AccueilFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Souteigai

avatar

Maître du Jeu

Messages : 418
Date d'inscription : 20/06/2013

MessageSujet: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Lun 16 Déc - 23:18

Cela faisait déjà une poignée d’heures que le pire était passé pour vous. Enfin surtout pour le petit Takeshi, obligé d’assister, impuissant au déclin de l’amour de sa vie. Depuis cette fameuse soirée où votre daimyo adorée avait servi d’amusement a ces deux petites bêtes facétieuses et plus particulièrement a la toute fon, son état n’avait pas amélioré, il n’avait pas empiré non plus d’ailleurs, enfin, pas encore.
Quelques jours passaient, les deux premiers se résumèrent à de la fièvre et un sommeil très mauvais pour la petite Suzuka, les deux suivant s’accompagnaient de ces mêmes quintes de toux pendant lesquelles elle crachait du sang noircit par une magie maléfique ou un poison quelconque. C’était déjà inquiétant en soi pour toi Takeshi, de savoir que le sang de ta bien aimée était aussi noir que du charbon. De ton côté Chomei, savoir la vie de ta petite protégée en péril était assez agaçant, surtout quand tu te remémorais le passage ou la sale petite bête l’avait plantée de ses ongles perçants, alors que tu la tenais dans tes bras pour la réconforter. Entre temps les médecins étaient d’abord perplexes, puis pessimistes. Midori, la fidèle servante de Suzuka ne savait plus où donner de la tête, entre s’occuper de sa maîtresse et tenter de consoler l’inconsolable hatamoto. Après les médecins, ce furent les religieux qui vinrent s’attarder, sur ordre du kannushi, de l’état de santé du daimyo. Afin de déceler une trace de malédiction ou d’ensorcellement, mais il ne fut rien. Le plus plausible restant alors un empoisonnement. Et comme la malchance n’avait pas encore envie de vous lâcher, aucun des anti-poisons connus n’avait d’effet, le plus efficace se contentant de réduire très légèrement la fièvre et d’apaiser l’espace d’une petite heure, la toux.
 
La situation semblait désespérée avant qu’un des érudits -un peu trop zélés- de la cour arrivait avec une solution miracle mais dangereuse. Une vieille légende qui parlait d’une maladie semblable à celle qui rongeait la jeune femme, avait été soignée en récupérant quelques matériaux spéciaux qui ne se trouvaient que sur les terres Yokai. En d’autres termes, vous courriez à une mort certaine pour sauver la petite daimyo, sinon c’était elle qui mourrait !
Dans le cas de Takeshi, la question ne se posa même pas, il avait préparé ses affaires dans les dix minutes. Chomei, le temps de recevoir l’information d’un je cite « très mystérieux informateur infiltré », plus connue dans le milieu sous le pseudonyme de « l’Ombre de Kazegami », avait déjà eu le temps de penser à diverses choses variées, comme la prochaine fois qu’il se ferait une petite folie en pensant à son étalon favori.
Mais je m’égare, alors que le temps vous est comptés, le hasard veut que, pour une fois, Chomei se décide à ne pas faire cavalier seul, il retrouve alors Takeshi qui, malgré une certaine méfiance était tout de même témoin de l’héroïsme de l’ancien hatamoto. Le hinin et le « jeune jour de paie » partaient en croisade pour sauver leur amie, élève, amour… Rayez la mention inutile, mais ne rayez pas Suzuka trop vite.
 
Quelques jours sous une marche forcée, prenant la peine d’esquiver les premiers villages yokai, vous avez passé le village de Kegare, en essayant de ne pas attirer l’attention sur vous car, parmi les Yokai, dans les environs très peu tolèrent les humains. En temps normal, vous seriez déjà démembrés un peu partout autour de la palissade du village mais Kazegami avait pitié de vous. En plus de ça, il y avait la bonne et la mauvaise nouvelle. La mauvaise c’était qu’il vous fallait encore traverser tout le pays neutre pour atteindre la bordure des montagnes de Bakemon. La bonne c’est que votre petite chérie n’est pas encore morte. Alors du nerf, alors que vous arrivez à l’orée d’une forêt que les rumeurs veulent peuplées par des esprits de la nature en colère, des yokai animaux primitifs et sanguinaires et plusieurs petits villages dont vous ignorez l’affiliation, que décidez vous ? Foncer, tenter un village, contourner ou simplement rentrer et capituler ?

Je rigolais bien sur, l’échec ne vous était pas permis de toute manière.




HRP : Vous commencez dans l'ordre que vous préférez. N'oubliez pas d'annoncer dans votre premier poste l'équipement embarqué, aucun PNJ ne vous est autorisé. Sauf indication contraire, vous n'êtes pas autorisés non plus à manipuler les éventuels PNJs que j'animerais pour vos beaux yeux.
N'oubliez pas non plus qu'en cas d'action, vous tentez l'action, vous ne la réalisez pas. Moi Souteigai sera seul juge de vos actions et vos choix, aussi terribles soient-ils.


Une dernière chose : Bon courage, vous en aurez besoin.
Revenir en haut Aller en bas
Nakamura Takeshi

avatar

Hatamoto

Messages : 398
Date d'inscription : 28/06/2013
Age : 27

Feuille personnage
Age: 23 ans
Titre: Hatamoto
Liens:

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Mar 17 Déc - 10:44

Je tombe à genoux, soupirant comme je n’ai jamais soupiré. Je n’ai rien compris à ce qui s’est passé mais Suzuka est vivante, dans les bras d’Uroko-san ayant enfin dévoilé son visage. Je reste muet, la gorge nouée, tellement soulagé qu’elle soit restée parmi nous. Mais alors que je me prépare à me relever, tout se passe très vite : le Yokai bondit à nouveau sur elle et semble lui injecter quelque chose. Alors qu’Hikari s’occupe de terminer le travail, je me précipite vers elle pour constater que le sang de ses plaies est devenu noir. Suzuka perd connaissance alors qu’Uroko-san m’intime de rentrer au plus vite pour la faire soigner. Il me laisse la transporter jusqu’au château, en silence, comme si le pire restait à vivre alors que je la sens vivante en la serrant contre moi. Je suis heureux mais je sens que nous n’en avons pas terminé... elle est bouillante et commence à tousser quelques minutes après le désastre et je demande à son ancien agresseur de garder le silence sur l’état de notre Daimyo. Alors qu’il retourne chez lui, retrouvant sa famille, je ne pense qu’à la fatigue pesant sur mes épaules de devoir encore me battre alors que les choses semblaient prêtes à s’arranger.

***
Les jours passent, les nuits sont longues. Chaque séparation est un déchirement pour moi ; j’ai peur qu’elle meurt pendant la nuit, pendant que je ne suis pas auprès d’elle pour la veiller. Les premiers jours n’avaient rien d’inhabituels, pourtant. Suzuka a toujours été souvent malade... la fièvre et la toux sont plutôt communs dans son cas, rien de bien alarmant sachant que des guérisseurs compétents sont à ses côtés pour prendre soin d’elle. Mais qu’elle crache du sang est loin d’être rassurant, d’autant qu’il est toujours aussi foncé. J’avais eu quelques pensées contre Uroko-san mais finalement tout ceci était bien vain. Moi aussi j’avais relâché mon attention, pensant que le pire était derrière nous. Sa faute n’était pas à mettre en avant, d’autant que Suzuka avait semblé heureuse de le retrouver.

Les médecins et les religieux tentent de poser un diagnostic mais plus les heures passent et plus Suzuka se meurt sans qu’aucun remède ne fonctionne. Je reconnais les efforts de Midori qui tente de me calmer tant bien que mal mais rien ne pourra m’enlever cette culpabilité et cette peur de la perdre. J’aurais dû l’empêcher de venir... elle m’en aurait voulu mais que valent quelques reproches face à sa vie ? Je fais les cent pas plusieurs fois par jour et, bientôt, je ne dors plus qu’une petite poignée d’heures par nuit, encore une fois impuissant face à la situation. Je reprends cependant espoir quand, avant de se faire expulser du château, un érudit nous parle d’une drôle de légende. Elle m’a l’air complètement dingue mais c’est tout ce que j’ai pour espérer voir Suzuka sourire à nouveau.

Encore une fois, la culpabilité m’habite lorsque je prends la décision de partir. Je sais qu’elle a besoin de moi, de ma présence mais cette dernière ne peut pas la soigner. Rester à tenir sa main en attendant qu’elle rejoigne les kamis ne fera qu’alimenter la colère qui me ronge. Je confie alors à Midori mon devoir de veiller sur celle que j’aime et demande à Hikari ainsi qu’à Yoru de la réchauffer lorsque les couvertures ne le peuvent pas. Bien que mon Frère montre une résistance, il comprend mon état et finit par se taire, s’allongeant patiemment à côté de Suzuka. Avant de la quitter, je dépose un baiser sur ses lèvres brûlantes et lui promet de revenir dans un soupir, la suppliant de rester en vie.

Je passe alors rapidement dans ma chambre, revêtant pour l’occasion mon armure complète et mes bottes, préparant précautionneusement mon wakisashi et mon katana. L’habitude me fait me préparer très rapidement et en moins de dix minutes je me retrouve à l’entrée du château. J’aperçois alors Uroko-san à l’extérieur accompagné de sa monture et d’une autre, probablement empruntée à l’armée ; je devine clairement qu’il souhaite m’accompagner et m’avance vers lui, loin d’être souriant ou aimable. Je saisis la bride du cheval qui sera le mien durant le long trajet qui nous attend et sur un ton plutôt sec, adresse quelques mots à celui qui combattra à mes côtés.

- Je prendrai des milliers de vie, si cela me permet de la sauver, Etsuro-san.

Le fait que je l’appelle par son prénom témoigne que je le considère maintenant comme mon égal et non plus comme une personne à admirer, malgré le suffixe utilisé (qui témoigne plutôt du fait qu’il soit mon aîné) et ses derniers actes de bravoure. Bien qu’il ait montré qu’il souhaite rester loyal à Suzuka, le fait qu’il ait quitté ses fonctions sans plus d’explications m’est resté en travers de la gorge. Je le désigne, par mes mots, comme l’une de mes victimes si jamais il nous trahis encore et bien que je le sache très bon guerrier, il peut deviner que je n’hésiterai pas à me retourner contre lui s’il témoigne d’une autre envie de fuite. J’entame notre marche sans un mot de plus, très loin d’être calme et pressé d’arriver en Terres Neutres pour trouver ces ingrédients que l’on m’a décrits minutieusement.

Le passage dans le village de Kegare est tendu mais se passe finalement mieux que je ne l’aurais pensé... mis à part le fait que nos chevaux ont pris la fuite, probablement paniqués par le nombre de Yokai présents ici. Les campements discrets que nous dressons à chaque arrêt sont bien silencieux. Je n’adresse à mon compagnon de route que quelques regards pas vraiment sympathiques. Cependant, la colère a progressivement laissé place à la concentration et, bien que je ne sois pas de très bonne humeur, c’est une motivation autre que la révolte qui me pousse à continuer. Pour la première fois depuis des jours, j’adresse alors la parole à Etsuro-san d’une façon plus neutre.

- Nous devons nous diriger au Sud... commence-je ne regardant la carte peu précise de la région. Je propose qu’on y aille au plus vite et qu’on prenne en compte les paramètres de danger sur les lieux.

Je l’interroge alors du regard, me demandant comme avant à quoi il peut bien penser. Je vois plusieurs issues à cet énième périple mais une seule est à poursuivre : la réussite.


