cet orgueil qui te dévorais parce que tu savais ta valeur.

    Tu aurais pu être n'importe qui d'autre, Sagami. N'importe qui d'autre à commencer par toi-même. Pour lui, dans cette pièce. Cette enfant farouche et têtue, espiègle qu'on avait arrachée à ton esprit pour faire de toi une femme respectable et de valeur.

    Tu aurais pu être n'importe qui. N'importe qui. Mais tu as choisis d'être Chinatsu. Ce demi-être que l'on avait créé de toutes pièces pour te détacher de ta vie, de tes origines , de tes parents, pour détruire cet orgueil en toi. Te priver de toute ta nature. Chinatsu, celle qui renaissait milles fois. Pareille au phénix. C'était véridique. Tu te relevais toujours quelque fut le coup que l'on te porta. Encore et toujours et s'en était presque pitoyable. Sagami avait du chagrin. Du chagrin parce qu'elle était seule, parce qu'elle n'était pas femme mais objet. Elle avait du chagrin parce qu'elle avait perdu son amant, parce qu'elle avait attendu que son père revienne la chercher pendant toutes ces années. Du chagrin parce qu'on lui faisait trop de promesses qu'on ne tenait pas, du chagrin parce qu'elle voyait trop d'hommes meurtris. Parce qu'elle ne pouvait rien faire. Sagami avait du chagrin parce qu'elle n'avait pas envie de sourire. Sagami avait le cœur sur la main et pas la langue dans sa poche, des positions politique et une ambition palpable. Sagami avait des rires et des cris de rage plein le cœur et elle voulait raconter. Raconter son monde, voir au delà de l'Hanamachi. Elle avait tant et trop de passion.

    C'était beaucoup plus facile, pour toi n'est-ce pas ? D'être Chinatsu. Chinatsu n'était jamais blessée parce qu'elle ne croyais pas en les promesses. Chinatsu était d'une terrifiante impassibilité. Très professionnelle et elle se servait de sa beauté comme une arme. Pour soumettre, pour émouvoir. Chinatsu était une artiste mais elle ne croyait en rien d'autre que les règles de la maison. Elle n'avait pas de passé, pas d'avenir. D'une politesse presque violente et fascinante. Chinatsu était quelqu'un de fort et d'intègre qui ne pensais jamais à rien d'autre qu'accomplir proprement son travail. Parfois elle se mélangeait avec ton autre toi. S'effritant un peu. Mais principalement, c'était elle qui primait.

    Parce que c'était ce qu'il y avait de plus simple n'est-ce pas ? Ne pas être pour ne pas souffrir, ne pas espérer pour ne pas être déçue. La jeune Geiko que tu es as toujours été trop perspicace pour son propre bien. Pour le bien des autres également, il faut le dire. Des espoir tu en as toujours eu tellement que j'en ai mal parfois. Et moi, moi il n'y à rien que je puisse faire pour guérir tes blessures.

    Mais il t'a félicité, ton jeune ami. Il t'as trouvé du talent alors te brise. Tu ne rougis pas. Tu ne minaude pas ; impassible tu le regarde, tu l'interroge, tu le fouille et tu le met au défit de revenir sur ses paroles. Mais dans le silence le plus complet, toujours. Tu penses. Tu penses beaucoup. À beaucoup de choses. Ton songe à regret parfois c'est vrai mais qu'importe. Tu t'incline et je sens. Je sens quand tu te relèves que tu es prête.

    Il n'y à personne d'autre que lui. Juste Maneki et toi n'est -ce pas ?

    Tu pourrais être n'importe qui d'autre. N'importe qui d'autre, pour lui. Dans cette pièce. Et cette fois tu te décide et je te vois, toi oiseau de feu, devenir Sagami. Plus rien que toi-même. Totalement toi. C'est imperceptible, mais sur ton visage de poupée quelque chose change. Quelque chose qui bouleverse la tension ambiante. Tes yeux s'illuminent d'une lueur que tu ne lui as jamais montrée, que je vois rarement moi-même. Tu pose le moriin khuur à coté de toi et tu t'approches.

    __ Me remercier ?...

    Tu es d'abord perplexe. Circonspecte. On n'as jamais cherché à te remercier pour avoir pris la parole, pour avoir chanter. Jamais. Tu t'emportes. Tes petites mains-tes adorables mains-attrapent les siennes et les serrent avec une ferveur même pas dissimulée. Toute chamboulée.

