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 Corps et âme [PV' Setsu Gekido]

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MessageSujet: Corps et âme [PV' Setsu Gekido] Ven 13 Déc - 15:39

Une journée qui semblait assez routinière, basique, éternellement chiante. Comme beaucoup d'autres dans le même genre, il n'y avait pas grand chose à faire ces derniers temps dans la capitale. Mes journées se résumaient à l'entraînement tandis que j'apprenais au fil des jours qu'Akane mettait du temps à rentrer. D'abord du temps ensuite trop de temps pour finalement provoquer une certaine paranoïa au sein du château. Plusieurs personnes étaient déjà parties à sa recherche, l'une de ses chûnin et deux genin qui n'étaient pas revenus. Autant je ne connaissais pas les deux jeunes que je connaissais peut être un peu trop bien la chûnin en question. C'était dommage pour elle quand même, elle était plutôt pas mauvaise, peut être un peu trop tête brûlée mais pas mauvaise du tout. C'était un sacré coup dur pour la hiérarchie ninja, Akane portée disparue, deux chûnins en moins en d'autres termes, Masao était seul à devoir gérer tout pensant qu'Akane n'était pas là. A l'époque je ne me serais jamais occupée de ça, premièrement parce que Akane ne m'aurait jamais confié ce genre de tâches, trop occupée à me mettre des bâtons dans les roues. Mais également parce que je n'aurai eu absolument aucune envie de lui rendre ce service, à moins que Gekido-sama ne me l'ordonne expressément. Finalement Akane était rentrée après trois semaines sans le moindre signe de vie, après que Gekido-sama ait envoyé plusieurs samouraïs pour la chercher. Ce dernier était assez contrarié, premièrement pour ne pas avoir eu de nouvelles, ensuite pour avoir perdu plusieurs samouraïs qui, selon moi, ne reviendraient jamais.
 
Et il n'y avait rien de pire à mes yeux que de savoir mon seigneur contrarié, si en plus la cause était sa propre sœur, que je ne pouvais pas voir en peinture, il en fallait de peu pour m'agacer sérieusement. Je me défoulais alors dans les entraînements, si bien qu'il m'arrivait parfois de blesser mes opposants. Rien de bien méchant tout de même, le plus malchanceux s'était seulement déboité l'épaule. Les samouraïs comme les genins voyaient en moi un parfait adversaire, l'une des meilleures pour perfectionner leurs techniques de combat personnelles. Le seul ayant réussi à m'atteindre jusqu'à présent avait été ce jeune samouraï dans une manœuvre désespérée, il en avait récupéré une kyrielle de félicitations de la part de son sensei d'ailleurs. De mon côté je devais admettre qu'il avait bien joué, même si j'étais un peu exténuée après sept affrontements. Le combat s'était arrêté là, l'objectif que le sensei avait donné à son élève était atteint, il était l'un des rares a avoir pu satisfaire les attentes de son professeur. Quant à moi je devais admettre que prendre un coup de temps à autre me permettait de prendre conscience des failles que j'ouvrais dans ma garde au cours du combat. Je m'apprêtais à reprendre un autre combat tandis qu'un des gardes du palais approchait, vêtu de son armure et de sa Yari.
 
« Setsu-sama vous fait mander, Kakita-sama. »
 
Je reprenais une posture simple en regardant le soldat, Gekido-sama souhaitait me voir, il devait s'agir d'un détail important. Je procédais rapidement à quelques étirements pour éviter les courbatures et me passait un peu d'eau pour être présentable devant mon divin seigneur. Ces derniers temps Gekido-sama était très occupé, principalement par la disparition subite d'Akane et son retour n'avait rien donné de plus qu'une charge de travail supplémentaire ainsi que de nouvelles occupations au daimyo. En ajoutant sa décision au sujet de sa sœur, cela m'avait laissé penser que cela n'ajouterais qu'une touche d'agacement pour lui. Je ne connaissais pas la raison de ma convocation mais j'imaginais déjà quelque chose d'important, généralement Gekido-sama ne convoquait pas ses hatamoto, en dehors des moments ou il devait rencontrer d'autres personnes, en dehors de cela nous avions quartiers libres, bien que j'adorais les moments où mon seigneur me convoquait spécialement pour me confier une mission non officielle. Je rentrais au château, profitant du peu de temps à ma disposition pour me refaire une beauté et me recoiffer correctement. J'arrivais légèrement en avance là ou on m'attendait. Gekido-sama souhaitais me voir dans une pièce plus privée que la grande salle principale, ce qui me laissait penser qu'il s'agissait véritablement de quelque chose d'important. En arrivant dans la salle j'approchais de mon seigneur, m'arrêtant à deux ou trois mètres de lui pour poser genou à terre et le saluer très respectueusement. Sans me relever, tête baissée, j'attendais son autorisation pour me relever, tandis que j'annonçais le motif de ma présence, comme le voulaient les convenances.
 
« Vous souhaitiez me voir, Gekido-sama ? »
 
Le timbre de ma voix perdait toute trace de méchanceté ou d'agressivité voir de moquerie lorsque je m’adressais à lui, il était le seul homme de Yokuni à posséder véritablement tout mon respect, de manière exacerbée.

Je lui étais dévouée depuis toujours et plus particulièrement depuis qu'il m'avait fait l'honneur de me choisir comme hatamoto. Être reconnue pour mes aptitudes et ma loyauté par mon seigneur était ma plus grande fierté, j'étais impatiente et en même temps stressée dans l'attente de son souhait. Quoi qu'il advienne je m’appliquerais comme d'habitude à accomplir sa volonté du mieux que je le pouvais.
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MessageSujet: Re: Corps et âme [PV' Setsu Gekido] Jeu 23 Jan - 17:06

Ces dernières semaines avaient été mouvementées. Enfin non, justement, elles avaient été trop calmes, comme Gekido demeurait sans nouvelle de sa sœur cadette. Voilà plus d'une vingtaine de jour qu'elle n'avait plus donné signe de vie. Le Daimyo avait envoyé plusieurs hommes à sa recherche, dont deux chûnins, et aucun d'entre eux n'était revenu. Les rumeurs allaient bon train au château, et encaisser la perte de deux ninjas gradés était un coup dur. Trois semaines de silence complet... Il commençait à perdre espoir quand elle daigna enfin revenir à Moe, vivante et pas trop mal en point. Où était-elle ? Qu'avait-elle fait durant tout temps ? Tant de questions grouillaient dans la tête du Seigneur, qui entendait bien obtenir des réponses. Son retour au château avait été remarqué car peu s'attendaient à la voir revenir en vie mais peu importait, ils célébreraient cela plus tard. Pour l'heure, elle était attendue par son aîné.
Elle lui raconta toute l'histoire : sa capture puis son évasion, la mort de Nobuchika, ... Mais tout cela ne le convainquit qu'à moitié. Elle cachait quelque chose, il le savait. Ou peut-être était-ce ce que lui voulait croire, allez savoir. Toujours était-il que Gekido avait beaucoup de soupçons quant à la véracité de tout ceci et l'idée que sa subordonnée – accessoirement sa sœur – ose lui cacher une partie de la vérité le mettait hors de lui. Aussi la congédia-t-il au plus tôt afin de ne pas s'emporter trop vite. Il avait besoin de réfléchir, seul – la sortie de Sakuya suivit de peu celle de la Jounin. Il prendrait une décision en temps voulu.

Le Daimyo passa le reste de la journée et une partie de la soirée à cogiter sans parvenir à quelque chose de satisfaisant. Il gagna finalement sa couche car la nuit portait conseil, disait-on. Pour une fois ce fut vrai : au réveil, sa solution était toute trouvée. Akane serait mise au courant de sa décision durant l'après-midi puisqu'il avait d'autres affaires urgentes dont il devait s'occuper durant la matinée. Il aurait aimé régler cela au plus tôt et c'est pour cela qu'il recula au lendemain ce qui pouvait l'être, cela le soulagerait d'un poids de mettre un point final à toute cette histoire.
Il se tenait dans l'une des plus belles pièces du château de Nikkou, c'est ici qu'il convoquait ses sujets et cela tombait bien car il avait justement à s'entretenir avec quelqu'un. En effet, il venait d'envoyer un garde à la recherche de Sakuya, son Hatamoto. Bien qu'elle fasse partie de sa garde rapprochée, il était rare que Gekido fasse mander l'un d'en eux en particulier sauf quand il avait une mission officieuse à leur confier, comme aujourd'hui. De tous ses Hatamoto, Sakuya était sans aucun doute celle en qui il avait le plus confiance ; jamais encore elle n'avait failli à sa tâche et tous la savaient lui être dévouée corps et âme. Elle pourrait à l'avenir s'avérer être un pion parfait en cas de besoin...

Une quinzaine de minutes passa, le Seigneur faisant les mille pas tel un lion en cage, avant l'arrivée de l'Hatamoto. Celle-ci s'approcha de lui avant de poser un genou à terre, très respectueusement. En silence, il la détailla pendant un moment. S'il en jugeait par ses joues légèrement rougies, elle devait être en plein entraînement quand elle avait été appelée mais cela n'enlevait rien à son charme, au contraire. Et oui, en plus d'avoir dégoté la plus dévouée des Hatamoto, elle ne se révélait pas désagréable à regarder. Une perle rare parmi les forces armées de Setsu , Gekido échangerait volontiers dix de ses hommes contre un seul ayant les mêmes compétences que Sakuya. Non pas que ses samouraïs soient des incapables, seulement s'ils entraient en guerre, ses soldats se montreraient pour la plupart plus efficace comme chair à canon que comme véritables guerriers...