L - M - M - J - V - S - D
Revenir en haut Aller en bas
Uroko Chomei

avatar

Disparu

Messages : 466
Date d'inscription : 28/09/2013

Feuille personnage
Age: 32
Titre: Hatamoto
Liens:

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Mer 18 Déc - 0:06

Avant que la petite Suzuka ne s’effondra, le Hinin inspira longuement comme s'il s'apprêtait à rattraper de justesse un vase de porcelaine sur le point de se briser en mille éclats sur le sol. Tel un objet précieux qu'on ne laisserait choir pour rien au monde. Dans une délicatesse infinie, Chomei rattrapa Suzuka dont la santé ne laissait rien présager de bon, et la regardait d'un air protecteur et bienveillant qui leur rappelait toutes ces dernières années passées, comme si rien d'autre n'avait plus aucune importance. Mais cet élan émotionnel ne permis malheureusement pas au guerrier d'anticiper le Yokai qui, après s'être remis les idées en place - non sans mal - se jeta de fureur sur Suzuka pour lui injecter quelque indésirable malédiction, aggravant subitement son état de santé. Il ne serait d'aucune utilité de rassurer la Daimyo meurtrie que par de simples mots, alors, reprenant peu à peu sa concentration, Chomei intima à son frère d'armes de raccompagner sa promise au château et attendit que la scène se déserte avant de disparaître à son tour, rabattant son ample capuchon et privant ainsi les regards indiscrets de la vue de son visage aux traits ternes. Il alla retrouver Virtuose qui avait sagement attendu dehors, comme si rien ne s'était passé. Très vite, il galopa loin hors de Kaze, dans la verdure déjà imprégnée de rosée et qui annonçait bientôt l'aube. Très vite, il fut interrompu par un pressentiment des plus communs, et vit se former devant lui une silhouette fine, apparue soudainement, comme ça, prête à faire paniquer quiconque se trouverait à proximité tant son entrée en scène était des plus surprenantes. Mais pas pour Chomei qui, à la vue de son alliée Fumiko, tira sur la bride de son étalon pour l'arrêter et adresser ces quelques paroles à son interlocutrice.

    - La petite va mal. Un Yokai, plus précisément un Amanojaku, s'est joué d'elle jusqu'à la contaminer de je ne sais quelle maladie. Je veux que tu veilles sur elle plus que jamais, je dois me hâter en direction de Fuu pour élucider ces histoires de "fuite"... C'est pour ma pomme, comme dirait les nôtres.


* * *

    - ... Le jour que je redoutais le plus est arrivé.


Le diagnostic avait été formel. Fumiko avait passé tout ce temps à veiller sur la Dame et à s'enquérir des on-dit de l'entourage. Il en ressortait une vieille comptine improbable qui parlait d'un remède miraculeux, capable de soigner les maux de la pauvre Suzuka. Un long silence s'installa. Virtuose restait lui-même immobile, comme pétrifié par la nouvelle. Puis l'homme se saisit lentement de Lueur, le katana de ses prédécesseurs, qu'il enleva de sa ceinture avec regret, et le tendit solennellement à Fumiko.

    - J'ignore si tu étais la plus proche d'Akisada, mais tu m'es chère et je te connais depuis suffisamment longtemps pour savoir que tu sauras quoi faire si je venais à passer l'arme à gauche, jeune fille. J'espère te revoir un jour, mais je ne peux rien te promettre.


Après que la Genin du Trio des Ombres s'empara de Lueur, elle fut presque surprise par son interlocuteur qui vint envelopper sa petite silhouette de ses deux grands bras, la serrant contre son cœur. Chose notable qu'il n'avait jamais faite, preuve qu'il était dans un état presque secondaire, à croire qu'il ne pourrait plus supporter de vivre si Suzuka s'en irait si jeune.

* * *

L'aube montrait timidement le bout de son nez et le Hinin se tenait déjà là, devant les portes du château, à la première heure. Ponctuel, il revêtait cette fois-ci sa combinaison de Hatamoto - qu'il n'avait pas remise malgré sa prétendue démission - au resplendissantes couleurs du clan d'Eiichiro. Elle était légère, avec très peu d'armure si ce n'est sur les points vitaux, ceci pour se mouvoir sans gêne aucune, dans la plus grande souplesse et dans un confort optimal. L'on pouvait apercevoir une couronne de métal arborant le kamon du légendaire Kazegami épouser son front. Sur son flanc droit se trouvaient Brise - son katana offert par Estukazu-sama lors de son adoubement - ainsi que le wakizashi qu'il avait reçu dès son entrée dans le clan, pour se défendre alors qu'il n'était que le simple page de son seigneur. Ceci sans compter le petit tanto dissimulé dans ses bottes renforcées. On aurait presque dit qu'il était toujours Hatamoto, qu'il ne s'était jamais rien passé de saugrenu quant à sa démission factice, qui avait rapidement viré en une véritable affaire presque étatique. Il avait fière allure alors qu'il chevauchait son destrier qui, lui, baissait légèrement la tête, obnubilé par on ne sait quelles songes. Sans doute avait-il envie d'en découdre à en croire ses sabots qui pattaient le sol rugueux avec frénésie. Une autre monture attendait à côté : un cheval non moins fier au pelage brun. C'était la monture destinée à supporter le jeune Takeshi le temps du trajet dans les terres neutres. Ce dernier émergea par ailleurs des grandes portes de Suzu, affichant un regard des plus massacrants à l'attention de Chomei qui en fut presque décontenancé. Était-ce parce que le jeune guerrier considérait le fait que son aîné seyait la tenue qu'il avait arborée ces deux dernières années tel un fier Hatamoto du clan Eiichiro, ou était-ce pour tout autre raison quant à l'incertitude du sort de sa dulcinée ? Toujours fut-il qu'il s'adressa sèchement au Hinin qui, sans lui répondre un mot, pas même un soupir, lui tendit les rênes de son cheval. Tout deux se mirent en route.

Les deux acolytes voyagèrent pendant des jours. C'était un périple long et tumultueux qu'ils avaient entamé là, dont la difficulté croissait au fil du temps. Ils ne s'étaient pas échangé le moindre mot et se contentaient de se regarder dans le blanc des yeux ; du moins c'était Takeshi qui gardait volontairement ce silence pesant que le vieux n'avait aucune raison de briser. L'ambiance n'était pas des plus propices aux sauteries et c'en était compréhensible : le sort de la Dame était entre les mains de ces deux seuls combattants, voués à eux-mêmes et encore incapable de communiquer. Par ailleurs, en dépit de la trop forte pression exercée par l'ambiance morbide des Terres Neutres et du silence éternel entre les deux Hatamotos, Virtuose avait fini par manifester un franc mécontentement et avait décidé de rebrousser chemin jusqu'aux château, en compagnie du destrier de Takeshi. Peut-être était-ce cet élément qui déclencha enfin une première interaction de la part du Hatamoto qui se résigna enfin à émettre quelques paroles sensées à l'attention du Hinin, avec cette fois-ci un ton plus neutre.


    - Nous devons nous diriger au Sud... Je propose qu’on y aille au plus vite et qu’on prenne en compte les paramètres de danger sur les lieux.
    - Oui, tous les chemins mènent au rhum et si nous nous dirigeons au Nord, nous ne faisons que renoncer à n... Ton devoir.
    répondit Chomei en saisissant la carte de son camarade, qu'il regardait d'un œil mauvais tant elle était imprécise, et une fois que nous aurons bien bu nous pourrons osciller de nos esprits hagards sur l'Est ou, si nous nous entêtons à refuser de collaborer dûment en tant qu'adultes en service, nous retrouver complètement à l'Ouest. Cette carte est grossière, elle ne fait état des lieux que des deux villages principaux mais les dangers sont bien plus grands. Par manque de temps, je te dirai que j'ai tout aussi envie d'aller vite car le danger est le même partout, sur ces terres maudites. Pour preuve, j'y ai...


Le Hinin s'interrompit brusquement, levant son index devant ses lèvres comme pour faire signe à Takeshi de se taire voire d'arrêter de respirer. Le vieux vascilla du regard dans toutes les directions, comme se concentrant sur quelque chose d'imperceptible. Il en avait déjà complètement oublié les phrases sarcastiques qu'il venait de débiter à l'attention du jeune, naturellement agacé, d'une part, d'avoir eu à se tapir dans le silence durant ces derniers jours et, d'autre part, de cette situation plus que délicate qui menaçait au plus haut point la perrenité du clan. Mais à son tour il reprit une voix plus posée et plus naturelle.

    - Je ressens une aura, celle d'un puissant guerrier. Un allié potentiel. Comme si Kazegami voulait nous montrer que nous n'étions pas seuls... C'est... Troublant...


Puis le Hinin tourna les talons, apercevant au loin, dans le brouillard, une silhouette imposante qui, au fur et à mesure de pas lourds et déterminés, se précisait comme être un individu que Takeshi semblait reconnaître tant son regard reprit un peu plus d'expression gaie (ou peut-être gay, après tout c'est un jeune jour de paie). C'était un homme à la carrure musclée et avoisinant les deux mètres. Le visage de cet individu, Chomei l'avait aperçu. Peut-être une ou deux fois, mais pas suffisamment pour se faire une véritable idée sur qui il était. Quelqu'un de bon et quelqu'un de fort, sans nul doute. Mais encore...?


Le Staff est puissant, le staff est méchant, le staff est sexy ( surtout Kioshi )
parce que : Le staff:
 

Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité


MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Mer 18 Déc - 1:54

Je dois avouer être pris d'une sorte de nostalgie. Non pas envers tous ces chemins et toutes ces routes que je revenait à emprunter aujourd'hui, mais plutôt par rapport à cette vie d'avant. En y repensant, comment ai-je bien pu en arriver à cette situation actuelle ? Après tout, par le passé, j'ai bien prononcé le serment de venger le vieux. Regardez moi aujourd'hui, je me retrouve sous les ordres de la jeune femme qu'il admirait tant. Ce mois m'avait finalement apporté une grande avancée. Dans ma force, déjà, tant mon entraînement était toujours aussi ardu mais aussi dans mon mental. Un mois, c'est bien assez de temps pour penser aux détails.. quoi que détails... ah ! Si tout cela n'était que des détails, cela ne m'aurais certainement pas pris autant de temps. Cette jeune femme, Eiichiro Suzuka, je ne sais pas ce qui m'avais pris de lui confier ainsi les rennes... sans doutes ai-je une nouvelle fois pensé au vieux ? Ouais... sans doutes serait-il bien assez fier de voir ma position d'aujourd'hui. Fier.. ? Comment pourrait-il être fier de son idiot d'élève qui n'as même pas été capable de le sauver d'un groupe de brigand ? Comment pourrait-il sourire face à un mercenaire s'éloignant de la cible qu'il doit protéger pour quelque chose d'aussi futile que « faire le point et s’entraîner? » … Non. C'est tout bonnement inconcevable. Tandis que je continuais ma route, perdu dans mes pensée, un mauvais pressentiment ne pouvait s'empêcher de me posséder jusqu'à devenir peu à peu suffisamment grand pour m’inquiéter et de surcroît me faire accélérer légèrement le pas.

Après de nombreuses heures de marches, comme j'avais l'habitude de le faire, je finis par remarquer deux silhouettes. Vous me direz, rien de particulier au vu de plusieurs heures de marches, hormis peut être quand l'une d'elles semble ne pas m'être inconnue. En effet, alors que les deux hommes semblaient satisfaits de me voir, surtout Takeshi, que j'ai vu pour la dernière fois dans sa chambre, au château. Il semblait physiquement bien se porter depuis. Enfin, ceci dit en mettant de côté son air paluchon et sa fatigue parfaitement visible. Il est vrai que je ne connaissait pas encore très bien l'animal mais si une chose était sûre, c'est que de manière générale il ne me semblait pas être le genre de mec à se fatiguer inutilement et en effet l'ambiance semblait bien suffisamment lourde pour ne pas arriver comme une fleur dans le pré. Je pris alors un moment, me redressant sur toute ma hauteur, portant dans mon dos non plus un mais deux Dai-tsuchi. En effet, depuis notre dernière rencontre lui et moi, je n'en possédait qu'un seul et il était déjà de mémoire au courant de ma simple horreur quand à l'utiliser. En effet, ce marteau supplémentaire serait donc une source inouïe de questions bien plus lourdes les unes que les autres.


En tout les cas une chose me semble sûre, je tombes à pic et ce pas vraiment pour une délibération sur une quelconque masse supplémentaire. Après un silence que j'en venais à estimer un peu trop lourd à mon goût, je finis par briser le silence en question, au moins en tout cas pour pouvoir me faire une idée de mon prochain « travail ». Mon premier réflexe fut de regarder Takeshi, portant ma main doucement sur son épaule, mon regard dans le sien.

-Et bien mon vieux, il semblerait que j'arrive pile au bon moment. Sans vouloir te presser de trop ou même te chambouler, pourrait-tu au moins m'expliquer ce qui t'amène à prendre la route avec une telle tête d’enterré ?

