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 "Tel Moegami, il renaquit de ses cendres"

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Uroko Chomei

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Disparu

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MessageSujet: "Tel Moegami, il renaquit de ses cendres" Lun 7 Avr - 23:56



Uroko Akisada, 23 ans
Une silhouette s'élançait dans cette forêt de bambous sombre et interminable. Discernable par sa chevelure pourpre et à ses habits sombres, il se déplaçait à vivre allure, comme à la poursuite de quelque chose... Ou quelqu'un. Obnubilé par l'objet de sa traque, il pouvait encore minimiser sa respiration tant son endurance était olympique. Déambulant, se mouvant avec une aisance déconcertante, il courait, bondissait, comme s'il s'agissait en fait de la proie en fuite à ses agresseurs. Mais non, ce soir-là, Uroko Akisada était bel et bien déterminé à retrouver ce Yokai qui se jouait de lui depuis très exactement deux semaines.

Le jeune homme s'en souvenait comme si c'était hier. C'était une journée d'hiver comme une autre où il s'était proposé d'escorter un convoi marchand afin de profiter d'un trajet écourté qu'il vallait mieux ne pas parcourir à pieds. Le convoi avait été pris en embuscade par des bandits de grand chemin ; c'était monnaie courante car si le crépuscule de l'Enfer Écarlate annonçait la fin de la guerre inter-clanique, elle ne contribua pas le moins du monde à l'éradication du Crime sous toutes ses formes. Aussi le rônin se trouvait au bon endroit au bon moment. Il avait repoussé et déjoué le seul et unique piège tendu aux caravanes avec franc succès, mais quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il aperçu que parmi les malfaiteurs humains se trouvait un Oni à la langue bien pendue. Ce démon bavardeur avait dit répondre au nom de Kuchinawa, l'un des guerriers de la Huitième Lumière, prétendu groupuscule jusqu'alors inconnu de tous. Dès lors cela faisait maintenant quinze jours qu'Akisada était sur les traces de cet être maléfique qui ne faisait que le tourmenter, le privant de tout repos, menaçant le jeune Akisada lorsque celui-ci trouvait le sommeil. Depuis quinze jours, c'était comme une sorte de bataille froide, une course poursuite tel le chat et la souris.

A terme d'une heure de gambade au milieu de cette nature morbide, et pour la première fois depuis l'attaque des caravanes, Kuchinawa se tenait là, au milieu de cette clairière désolée. Il faisait face à l'humain, un sourire carnassier aux lèvres.

    - Ce petit jeu a assez duré, tu vas maintenant répondre de tes actes, démon !


L'homme dégaina son sabre, pointant sa lame en direction de Kuchinawa qui se contentait d'afficher cette même expression de démence. Il imaginait le sang couler en ce crépuscule prématuré d'hiver. Ainsi tira-t-il à son tour son épée, appréciant un peu plus chaque seconde le bruit strident qui s'en échappait, preuve que la lame avait bu beaucoup d'hémoglobine au point de presque se rouiller tant elle n'était plus entretenue par son propriétaire négligent. Tout ce qu'il voulait, c'était le carnage, le désordre, le chaos. Mais alors qu'il s'apprêtait à s'élancer droit sur Akisada pour le pourfendre, il s'arrêta net, n'exécutant pas le moindre pas, détournant le regard pour fixer autre chose que le regard assassin d'Akisada.

    - Toi...


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Uroko Chomei

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Disparu

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MessageSujet: Re: "Tel Moegami, il renaquit de ses cendres" Mar 8 Avr - 23:55


Uroko "Chomei" Shiro, 35 ans
Les lames s'entrechoquèrent. Une fois, deux fois, trois fois, bientôt on ne pouvait plus compter les bruits metalliques qui s'enchaînaient de plus en plus vite. Les deux sabreurs ne comptaient plus que sur leur expertise purement technique au katana, désireux de faire flancher l'autre en premier. Araki et Chomei se livraient une lutte sans merci, ou presque, lorsqu'ils décidèrent mutuellement de s'éloigner pour mieux contempler les faiblesses l'un chez l'autre. Mais il n'y en avait aucune apparente chez le Daimyo de Gekigami, si ce n'est qu'il combattait à visage découvert. Son regard perçant et malsain pouvait en effrayer plus d'un, mais comment pouvait-il savoir s'il avait vraiment quelque emprise sur son adversaire au manteau blanc immaculé et au grand capuchon porteur d'un éternel anonymat ?