« Relève-toi » dit-il enfin, brisant le mutisme ambiant.

Son esprit était retourné aux vrais problèmes, ceux auxquels il allait tenter de mettre un terme au plus vite. Pensif, il détourna son regard du visage de la demoiselle et gagna son trône sur lequel il s'assit avec prestance. Puis, il soupira, las des derniers événements, avant de reprendre la parole :

« C'est exact. Tu partiras en mission pour moi sous peu mais avant que je ne t'en donne les détails, il y a un sujet sur lequel il me faut m'entretenir avec toi » Il marqua un temps d'arrêt, « Hier, la Jounin est revenue après trois semaines d'absence et de silence complet. Tu as eu l'occasion de l'écouter faire son rapport ici-même. Je veux ton avis sur ce dernier. »

Akane était sa sœur et justement parce qu'il la connaissait mieux que personne, son jugement ne pouvait pas être objectif. Les faits pouvaient être bien pire que ce qu'il redoutait ou à l'inverse, elle avait très bien pu lui faire un rapport honnête sans qu'il n'y ait anguille sous roche. Son poste à la tête de ninja lui avait appris à mentir, à tromper, à tout dissimuler. Quand s'arrêtait la vérité et où commençait le mensonge, si mensonge il y avait ? Le Daimyo était incapable de trancher et par conséquent, il lui était difficile de prendre la décision appropriée. C'est pour cela qu'il lui fallait l'avis de Sakuya, car elle-même avait fait partie de la hiérarchie ninja en plus d'avoir été la seule personne présente la veille.

« Parle franchement » ajouta-t-il.

Il serait ainsi certain qu'elle ne se retiendrait pas pour une quelconque raison. Le différend entre elle et la Jounin était connu de l'homme, beaucoup savaient qu'elles ne pouvaient pas s'encadrer, aussi Gekido espérait-il que Sakuya puisse faire abstraction de son ressentiment dans sa réponse.  


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MessageSujet: Re: Corps et âme [PV' Setsu Gekido] Ven 24 Jan - 15:36

La grande pièce du château était silencieuse, vide, nous n'étions que deux dans la salle, cette rencontre privée n'annonçait généralement rien de très bon. Je me doutais déjà  qu'il y avait quelque chose qui semblait perturber mon seigneur, quelque chose que je pouvais aisément deviner compte tenu des récents événements. Ce silence fut finalement brisé par la seule personne autorisée à le faire de nous deux. M'intimant de me relever, Gekido-sama détourna le regard pour se diriger vers le trône qui n'était pas suffisamment digne de sa noble personne selon moi. Je le voyais nettement, il était pensif et le voir ainsi accablé par divers problèmes ne me faisait pas spécialement plaisir. En revanche le son de sa voix à mon égard était une douce mélodie enivrante à laquelle je ne pouvais et voulais résister. C'était le son de la perfection même qui prenait la peine de s'adresser à moi. J'étais maintenant debout, droite et immobile avec les mains dans le dos jointes au niveau du fessier, la posture que j'avais l'habitude d'aborder lorsque je recevais des ordres. Gekido-sama avait l'habitude de me voir ainsi puisque la plupart des fois ou il me convoquais, les motifs étaient toujours plus ou moins similaires. Pourtant cette fois, bien que je sois toujours à l'écoute de sa demande, j'étais moi même un peu perturbée par ses paroles. Précédé d'un soupire, je savais déjà que le sujet qu'il aborderait le lassait déjà avant même d'avoir commencé à en parler, sans doute une affaire importante mais qui ne valait pas spécialement la peine de se prendre la tête cent sept ans avec. Peut être était-ce pour cela que c'était moi et pas un autre qui avait été convoquée, j'apprenais bien vite que finalement et pour la première fois depuis que j'étais à son service, Gekido-sama me demandait mon avis sur un sujet. Je ne savais pas trop comment l’interpréter, était-ce là une preuve supplémentaire de sa confiance ? Est-ce qu'il doutait au point d'avoir besoin d'un avis extérieur ? Ou peut être mettait-il simplement à l'épreuve mes capacités de conseillère ? Il était vrai qu'en tant que ninja, je n'étais peut être pas la plus disposée à en donner, surtout pas lorsqu'il m'annonce le sujet sur lequel il voulait mon avis : Akane. Mes accrochages avec l'inutile jônin étaient connus de tous et surtout de mon seigneur, mais il était vrai que j'étais la seule à avoir assisté à son rapport cette fois là, je me demandais d'ailleurs toujours pourquoi j'y avais été convié exceptionnellement.
 
Ses paroles venaient d'ébranler très légèrement ma posture si parfaite, je m'étais attendu à tout sauf ça je devais le reconnaître. Mais les imprévus étaient le lot de la vie d'un ninja, je ne laissais rien transparaître de mon propre doute sur le moment, bien qu'un léger rictus surpris ait traversé mon faciès l'espace d'une seconde. Je prenais quelques secondes avant de m'apprêter à prendre la parole, temps pendant lequel Gekido-sama me demandait d'être franche. Comment ne pouvais-je l'être avec lui ? La confiance que m'accordait mon seigneur était tout ce que j'avais de plus précieux, je serais bien ingrate de lui mentir, même si je savais que je devais prendre soin à mes mots en sa présence, j'avais tendance à partir bien vite lorsque le sujet partait sur Akane. Prenant quelques secondes de plus pour me remémorer les paroles de la jônin, j'en décelais quelques incohérences et des interrogations qui n'avaient pas été posées la veille. Mais je ne possédais pas toutes les réponses sur ces points, j'en viendrais peut être à poser moi-même une question à mon seigneur, chose que je n'avais jusqu'à lors jamais fait. Mais je pense qu'il le comprendrait si cela pouvait m'aider à lui apporter l'avis qu'il recherche.
 
« Je pense qu'il y a quelques points à éclaircir dans ce rapport. En écoutant attentivement son récit, je me suis rendue compte qu'au final il était tout d'abord impossible de déterminer si ses mystérieux agresseurs étaient des ninjas ou des samouraïs, cependant avec la manière dont elle a décrit son interrogatoire, il semble évident qu'elle n'a pas été torturée, ce qui laisse penser qu'elle à été capturée par des samouraïs car des ninjas auraient utilisé des moyens bien plus... Persuasifs, qui l'auraient contrainte à s'ôter la vie plutôt que de divulguer des informations capitales. Commençais-je calmement tout en marquant une petite pause. Ensuite je reste dubitative devant plusieurs détails. Il a été mentionné deux ravisseurs sans plus de détails alors qu'elle à réussi à s'échapper dans des conditions relativement complexes. De plus je m'interroge sur la force de ces ravisseurs, incapable de faire parler une femme capturée mais capable de terrasser une chûnin, deux genin et trois samouraïs armés et groupés. »
 
Je marque une nouvelle pause, plus longue, m'impressionnant moi même d'arriver à rester si neutre devant la situation alors que chaque mot que j'avançais me convainquait un peu plus que son rapport n'était qu'un ramassis de conneries. Je m'attendais à ce que Gekido-sama prenne la parole mais voyant qu'il n'en fait rien, toujours à l'écoute, je termine mon exposé tout aussi calmement.
 
« Il y a aussi ces informations de Masao qui me semblent étranges. Je sais par expérience que lorsque la jônin n'est pas présente, c'est lui qui s'occupe de gérer les affaires pendant son absence. Ici en l’occurrence, je m'interroge aussi sur la façon dont il aurait pu obtenir des informations sur la mort de la chûnin et des genins. Pour expliquer cela il n'y a que deux solutions possible, soit il y a eu plus de ninjas envoyés sur place que vous n'en ayez été informé, soit Masao y est allé lui même et l'a constaté sur place, ce qui revient à dire qu'il a quitté le territoire Setsu sans aucun aval de votre part et qu'il à, par conséquent, quitté son poste. » Ajoutais-je en agitant discrètement mes doigts entre eux pour m'occuper et m'éviter de partir dans des conclusions trop hâtives.

D'un regard extérieur, on croirait voir en moi une élève devant le tableau à l'école, en train de réciter nerveusement sa poésie en espérant ne pas faire d'erreur. Le fait est que je n'avais pas du tout l'habitude de parler aussi longuement en présence de mon seigneur, j'avais peur qu'il prenne ma prise de parole comme une offense par sa longueur mais il avait également l'habitude d'avoir des explications précises le peu de fois ou j'avais moi-même eu à lui faire un rapport. C'est peut être la raison pour laquelle il m'écoutait avec attention, alors qu'il avait tout le loisir de me couper la parole pour me remettre à ma place dés que l'envie le lui prendrait. Cette affaire devait beaucoup l'embêter pour que l'on en vienne à inverser nos rôles d'orateur et d'auditeur aussi subitement...
 
« Quant à l'affaire des samouraïs envoyés sur place, je ne suis moi même pas au courant de la manière dont il a été décidé de les envoyer, ne tenant pas toutes les informations nécessaires je ne peux que spéculer sur la manière dont les ninjas ont pu l'apprendre a Honoo, alors que les samouraïs sont partis de Moe. Encore une fois il peut y avoir de multiples explications mais je suis malheureusement incapable de pouvoir avancer la moindre hypothèse valable par manque d'informations à ce sujet. Veuillez m'en excuser. » Déclarais-je de nouveau, en inclinant doucement la tête pour lier le geste à la parole.