L'instant d'après, gardant l'oreille tendue dans l'optique d'une quelconque réponse, je finis par regarder l'autre homme. Je me souviens vaguement l'avoir déjà croisé dans un quelconque couloir du château, n'y restant de doute manière peut être que trop peu, pour me présenter.

-Je suis Tenshiro Riku, et ou que vous alliez, cela me semble assez important pour que je me mêles à vous. J'ai fraîchement été nommé Hatamoto D'Eiichiro Suzuka.

Reportant mon regard vers Takeshi, l'air visiblement inquiet non seulement pour l'ami qui se trouvait face à moi mais aussi pour celle qui à elle seule pourrait changer son soleil en ténèbres, celle que j'avais pour ordre et pour travail de protéger.
Revenir en haut Aller en bas
Souteigai

avatar

Maître du Jeu

Messages : 418
Date d'inscription : 20/06/2013

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Mer 18 Déc - 14:19

L’arrivée de renforts, c’était quand même un sacré coup du destin pour les deux âmes perdues en territoire hostile que vous étiez. Riku avait disparu pendant un long moment, Takeshi et Suzuka étant les rares personnes à connaître sa destination. Quoi qu’il en soit, le hatamoto le plus improbable du continent était là, sa carrure imposante et son air simplet étaient largement compensées par son adresse au combat. Vous étiez alors trois victimes du destin, en quête d’un remède pour une gamine mourante.
Votre entreprise était amusante d’un certain point de vue. Alors que Riku fut renseigné de manière succincte par ses deux compères, la seule solution que vous reteniez était la nécessité de tracer le plus rapidement possible vers le sud. C’est donc en vous assurant de ne pas trop attirer l’attention que vous avanciez tranquillement. La forêt rassemblait en son sein bien des problèmes, vous croisiez deux petits villages sur votre route, qu’il fut facile de contourner, quelques groupes de chasseurs qu’il fut plus délicat d’esquiver mais au final, vous vous en sortiez bien.
Vous êtes alors obligés par le temps de monter votre premier campement, alors que vous n’aviez traversé que vingt pourcents de la grande forêt, vous pouviez cependant être satisfaits de votre progression, vous n’aviez pas chômé. Une fois votre campement prêt, le petit feu allumé et vos estomacs remplis, vous vous sentez cependant observés, sans pouvoir vous expliquer pourquoi, cette sensation est prenante, agaçante. Ce n’est qu’au bout de quelques minutes que vous prenez alors la décision  d’inspecter les environs, vous ne trouvez rien, mais entendez un bruissement de feuilles à l’opposé de votre position. Il était clair que vous étiez observés, visiblement par un individu unique. Rapide et difficile a saisir, vous aviez la chance d’être trois.
 
Compte tenu du fait que Riku incarnait la force brute, Takeshi la rapidité et Chomei la sagesse, il ne vous restait qu’a vous mettre d’accord, a voix basse, du stratagème à mettre en place pour attraper cet espion. Comme indiqué, votre surnombre et la mixité de vos aptitudes était parfaite pour intervenir. Mais comment allez-vous vous y prendre exactement ?

C’est à vous de voir, au final vous arriveriez peut être à capturer la mystérieuse silhouette encapuchonnée qui vous espionnait.






HRP : Soyez inventif, si votre façon de procédé est originale, peut être obtiendrez vous un petit supplément...
Notez que pour cette action, vous arriverez quoi qu'il arrive à capturer l'espion, de ce fait vous pouvez l'énoncer directement dans vos réponses lors de vos descriptions, prenez seulement en compte que vous ne découvrirez l'identité du PNJ que dans mon prochain post.
Revenir en haut Aller en bas
Nakamura Takeshi

avatar

Hatamoto

Messages : 398
Date d'inscription : 28/06/2013
Age : 27

Feuille personnage
Age: 23 ans
Titre: Hatamoto
Liens:

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Jeu 19 Déc - 9:27

Je me sens d’autant plus bouillonner lorsque mon ancien camarade utilise les sarcasmes pour répondre à ma question. Je comprends que le silence de ces derniers jours le mette mal à l’aise mais est-ce une raison pour se moquer de mes propos ? Je m’apprête à lui répondre lorsqu’il retrouve le sérieux que je connais de lui en me demandant de me taire, d’un geste. Après quelques secondes, il m’annonce que quelqu’un d’autre arrive, quelqu’un de visiblement bienveillant. Je tourne alors la tête dans la même direction qu’Etsuro-san et reconnaît quasi immédiatement le renfort qui s’offre à nous.

Voilà plus d’un mois que Riku avait disparu du château sans avertir personne d’autre que moi sur sa destination. J’étais encore blessé au moment des faits et je lui aurai bien flanqué quelques baffes si j’avais eu mes réflexes... « Aller s’entraîner », quelle idée ! Ne pouvait-il pas le faire à Kaze ? Suzuka avait appris la nouvelle à travers moi et je la sentais vexée d’un tel départ précipité pour une raison visiblement absurde et totalement irresponsable. En réalité, j’étais le seul à être resté fidèlement à mon poste... À croire que l’honneur ne les intéressait pas. Étrangement, pourtant, j’en ai moins voulu à Riku qu’à Etsuro-san car le premier avait au moins eu la décence de prévenir quelqu’un clairement et sans quitter ses fonctions. Peut-être lui suis-je reconnaissant de m’avoir fait totalement confiance, de m’avoir traité comme quelqu’un de fiable ? Je lui dois d’ailleurs déjà deux fois la vie, je pense qu’il est difficile de lui reprocher un comportement aussi irréfléchi que le mien...

Je sens mon visage se détendre lorsqu’il s’approche de nous, un genre de soulagement inexpliqué, comme si j’allais pouvoir relâcher un peu de pression sur ses larges épaules. Bien qu’il soit parti précipitamment, les fois où nous avions été ensemble, les affrontements s’étaient très bien passés et je sais que je peux faire une confiance aveugle à mon confrère Hatamoto (bien que ses ardeurs doivent parfois être freinées). Je ne m’interroge qu’une seconde sur la présence d’une deuxième arme accrochée à son dos... dans mes souvenirs, il préférait écraser le crâne de ses adversaire à mains nues. Je ne m’en occupe cependant pas pour le moment et le laisse me saluer avec une geste amical comme introduction. Après qu’il se soit brièvement présenté à Esturo-san (il est vrai qu’ils n’avaient pas dû beaucoup se croiser...), je me décide à lui répondre d’un air grave.

- Suzuka a été empoisonnée par un Yokai, il y a quelques jours. Les médecins font ce qu’ils peuvent mais jusqu’à maintenant, son état n’a fait qu’empirer. Un érudit fou nous a dit qu’un remède pouvait lui sauver la vie et il se trouve apparemment ici, en territoire Yokai... c’est notre seule piste. Nous sommes pressés par le temps, ton aide est la bienvenue, Riku. Je suis content de te savoir de retour.

Après que mes deux compagnons aient échangé quelques mots, nous décidons de nous mettre en route dans la direction choisie par Etsuro-san et, malgré quelques frayeurs, nous réussissons à traverser un petit morceau du territoire (pas assez grand à mon goût) avant d’établir notre premier campement. Après un bon repas, l‘ambiance s’électrise à nouveau mais pas pour les mêmes raisons. Nous comprenons par des regards que nous avons tous les trois l’impression d’être suivis. Après une inspection rapide, nous nous retrouvons et confirmons la situation. Par quelques gestes et quelques chuchotements, je propose un plan qui semble convenir à mes deux camarades. Etsuro-san reste alors au point de départ pendant que Riku et moi faisons semblant d’aller chercher quelques fruits alentours. Mon confrère prétexte une envie pressante pour s’arrêter pendant que je continue, attentif aux bruits et aux traces laissées par notre espion.

Les secondes défilent vite et, d’un coup, je sens une odeur particulière. Me retournant, je le vois sauter de derrière un buisson et tenter de fuir. Je le rattrape vite et, sans trop me fatiguer, je réussis à lui faire un croche-pied. Il trébuche, se relève plus loin et continue sa course folle jusqu’à ce que je puisse entendre un bruit sourd. Je retourne alors au campement, comme prévu et attend quelques secondes avec Etsuro-san le retour de Riku ; il revient, l’espion bien en main et quelque peu assomé. Impossible pour lui de partir et d’échapper aux prochaines questions que le sage du groupe s’apprête à lui poser avec plus de délicatesse que nous deux, plus sanguins.


L - M - M - J - V - S - D
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité


MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Jeu 16 Jan - 3:48

La marche avait été comme dans mes précédents jours, c'est-à-dire une succession de pas précédents d’autres et ce, dans une ambiance ceci-dit plus lourde que lorsque j’étais seul.  Bien sur, je ne pouvais que me faire du souci quand à l’état de mon employeuse, mais cela était sans doutes rien à côté du souci que se faisait Takeshi.  En fait, en y réfléchissant avec plus de profondeur, je dois avouer que depuis mon arrivée, le peu que j’avais déjà accompli tournait déjà pas mal autour de la jeune Suzuka et de celui qui était visiblement (et cela se voit sans être le grand manitou de la visionnerie et de la compréhension, hein) son dulciné. Oui, à peine engagé à son service que l’on m’avait envoyé aider monsieur, à tel point qu’à peine mon retour formulé, me voila en route pour aider madame. Mis à part cette mauvaise tournure et l’état du garçon (sans oublié l’état inquiet de la femme, la dernière fois)… bah, je tournerais pas plus autour du pot dans ma propre tête, déjà que j’aime pas le faire ailleurs, alors à quoi bon m’en rajouter ? Y’a des signes qui ne trompent pas, moi j’dis. En vrai, une seule chose me dérangeait vraiment... A mon départ, j'avais bien senti que Takeshi était contre ce départ fulgurant que j'avais offert, juste après notre discutions dans sa chambre... il y à un mois. Visiblement... et surtout grâce aux circonstances, il semblait ne pas trop m'en vouloir mais plutôt rassuré de ma présence, mais dans le fond, l'était-il vraiment ou m'en voulait-il encore pour cela? Et la jeune femme, m'en veux-t-elle elle aussi ou à t'elle pu, aux mots de Take, comprendre mes raisons ? Elle savait bien et avait parfaitement compris que je ne serait en rien du genre petit chien bien élevé qui hocherait simplement la tête et resterait à portée de main, mais elle m'as ceci dit quand même choisi comme garde du corps. Comme dit, j'ai énormément réfléchi ce dernier mois et une chose reste certaine... Je lui suis assez reconnaissant. J'espère avoir le temps de m'expliquer et de donner suite à mes actes, en tout cas, de continuer à faire ce que j'ai à faire ici. Dans le cas contraire, je reprendrais de toute façon ma chasse et sans doutes que je finirais ma vie de cette même façon.

Bref… une fois le campement exposé, le regard de mes compagnons improvisés m’en dirent long sur les événements futurs ou du moins en tout cas, ceux prévus dans un futur proche. En gardant d’une oreille distraite le discourt de Takeshi, je me lève en prétextant (ou tout du moins, ce qui semblait convenir au plan tant est que l’envie était bien réelle)une envie pressante qui me permit, surtout, cela dit, d’aller me soulager dans un coin bien calculé. En effet si l’espion avait le regard vissé sur moi, cela servirait au moins de diversion ! En tout cas… si voir un mur pisser lui est intéressant, je dirais. Après quelques secondes de soulagement bien mérités (bah oui, je ne suis pas une vache, moi, il me faut pas trois heures pour effectuer ma vidange, même si la tuyauterie vaux le détour !) je déduisis au bruit ainsi qu’a la personne qui courait dans ma direction, visiblement trop effrayée pour faire attention a ce fameux mur (qui par chance, avait finit de pisser) que l’effet Takeshi s’était montré bien efficace.

Une fois la personne à mon niveau, ma main vint normalement se poser au niveau de son torse pour bloquer sa course puis, après une légère impulsion, soulever son corps pour le clouer au sol quelques centimètres plus loin. Par pure sympathie, assez loin de l’endroit précédemment ciblé par la vidange, mais par logique assez fort pour sonner cette personne. Oui, je sais, je suis une brute. Et alors ? L’instant d’après et sans aucune difficulté, je basculai le corps fraichement cueilli sur mon épaule avant de reprendre la route vers le campement.  L’espion, visiblement encore sonné, ne semblait donner aucune réaction négative ou mécontente quant au traitement et j’en déduisis donc que j’avais parfaitement accompli mon rôle, déposant tranquillement le corps devant le plus âgé de mes confrères ici présent.