    __ Sagami. C'est mon prénom. Celui que mes parents m'ont donné. Ma mère s’appelait Noguk. Je sais si peu de chose sur sa famille, son peuple. Je sais que en ce moment ils ont un campement au Nord du pays. Ce sont de grand cavalier et j'ai Ouïe dire qu'ils étaient de grand guerriers. Leur armée est celle qui résulte de la confédération de plusieurs clans qui vivent bien au delà de nos frontières. Malheureusement la seule chose qu'on a tenu à m'apprendre des miens se sont les arts. Les danses et chants traditionnels...Allez. Allez les rencontrer et revenez me dire qu'ils vont bien, parlez moi d'eux, de leurs coutumes... parlez-moi de Yokuni! De ce qu'il se passe en dehors de Raimeï. Je n'ai quitté ces lieux qu'une unique fois et l'on m'as transportée de nuit. À mon réveil tout ce qu'il y avait c'était une autre prison.

    Tu t'incline si profondément et avec une telle ferveur que j'ai mal pour toi tu sais. Son front pâle se pose contre ses mais jointes dans les tiennes. Tu l'implore presque. Tu l'implore et je me dit que c'est presque pitoyable qu'une femme, une femme comme toi qui en à plié tant à sa volonté par un sourire se roule aux pieds d'un parfait inconnu. Tu ne te relèves pas de suite. Ta respiration se calme peu à peu et je me rend compte qu'elle s'était emballée sous l’excitation.

    __ J'en demande trop ? Je brises les limites ? Pardonnez-moi. Pardonnez-moi.
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Hasegawa Kioshi

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MessageSujet: Re: Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE] Sam 11 Jan - 18:54

__ Sagami. C'est mon prénom.

Si douce Chinatsu, voilà qu'enfin, tu te dévoilais. Enfin ta douce voie cristalline t'appartenait réellement. Et tel la fleur de jasmin, voilà que tu éclos devant les yeux de Kioshi, libérant ton véritable arôme, si plaisant.
Au départ, le jeune homme n'était venu que pour glaner quelque information et passer un moment agréable. Lorsqu'il a rencontré Chinatsu, il ne s'attendait pas à faire sortir la belle-dame de derrière son masque. Le fait de lui demander d'être sois même étais plus ou moins une politesse.. Et surtout, ne voulant pas de l'hypocrisie constante des Geisha..
Déjà dans le passé Kioshi étais tombé dans le panneau.. C'était sa première fois dans un Ochaya.. Il était encore jeune et crédule, quand voilà qu'il rencontre cette femme splendide, au trait fin et à la l'éloquence parfaite.. Durant plusieurs mois, le petit érudit passa beaucoup de temps avec la belle demoiselle. Elle lui susurré de jolis mots, des phrases bien ficelaient, lui faisant comprendre qu'entre les deux êtres il y avait plus qu'une simple relation de client à geisha..
Et bien que sachant très bien qu'il ne serait jamais le seul homme de la dame, le petit Kioshi était prêt à l'aimer malgré que ce soit une prostituée.. Car oui, elle ne faisait pas que servir le thé. Et malgré le travail difficile de celle-ci et la timidité du jeune homme, celui-ci prit son courage à deux mains pour aller lui demandé si une histoire de cœur pouvait se produire..
Mais hélas la jeune femme se montra beaucoup moins positive que prévu.. Elle n'avait jamais aimé le pauvre homme, mais avais trouvé là un revenu régulier..

C'est donc dans la rancœur de cette situation que Maneki avait demandé à son interlocutrice de se montrer sincère.. Et voilà que l'effet boule de neige ayant tracé un sillon ou s'en découler la véritable personnalité de la jeune femme. Et même plus..
Maintenant, le jeune homme apprécié vraiment la femme qui se tenais en face de lui, elle étais différente des autres.. Bien sur sa beauté étais hors-norme et la différencié de beaucoup de femmes, mais c'est surtout son héritage culturel qui la rendait unique.

"Sagami..."

Ses mains étaient douce, légèrement tremblotante.. Elle s'inclina avec grâce, posant son visage sur ses mains, et murmura :

__ J'en demande trop ? Je brises les limites ? Pardonnez-moi. Pardonnez-moi.

Presque immédiatement le jeune homme releva le visage de Sagami, posant la main sur sa joue, puis la regarda, droit dans les yeux avant de dire d'une voie calme et sereine.

__ Hasegawa Kioshi.. Voici mon nom.. Soyez sure que d'ici un ou deux moi je reviendrai vous voir.. D'ici là, ne perdais pas espoir. Je reviendrai.



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Jusqu'à ce que le ciel, Divin, ne s’émiette au dessus de nos têtes | • Kioshi [TERMINEE]

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