J'allais en venir à la conclusion qui me semblait le plus logique, pour le moment j'étais restée très détachée du fait qu'il s'agisse d'Akane, j'avais analysé le rapport impartialement comme il m'avait été demandé de le faire quand j'étais moi-même chûnin. Il était monnaie courante chez les ninjas d'omettre des détails négligeable afin d'avoir le résumé le plus précis et épuré possible. Mais maintenant que j'étais hatamoto, je comprenais que ces rapports soulevaient souvent des questions.
 
« Pour conclure, je pense donc qu'il y a quelque chose qui vous est caché, un détail qui a peut être été jugé négligeable ou offensant, peut être même trop honteux pour pouvoir l'admettre en ma présence, compte tenu de nos inimités passées.. » Concluais-je finalement.

J'inclinais de nouveau légèrement la tête vers le bas pour éviter son regard. Plusieurs raisons s'y prêtaient, la première était de ne pas savoir si je lui avais été d'une quelconque utilité, la deuxième était de savoir s'il me jugerait ou non à cause de mon temps de parole plus long qu'a l'accoutumée. Mais c'était avant tout parce que poser une seconde de plus mon regard sur cet homme si imposant de sa prestance me donnait l'impression que mon cœur allait exploser. Je faisais, fait et ferai toujours de mon mieux pour accomplir sa volonté, de la mission la plus capitale au plus petit caprice qu'il pourrait me demander, mais je n’osais pas le regarder à moins qu’il ne me demande le contraire.
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MessageSujet: Re: Corps et âme [PV' Setsu Gekido] Jeu 13 Fév - 6:59

Sakuya ne parut pas être plus perturbée que cela quand son Seigneur lui demanda son avis. C'était une chose rare, pourtant, car il avait pris l'habitude de diriger seul en n'acceptant les conseils et les opinions que d'une poignée de personnes, poignée dont l'Hatamoto ne faisait pas partie. En d'autres circonstances, Gekido aurait été courroucé si la jeune femme avait pris la liberté de dire ce qu'elle pensait de la situation, mais aujourd'hui, le problème était tout autre et il ne pensait pas pouvoir le régler seul, même s'il ne l'aurait jamais avoué.
Elle prit donc la parole et répondit avec honnêteté, comme il le lui avait été demandé. Il était de notoriété publique qu'Akane et elle s'entendaient comme chien et chat, pourtant Gekido ne doutait pas qu'elle aurait tu bien des choses s'il ne l'avait pas autorisée à exposer franchement son point de vue. Ce devait une des première fois qu'il l'entendait parler autant, la plupart de leurs échanges étant très brefs et professionnels. Son temps de parole fut long mais elle soulevait des points intéressants et le Seigneur Setsu ne pouvait qu'être d'accord avec ce qu'elle lui dit. Ainsi donc, il n'était pas le seul à avoir des doutes sur la véracité de l'histoire de la Jonin. Presque religieusement, il l'écouta sans jamais l'interrompre, se contentant de hocher la tête de temps à autre en signe d'approbation. De même, il ne la quitta pas du regard, y compris quand il tendit la main afin de se saisir d'une grappe de raisin servie un peu plus tôt.


« Akane a déjà avoué les pires choses possibles ici, la présence de témoins ou non n'y a jamais rien changé. » la reprit-il quand elle eut conclu.

Quand bien même, ses différends avec Sakuya ne lui donnaient aucunement le droit de faire des rapports erronés ou incomplets si celle-ci était présente. Elle lui avait promis sa loyauté et des sanctions tomberaient s'il s'avérait qu'effectivement, il y avait anguille sous roche. Sœur ou pas, elle n'obtiendrait pas de traitement de faveur de sa part. Ce serait bien mal le connaître... Il avala un autre fruit avant de reprendre :


« C'est tout ce que je voulais savoir. Je suis arrivé à la même conclusion après l'avoir entendue et cela ne me plaît guère. »

C'était peu de le dire ; le tapotement répété de ses doigts sur l'accoudoir traduisait son agacement face à tout ceci. Penser que sa propre Jonin ose lui rendre de faux rapports menaçait de le faire sortir de ses gonds, lui chez qui la patience n'était pas toujours une vertu. Soit, elle l'aurait cherché, il tirerait toute cette affaire au clair au plus vite. S'il s’inquiétait inutilement ou s'il y avait bien quelque tromperie là-dessous, seuls les résultats de l'enquête allaient le dire.  

« Tu enquêteras pour moi, Sakuya. Je veux que la suives et me transmettes des rapports – complets – sur tout ce qui pourra m'être utile afin de savoir si oui ou non elle cache quelque chose : ses actions, ses rencontres, ... »

Il ne précisa pas combien de temps cela allait durer. Le temps qu'il faudra, pensait-il, trois mois s'il le fallait ! Si Akane avait fauté, elle finirait tôt ou tard par se trahir. Puis, le Daimyo espérait Sakuya  assez compétente et perspicace pour dénicher ce qui leur avait échappé jusqu'à présent.


« Libre à toi de fouiller ses appartements s'il le faut, tu as carte blanche. Seulement ne provoque pas la confrontation » Il lui lança un regard entendu, sachant très bien que l'idée de la bousculer un peu traverserait tôt ou tard l'esprit de l'Hatamoto, « Je vais en informer Akane quand nous en aurons fini, elle ne cherchera pas à te mettre de bâton dans les roues. Surveille-la de très près au début : étant donné que tu seras dans son ombre, elle tentera de détruire les preuves au plus vite. Si preuve il y a... »

Sincèrement, il espérait que non. Aussi minime soit-elle, le Seigneur ne supporterait aucune fourberie de la part de sa sœur cadette. La Jounin avait toujours pris des libertés vis-à-vis de ses ordres, les exécutant comme bon lui semblait et si cela avait tendance à agacer Gekido, il ne l'avait jamais sanctionnée pour cela, puisqu'elle remplissait toujours ses missions. Peut-être était-il temps qu'elle soit rappelée à l'ordre, histoire de lui faire comprendre que durant l'exercice de ses fonctions, elle n'avait pas plus de droit qu'un autre, même si elle était liée à lui par le sang.

« Quant à Masao, quelqu'un d'autre mènera l'enquête, il n'est pas mon soucis majeur. » Ajouta-t-il avant de se racler la gorge, « Est-ce clair ? »

Il passa machinalement un doigt dans son bouc tout en la regardant avec insistance, ses iris de feu lui donnaient un regard perçant, ce qui semblait mettre la demoiselle mal à l'aise depuis tout à l'heure, comme elle cherchait délibérément à  fuir le regard de son Daimyo. Ses ordres donnés, il attendait à présent une réponse.


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MessageSujet: Re: Corps et âme [PV' Setsu Gekido] Jeu 8 Mai - 21:34


J'avais une sainte horreur de la situation. L'agacement de mon seigneur était palpable, si bien qu'elle se traduisait par le tapotement de ses doigts sur l'accoudoir de son trône. Tout ça pour Akane, qui cachait probablement quelque chose, mais quoi ? La question restait entière c'était bien la raison pour laquelle ça m'agaçait prodigieusement. Gekido-sama contraint de passer par diverses émotions négatives ne me plaisait pas du tout et encore une fois, c'était Akane qui était à blâmer pour cela.
Mais cette garce restait intouchable, elle jouissait d'une protection offerte par son statut et sa notoriété au sein des ninjas de Setsu, alors que seulement deux d'entre eux connaissaient sa véritable identité. Nous étions trois à l'origine mais en devenant hatamoto je ne comptais plus dans les rangs des ninja et ce n'était pas cet abruti de Masao qui irait dire du mal d'elle, il ne voulait après tout que la passer dans son lit comme il avait essayé avec beaucoup d'autres avant.
 

Il avait beau être talentueux, à mes yeux il n'était qu'un éternel abruti. Il était au courant de certains écarts de conduites de sa chère jônin qui pourraient lui coûter sa tête, il y gagnerait une place de loin meilleure que celle de chûnin. Et finalement, pourquoi n'y faisait il rien ? Ça me rendait malade, il n'était en ce sens pas si différent d'un samouraï : Dévoué, loyal et aveugle envers sa maîtresse, tel un chienchien bien dressé. Avec le recul je m'approchais moi même de cet aspect, si ce n'est que je n'étais pas dévouée envers mon seigneur pour des motifs aussi idiots que ceux de Masao. J'avais conscience d'être plus un pion qu'une personne aux yeux de mon seigneur, mais je croyais en ce qu'il faisait, ce qu'il souhaitait pour l'avenir de notre clan. Mais je lui était fidèle parce que j'étais persuadée au fond de moi que mon daimyo ne ferait rien qui mette inutilement le clan en péril, il n'inspirait qu'a le mener vers une gloire plus grande encore. Masao en revanche, se foutait pertinemment de savoir si ce que faisait Akane était bien ou mal pour le clan ou le gouvernement en place. Après coup je me demandais pourquoi je me comparais à cet abruti, nous étions en tous points différents et fort heureusement pour moi. Si en plus d'être aussi stupide et inutile que lui j'avais été aussi médiocre et peu talentueuse, je n'aurai jamais pu avoir la chance d'être ici.
 