Une fois ceci fait, je me satisfaisait de rejoindre takeshi, après tout, la parlote « fine », ce n’est réellement pas mon genre.


[Désolé pour le temps >.<]
Revenir en haut Aller en bas
Uroko Chomei

avatar

Disparu

Messages : 466
Date d'inscription : 28/09/2013

Feuille personnage
Age: 32
Titre: Hatamoto
Liens:

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Jeu 16 Jan - 20:15

    - C'est un honneur, Tenshiro-dono. Je me nomme Uroko Etsuro. Je me suis porté volontaire pour agir de concert avec Nakamura-san et je tiens autant que vous à sauver notre Dame.


L'homme au teint halé ponctua sa dernière phrase par une inclinaison profonde en guise de respect pour celui qui s'avérait être le second Hatamoto du clan de Kazegami. Un sourire serein se dessina sur les lèvres de Chomei alors qu'il se redressait, et les trois combattants se remirent en marche. Le trentenaire, bien qu'échangeant quelques paroles avec son nouvel acolyte, resta réservé et finit par se mettre légèrement en rentrait des deux Hatamoto. Ce n'était non pas le malaise de ne plus avoir ce privilège qu'il possédait il y a quelques jours après son coup d'éclat, mais parce que cette forêt le troublait légèrement ; certes le Wajutsu lui procurait un état de paix intérieure permanent, mais il ne restait pas moins sensible à l'environnement, à la nature et aux énergies troubles dans lesquelles baignait cette forêt anonyme. Forêt qui, pourtant, avait été témoins de beaucoups d'évènements, atroces pour la plupart. C'était en effet en ces lieux que Chomei avait été escorté par ses ravisseurs... Et par la même occasion sauvé par cet homme dont il avait repris l'identité nom pour nom, trait pour trait. De fait, il lui était légitimement impossible de rester de marbre et il préférait ainsi se montrer discret. Son mutisme ne s'interrompit point lorsqu'ils décidèrent d'établir un campement tant la lumière se dissipait rapidement, trop faible pour percer à travers les inombrables brindilles de ces arbres à l'apparence terne et morbide, dont le feuillage aux couleur de l'Automne jonchait abondamment le sol jusqu'à envelopper les tibiats des trois fantassins. Les mets qu'avait emportés Chomei ne l'inspirèrent guerre et il perdu le plaisir de se rassasier, si ce n'était son appétit. A croire que cette longue marche silencieuse avait engourdi ses sens... Qui se remirent subitement en alerte, pour on-ne-sait-quelle-raison. L'air était lourd, son instinct criait, hurlait. Tous trois n'étaient pas seuls, non. Et malgré la lumière importante dégagée par le feu, il était impossible, pour le Hinin, d'apercevoir ne serait-ce qu'un indice, une silhouette, un danger. Mais un frisson désagréable parcourait son dos. Restant assis, concentré, méditant, il se mit à fusiller du regard ses deux confrères jusqu'à ce que ceux-ci daignent le regarder. Ce regard assassin suffirait à attirer leur attention, et Chomei leur intima d'un simple coup d'oeil de regarder sa main droite, légèrement courbée, dont les doigts tapotèrent en rythme quatre fois, cinq fois, quatre fois, trois fois, deux fois, quatre fois, une fois, une fois, trois fois, quatre fois, deux fois, deux fois, cinq fois, une fois, trois fois, deux fois, une fois, une fois, quatre fois, cinq fois, deux fois, quatre fois, trois fois, cinq fois... Et à sa grande surprise, avant qu'il n'eut presque fini sa série de gestes entrecoupés de pauses suffisamment longues pour permettre de communiquer cette information sous un de ses nombreux vecteurs secrets, il vit ses deux camarades prétexter quelques excuses pour le moins surprenantes mais qui, à terme, porteraient leurs fruits. Du moins, ceux que Takeshi avait prétendu aller cueillir en ce crépuscule bien sombre.

Heureusement, l'idiot qui avait été victime du piège tendu par les deux Hatamoto ne s'était douté de rien. Son accoutrement, si l'on faisait fi de sa teinte, lui rappelait clairement la dégaine d'un membre de Kara. Mais il n'en était rien : il le sentait, l'aura de cet inconnu à la silhouette encapuchonnée était assez prononcée et, bien que Chomei ne pouvait se tenir à des jugements satisfaisants, il avait la certitude que cet individu ne lui disait rien. Il ne restait plus qu'à l'interroger. Ce dernier avait le visage soigneusement dissimulé et semblait hors d'atteinte, mais il ne pouvait pas ignorer, sous cette intense lumière dégagée par le feu moyen du campement, la silhouette, le visage impassible de Chomei qui semblait plonger son regarde dans les ténèbres de sa grande capuche. Le Hinin attendit, patiamment, contrôlant sa propre respiration, jaugeant de l'énergie vitale de son futur interlocuteur, prêt à exercer la Quintessance. Il irait jusqu'à l'opresser s'il le fallait. Non, Chomei n'avait pas peur de l'inconnu ; de CET inconnu. Alors il lui dit franchement, d'un ton inhabituel et très persuasif :


    - Nous n'allons pas te faire de mal. Nous aimerions simplement savoir si tu dissimulais quelque intension néfaste à notre égard, si tu avais des acolytes et si quelqu'un t'avait envoyé. Tu peux tout nous dire. Nous sommes là pour te protéger. Tu vas commencer par te détendre, relâcher doucement tes épaules, respirer. Après, tu ne penseras qu'à ôter cet effroyable capuchon qui dissimule ton identité, que tu montreras avec grand plaisir. Après tout, nous ne te voulons aucun mal. Tu répondras à mes questions avec sincérité et tu n'oublieras pas d'ajouter les détails que toi et moi aurions oubliés. Alors, dis-moi, pourquoi te trouves-tu céans ?


Chomei attendit le dénouement de sa technique, espérant par la suite qu'il n'avait pas affaire à un Yokai - la nuit, tous les Nekos sont gris - auquel cas sa manipulation par le Ki se verrait être inefficace. Il avait tutoyé son interlocuteur comme pour l'infantiliser, lui montrer qu'il avait tout à gagner à écouter sagement les paroles du guerrier. Et si la saine tentative de Chomei n'aboutirait pas, il pourrait tout de même compter sur la rage de vaincre de ses deux frères d'armes pour faire payer à cet inconnu, au cas où celui-ci aurait la fâcheuse idée de contester l'autorité du trentenaire. Chomei était incroyablement calme et montrait un sang-froid comme il n'avait jamais montré jusqu'à présent ; sans doute parce qu'il s'agissait du plus gros temps de crise qu'il avait vécu jusque-là au sein du clan Eiichiro.


Le Staff est puissant, le staff est méchant, le staff est sexy ( surtout Kioshi )
parce que : Le staff:
 

Revenir en haut Aller en bas
Souteigai

avatar

Maître du Jeu

Messages : 418
Date d'inscription : 20/06/2013

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Ven 17 Jan - 16:07

Brutalité et manque de finesse, c'était les maîtres mots du petit grand Riku. Votre espion, encore tout retourné par le choc, ne semble pas disposé à vous parler les premières minutes, trop occupé par la reprise de tous ses moyens. L'approche de Chomei était en définitive la plus « saine » et la moins brutasse du lot. C'est que vous aviez de la chance d'avoir avec vous un fin diplomate... Ou manipulateur, c'est vous qui voyez.
Même si le ton persuasif de Chomei était vraiment appréciable après toute cette violence, l'espion semblait ailleurs, oubliant complètement qu'il était entouré par types armés. Tout manipulation était visiblement à oublier, le mystérieux personnage semblait insensible à toute forme d'affliction mentale tout comme il n'avait visiblement rien à faire de votre présence à tous les trois. C'est une voix légère et féminine qui finit par se faire entendre, affolée ou tout du moins c'est ainsi qu'elle semblait être.
 
- Mon orbe, ou est mon orbe ? Articulait-elle faiblement en gémissant.
 
Il s'agissait vraisemblablement d'une jeune fille, paniquée si bien qu'elle tâtait le sol feuillu en espérant retrouver son bien, ne faisant même pas attention qu'inconsciemment elle pouvait donner l'impression d'essayer de s'enfuir. Fort heureusement Riku, dans son éternel silence presque amusé, jugea bon de l'attraper de nouveau pour lui notifier qu'elle n'avait pas répondu à la question. Un geste qui pour une fois était plutôt normal pour le grand hatamoto, la réaction de je jeune fille fut assez brutale, se retournant rapidement pour esquinter superficiellement la main du guerrier avec ses petites griffes. Le feu de l'action laissa découvrir trois queues d'un pelage blanc tandis que l'espionne, dans la précipitation, chassait son capuchon qui laissa également découvrir une paire d'oreilles blanc-neige. Vous aviez en face de vous une Kitsune. Mais de quel genre de Kitsune pouvait-il s'agir ? Les diverses légendes à leur sujet faisait état de bons et mauvais Kitsune et celle-ci vous espionnait, pourtant elle était tout sauf agressive... Pour le moment. Dans son geste, l'adolescente avait pesté à l'encontre de Riku, mécontente d'avoir été trimballée comme un vulgaire sac a patate et peut être aussi qu'un inconnu ait osé porter sa main au niveau de sa poitrine, même s'il ne lavait qu'effleuré pour la neutraliser.
 
- Me touche pas espèce de brute ! Pervers ! Kidnappeur ! Avait-elle lâché sur un ton qui prêtait à sourire plus qu'autre chose.
 
Trop occupée par la recherche de ce fameux orbe, elle retourna en courant là ou Riku l'avait « soigneusement » envoyée valdinguer, fouillant à nouveau un peu partout pour finalement retrouver une petite balle blanche brillante. Soulagée elle ne put se priver de serrer son bien contre elle, toujours sans prêter attention a vous trois, un peu paumés. Les plus érudits d'entre vous savaient que les kitsunes étaient très souvent accompagnés d'une petite balle ou d'un joyau dans ce style, les légendes étaient multiples à ce sujet. Sous une forme humaine une première légende voulait que cet orbe porte une partie du pouvoir du Yokai, une autre parlait d'une partie de son âme. Dans tous les cas ce joyau avait de la valeur à ses yeux, bien plus que vous et la possible menace que vous auriez pu représenter pour elle. Mais cette « jeune » yokai -pas si jeune puisqu'il s'agit tout de même d'un Kitsune à trois queues- devait être également terriblement puissante ou très inconsciente d'ignorer trois guerriers. Vous n'auriez pas la réponse dans l'immédiat, une chose était sure, c'est qu'elle avait la langue aussi acérée que ses ongles-griffes et ce n'était pas Riku qui allait dire le contraire, bien qu'il se fichait d'une petite griffure idiote. Soulagée, elle semblait revenir sur terre, couchant les oreilles en repensant qu'elle avait été attrapée par un groupe d'humains, la jeune fille serrait encore le joyau contre elle en vous regardant finalement de trois regards différents pour chacun de vous : Méfiant pour Takeshi, vexée pour Riku et indifférente pour Chomei. L'adolescente ne fit pourtant aucun geste qui pourrait laisser penser qu'elle cherchait à se battre ou s'enfuir, la seule priorité avait visiblement été la petite pierre.
 
- Qu'est-ce... Qu'est-ce que vous me voulez ?! Vous aurez pas ma pierre ! J'vous préviens, si vous essayez de me la prendre je vous envoie tous rejoindre Kazegami en petits tas de cendres portés par le vent !
 
La précipitation l'avait poussée à gaffer, elle savait que vous étiez liés au clan Eiichiro, bien que rien de spécial ne puisse le laisser penser. Cette kitsune savait quelque chose, peut être en lien avec Suzuka, peut être qu'elle savait juste d'où vous veniez, peut être vous avait-elle simplement suivi depuis le début... Aucun moyen de le savoir sans la cuisiner un peu. Mais visiblement la violence ne la rendait que muette et la mettait dans les pires dispositions possibles pour la suite. Après un moment, devant votre incompréhension, elle changea d'expression, consciente que, peut être, elle s'était emballée un peu vite.
 