Que Gekido-sama défende Akane en précisant que les témoins étaient le cadet de ses soucis, j'étais pourtant persuadée du contraire. Ma simple présence était de loin supérieure à celle d'une trentaine de témoins. Akane n'irait jamais divulguer la moindre information en ma présence par peur que je m'en serve contre elle, chose que j'aurai probablement fait à une époque. Le problème à l'instant était de savoir que j'étais détachée à l'enquête sur Akane. Forcée d'abandonner mon poste pour aller babysitter cette abrutie ne m'intéressait pas mais je devais le faire puisqu'il s'agissait d'un ordre de mon seigneur. Je m’inquiétais plus pour la sécurité de mon daimyo que n'importe qui, probablement même plus que lui, sinon il ne m'enverrai pas à l'enquête en m'éloignant de lui ainsi, laissant la tâche aux deux autres bras cassés de le protéger. Après tout il fallait l'admettre, j'étais de loin la meilleure du trio chargé de protéger le seigneur Setsu. Je voyais d'ailleurs si peu souvent mes « collègues » que je me demandais parfois s'ils étaient encore vivants. Jusqu'au moment ou j'en croisait un au détour d'un couloir, ne lui adressant rien de plus qu'un regard dédaigneux réciproque.
Il fallait que je me débarrasse de cette mission efficacement et rapidement, je ne pouvais laisser mon seigneur entre les mains des deux autres.
 
Cependant je ne pourrais pas aller plus vite que la musique, Akane fera tout pour me mettre des bâtons dans les roues quoi qu'en dise Gekido-sama. Surtout si elle cachait vraiment quelque chose, je savais déjà que cette mission ne serait pas facile. Connaissant Akane, s'il y avait la moindre preuve matérielle, elle les auraient détruites avant même d'être venue s'expliquer ici. J'aurai fait pareil à sa place, laisser des traces n'étaient pas dans les habitudes des ninjas et s'il y avait bien un truc que Byakuya avait bien fait en nous formant, c'était de nous apprendre ça en premier lieu/ Le précédent Jônin avait beau être une ordure finie, il avait su protéger un minimum ses arrières pendant plusieurs années, jusqu'à ce qu'Akane le découvre. J'imagine à cet instant qu'elle avait du tomber de haut, elle avait tant estimé Byakuya pendant toutes ces années qu'apprendre la vérité sur lui avait du la faire souffrir. C'était peut être le seul et unique point sur lequel je ne prendrais jamais la peine d'appuyer en sa présence, j'avais beau ne pas la supporter, elle avait eu le mérite d'avoir bien fait en passant le clan avant ses sentiments personnels. J'avais pris le soin de ne jamais évoquer la trahison de Byakuya en présence d'Akane, pas dans les détails du moins, peut être parce qu'il était visible encore aujourd'hui qu'elle en souffrait. J'avais pitié d'elle sur cet unique point car j'en étais moi-même persuadée qu'il me serait douloureux de renier un fort attachement pour mon devoir. Mais je savais aussi qu'une fois fait je n'aurai plus le loisir de m'apitoyer sur mes décisions passées, chose qui me différenciait d'Akane.
 
Bien que j'ai le droit par mon seigneur de fouiller toutes les affaires de la Jônin, je ne pensais pas pouvoir en tirer quelque chose de particulier, pas même un simple sentiment de supériorité sur elle ne serait-ce qu'un bref instant. J'étais un assassin, pas un espion et encore moins une voyeuse. Le plus simple était encore de la suivre et l'observer, il ne serait pas forcément nécessaire de fouiller partout, du moins je le pensais. Surtout qu'avec Masao près d'elle, il me faudrait être attentive, ils avaient vite fait de s'échanger des informations sous toutes les formes possibles et imaginables. Presque machinalement, comme tout bon soldat, je lui donnais la réponse qu'il semblait attendre à présent.
 
« Très clair mon seigneur. » Avais-je répondu docilement.
 
J'hésitais encore un peu à poser des questions, mais avec le recul il me semblait logique qu'il me précise ces quelques informations, l'affaire concernait sa sœur, peut être qu'il souhaiterait un suivi particulier sur cette affaire.
 
« Souhaitez-vous des rapports réguliers ou préférez-vous n'être prévenu que si je découvre quelque chose de particulier, Gekido-sama ? »
 

Ses préférences influenceraient ma façon de faire, si je devais retourner à Moe régulièrement il serait plus simple pour Akane de dissimuler des choses. Alors que si j'y allait de manière aléatoire elle serait elle même obligée de me surveiller, ce qui indiquerait qu'elle cache vraiment quelque chose. Un simple paramètre qui pouvait changer beaucoup de choses pour moi après tout. Tête inclinée, toujours, je sentais son regard sur moi, je devais admettre que cela ne me gênait aucunement, aussi longtemps qu'il ne s'accompagnait pas de réprimandes. Je voulais simplement qu'il soit satisfait de mes performances c'était d'ailleurs tout ce qui m'importait, j'avais traversé suffisamment d'épreuves et tué assez de personnes pour arriver là où j'étais finalement aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Corps et âme [PV' Setsu Gekido] Lun 12 Mai - 23:24

[i[Les instructions étaient on ne peut plus claires aux yeux du Daimyo, tout autant qu'elles le furent pour Sakuya. Suivre Akane, être sur ses talons de façon quasi-permanente, et déterminer si oui ou non elle cachait une partie de la vérité quant à ce qui lui était vraiment arriver. Ce n'était une mission facile pour personne, mais Gekido l'en estimait capable. La Jonin était une ninja d'exception, elle pouvait couvrir ses traces très facilement ; si preuves il y avait, voilà bien longtemps qu'elles aurait pu les faire disparaître. Enfin, jusqu'à preuve du contraire, Akana n'était coupable d'aucun crime. Pas encore, du moins...[/i]

« Inutile de perdre mon temps avec des rapports ne m'apprenant rien. » répondit-il, laconique, « Envoie une missive pour les éléments mineurs. »

C'était bien lui, ça. Certes, recevoir des rapports réguliers était avant tout une manière de s'assurer du bon déroulement de la mission et que l'homme envoyé en mission était encore en vie mais le Seigneur préférait avoir des nouvelles de façon plus espacées mais lui annonçant des progrès, surtout quand il s'agissait de ses Hatamotos. Ils étaient tous les trois de très bons combattants et diplomates, aussi bénéficiaient-ils dans une certaine mesure de sa confiance. Pour en revenir à Sakuya, cette dernière savait se défendre, c'était un fait incontestable. Le seul élément potentiellement dangereux dans cette mission était la cible elle-même, alors s'il venait à arriver malheur à la jeune femme, Akane en serait immédiatement accusée. Encore qu'il la savait assez intelligente pour ne pas user de la force sur un Hatamoto.

« Reviens au terme de ta mission, ou avant, si tu trouves quelque chose d'intéressant. »

Il ignorait de combien de temps elle aurait besoin. Dix jours ? Trois semaines ? Deux mois ? Qui sait... Cela dépendrait de l'innocence d'Akane – ou de sa culpabilité – et de sa capacité à prendre des précautions. Il aurait tant voulu ne pas avoir à en arriver là... Parmi toutes les personnes de son entourage, Akane faisait assurément partie de celles qui méritaient le plus sa confiance, mais il demeurait incapable de la lui donner aveuglément. Déformation professionnelle sans doute, mais il en était arrivé à un point où il se méfiait de tout le monde et donc, par conséquent, de sa puînée. Il y avait trop d'éléments flous dans l'histoire d'Akane, et le Seigneur Setsu ne pouvait en détourner les yeux. Il n'était après tout pas le genre d'homme à faire comme s'il n'avait rien vu. Peut-être s'inquiétait-il pour peu de choses. Il l'espérait, vraiment. Cogiter trop longtemps là-dessus ne lui apporterait cependant rien de bon, il le savait, aussi décida-t-il de ne pas se torturer davantage les méninges à ce sujet. Si Sakuya répondait à ses attentes, toute cette histoire serait bientôt tirée au clair, de sorte qu'il n'y ait plus de doutes possibles.
Cessant de ruminer, Gekido se leva. Il donnait l'impression d'être plus colossal que jamais, comme son siège était surélevé. Lui qui était déjà très grand, cela le rendait encore plus imposant et à l'origine, ce n'était pas un hasard : être dominé de deux têtes par un Daimyo avait calmé les ardeurs de bien des gens entrés dans cette salle. Silencieusement, il descendit les quelques marches avant de s'arrêter face à l'Hatamoto.  Enfin, il s'éclaircit la gorge et reprit la parole :


« Prends le temps qu'il te faudra mais ne t'acharne pas : si tu ne trouves rien, c'est qu'il n'y a rien à trouver »

Elle ne paraissait pas satisfaite de la situation. La raison n'était pas bien difficile à deviner : Akane. Aurait-il demandé à Sakuya d'aller la faire taire qu'elle s'en serait chargé avec le sourire, il n'en doutait pas. Malheureusement pour elle, il s'agissait juste d'une filature sans aucune effusion de sang. Voilà ce qui lui déplaisait, être obligée de se coltiner sa pire ennemie. Si ça n'avait tenu qu'à lui, Gekido aurait envoyé quelqu'un d'autre. Malgré tout, la jeune femme était de loin la personne idéale pour cette mission. En effet, avant de devenir son garde rapproché, elle était Chûnin et connaissait donc la manière de procéder des ninjas sans pour autant en faire partie, ce qui était un avantage aux yeux du Seigneur. En aucun cas il ne fallait qu'elle prenne ça comme une punition, elle était tout simplement la plus qualifiée pour mener à bien cette mission.

« Va. » conclut-il, « Et ne me déçois pas. »

Il la laissa s'en aller s'en plus de manières ; ce n'était pas nécessaire. À présent, place à l'attente. Des jours et des jours à patienter. Sakuya ne revint pas tout de suite, c'était en un sens une bonne nouvelle, mais attendre était fatigant. Il demeurait toutefois Daimyo et était à la tête de tout un Clan, il lui fallut donc faire abstraction de cette histoire pour se concentrer sur ses fonctions.
Le temps s'écoulait et Gekido se demandait quand elle pensait revenir à Moe. Le fait qu'elle ne soit pas encore revenue indiquait probablement qu'elle n'avait rien pu trouver et si elle n'avait rien trouvé depuis tout ce temps, elle ne trouverait rien du tout. Trois semaines s'étaient finalement écoulées avant qu'on ne vienne lui annoncer son retour. La nuit était tombée et voilà un moment que le Seigneur s'était retiré dans ses appartements. Il ne dormait pas, non, il était encore bien trop tôt pour cela. À vrai dire, il était perdu dans un rouleau écrit par un noble d'un clan aujourd'hui disparu, il y contait la fondation et l'ascension du clan Setsu. Il parcourait les caractères et n'en détournait pas les yeux, même quand il portait la coupelle d'alcool à ses lèvres avant de s'en resservir. Ce n'est que quand on lui annonça l'arrivée de Sakuya à Nikkou qu'il prit la peine de relever la tête.


« Bien, fais-la monter jusqu'ici. »

Il se faisait tard, et le Daimyo n'avait pas envie de parcourir la moitié du château pour la recevoir dans la salle habituelle, surtout que connaissant l'Hatamoto, elle aurait fait son rapport en une poignée de minutes. Il avait un peu de temps devant lui avant qu'elle n'arrive ici, Gekido en profita donc pour réajuster ses vêtements – Il se permettait certains relâchements quand il était seul. Peu de gens avaient eu le « privilège » d'être reçu ici et quand c'était le cas, il s'agissait avant tous d'une preuve de paresse de la part du brun, lequel n'avait pas toujours le courage de quitter ses appartements au petit matin ou tard le soir. Il bailla, puis s'agenouilla devant la petite table où il lisait auparavant et repoussa un peu le rouleau afin de faire un peu de place. Quand vint alors le garde escortant Sakuya dont les pas se faisaient entendre dans le couloir.


L M M J V S D
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MessageSujet: Re: Corps et âme [PV' Setsu Gekido] Mar 13 Mai - 17:41

Ce choix de directives n'était pas spécialement une surprise. Les détails peu sensibles par missive étaient généralement le minimum à faire, autant pour tenir au courant de la progression de l'enquête que de prévenir indirectement mon seigneur que rien ne m'était arrivé. Il y avait, par le choix de ma personne plusieurs choses qui avaient probablement poussé Gekido-sama à me choisir, j'en étais consciente. Le fait que j'étais présente à l'audience premièrement, mais aussi mon passé de chûnin qui me donnait un avantage considérable sur les autres hatamoto pour cette mission. C'était donc en partie mon talent qui me mettait dans cette position délicate. Suivre Akane partout ne l'enchanterait pas plus que moi, elle en aurait conscience. Masao était du genre fourbe et aveuglément loyal envers elle, il ne serait donc pas impossible que j'ai à le surveiller un minimum lorsqu’ils seraient ensembles. Bien que Gekido-sama m'ait demandé de me focaliser sur la jônin, je savais mieux que quiconque à quel point il était rapide de passer un bout de papier griffonné ou deux-trois signes de main discrets entre deux messes basses. Si je venais à tomber par inadvertance sur une preuve de la culpabilité de Masao qui inculperait également Akane, est-ce que mon seigneur me blâmerait de ne pas avoir respecté à la lettre les consignes de ma mission ?
 
Je n'en savais rien, peut être serait-il à la fois mécontent et satisfait que j'ai pu, par transitivité tirer au clair le voile qui entoure sa sœur. J'espérais, malgré tout qu'elle n'ait rien fait de stupide, j'avais beau ne pas l'aimer, elle était tout de même la sœur de mon Seigneur et je ne voulais pas que sa culpabilité accable l'esprit de mon daimyo.
Il me fallait donc observer, le temps qu'il faudrait jusqu'à ce que je m'estime totalement convaincue moi-même. C'était compliqué encore une fois, les kamis eux-mêmes savaient à quel point enquiquiner Akane me plaisait, mais fouiller constamment dans ses petites affaires n'apporterait rien de sain à cette relation rivale déjà bien mouvementée. On ne s'aimait pas, on ne pouvait pas se croiser sans se lâcher une petite remarque désobligeante mais ça s'arrêtait là et au final c'était pas plus mal. Avec le temps j'avais eu mieux à faire que d'essayer de me débarrasser d'elle, obtenant plus que ce que j'avais toujours voulu avoir. Elle m'indifférait plus qu'autre chose maintenant que j'étais hatamoto, cette sensation d'avoir réussi là ou elle m'avait toujours empêché d'avancer suffisait à satisfaire mon égo. En outre, tuer Akane se révélait plus compliqué que de supprimer mes frères. Elle avait été formée par notre ancien jônin qui, malgré ses vices, était tout de même le meilleur de son temps.
 
Gekido-sama me laissait sortir sans plus de cérémonies. L'importance de cette mission était conséquente, c'était l'équilibre des forces ninja de Setsu qui en pâtirait si le jônin se révélait être un traître pour la seconde fois d'affilé. Quant à l'impact sur la famille seigneuriale, elle ne pourrait être que plus mauvaise et je ne pouvais laisser cela arriver.
A ma connaissance, il y avait pire que la certitude de la culpabilité d'une personne : L'ignorance. Naissance du doute, début de la paranoïa. Mon seigneur ne devait pas se torturer l'esprit sur cette affaire, il ne lui en resterait rien de profitable. C'était pour cela que j'étais déterminée à accomplir ma tâche avec une perfection qui me caractérisait si bien jusqu'à présent.
Cependant, en sortant de la grande salle, le doute était lui aussi gravé sur mon faciès. Pourquoi doutais-je exactement ? Il me semblait assez peu probable qu'Akane soit capable d'une telle chose pourtant mon instinct me dictait l'inverse et lorsque j'avais croisé Masao dans les couloirs, il avait soigneusement évité tout regard, ce qu'il ne faisait jamais auparavant a cause de sa fierté mal placée. Ils cachaient tous deux quelque chose, je voulais savoir ce que c'était mais en même temps j'avais peur de confirmer toutes les craintes de mon seigneur en le découvrant.
Absorbée dans mes pensées, ce fut finalement un garde inquiet qui m'en tirait par cette simple question :
 
« Tout va bien, Kakita-sama ? »
 
Perdue, troublée, je le fixais d'un regard vide. Non tout n'allait pas parfaitement bien. Mais que pouvait-il y faire après tout ?
 
« Oui... J'étais juste perdue dans mes pensées. » Avais-je répondu évasivement.
 
Assez surprenant que je lui réponde si aimablement, je me rendais alors compte que rien n'allait chez moi. Je ne comprenais pas pourquoi je me sentais si troublée, alors que ce n'était qu'une mission comme les autres au final. Marchant jusqu'à mes quartiers pour me préparer, je prenais le temps de m'allonger un instant et d'analyser la situation. Rien ne sortirait de bon de cette mission, c'était une certitude.
Si Akane était bel et bien coupable, un gros bordel s'en suivrait. Si Masao était le responsable et qu'Akane en était devenue complice, le résultat serait le même.
Et s'ils étaient tous deux innocents ?
 
Je ne pouvais pas y croire, pas après cette misérable prestation qu'elle nous avait montré la dernière fois. Il y avait quelque chose c'était certain et peu importe les excuses que j'essayais de lui trouver, elle avait menti à mon Seigneur, à son propre frère. Et si le problème était bien plus grave que ce que nous imaginions ?
Je ne préférais pas y penser encore, me rassurant en me disant que le temps et le destin me donnerait la possibilité du meilleur comme du pire.
Je partais donc en même temps qu'Akane, prenant quelques distances pour ne pas être repérée trop rapidement. Il me semblait évident qu'elle finirait par le savoir de toutes manières. Jusqu'a Honoo puis jusqu'à Boya. Ce simple déménagement me semblait déjà étrange en soi, s'éloigner du village où elle avait toujours été montrait bien que quelque chose chez elle avait changé. Comme prévu, elle m'avait bien vite repéré et prenait déjà des mesures pour m'empêcher de trop fouiner. Sauf qu'avec le temps, j'avais acquis autant de loyauté de mes informateurs qu'elle n'en avait de ses chûnin ou plutôt du seul qu'il lui restait à l'heure actuelle. Des agents doubles qui me faisaient des rapports sur elle tout en continuant de lui faire ceux qu’elle voulait. Rien de suspect, une routine classique de kunoichi. Elle avait sans plus attendre expédié les ordres de mission de ses ninjas, fait en sorte qu'une nouvelle sélection de chûnin soit préparée. Chacun de ses mots passait par son bras droit qui me fuyait comme la peste.
En soi, rien de nouveau ni de bizarre.
La première semaine fut cependant jonchée de petites incohérences que prenais la peine de signaler par missive. Masao était son coursier personnel et il n'était pas infaillible. Mettre la main sur cette lettre ne fut pas compliquée mais la lire fut tout autre chose. Je n'avais pas non plus eu le temps de la recopier entièrement, la remettre en place et m'éclipser avant qu'on ne me voie. Un code peu commun, pour ne pas dire unique puisqu'il ne correspond à aucun des codes utilisés par les officiers ninjas. Quelque chose de personnel qu'elle ne voulait pas qu'on lise, ce n'était pas bon signe mais cela ne prouvait rien. Une suite de chiffres séparés par des points, comment décrypter ce code que je ne connaissais pas ? Je ne possédais qu'une copie des six premiers mots, soit à peu près la moitié de la missive qui restait un mystère.
La deuxième semaine fut plus calme, rien de suspect, rien de bizarre si ce n'est cette apparente façon d'essayer de m'éloigner de son nouveau centre d'opérations. Plusieurs ninjas passaient voir Masao pour prendre leurs ordres, elle s’entraînait pour reprendre habitude de ses mouvements après sa blessure, quelques lettres destinées aux formateurs des nouvelles recrues. En bref rien de spécial.
 