- C'est pas pour me voler ma pierre que la grande perche à tenté de me tuer ? Alors qu'est-ce que vous me voulez... ?
 
Un autre moment de silence, elle ne vous laisse pas le temps de répondre qu'elle enquille déjà sur une nouvelle réplique, faisant preuve de peu de politesse sur le coup.
 
- Et que font trois humains au milieu du territoire Yokai ? Vous êtes des chasseurs ? Des pilleurs ? … Des fous ?
 
Elle semble murmurer ensuite pour elle-même, suffisamment fort pour que Takeshi puisse l'entendre puisqu'il était le plus près d'elle à l'instant.
 
- Quelle question, bien sur qu'ils sont fous, les humains font pas long feu dans le coin...
 
Elle voulait avoir des réponses, après la méthode radicalement efficace de Riku pour l'attraper et avoir provoqué la peur de sa vie, vous le lui deviez bien non ? Vous étiez en face d'une équation, impossible d'évaluer la force de cette kitsune, vous saviez seulement qu'elle n'était pas du genre violente -physiquement en tout cas-. En revanche, Vous saviez que cette pierre avait beaucoup d'importance pour elle, à tel point qu'elle serait capable de vous tuer pour la protéger, essayer de la lui prendre pour obtenir vos réponses s'avérait alors plus risqué qu'autre chose et au fond, ce n’était pas très « samouraï » que de dévaliser une ado pour la faire parler. Mais vous n'étiez pas tous habité d'une conscience de samouraï dans votre groupe... Vous aviez alors le choix entre le dialogue ou l'entourloupe, utiliser les bon mots pour convaincre, maintenant que vous aviez son attention, peut être auras-tu plus du succès Chomei... Ou peut être pas.
 
 
HRP : Pour la petite discussion qui se prépare, je vais poster la réponse du PNJ directement après chacun de vos posts, à raison d'un post chacun afin de vous permettre une interaction plus « réaliste » avec le PNJ, ce qui vous donne également l'occasion de lui poser quelques questions de votre cru. Libre à vous de décider entre vous qui de vous trois se lance en premier, vous y passerez tous les trois quoi qu'il arrive.
 

Je répondrais donc après la première réponse, puis après la deuxième et dans la troisième je m'occuperai de vous faire reprendre le voyage. Vous n'avez aucunement l'obligation de poser une ou des questions au PNJs, si c'est le cas, laissez d'abord la parole à ceux qui en ont ! Merci.
Revenir en haut Aller en bas
Uroko Chomei

avatar

Disparu

Messages : 466
Date d'inscription : 28/09/2013

Feuille personnage
Age: 32
Titre: Hatamoto
Liens:

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Dim 19 Jan - 21:47


A la grande déception du trentenaire - qu'il n'afficha cependant pas, gardant ce même visage fermé et impassible - le curieux personnage que les trois guerriers du Vents avaient appréhendé n'était autre... qu'un Yokai. Les Yokais, ces êtres étaient définitivement insensibles aux subterfuges mentalistes du Hinin, et Chomei imaginait déjà la peine que ses camarades et lui auraient à faire collaborer ce qui ressemblait à une Kitsune tétue comme pas possible, insultant le jeune Takeshi de la manière la plus innocente qui soit. Le brave Riku y eut droit aussi et ce spectacle aurait été des plus hilarants dans d'autres circonstances. Pour Chomei, ce n'était que puérils enfantillages et il ne put que lever les yeux au ciel tant c'était un affront des plus directs à sa patience. La petite Suzuka était mourrante et, même s'il ne laissait pas autant transparaître son désarroi par rapport à Takeshi, il n'en restait pas moins profondément affecté et sa conscience était lourde. Ainsi il maintenait sa concentration devant cette "peste" qui gesticulait dans tous les sens et focalisa son attention sur cette pierre blanche, ronde, polie, scintillant légèrement dans l'obscurité. Elle était aisément distinguable et il essayait de ne pas trop la suivre du regard pour ne pas attirer l'attention. Au final, elle voulait des réponses, autant que les trois hommes. Son comportement était tellement enfantin qu'il était difficile - pour ne pas dire impossible - pour Chomei de voir clair dans l'esprit de cette Kitsune. Tout ce qu'il y avait à faire, c'était répondre à ses questions dans l'espoir d'obtenir des indices en retours, aussi maigres soient-ils.

    - Kitsune-san, notre désolement est grand de savoir que nous ne nous sommes pas aventurés dans la bonne direction. Tu parles de territoire Yokai. J'aimerais savoir si tu as une idée des risques que nous encourons. As-tu vu des semblables susceptibles de nous causer du tort ? Quant aux raisons de notre venue par ici, il est peu probable qu'elles t'intéressent réellement...


Il profita du silence momentané pour sortir un enième onigiri qu'il rompit en deux, et tendit une moitié à la Kitsune. Il se mit à se rassasier de l'autre moitié, comme pour lui montrer qu'il n'y avait aucune idée malhonnête derrière. A dire vrai, il s'en voulait juste un peu de l'amadouer par des moyens aussi primitifs, la quintessence étant inefficace contre les Yokais. Alors s'il fallait partager un repas sain et montrer qu'elle ne risquait rien en se rassasiant... Pourquoi pas ? Après tout, les Kitsune ne vénéraient-elles pas la divinité du riz ? Que de doute, mais il fallait tenter le tout pour le tout et le trentenaire n'était pas du genre à prendre des risques inconsidérés face à une frêle silhouette dont on ne pouvait, en réalité, jauger la véritable puissance. Ainsi Uroko mâchait lentement et silencieusement son demi-onigiri, prenant un peu plus ses aises et relâchant son visage, l'air de rien. C'était un exercice assez difficile pour lui en raison de l'énorme pression qu'il pouvait subir avec Takeshi mais qui veut la fin veut les moyens.


Le Staff est puissant, le staff est méchant, le staff est sexy ( surtout Kioshi )
parce que : Le staff:
 

Revenir en haut Aller en bas
Souteigai

avatar

Maître du Jeu

Messages : 418
Date d'inscription : 20/06/2013

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Lun 20 Jan - 9:20

La patience dont tu fais preuve à l'égard de l'adolescente est touchant, alors qu'une personne lambda aurait déjà probablement laissé tomber la diplomatie envers la kitsune. Le fait que ce soit toi qui prenne la parole en premier te donnait la chance d'avoir l'attention de la jeune, tu étais après tout le seul qui n'avait pas essayé de l'attraper ou « tenté de la tuer » comme elle le disait si bien. Cette expérience que tu avais te donnait un certain avantage sur tes compagnons et il était bien évident maintenant qu'ils avaient de la chance d'avoir quelqu'un de plus patient qu'eux à leurs côtés. Riku n'étant pas le type très bavard, Takeshi étant un peu coincé, surtout si le sujet touchait naturellement à sa douce. L'adolescente te regardait avec attention alors qu'elle se relevait en époussetant sa cape de voyage, glissant la pierre dans un petit socle qu'elle sortit d'une poche bien dissimulée, elle encliqueta la pierre dedans pour la glisser autour de son cou en collier. Cachant son bijou sous ta tunique, elle prit un peu de temps à réfléchir, ses oreilles s'orientaient dans divers sens pour des raisons qui vous étaient encore inconnues. Elle resta assez surprise que tu lui offres une moitié d'onigiri mais cette tentative de ta part était la bonne, elle saisit le présent, effleurant ta main par la même occasion de manière évidente elle en avait fait exprès et tu ne savais pas encore pourquoi, son visage s'était figé un instant. Elle réfléchit longuement à ce que tu lui demandes, sans entamer la portion de riz que tu lui as offert.

- Une idée... Oui, il y a des dizaines de campement disséminés un peu partout, le mien est à un trois cent mètres d'ici et j'ai su sentir votre présence dés que vous êtes entrés dans cette forêt, alors les autres yokais l'ont peut être probablement sentie aussi. Les humains ne sont pas les bienvenus dans cette région, il y a beaucoup de yokais qui pensent qu'un bon humain est un humain mort et transformé en tapis. Il y a tellement peu d'humains qui passent dans ces contrées que l'odeur que vous dégagez attire l'attention très vite, alors trois d'un coup...

Elle marque une pause, mangeant un premier bout de l'onigiri, son visage semble s'illuminer au goût du met. Elle songe un peu plus pendant qu'elle finit sa bouchée pour reprendre de plus belle.

- Mais vous avez de la chance d'avoir passé le village de Kegare sans finir découpés en cubes, ces dernier temps tous les yokais sont encore plus méfiants avec les humains, il y a plusieurs groupes de voleurs -humains- qui rôdent et tentent de nous piquer nos biens... Quand j'ai senti votre présence j'ai été curieuse de savoir si vous étiez de ce genre de voleurs ou de simples voyageurs... Dans tous les cas vous allez sans doute être pris pour cible par les yokais les moins scrupuleux...

Elle marque une nouvelle pause en prenant une nouvelle bouchée. Finalement l'adolescente n'avait pas zappé tes premières questions, elle avait juste eu un gros coup de frayeur avec la perte de son artefact. Ce dernier semblait d'ailleurs de grande valeur, du moins aux yeux de la kitsune. Le fait que des raids de pillards sévissaient dans la région n'aidait en rien votre tranquillité déjà précaire. Les quelques informations de la kitsune étaient précieuses mais vous remarquiez bien vite qu'elle ne répondait que le strict minimum aux questions. Des réponses très précises aux questions, elle ne partait pas dans un récit vague comme beaucoup d'adolescent pouvaient le faire. Ceci et la présence de trois queues venait concorder avec l'idée que la yokai était bien plus âgée et bien plus sage qu'elle ne pouvait en donner l'impression au premier abord. Elle ne le disait pas directement mais il semblait logique pour la yokai que vous étiez en chemin pour le sud, c'était les raisons de votre voyage qu'elle ignorait encore, bien qu'elle eut prit la peine de demander, pas nécessairement par pure curiosité finalement.
Chomei, tu avais eu la chance de mettre la jeune fille dans de bonnes dispositions et avait pu obtenir quelques réponses qui te seraient peut être précieuses par la suite. Tes deux compères pouvaient alors tenter également de compléter ta tentative d'obtentions d'informations à leur manière, de préférence en gardant la jeune dans un état d'esprit plutôt coopératif. La kitsune était observatrice, elle avait remarqué en observant vos comportements que vous étiez préoccupés sans être capable de dire pourquoi, vous étiez toujours incapable de dire si c'était de la curiosité ou une question piège lorsqu'elle vous demandait de nouveau, avec un ton insistant qui se voulait enquiquinant :

- Alors, qu'est-ce qui motive trois humains à s'aventurer dans les parages, surtout en ce moment ? Le voyage ? Un pèlerinage ? La fuite d'un clan ? La poursuite de quelqu'un ? Une femme ?

Sa dernière mini-interrogation ne laissa pas tout le monde de marbre dans l'assistance, le moindre tic même dissimulé, une légère variation dans votre respiration ou votre rythme cardiaque ne pouvait passer inaperçu devant les sens aiguisés de la yokai. Elle se tut à son tour un instant, consciente qu'elle venait de toucher une corde sensible sans pour autant enfoncer le couteau dans la plaie. Qu'elle devine aussi simplement et purement par hasard une partie de votre motif de voyage n'était pas si extraordinaire en soi, c'était surtout sa façon de le découvrir qui était assez atypique. Un peu gênée d'avoir mit les pieds dans le plat aussi brusquement -et probablement aussi en constatant l'impact sur votre moral de vous rappeler bien vite que votre daimyo avait besoin de vous- elle ne put laisser échapper qu'une brève syllabe.

- Oh...