En revanche, cette troisième semaine fut quelque peu étrange. Bien plus étrange que les deux premières. Masao semblait un peu plus rebelle qu'a l'accoutumée. Ils me donnaient l'impression d'être en désaccord tous les deux. Pour quel motif ?
Je n’eus pas l'occasion d'en savoir plus, voyant cet homme à la carrure imposante et à la tignasse rouge feu toquer à la porte. A peine avait-il pointé la tête qu'Akane faisait sortir Masao qui lui, montrait un certain regard que je ne connaissais que trop bien. Ce type et Masao ne semblaient pas bon copains et s'il y avait bien une chose que Masao n'aimait pas, c'était qu'on lui sucre l'attention de sa jônin chérie. Ce qui revenait à me dire que l'homme qui venait d'entrer était spécial en plus de m'être totalement inconnu.
Il n'y avait pourtant pas à ma connaissance un informateur d'Akane dont je n'avais pas entendu parler à Setsu. C'était un p'tit nouveau ?
Le premier réflexe d'Akane fut de baisser le store de sa fenêtre et de parler plus bas, rien de plus suspect à mes yeux même si cela ne prouvait toujours rien. Ninja certes, elle n'en était pas moins une femme et moi-même je devais reconnaître que c'était un bien beau mec qui venait d'entrer. Serait-ce ça le fameux secret d'Akane ? Un homme ?
Pas possible, tout ça pour... ça ?
 
Je ne me précipitais pas sur les conclusions, ayant attrapé le fameux informateur pour savoir ce qu'il venait faire ici. Un abruti fini, je ne savais pas encore s'il allait venir me faire un rapport sur Akane par la suite mais compte tenu du fait que j'avais attendu toute la journée pour en être certaine, il ne semblait visiblement pas très chaud pour jouer les balances. Des rumeurs du sud, lui même m'avait parlé de trucs qui se passaient à la frontière Fukyuu. Ne le connaissant pas, je soupçonnais qu'il soit justement un frontalier, peut être même plus. Mais faute de preuves, je ne pouvais que faire part de mes inquiétudes à Gekido-sama. Néanmoins toute l'attitude d'Akane face à cet homme était très différente de l'habitude, il semblait exercer un genre d'emprise sur elle, elle devenait plus douce, un peu servile même. M'enfin, rien de particulier, même si je prenais le chemin du retour à cet instant pour le château Nikkou, faire état de cette rencontre plutôt étrange.
 
J'arrivais de nuit, ayant pressé le pas pour apporter la nouvelle, lorsque mon visage apparut aux gardes, l'un d'entre eux partait déjà prévenir mon seigneur de mon retour. C'était probablement une consigne de ce dernier et on me demandait d'attendre un instant avant de me dire d'aller dans les appartements de mon seigneur. Sur le coup je n'avais pas bougé d'un cil, le temps de me rendre compte du lieu dans lequel je devais me rendre. S'il y avait bien une chose à savoir sur Gekido-sama, c'était tout le secret qui se dressait autour de ses appartements, très peu de gens avaient eu le loisir d'y pénétrer, moi ou ses autres hatamoto inclus. Sans un mot de plus, je suivais alors le garde chargé de m'y conduire, action superflue à mon goût, je savais où trouver sa porte après tout.
Mais le protocole était ainsi et après tout je m'en foutais un peu, mon rapport ne prendrait pas plus d'une poignée de minutes, je me refusais à déranger Gekido-sama dans ses appartements avec un rapport trop détaillé barbant à souhait.
Arrivée devant cette fameuse porte, je me sentais prise par un stress particulier. C'était l'un des rapports les plus importants que j'avais à rendre et le lieu choisi pour le restituer était des plus... Surprenant, dirais-je.
J'entais doucement, présentant de nouveaux une salutation appliquée et très respectueuse à mon Daimyo, prenant toujours le soin d'être présentable face à lui et lui présentant également des excuses pour le déranger à une heure si tardive. J'attendais qu'il m'incite à prendre place pour restituer ce que j'avais à lui dire. Lorsqu'il l'eut fait, je prenais le soin de parler clairement et distinctement.
 
« Mon investigation m'a poussé à rentrer suite à une découverte assez perturbante. Outre la lettre codée que j'avais énoncée dans mon premier rapport, elle a reçu la visite d'un homme d'origine inconnue et semble s'être disputée avec Masao à son sujet. Connaissant la loyauté de ce dernier pour elle, cette petite rébellion de sa part me laisse penser que ce mystérieux informateur n'est pas le genre de personne que le clan Setsu accueillerait à bras ouverts. J'ai eu l'occasion d'approcher l'inconnu qui s'est désigné comme un villageois d'un village au sud qui apportait les nouvelles rumeurs frontalières a Mononoke. Il a refusé de m'en dire plus. En épiant leur conversation par la suite, j'ai remarqué qu'Akane faisait preuve d'une certaine familiarité à son égard. Il est raisonnable de penser qu'elle l'a rencontré lors de son trajet de retour et qu'il lui est venu en aide d'une quelconque manière, qui qu'il soit. Il reste cependant à établir s'il s'agit bien d'un membre du clan ou... »
 
Je marque une pause, consciente que la fin de ma phrase pourrait être le déclencheur d'un tas de choses. Je n'avais pu le suivre car ma mission était d'espionner Akane, mais qu'aurais-je découvert si je l'avais suivi ?
 
« Ou d'un membre du clan Fukyuu. » Concluais-je finalement.
 
Je n'en dis pas plus sur le fond de ma pensée, il avait très probablement déjà imaginé les mêmes scénarios que moi en imaginant que le mystérieux informateur était bel et bien un Fukyuu et qu'il puisse entretenir avec Akane une relation d'ordre inconnue. Il n'était pas impossible qu'elle l'ait séduit pour arriver à ses fins, il est également possible que ce soit lui qui ait une influence sur elle, rien n'était à exclure. Je sais juste que, de ce que j'ai vu lors de ma surveillance, c'était bien la première fois de ma vie que je voyais Akane sourire sincèrement face à un homme. Le doute avait entaché mon discours, et me savoir dubitative devait être un indice suffisant à Gekido pour justifier mon retour. Il est plus que probable qu'en m'écoutant, son esprit avait déjà pensé au pire des scénarios tout comme moi, il fallait à présent éclaircir ce doute. La décision ne me revenait pas dans tous les cas et plus le temps passait, plus la probabilité de ne jamais retrouver ce soi-disant informateur grandissait. Akane tenterait probablement de le couvrir si vraiment il possède un lien avec la disparition inexpliquée de cette dernière.

Immobile face à mon seigneur, le regard vers le bas, j'attendais qu'il me donne une nouvelle mission ou qu'il me demande de partir, je ne croisais pas son regard, comme la plupart du temps. Mais être en présence de mon seigneur dans un lieu qui lui est pourtant exclusif me trouble bien plus que le reste, c'était la première fois que j'entrais dans cette pièce dans un contexte autre que l'extermination d'un intrus, chose qui n'était d'ailleurs pas arrivé puisqu'ils étaient généralement attrapés avant cela. J'étais comme subjuguée par l'ambiance de la pièce et la faible lumière qui éclairait le corps de mon seigneur lui donnait un charisme qui dépassait la compréhension humaine. J'étais à la fois émerveillée et effrayée par la prestance écrasante de cet homme consolidée par cette atmosphère calme… Le tout dans une pièce plus qu’atypique, une chambre, sa chambre. Son sanctuaire dans son château, un lieu qui n’est normalement foulé que par sa personne à l’exception des domestiques.
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MessageSujet: Re: Corps et âme [PV' Setsu Gekido] Lun 19 Mai - 15:15

Le garde annonça l'arrivée de Sakuya après quelques minutes, le temps de faire l'aller-retour jusqu'à l'entrée du château.  Il l'invita à entrer et le shôji glissa presque sans bruit, le bois grinçant à peine. Gekido appréciait beaucoup la tranquillité ambiante de cette aile du château qui lui était réservée. Tout ici était calme et harmonie, le Daimyo n'hésitait d'ailleurs pas à se faire entendre dès qu'un importun se montrait trop bruyant. C'était un lieu propice à l'introspection, aussi aimait-il s'y retirer quand il voulait réfléchir ou plus simplement lorsqu'il désirait être seul. De ce fait, il recevait peu en cet endroit, préférant le faire dans les salles prévues à cet effet. Ce devait être la première fois qu'il laissait Sakuya pénétrer ici afin de rendre son rapport – et sans doute la dernière fois avant longtemps. Elle paraissait être moins à l'aise qu'à l'accoutumée. Cet endroit la perturbait-elle ? Le Seigneur n'aurait su le dire et pour être honnête, il s'en fichait royalement, ce n'était pas important. Elle s'inclina de façon très respectueuse et s'excusa de le déranger à cette heure si avancée.