Takeshi et Riku avaient une chance d'essayer d'avoir eux aussi quelques infos que tu aurais pu omettre de demander, c'était l'un d'entre eux également de satisfaire la « curiosité » de la yokai, vous pouviez aussi bien lui mentir qu'être sincère, ce n'était au final qu'un détail qui justifiait les moyens pour votre mission, personne et surtout pas Suzuka ne pourrait vous en vouloir pour ça.
Revenir en haut Aller en bas
Nakamura Takeshi

avatar

Hatamoto

Messages : 398
Date d'inscription : 28/06/2013
Age : 27

Feuille personnage
Age: 23 ans
Titre: Hatamoto
Liens:

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Ven 31 Jan - 15:45

Je suis surpris d’entendre une voix féminine s’exprimer mais reste attentif à tout risque de fugue (quoique, Riku sait tenir fermement les bandits...). Paniquée, elle se baisse et semble chercher quelque chose, probablement l’orbe dont elle parle le souffle court. Riku ne perd pas de temps pour la saisir à nouveau mais elle se retourne pour le griffer et nous dévoiler son visage, sans vraiment le faire exprès. Une Kitsune... on en entend souvent parler mais je n’avais jamais fait face à cet esprit particulier. Je suis surpris encore une fois par son apparence jeune qui contraste avec le nombre de queues qu’elle possède. Elle retrouve finalement son joyau, une petite pierre blanche, qu’elle serre affectueusement contre elle avant de nous regarder chacun différemment.

Je n’inspire pas confiance en temps normal mais en armure et passablement pressé par le temps, je devais paraître bien farouche à qui ne me connaissait pas plus que cela. D’abord agressive, probablement effrayée qu’on lui vole ce à quoi elle tient, elle finit par se résigner et à parler plus calmement, devinant que nous ne cherchons pas la pierre. Elle répond à ses questions sans nous laisser le temps d’y répondre et je ne me peux m’empêcher de me raidir légèrement à sa dernière réplique que je semble être le seul à entendre. Tout le monde avait bien pris soin de nous prévenir que nous nous précipitions vers la mort en venant ici. Entendre un Yokai le dire si directement n’a rien de rassurant...

Etsurô-san prend finalement la parole, comme s’il n’avait jamais été interrompu, avec calme et diplomatie, pareillement que précédemment. Dubitatif, je l’écoute esquiver la question de la Kitsune tout en essayant d’obtenir des réponses à son tour... soit elle tomberait dans le piège et répondrait, soit elle chercherait encore plus de détails en se méfiant de nous. Il lui offre une moitié d’onigiri et bien que les oreilles du Yokai s’affolent et qu’elle touche mon confrère de façon évidente, elle semble mordre à l’hameçon.

Il est vrai que nous n’avons pas été prudents que sur les bonnes choses. Moi qui ai un nez sensible, je peux comprendre qu’on se soit facilement fait repéré, même si nous ne nous sommes pas rendu compte de l’erreur. En même temps, quelle précaution supplémentaire pouvions-nous prendre ? Je comprends aussi la méfiance qu’ont les créatures envers nous, humains, qui leur volons régulièrement des biens... Nous sommes en quelque sorte venus nous aussi pour dérober quelque chose et partir afin de sauver Suzuka. Trouvant progressivement le temps longs, je tique lorsqu’elle énonce l’idée que nous étions ici pour une femme. Je soupire alors et, demandant du coin de l’œil l’accord de Riku pour prendre les devants, je lui parle à mon tour, sur le ton le plus calme que je peux offrir dans ce moment de stress.

- Je te prie de me pardonner si je t’offense, je suis moins doué pour la parole que mon confrère... je n’en suis pour autant pas moins franc et je préfère nous exposer au danger plutôt que perdre une chance de trouver ce que nous cherchons.

J’imagine à l’instant même où je prononce ces mots qu’elle ne doit pas être tranquille et que la Kitsune pourrait même commencer à nous penser du côté de ces voleurs désignés un peu plus tôt.

- La femme que j’aime est mourante. Nous avons appris qu’un seul remède pourrait la guérir et que ses composants ne se trouvent qu’à un seul endroit.

Je serre les dents avant de continuer pour conclure simplement.

- Je peux comprendre la méfiance que tes confrères et toi avez développé face aux humains et, bien que tu puisses penser que nous sommes nous aussi des voleurs, nous n’en sommes pas. Nous voulons juste la sauver pour continuer à vivre à ses côtés, sans provoquer de guerre ou d’ennuis.

Je sors de l’une de mes poches une petite feuille de papier de riz où sont inscrits les différents matériaux ; n’en connaissant aucun, j’ai jugé bon de les noter. Je lui tendant doucement la liste, je prends un risque que sa petite orbe fasse partie du lot... j’espère simplement qu’elle ne paniquera pas en imaginant des barbares prêts à tout pour les leurs. Je pourrais l’être car il s’agit de Suzuka... mais je sais qu’elle ne suporterait pas l’idée que je devienne violent alors qu’une solution négociante est possible.

- Sais-tu quels sont ces ingrédients et connais-tu la manière qui nous permettrait de les obtenir ?

En formulant cette dernière question, j’espère du fond du cœur qu’elle ne saisit pas mon impatience et qu’elle ne prend pas mal mon empressement. J’aimerais qu’elle perçoive en tout cas ma sincérité.


L - M - M - J - V - S - D
Revenir en haut Aller en bas
Souteigai

avatar

Maître du Jeu

Messages : 418
Date d'inscription : 20/06/2013

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Ven 31 Jan - 22:25

Ta prise de parole dresse les oreilles de l’adolescente. Pour une raison évidente tu lui fais un peu peur, peut être parce que tu lui avais couru après. Pourtant le choix de tes mots semble l’apaiser un peu, elle t’écoute également, transperçant ton visage de son regard lorsque tu reste trop vague sur le but de votre visite ici. Elle te croit voleur à cause de l’ambigüité, c’était compréhensible et tu en avais conscience. Tu avais d’ailleurs raison de lui expliquer et e confirmer ses paroles précédentes. La jeune fille fige son regard émeraude perçant dans le tien. Son regard est visiblement attristé quoi que tu n’en es pas certain sur le coup tant l’intense couleur de ses iris te foudroie de peur l’espace d’un instant. De la yokai émane une impression de toute puissance que tu parviens à imaginer à cause de son regard émotif, comme si ses sentiments trahissaient son enveloppe charnelle. C’était inexplicable pour vous trois, même le plus sage de vous ne pourrait se l’expliquer. La vie est pleine de mystères, vous le saviez déjà. Elle te scrute avec attention comme si elle cherchait la malhonnêteté en toi. Après quelques minutes elle s’arrête de forcer et se relève, se hissant sur ses pieds pour un total au grand maximum d’un mètre soixante-cinq. Pas très grande comme fille et pourtant bien plus sage que vous, si on en jugeait son âge.
 
Mais les apparences sont parfois trompeuses, elle était assez enfantine dans sa manière d’être, vous l’aviez déjà constaté. Un léger paradoxe ambulant pourtant elle semblait être l’aide la plus précieuse que vous pouviez avoir jusqu'à présent. Avec une yokai pour vous renseigner, vous gagneriez sans doute un temps précieux. Crucial. Peut être était-ce même là ce qui sauverait Suzuka. Peut être pas. Le destin était sadique, cruel, il n’avait que faire de vos supplications après tout. C’était peut être pour cela qu’il t’avait retiré tes parents, Takeshi. C’était aussi peut être pour cela que toi, Riku, n’avait pu sauver celui qui t’avait tout appris. Et toi Chomei, ce même destin te poussait à revenir au berceau de ton existence, là ou tu avais perdu ta famille. Et il y avait cette yokai, cette gamine d’apparence qui pourtant pourrait vous réduire en poussière d’un claquement de doigt. Elle semblait affectée par les mots de Takeshi, par ce qu’il lui avait décrit et la feuille qu’il lui tendait. Elle avait les yeux sur le petit morceau de papier, perturbée.
 
« J’aime pas les impressions de déjà vu… » Crachat elle soudainement.
 
Anguille sous roche peut être, l’adolescente relève la tête après de longues minutes supplémentaires ponctuées d’un silence accablant. Son regard était devenu sérieusement étrange, est-ce que tu avais fait quelque chose de mal ? Peut être. Elle ne parlait plus tout en te fixant comme si elle avait voulu te sauter dessus, reste à savoir si c’était en bien ou en mal qu’il fallait comprendre cela.
 
« C’est toi le type que j’ai vu dans ma vision ! » S’exclama-t-elle en pointant Takeshi du doigt subitement.
 
Sans plus d’explications elle rangea le papier dans sa manche si rapidement qu’il semblait s’être tout simplement volatilisé. Elle baissa son doigt presque accusateur avant de reprendre la parole.
 
« Je t’ai vu dans un rêve, tu venais à moi me donner un papier, me parlant d’une femme malade, mourante. Mais vous n’étiez que deux dans mon rêve, pourquoi vous êtes trois aujourd’hui ? »
 
Il semblait logique et raisonnable de croire que sa prédiction avait été faussée par le destin qui avait poussé Riku à vous retrouver. Finalement la jeune yokai n’attendait pas votre réponse, elle reprit la parole presque aussitôt.
 
« Peu importe en fait, l’important c’est surtout que je ne sois pas venue ici par hasard… J’ai rêvé que deux hommes me rencontraient au milieu de cette forêt, l’un me parlait d’une femme mourante en me tendant un papier sur lequel étaient écrit des noms, une liste ! Le deuxième était plus vieux que lui, je n’avais pu distinguer son visage alors je ne sais pas s’il s’agit de lui ou de lui ! Expliqua-t-elle en pointant alternativement du doigt Riku et Chomei. C’est à cause d’un Amanojaku que vous êtes ici, pas vrai ? »
 
Devant l’expression que vous aviez arborée malgré vous -A l’exception de Riku qui n’avait pas eu vent de tous les détails.- elle comprenait l’importance de votre présence ici, pourtant la kitsune semblait vous cacher des choses, enfin c’est l’impression qu’elle pouvait donner. Son attitude était difficile à comprendre pour vous, tantôt agressive puis apeurée et maintenant elle vous parlait d’un rêve prémonitoire qui prenait forme, s’adressant à vous tel un prophète. Constatant qu’elle n’avait pas répondu à la question, elle reprit la parole pendant que vous vous terriez dans votre mutisme inexplicable.
 
« Je sais où trouver ces ingrédients, ils sont plutôt courants dans le sud. Les lycéphices poussent au pied des montagnes, c’est une petite plante bleue qui ressemble à s’y méprendre à une rose. Mais vous ne pourrez jamais la ramener comme ça… De même pour les kyzalices, c’est un champignon qui pousse dans les grottes, souvent habitées par diverses races de yokai. Ensuite il vous faut une dent de basilic, vous avez la moindre idée de ce que c’est au moins ?! Mais vous avez de la chance, certains yokai du village de Bakemon commercent divers objets avec les touristes… Enfin vous êtes pas des touristes mais si enfin… Rah ! » Finit elle en attrapant ses deux oreilles avec ses mains, l’air gênée de s’être emmêlée les pinceaux.
 
C’est bien la première fois depuis votre rencontre que vous la voyez avec un air si mignon, mais ne vous y méprenez pas, bien qu’elle ait des jolies petites oreilles et des manières enfantines, la yokai semble savoir beaucoup plus de choses que vous sur le sujet qui vous amène. Il ne restait que Riku, c’était lui qui avait le choix final de poser une question ou de simplement décrire la façon dont il va aller dormir ce soir. Le grand hatamoto avait une chance de, si ça l’intéressait, se monter un peu plus amical avec la jeune qu’il avait porté un peu plus tôt comme un vulgaire sac à patates.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité


MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Sam 8 Fév - 3:51

Je m’étais finalement décidé à sortir gourde qui pendait à ma ceinture. Non pas que cette discution m’ennuyait, loin de la, mais simplement que les conversations en tout genre n’étaient pas particulièrement mon genre. De plus, au vu des informations qu’elle nous donnait et de ce que dégageait la jeune femme envers nous, il était pour moi clair qu’elle ne comptait pas nous attaquer. Et puis, elle semblait ne pas réellement être effrayée voir même plutôt à l’aise, nous ne sommes pas les premiers humains qu’elle rencontre et si vous voulez mon avis, elle à déjà du en décapiter une bonne poignée, et encore, pour les optimistes. Je suis d’avis à prendre en compte ce qu’elle nous débite, mais sans pour autant sacrifier notre mission. Je préfère encore sacrifier ma vie que celle de Suzuka et c’est sans aucun doutes la même chose pour mes deux compagnons de routes, l’un étant son bien aimé et l’autre un homme qu’elle connait depuis bien plus longtemps que moi et qui est sans doutes bien plus dans ses bonnes grâces, ce qui me semble parfaitement logique. Je ne pus cependant pas m’empêcher de sourire lorsque la jeune Yokai répondit à Take. L’un était sage et l’autre impulsif, ils avaient du former un duo bien plus calme et polyvalent que notre duo explosif de la dernière fois, moi et Takeshi. A vrai dire, notre rencontre avait été aussi tendue que le reste des évenements, mais le tout avait formé un putain de moment amusant que je n’étais dans le fond pas prêt d’oublier. L’instant d’après, je me perdis dans de nouvelles pensées, repensant à notre dernière conversation, Takeshi et moi. Il avait estimé me devoir la vie, mais en réalité il ne me devait rien. Il m’avait accepté comme garde du corps de celle qu’il aimait, moi qui ne possédait qu’un passé de meurtrier et je nous jugeais déjà bien quitte rien que pour cela. La jeune Yokai avait monté la voix et c’est ce qui avait suffi à me sortir de ces souvenirs datant d’un mois et en la voyant, je ne pus m’empêcher un nouveau sourire, bel et bien amusé devant cet être qui, bien que plus ancien que nous, n’avait en rien perdu de cet esprit enfantin que nous possédons tous et ce visiblement même chez les Yokai. Après un instant interne de réflexion, je m’étais décidé à approcher légèrement la jeune femme, décidant d’agir comme j’aurais agi avec n’importe qui tout en me baissant légèrement, juste histoire de me mettre à sa hauteur.