« Ce n'est rien, J'ai donné l'ordre qu'on me prévienne dès que tu serais revenue château. Installe-toi » répondit-il tout en indiquant d'un geste distrait de la main un coussin de l'autre côté de la table, « As-tu trouvé quelque chose d’intéressant ? »

Des missives régulières l'avaient tenu informé de la progression de la mission, même si mis à part une histoire de message codé, Sakuya ne semblait pas avancer au fil des jours, mais aujourd'hui, la voilà de retour à Moe. Avait-elle trouvé quelque chose de compromettant où l'absence de preuves jusqu'ici avait démontré l'innocence d'Akane ? Bonne ou mauvaise nouvelle ? Il se le demandait. À vrai dire, Gekido espérait sincèrement qu'elle ne vienne pas avec une quelconque preuve de la culpabilité de sa sœur. Bien des gens étaient prêts à le trahir, certains au sein de Setsu souhaitaient même voir sa tête au bout d'une pique, il en avait conscience, il souhaitait juste qu'Akane plus que n'importe qui lui soit loyale.
L'Hatomoto prit la parole et commença son rapport comme il le lui avait été demandé. Ce n'était pas aussi terrible que ce à quoi il aurait pu s'attendre. Ceci dit, les nouvelles n'étaient pas bonnes pour autant. Akane agissait de manière suspecte, c'était certain, le simple fait qu'elle ait quitté la capitale aussitôt qu'elle apprit avoir Sakuya au train était suspect. Elle avait droit à son intimité, mais là, il semblait y avoir quelque chose de caché derrière cela. Un sujet à creuser, vraisemblablement, puisque la jeune femme ne l'avait pas fait. Hm. Il ne savait pas vraiment ce qu'il devait penser de tout cela. Le Seigneur réfléchissait, sans prononcer un seul mots, tandis que sa main se saisit du tokkuri posé sur la table. Il fit glisser la bouteille vers lui,versa du saké dans son guinomi et, s'arrêtant un instant, leva les yeux vers sa subordonnée, l'interrogeant du regard. Il n'attendit pas de réponse et s'empara d'un deuxième récipient qu'il remplit à son son tour avant de le tendre à la personne située de l'autre côté de la table. Autant ne pas boire seul... Sans un regard, il porta la coupe à ses lèvres.


« ... Un Fukyuu. »
grommela-t-il entre ses dents de manière incompréhensible.

Un Fukyuu, vraiment ? Sakuya avançait la des hypothèses qui seraient lourdes de conséquences si celles-ci s'avéraient justifiées. Pour autant, elle n'avait pu fournir aucune preuve, il n'y avait donc pas lieu de s'inquiéter. Pas encore. Il vida le guinomi d'un trait. Le saké encore chaud lui réchauffa la gorge mais pas le cœur, comme il l'aurait souhaité. Le Daimyo n'était pas ivre, il n'avait pas encore assez bu pour cela et si l'excès ne l'aidait pas à prendre des décisions sensées, la modération lui donnait l'impression de voir plus clair dans cette histoire. Il médita quelques minutes encore, seul le hululement d'un oiseau nocturne perturba le silence.


« Je ne peux y croire. Plus que n'importe qui, Akane est opposée à Fukyuu et sait pourquoi ils sont dangereux. Je ne peux concevoir qu'elle ait pactisé avec l'un deux. »


Il le lui demanderait néanmoins. Masao était proche de sa sœur et il savait pertinemment que le Chûnin souhaitait davantage. Elle n'était pas une femme déplaisante à regarder, après tout. Quand bien même, sa réaction, décrite par Sakuya, ressemblait vaguement à une manifestation de jalousie. Quelqu'un proche d'Akane, par conséquent, ou tout du moins quelqu'un bénéficiant d'un minimum d'attention de sa part. L'imaginer s'amouracher d'un Fukyuu demeurait toutefois impossible pour lui, tout autant qu'un paysan... Peut-être n'éprouvait-elle pas ce genre de sentiments pour lui, la nature exacte de leur relation restait cependant un mystère. Le Seigneur Setsu aurait donc à avoir une longue conversation avec sa sœur, chose qu'il ferait dans les prochain jour, sitôt qu'elle serait revenue à Moe. Gekido la connaissait très bien et en lui présentant tous ces éléments en face, il serait capable de juger lui-même si elle lui mentait où lui cachait quelque chose à ce sujet, en fonction de sa réaction. Après tout, la possibilité qu'elle ait raconté la vérite, rien que la vérité et toute la vérité n'était pas à exclure. Il était inutile de sacrifier davantage de ressources et de temps là-dessus, puisque les résultats ne donnaient rien de probants jusqu'ici.

« Ta mission s'arrête là, Sakuya, sauf si tu as encore quelque chose à ajouter ? »
il marqua une courte pause, ne quittant pas l'Hatamoto du regard, avant de reprendre, « Bon travail, tu reprendras ta place dans ma garde rapprochée dès demain. Tu peux te retirer et aller prendre du repos... »

Comme à son habitude, la jeune femme ne l'avait pas déçu. Elle s'était acquittée de la mission et si elle n'avait cette fois rien trouvé de compromettant, elle avait suivi les ordres du Daimyo et en un certain sens, la mission était un succès. Être Hatamoto à Setsu était un poste très exigeant, il n'était pas rare de voir l'un d'eux se faire évincer pour incompétence ou de voir de jeunes prodiges entrer en fonction après avoir fait leurs preuves. Sakuya était de ceux-là et l'homme avait bon espoir pour elle.

« ... Ou rester ici pour la nuit. Ta compagnie me serait agréable. »
conclut-il après s'être éclairci la gorge.


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MessageSujet: Re: Corps et âme [PV' Setsu Gekido] Mar 20 Mai - 17:44

Installée face à lui, bien que je ne le regardais pas directement, je pouvais percevoir que mon rapport ne lui plaisait pas spécialement. Ce n'est que lorsqu'il marmonnait de manière incompréhensible que je comprenais qu'il n'appréciait aucunement ce détail de mon rapport. Je n'avais certes pas bien compris ce qu'il avait dit, cela m'avait d’ailleurs fait relever la tête, pensant qu'il allait tout d'abord s'adresser à moi, mais je me rendais compte qu'il avait buté sur le mot « Fukyuu ». Il était vrai que j'avais probablement un peu été vite en déductions, mais c'était malheureusement l'une des multiples possibilités. Aussi ténue soit-elle, si l'informateur d'Akane était un Fukyuu, l'attitude de cette dernière à son égard m’inquiétait également. J'avais beau ne pas aimer la jônin, la savoir en train de fricoter avec l'ennemi ne me plaisait pas et je m'attendais à tout sauf à ce genre de choses.
De tous les défauts dont j'avais pu accabler la puinée de mon seigneur, la trahison n'en avait jamais fait partie. Cela me gênait de penser qu'elle pourrait un jour se retourner contre l'autorité de Gekido, tout comme ça m'embêterai de ne plus avoir de personne capable de me tenir tête en combat singulier. Car s'il était vrai qu'on ne s'aimait pas, cette haine n'était pas née gratuitement, c'était cette rivalité perpétuelle qui en était la cause. Au final, si nous avions été capables toutes les deux d'empêcher notre orgueil de prendre le dessus, peut être que nous aurions pu être en bons termes.
 
Pourquoi y pensais-je maintenant ? Peut être parce que nous venions d'évoquer à l'instant qu'elle puisse être en train de faire la plus grosse connerie de sa vie. Akane n'était pourtant pas sotte, elle savait aussi bien que moi que son frère ne pourrait lui pardonner un écart de conduite pareil. Je n'étais pas bien sure de comprendre comment elle avait pu y penser. Peut être n'y avait-elle juste pas pensé après tout, c'était aussi possible. Forcée de constater, du peu que j'ai vu, la proximité des deux, c'était peut être un acte irréfléchi de sa part, de l'amour ?
Impossible, enfin c'est ce qui me semblait. Akane avait passé tant de temps à repousser les avances de Masao et des autres hommes que la voir tomber amoureuse de quelqu'un se révélait à mes yeux une gigantesque farce.
 
J'en revenais à songer aux réactions de mon seigneur, je le sentais bien évidemment enquiquiné par ce que je disais. Il ne voulait pas y croire, tout comme je ne voulais pas y croire non plus. C'était en soi totalement irréaliste et il ne manquait pas de le souligner.
Akane s'était effectivement toujours opposée a Fukyuu, je m'en souvenais mieux que quiconque puisqu'il s'agissait des rares sujets de discussions ou nous ne nous expédions pas des remarques désobligeantes. Mais j'avais appris bien vite que le temps changeait les gens, Akane était plus fragile que moi sur bien des points et j'avais très vite remarqué qu'elle se laissait parfois influencer. Être influençable était un défaut que je n'avais pas contrairement à elle. Masao était le premier a m'avoir montré cet aspect de la personnalité de la jônin, il était arrivé quelques fois de céder face au chûnin, bien qu'elle ne me cédait jamais rien, pour des raisons plus personnelles. C'était ainsi que j'avais compris qu'elle pouvait parfois se laisser faire malgré l'autorité qu'elle devait démontrer à tous ses subordonnés.
Je ne faisais l'offense de refuser le petit récipient empli de saké que Gekido-sama me tendais, bien que je faisais d'ordinaire tout mon possible pour éviter de consommer de l'alcool. C'était un genre de routine que je m'imposait, l'alcool n'était pas un mal en soi, je devais même admettre que j'aimais bien ce genre de boisson. Mais la rigueur voulait que je reste en pleine possession de mes moyens et, ne connaissant pas ma limite, j'évitais au maximum d'en consommer. Mais j'étais au moins sure que cette simple coupelle ne serait pas celle de trop, de plus que si elle m'était proposée par mon seigneur, c'est que lui-même daignait faire exception pour cette soirée. Je savais que d'ordinaire il n'était pas bien vu, pour personne, de boire pendant son service, de ce fait je n'avais que très rarement vu de soldats ivres au sein du château. Les quelques exceptions à cette routine ayant tous été sévèrement réprimandés. Un flagrant manque de respect et un dénigrement de sa tâche, c'était ainsi que je l'avais toujours perçu. En outre j'avais constaté que Gekido-sama était lui même exemplaire sur ce point, il n'avait, à ma connaissance, jamais fait d'excès de ce genre. S'il avait toujours veillé à ne pas outrepasser ses limites physiques, le daimyo avait cependant fermé les yeux trop longtemps sur certains agissements. Je ne pensais pas spécialement a Akane, quoi qu'elle en était pour beaucoup de cas impliqué. Mais qui pourrait en vouloir à notre daimyo de passer l'éponge sur certaines actions de sa jeune sœur après tout... Je pensais que si mes frères étaient encore en vie, ils auraient peut être fait la même chose pour moi. Ou peut être pas, je n'en savais rien et ne le saurai jamais, je préférais me savoir à mon poste actuel aujourd'hui qu'a un hypothétique rang de chûnin s'ils avaient encore été en vie. Je savais que Kojiro avait de loin les compétences requises pour être jônin, il l'aurait probablement été à la place d'Akane compte tenu de son âge et son expérience. C'était un peu la raison qui m'avait poussé à l'évincer, moi qui avait eu la sombre ambition de devenir plus qu'une simple genin, avait finalement obtenu le rang de chûnin. Et de fil en aiguille j'avais finalement du me heurter à Akane qui avait pris la place que je convoitais. C'était donc Kojiro, puis elle qui furent les deux obstacles les plus enquiquinants à mon ascension dans la hiérarchie ninja.
Mais finalement, je ne m'en sortais pas si mal, même si je n'avais plus de liens avec les ninjas directement, devenir hatamoto était au delà de mes espérances.
 
Mon seigneur me tira de mes pensées, précisant la fin de ma mission tout en me gratifiant à nouveau de manière simple et précise. Il ne m'en fallait pas plus pour me rendre heureuse, je m'étais appliquée comme je l'avais toujours fait pour Gekido-sama, savoir que j'avais rempli ma mission comme il le voulait suffisait à contribuer à mon moral. Ma dévotion passait souvent pour de la soumission totale aux yeux des autres, il était vrai que j'étais totalement à l'écoute de mon seigneur, mais n'était-ce pas là mon rôle en tant que garde rapproché ? Beaucoup étaient ceux qui confondaient servitude, soumission et admiration.
Bien sur, j'admirais énormément mon daimyo et devenir son hatamoto n'avait fait que renforcer ma dévotion pour le clan qu'il dirigeait ainsi que pour sa personne. Je m'inclinais légèrement de nouveau en signe de remerciement pour ses louanges. Ne m'attendant cependant pas à ce qu'il allait prononcer quelques secondes plus tard.
Je n'étais pas sure d'avoir bien compris la première fois pourtant j'avais bel et bien entendu ce qu'il m'avait dit. Relevant la tête, prise au dépourvu et visiblement surprise, je ne savais quoi dire. Mais avec le recul, je me rendais compte de cette proposition qu'il me faisait, il avait prit le soin de me laisser le choix entre me retirer pour aller me reposer ou rester à ses côtés pour la nuit. En ce sens il me semblait explicitement indiqué ce qu'il souhaitait de moi et que cela soit si direct me laissait sans voix quelques instants.
Une fois de plus mon daimyo me démontrait toute l'influence qu'il arrivait à avoir sur moi, me prendre ainsi au dépourvu n'était pas chose aisée et obtenir de moi une expression faciale sincère l'était tout autant. Je prenais alors quelques instants supplémentaires pour reprendre mes esprits, bien qu'il me fusse extrêmement compliqué de ne pas rougir à cette phrase.
 
« J-Je... J'en serais t-très honorée de pouvoir vous tenir c-compagnie, Gekido-sama. » Bredouillais-je alors, à moitié sous le choc.
 

La situation était un peu embarrassante pour moi, je perdais mes moyens pour la première fois, sans pouvoir m'expliquer pourquoi ses paroles avaient un tel impact sur moi. J'étais pourtant heureuse de pouvoir passer un moment privilégié avec mon seigneur, lui qui m'avait si longtemps paru distant, nous n'avions jamais eu de rapports autres que celui entre le seigneur et son hatamoto. Une relation très formelle qui en définitive était des plus logique. Mais au delà du daimyo, de l'élu divin qu'il était, il y avait un homme dont le temps était accaparé principalement par sa fonction. Accidentellement, mon regard s'arrêta dans le sien une fraction de seconde. Quelques centièmes de secondes qui me parurent longs, le regard de mon daimyo était aussi beau et attirant qu'il pouvait être terrifiant. Je ne bougeais pas de mon emplacement et abaissait légèrement mon regard par la même occasion. Il m'était maintenant impossible de rougir, j'avais utilisé tellement de mon temps à servir au mieux mon seigneur que je n'avais même pas remarqué que cela faisait longtemps qu'il avait compris l'étendue de mes émotions à son égard.
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MessageSujet: Re: Corps et âme [PV' Setsu Gekido] Jeu 22 Mai - 19:31

Sans grande surprise, elle avait accepté l'invitation. Gekido s'y était attendu, c'est bien pour cette raison qu'il n'avait pas tourné autour du pot et était allé droit au but. À vrai dire, il aurait pu la renverser sans rien dire qu'elle n'aurait pas tenté de l'en empêcher, il en était convaincu. L'Hatamoto lui confia que ce serait un grand honneur pour elle de partager la couche du Seigneur, un point lequel il était d'accord avec elle. C'était un privilège d'obtenir ce moment d'intimité avec lui, tout le monde n'y avait pas droit... Enfin, pour être honnête, il ne faisait pas cette proposition pour lui rendre honneur ou pour la féliciter de sa mission tout juste accomplie. Non, s'il le faisait c'était d'abord et avant tout dans son propre intérêt, inutile de se voiler la face. Ceci dit, Sakuya avait aussi à y gagner : le Seigneur n'était pas connu pour être un amant déplorable. Il n'était d'ailleurs pas très capricieux en matière de femmes, un joli minois était quelquefois suffisant pour se faire désirer. Sur ce point, l'ancienne Chûnin n'avait rien à envier à personne car en plus d'avoir un visage fort agréable à regarder, elle semblait avoir un corps sur lequel promener ses doigts était une balade plaisante. Il n'en avait aucune preuve pour le moment mais cela ne saurait tarder, n'est-ce pas ?

Il déposa le guinomi sur la table et se releva. Sa proposition l'avait dans un premier temps gênée, il en était conscient, le fait qu'elle ne pouvait s'empêcher de détourner les yeux le démontrait. Certes, il était normal de ne pas chercher à soutenir le regard de son Daimyo, cela pouvant être pris pour une insulte, mais là, sa réaction était trop flagrante. Lui trouvait cela amusant, pour sa part. Elle qui était toujours imperturbable... Il n'en fallait pas beaucoup pour lui faire perdre ses moyens, finalement. Peu de monde avait eu le droit de voir cette expression sur le visage de Sakuya sans qu'elle ne joue la comédie. Elle savait utiliser ses charmes quand c'était nécessaire, et lui ne doutait pas que plus d'un homme avait dû fondre en la voyant faire cette mine-ci.  
S'approchant d'elle, il lui offrit sa main afin qu'elle puisse à tour se relever. Il l'attira alors à lui en lui glissant une main dans le dos, laquelle descendit bien bas pour se saisir de sa croupe. Diriger un clan avait du bon, parfois.

« Regarde-moi, je vais finir par mal le prendre sinon » lui glissa-t-il après avoir arrêté son visage à quelques centimètres du sien.

Sans beaucoup plus de manières, il alla cueillir un baiser sur ses lèvres rosées qui paraissaient n'attendre que ça. Gekido connaissait tout l'admiration et la dévotion qu'elle avait pour lui, tout le monde la connaissait, mais n'était-ce pas là un trait de caractère important pour son poste ? Qui avait-il de mieux qu'un Hatamoto qui vous vénérait et donc ne remettrait jamais vos choix en question – chose dont il avait, lui, une sainte horreur ? Beaucoup voyaient en elle une fanatique et en un sens, ce n'était pas tout à fait faux, mais cela lui convenait parfaitement. Il commandait, elle exécutait, quel que soit l'ordre donné ; écarter les cuisses pour lui en faisait partie, par exemple, et ce n'était pas pour lui déplaire.
Le baiser fut profond, la passion du ballet de leur langue s'accentuant au fur et à mesure tandis que sa main raffermissait sa prise. De l'autre, encore libre, il alla chercher la ceinture de tissu de la jeune femme et, jouant de ses doigts habiles, la dénoua. Il ne perdait pas de temps, il ne voulait pas perdre de temps. Son appétit était grandissant et à présent, il avait terriblement envie d'elle. Davantage encore quand il fit glisser les vêtements de la jeune femme le long de ses épaules. Il ne s'était pas trompé, les courbes de son corps étaient très plaisantes à regarder, et plus encore à toucher, pensa-t-il en allant embrasser un mamelon, une main déjà nichée entre ses cuisses où il alla chercher le bouton de rose du bout de l'index.
Brûlant d'un désir inextinguible, le Daimyo succomba bien vite à ses envie, puisqu'il voulait la demoiselle qui, pour ce soir, lui était entièrement réservée. Il dévora chaque centimètre de sa peau, l'ayant entre temps poussée jusque dans son lit. La bête en lui hurlait de poursuivre, de mettre un terme à ces préliminaires, elle était de toute manière prête à l’accueillir, maintenant. Gekido se releva et à son tour, il se dénuda en vue de rejoindre son amante d'un soir dans les couvertures. Cette nuit, Sakuya trouvera le sommeil en étant une femme comblée...


[Fin du RP.]


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