-J’espère ceci dit ne pas t’avoir blessée toute à l’heure. Je pense que tu peux comprendre pourquoi j’ai été rude. Je ne penses pas que tu sois notre ennemie, en tout cas, si j’ai bien suivi, tu n’en est pas une donc… je me nomme Riku, je suis l’arrivant surprise que tu n’as pas vu dans ta vision. Ma présence est dûe à un… heureux hasard, si je puis le dire ainsi.

Ouais, je venais de débiter une phrase, et ? Je lui devais au moins ça à la pauvre fille. De plus, je n’aime pas manquer de respect a une dame, question de principe. Bref, une fois ceci dit, je me redressai pour prendre un peu quelques distances avec le groupe, juste affaire de mettre de côté toutes ces sentimentalités qui, comme d’habitude, ne venaient pas m’attaquer au meilleur moment.
Revenir en haut Aller en bas
Souteigai

avatar

Maître du Jeu

Messages : 418
Date d'inscription : 20/06/2013

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Lun 10 Fév - 9:28

Riku, borné dans son mutisme depuis le début de la conversation, était presque passé à l'as dans l'esprit de la kitsune. Troublée par sa vision et surtout le fait que les deux humains qu'elle avait vus étaient bien ici -avec leur invité surprise- l'adolescente semblait encore pensive un instant jusqu'à ce qu'elle entende Riku, situa alors dans son dos, s'accroupir pour se mettre à sa hauteur. Elle sursauta machinalement, a croire que le grand hatamoto lui faisait un drôle d'effet. Et miracle, ce dernier prenait la parole. Elle n'en revenait pas au début, surtout pas après l'avoir griffé au bras, chose qu'elle corrigea aussi sec en posant sa main sur l'égratignure que ses ongles acérés avaient provoqué. Elle n'en fourni d'ailleurs aucune explication mais avec ce que vous traversiez en ce moment, vous vous rendiez compte qu'elle avait probablement sauvé Riku d'un mal bien grand, peut être. Peut être pas.
Tous les yokai ne cachent pas une malédiction sous leurs ongles, mais les kitsune sont des yokais assez spéciaux. Leurs pouvoirs sont d'un éventail particulier et de domaines qui échappaient a beaucoup. Comme vous étiez incapable de savoir quel type de kitsune vous aviez en face de vous, vous pouviez seulement imaginer le pire. Riku n'avait pourtant eu aucun signe de fatigue, fièvre ou quoi que ce soit, pourtant vous pouviez voir l'apprentie espionne retirer un produit verdâtre de la plaie, que vous n'aviez vu nul part pourtant. Aucun effet sur le mastodonte qu'était Riku, il n'avait rien senti, en fait il n'y avait rien a sentir, ce que la yokai lui avait refilé en le griffant n'était au final qu'une erreur de sa part qu'elle prenait la peine de rectifier. Mais devant le mystère que soulevait cette action, vous ne pouviez que rester perplexes.

Finalement l'adolescente fit la moue en attrapant son oreille gauche avec sa main, l'air un peu gênée.

« Je te pardonne, même si tu m'as touché la poitrine juste avant, vilain ! »

Elle accompagna son geste d'une petite tape sur la tête de Riku, comme lorsque l'on félicite un toutou. Vous pouviez y lier ce que vous pensiez, la scène était stupide a souhait pour les deux spectateurs après tout. Riku qui à lui seul était un demi-oni de taille faisait tout de même pâle figure devant une gamine qui faisait à peine plus de la moitié de sa taille. Bien que la kitsune ne faisait étal de sa puissance et qu'elle avait un comportement d'enfant, elle était gentille avec vous, et peu de yokai le seraient autant. Enfin gentille restait un terme quelques peu... Mal utilisé. Elle était compréhensive envers votre problème plutôt, s'en sentait même concernée par sa vision mais sans plus. Il était évident qu'elle craignait plus pour son objet fétiche que de votre vie.
Il allait se faire tard et vous aviez encore pas mal de chemin, le temps était contre vous même si vous aviez maintenant un guide apte a vous aider a dégoter les divers composants du remède. Avant même que vous ne décidiez d'un tour de garde, l'adolescente regroupa ses queues en une seule en agitant les oreilles et ce mouvement si rapide de ces dernières captait votre attention à tous les trois, sans trop pouvoir l'expliquer. Peut être était-ce l'une de ses capacités, ou peut être le faisiez vous simplement parce que son ouïe devait être au minimum dix fois supérieure à la votre. Peu importe, c'était elle qui prenait la parole.

« Allez dormir, vous tiendrez jamais la cadence demain sinon ! Je prends la première garde ! » s'exclamait-elle avec un faux air moralisateur.

En fait elle ne vous laissaient pas le choix, si vous preniez la peine de la contredire, elle insisterait avec tant de vivacité que vous pouviez dors et déjà perdre quelques heures à débattre contre cette tête de mule. Si vous l'avez fait, elle obtient gain de cause après un long moment de dialogue inutile et sourd. Finalement vous vous reposez comme jamais depuis le départ, sous la protection de la jeune renarde. Vous remarquez cependant en vous levant demain presque tous en même temps qu'elle n'a fait lever personne pour la remplacer. Aurait-elle veillé toute la nuit à votre place ? Oui c'était exactement ça. Assise au près du feu qu'elle venait de rallumer, toute gaie, elle chantonnait un air que peut être certains reconnaîtraient : Une comptine bien connue au sein des clans de l'est. Un peu plus loin, à une certaine distance tout autour du campement, vous pouviez également voir une bonne dizaine de cadavres de yokai, dispersés de manière circulaire. Il y en avait douze très exactement, si vous preniez la peine de les compter. S'il y avait bien une chose dont vous étiez surs, c'est qu'ils n'étaient pas là hier. C'était bien elle, cette petite chose toute menue qui les avaient tués ? Peut être, peut être pas, posez lui la question, vous n'avez rien à perdre, en théorie. Toujours rassemblées en une queue unique, la fourrure blanc immaculé de la yokai ne laissait pas présager qu'elle avait pu batailler au corps a corps si ça avait été le cas. Ou alors elle avait pris la peine de nettoyer ses bêtises ensuite ? Tant de questions sur un sujet pourtant si trivial. Vous étiez en terres yokai, aviez-vous réellement le temps de vous soucier de quelques cadavres ? L'adolescente jouait avec son petit objet, patiemment, comme si vous étiez en retard mais qu'elle ne vous gronderaient pas.
Elle n'avait pas l'air fatiguée le moins du monde, toujours aussi énergique, toujours survoltée, toujours... Elle-même au final. Le temps que vous rassembliez vos affaires elle avait subtilisé et même monopolisé votre unique carte pour marquer plusieurs emplacements, probablement les points a visiter. Ou peut être des points à éviter. Elle était la seule à le savoir. Chomei, en observant la carte reconnu après quelques temps l'un des emplacements, un lieu que le samouraï avait connu, il y a longtemps. Un lieu ou il avait perdu tant de choses.

En était-il resté silencieux et impassible comme à son habitude ?



HRP : J'ai beau mentionner Chomei dans le post, c'est en rien une obligation pour toi de poster en premier, faites comme ça vous arrange. Si vous avez besoin d'un bout de dialogue du personnage (par exemple pour débattre des tours de garde si vous en avez envie) envoyez moi un MP. Pour le reste, on en revient au rythme de base, je ne posterais qu'après vous trois.
Vous avez au minimum trois destinations possible actuellement : Village de Bakemon, les grottes ou le pied de la montagne au sud. A vous de choisir, dans tous les cas vous ferez les trois, c'est surtout pour savoir dans quel piè... aventure vous vous lancez.
Revenir en haut Aller en bas
Uroko Chomei

avatar

Disparu

Messages : 466
Date d'inscription : 28/09/2013

Feuille personnage
Age: 32
Titre: Hatamoto
Liens:

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Lun 10 Fév - 20:29

Le trio de Kazegami avait finalement abouti à des résultats plus que satisfaisants. D'une part ils avaient une idée des moult dangers qui se présenteraient à eux, d'autre part ils savaient où se rendre pour récolter les trois ingrédients capitaux à la confection du remède. La route était longue, mais la voie était libre. Le Hinin se fit à l'idée que la Kitsune était digne de confiance et il ne discuta nullement les ordres lorsque celle-ci ordonna aux hommes de trouver le repos. Un vrai repos. Qu'il n'avait pas eu depuis une éternité, pensait-il. Il avait toujours dormi d'un oeil, adossé à quelconque support inconfortable, prêt à dégainer et pourfendre dans une position de iaijutsu improbable. Mais là, il partit s'allonger, non loin, dos à ses acolytes. Fermant doucement les paupières, son esprit se mit lentement à divaguer. Il eut bientôt des hallucinations auditives et incompréhensibles. Pour une fois depuis longtemps, il trouvait ce sommeil réparateur et ce malgré la situation critique des évènements. Etait-ce cette Yokai qui lui prodiguait cette sérénité presque interdite en ces lieux désolés ? Qu'importe, les questions qu'il essayait de se poser avant de succomber concernaient la stratégie à adopter pour récupérer ces ingrédients...

* * *

Les cris de désespoirs, mêlés aux hurlements des moult guerriers chevauchant ce qui ressemblait à un village dévasté par les flammes, étaient bientôt réduits au silence éternel par les sempiternels coups létaux infligés aux nombreuses âmes perdues. Le corps d'un homme jonchait le sol, baignant dans son sang, dont la lumière des flammes grandissantes éclairait son visage pétrifié de terreur. Une femme, agenouillée devant le cadavre de celui qui semblait avoir été son amant toutes ces longues années, hurlait de désespoir. Mais sa souffrance ne fut qu'éphémère, car bientôt son visage fut transpercé d'une impitoyable lame restant logée quelques secondes dans son crâne presque fendu. Puis le bourreau la retira d'un air satisfait.

    - Ta gueule, chienne. Tu cries trop.


Pour courroner le tout, il s'amuse à planter et à retirer lentement sa lame sur le corps meurtri de la femme, reposant sur celui de son homme. Le sang se répendait rapidement jusqu'à tâcher les pieds nus de ce garçon de six ans qui, malgré l'incroyable violence de la scène, avait encore le courage de cacher les yeux de cette petite fille qu'il tenait fermement dans ses bras. Il n'en restait pas moins pétrifié face à ce visage à l'air diabolique qui s'approchait de lui. Le garçon serrait les dents, voulait à son tour hurler, exprimer sa haine sans bornes à l'égard de cet énergumène à la silhouette floue, qu'il n'arrivait à distinguer tant les larmes obstruaient sa vue. Ce n'est qu'ainsi qu'il put exprimer sa grande frustration. Le meurtrier s'approchait, encore, toujours, fouettant son sabre dans le vent pour dégager l'hémoglobine souillant le métal luisant à la lumière des flammes.

    - Et toi, que faut-il pour t'énerver, bonhomme ? Tu as perdu ta langue ?


La silhouette frappa d'une telle force dans le flanc du jeune homme que celui-ci valsa à une douzaine de mètres plus loin, roulant à même le sol, s'écorchant çà et là, incapable de se relever. Il levait le bras comme pour se relever et empêcher son malfaiteur de partir avec la fillette qui hurlait mais le coup porté lui avait suffisamment coupé le souffle pour l'empêcher de bouger. Ses larmes perlaient abondamment sur ses joues tandis qu'il regardait avec une tristesse infinie s'éloigner...

    Yuri...ko...


* * *

Chomei ouvrit subitement les yeux. La lumière du jour semblait être revenue sur les Terres neutres. L'homme, qui avait trouvé un véritable repos au dépit d'un cauchemar indésirable, s'étira dans tous les sens et regardait autour de lui. La Kitsune était éveillée, l'air jovial, tripotant son espèce d'orbre blanchâtre avec entrain. Voyant ensuite ses deux acolytes se réveiller et prendre leurs esprits - comme s'ils avaient tous les trois dormis de manière synchronisée - Chomei se leva, observant ainsi un spectacle pour le moins exceptionnel qui se présentait à lui. Des cadavres de Yokais en tout genre gisaient le sol, dépourvue de vie. A croire qu'ils avaient tenté un assaut pendant leur sommeil et que cette divine Renarde les avait protégés sans heurt. Souriant doucement, il rassembla ses affaires et prit soin de faire l'inventaire. Observant que la Kitsune tenait la carte des lieux dans ses mains, Chomei jeta un rapide coup d'oeil à celle-ci. Des indications supplémentaires semblaient avoir été ajoutées. Des croix symbolisaient les lieux à éviter à tout prix et les ronds... Il crut premièrement à une mauvaise plaisanterie. Les montagnes du Sud étaient nombreuses et assez conséquentes, et il eut fallu que la Yokai eut encerclé ce lieu précis, anonyme et, pourtant, qui représentait le berceau de son existence. Son cauchemar était-il un hasard ? Les questions fusèrent rapidement dans l'esprit du trentenaire qui eut du mal à contrôler sa respiration. Il semblait contenir une bête féroce, prête à hurler à en faire vibrer ses tripes. Une idée malsaine lui traversa l'esprit : celle d'égorger la Kitsune, comme si elle avait joué avec lui. C'en était trop. Mais il repensa rapidement au visage triste de Suzuka qu'il avait vu pour la dernière fois et tourna le dos, s'éloignant de quelques pas pour reprendre son calme en peu d'instants. Inspirer, expirer, détendre ses membres. Un exercice de relaxation rapide et efficace lui suffit à retrouver ses idées claires. Il fouilla dans son inventaire pour extraire un objet qui avait constitué jusqu'ici un poids conséquent. Une bourse plus importante encore que celle qu'il avait donnée la dernière fois à Nakamura-san. Il s'agissait de la récompense de l'Empereur en ce qui concernait ce cryptogramme de jadis. Lui qui comptait s'en servir pour d'autres fins, il s'en séparait cependant sans broncher, le laissant tomber entre les mains du Yokai qui n'eut d'autre choix que de le rattraper.

    - Kitsune-san, nous nous connaissons depuis très peu et pourtant mon instinct me hurle de quémander ton aide. Je voudrais que tu nous rendes un grand service. Tu dis qu'il existe des commerçants au Village de Bakemon. Je veux que tu te serves de ces kobans pour négocier une dent de basilic. Je n'ai aucune idée de son prix, mais j'imagine que cette bourse bien remplie suffira à l'acquérir. Je t'offre le surplus. Kitsune-san, qu'on se le dise : si Nakamura-san a choisi de parler sans ambages quant à la raison de notre venue sur les terres neutres, alors je parlerai sans ambiguïté à mon tour : le sort de notre Dame dépendra de toi également. Si tu acceptes cette tâche que je te confie et que tu l'auras finie...


Chomei se tourna alors vers les deux Hatamoto et les regardait tour-à-tour.

    - ... Alors tu rejoindras Nakamura-san et Tenshiro-dono qui auront pris la route vers les grottes et se chargeront de récupérer des kyzalices. A vous deux vous aurez plus de chances de faire face à l'imprévu, et je préfère être honnêtre et franc : je ne laisserai pas Nakamura-san faire cavalier seul, pour des raisons évidentes. Je compte sur vous pour veiller sur votre collègue, Tenshiro-dono. Comme vous le fîtes à Fuu.


Il tourna enfin le dos à ses camarades, et prit cette fois un ton plus grave, qu'il n'avait jamais adopté de tout son vécu.

    - Quant à moi, je m'occuperai seul de récupérer suffisamment de lycéphices à l'endroit indiqué. J'ai... Un intérêt personnel à me rendre là-bas. Et puis, comme le jeune homme le sait, j'ai visiblement un don pour penser à mes intérêts personnels en ce moment. Toujours est-il que je reviendrai, vivant. Nous nous donnons rendez-vous ici dès que vous aurez terminé. Si mon organisation ne vous plait pas, arrangez-vous comme il se doit ; pour l'heure, je pars en direction des montagnes...


A peine le Hinin eut-il terminé sa phrase qu'il entama le pas, d'abord lent, mais de plus en plus entrain et prononcé. La situation était trop pesante pour ne pas l'obnubiler et il voulait à tout prix prendre le dessus sur ce lourd passé qui le rattrapait.


Le Staff est puissant, le staff est méchant, le staff est sexy ( surtout Kioshi )
parce que : Le staff:
 

Revenir en haut Aller en bas
Nakamura Takeshi

avatar

Hatamoto

Messages : 398
Date d'inscription : 28/06/2013
Age : 27

Feuille personnage
Age: 23 ans
Titre: Hatamoto
Liens:

MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi] Ven 14 Fév - 10:37

Je suis méfiant mais aussi désespéré par le temps fou que nous perdons. Pourtant, je la sens compatir à ma demande d’aide, lorsqu’elle saisit le bout de papier où sont répertoriés les ingrédients. Elle dit alors quelque chose d’inquiétant avant de me fixer d’une manière indescriptible. La Kitsune finit par dire qu’elle m’a vue dans une vision avant de ranger rapidement le papier dans sa manche. Visiblement, l’un de nous ne se trouvait pas là précédemment... Mais elle ne nous laisse pas le temps de répondre qu’elle continue. La « jeune » fille semble tout dire et ne rien dire à la fois, désignant clairement le type de Yokai ayant agressé Suzuka.

Je soupire de soulagement lorsqu’elle dit ouvertement savoir où trouver les ingrédients. Le temps perdu sera probablement regagné. La quête de ces divers remèdes semble tout de même difficile et je prends le temps de me détendre légèrement alors que Riku prends finalement la parole. Avant de répondre, la Kitsune soigne la petite plaie de mon compagnon, visiblement bien plus vicieuse qu’elle n’y paraissait au premier coup d’œil. Gênée, elle semble vouloir lui pardonner et j’esquisse enfin un sourire lorsqu’elle parle du petit incident à oublier.

Nous nous regardons tous les trois afin de déterminer un premier tour de garde (il est trop tard pour continuer la route) mais, juste après avoir réuni ses queues en une seule – si rapidement que je dois cligner des yeux plusieurs fois pour le réaliser – la Kitsune prend finalement la parole. Elle insiste pour monter elle-même la garde et, bien que je veuille spontanément lui rendre son service, je la remercie simplement d’un hochement de tête, trop épuisé par le stress et le voyage pour être réellement attentif au danger.

Je m’endors paisiblement et profondément et je me repose comme je ne me suis pas reposé depuis longtemps ! Je me réveille comme si j’avais dormi une semaine, en pleine forme, par le son de sa petite voix. Elle chante une comptine que ma mère fredonnait souvent pour m’endormir puis, plus tard, pour rassurer Suzuka lorsqu’elle était clouée au lit avec une fièvre à terrasser un géant. Alors que je m’approche d’elle, je souris, me rappelant ces souvenirs de notre enfance, mauvais sur l’instant mais qui me rendent finalement nostalgique. Mon sourire s’efface cependant lorsque je constate que plusieurs Yokai ont été terrassés cette nuit... probablement par la Kitsune, puisqu’il ne me semble pas que quelqu’un se soit réveillé pour la relayer. Elle n’a pas l’air fatiguée, n’a pas l’air sale comme si elle avait combattu. Bien qu’on puisse songer à vérifier en posant la question, la déduction est plutôt évidente : elle nous a permis un repos bien mérité et nous a défendu. J’ignore encore quel intérêt elle a à faire ça et je doute que nos compliments aient été suffisants pour la faire aimer les humains...

Malheureusement, le temps nous manque trop pour que nous nous attardions sur cela et c’est légèrement perturbé que je salue mes camarades avec un signe de tête. Alors que nous préparons nos affaires, la Kitsune marque plusieurs points mais ses signes ne veulent rien dire pour moi... du moins pas sans réelles précisions. Quelque chose me tend alors : Etsurô-san semble « perdre le contrôle » et se ressaisir aussitôt, comme si contempler la carte lui avait fait réaliser quelque chose de désagréable. Ceci ne l’empêche cependant pas de sortir une bourse de sa poche et de s’adresser spontanément à la renarde, lui confiant carrément un genre de mission. Ainsi, il nous imagine Riku et moi aller dans les grottes chercher les kyzalices, pendant qu’il s’en va chercher les plantes au pied de la montagne... la Kistune s’occupant de négocier une dent de basilic. Bien que son plan me semble tout à fait adéquat, je n’aime pas la manière dont il continue de s’isoler en s’occupant seul de ses affaires.

Je regarde Riku, dubitatif, puis revient sur Etsurô-san sans rien exprimer de spécial. En réalité, tout se décide sur la réponse de notre nouvelle aide ; si elle refuse d’aller quérir la dent, il faudra revoir le plan. Mais l’ancien Hatamoto n’attend pas et, comme à chaque fois, décide lui-même de partir en me lançant une pique plutôt désagréable. Effectivement, je lui en veux d’être si mystérieux et d’avoir laissé tomber Suzuka, visiblement pour retrouver une personne chère à son cœur. Le pire était qu’il n’a donné aucune explication concrète, laissant un message codé pour simple adieu... Ce qu’il a fait me reste en travers de la gorge et voilà qu’il recommence !

- Je déteste quand il fait ça... lâche-je dans un souffle, serrant les poings en le regardant partir.

Après quelques secondes à le voir s’éloigner, je reprends mon calme et consulte mes camarades.

- Je dois cependant avouer que son plan s’avère tout de même efficace, dans le cas où il revient en vie. Qu’il reste seul si ça l’arrange, je veux bien aller chercher ces champignons avec Riku. Nous formons un bon duo, je pense qu’une bande de Yokai sera dure à éliminer mais le principal est qu’on ressorte avec le composant du remède pour Suzuka. Partant ?

Une petite pause, je le laisse répondre, puis je reprends, à l’attention de notre guide.

- Tu nous as déjà énormément aidés et je te remercie pour cela. Mais avant de partir, j’aimerais savoir si la situation te convient. Visiblement, tu n’as pas d’intérêt particulier à nous aider... J’aimerais pouvoir être sûr qu’on te reverra avec la dent de basilic ici, si tu prends cet engagement.

Le ton est un peu sec, comme si je ne lui faisais pas confiance... et malgré sa « gentillesse », c’est bien ce que je ressens. Rien ne prouve que, si elle accepte d’y aller, nous la retrouverons ici. Malgré tout, elle est notre seule aide et je suis conscient que je ne devrais pas lui parler comme cela. Gêné, je me gratte la tête sans vraiment m’excuser. Peut-être Riku a-t-il lui aussi quelque chose à lui demander ?


L - M - M - J - V - S - D
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi]

Revenir en haut Aller en bas
 

Un remède miraculeux [Uroko Chomei & Nakamura Takeshi]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Eiichiro - Uroko Chomei
» Missive personnelle à Nakamura Takeshi, Hatamoto du clan Eiichiro
» [Fiche d'île] Nakamura
» Kira Nakamura [Pouffy]
» Taiki Nakamura


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
..
.Abyndal.
...
...
..
..
...
.
.... .Ewilan RPG..
....La Sérénissime..