    - Tu es doué, très doué. J'oserai demander ton nom puisque tu me sembles être un sabreur désireux de t'illustrer s'il faut aller jusqu'à me tuer !
    - Donner mon nom à quelqu'un qui va mourir est inutile.


Ni une ni deux, Chomei s'élança de nouveau droit sur Araki, l'attaquant de front, expulsant un Kiaï qui n'avait pour ainsi dire rien de commun. A croire qu'il expulsait la rage accumulée depuis ces dix-sept dernières années où il avait tant voulu avoir la tête du seigneur des Tigres. Ce jour-là semblait être arrivé et il ne laisserait pas passer cette chance. Mais le Daimyo était à la hauteur de sa réputation et se défendait plutôt bien. Déviant l'estoque de Chomei, il incanta à la volée et expulsa de sa paume comme un jet foudroyant, émettant une lumière soudaine tel un éclair, qui vint frapper le guerrier blanc en plein plexus. Rejeté en arrière sur une demi-douzaine de mètres, Chomei eut à peine le temps de se remettre de ses émotions qu'il évita de justesse le Daimyo qui s'était jeté sur lui pour le planter, tel un Tigre bondissant sur sa proie. Roulant sur le côté, le guerrier blanc se redressa et exécuta un pivot pour vite refaire face au Daimyo qui affichait son éternel sourire carnassier.

    - Tu n'as aucune chance face à la puissance divine de Gekigami.
    - Il semblerait que je vous ai sous-estimé, Araki-sama. Je me suis entraîné durement et ai attendu ce jour depuis si longtemps. Je vais désormais me battre sans retenue.
    - Meurs, vermine !


Le seigneur de la foudre tendit ses mains vers son adversaire et laissa s'en expulser deux fortes décharges à direction de l'homme blanc pour le carboniser. Celui-ci ne bougea point, son enveloppe corporelle comme illuminée par mille-et-uns éclairs. Il semblait paralysé mais l'on ne pouvait pas deviner ce qu'il ressentait réellement ce qu'il ressentait. Il avait adopté une position qui ne laissait rien présager de mauvais. L'homme blanc se tenait en effet en position type "gigotai". Il s'imaginait, au plus profond de son esprit, que ses pieds étaient enracinés dans le sol. Ses mains à la paume grande ouverte semblaient dégager une énergie infinie. L'homme expirait lentement au fur et à mesure qu'il se concentrait. S'il flancherait le premier, il se prendrait une décharge monumentale et succomberait sur-le-champs. Mais fort heureusement, le seigneur s'arrêta de peur de trop se fatiguer. L'homme en blanc se redressa.

    - La puissance du Wajutsu est telle qu'un esprit tordu et dérangé comme le vôtre ne pourra jamais me vaincre. Vous ne surpassez même pas le stade de la Terre, c'en est pitoyable.


Lâchant Lueur, son katana, Chomei se mit en garde à main nues alors que le Daimyo chargeait sur lui de tout son poids, sabre en main, tentant des frappes en tout genre ; "gyaku kesa giri", "yoko guruma", Chomei les anticipait bien et se mouvait avec une grâce telle qu'il semblait épouser les frappes de son agresseur. Ses gestes étaient ronds, beaux et harmonieux. Ils inspiraient la paix. Dans une transe digne du stade de l'Eau, le guerrier blanc était intouchable et il put même, à terme, porter une frappe légère type "Shuto" au plexus d'Araki pour le repousser. Ce dernier, essouflé, eut du mal à prononcer ces mots :

    - Tu ne fais que gagner du temps car tu sais que tu ne pourras me vaincre, moi, le seigneur le plus PUISSANT DU PAYS !


Le daimyo fonça de nouveau avec un cri de rage qui n'avait rien d'un Kiaï ; il était rapide dans son estoque, quoique trop prévisible. Inspirant vivement, Chomei fit un pas de côté, levant les bras et cognant brutalement sur le poignet du seigneur pour le désarmer. Par la suite, il le saisit en prise façon "Gakun" et sembla imprimer de sa poigne une forte compression sur une partie du méridien du gros intestin, paralysant instantanément le seigneur des Tigres et l'obligeant à s'agenouiller dans un hurlement de douleur. Celui-ci répondit aussitôt par une espèce d'explosion épidermique, brûlant la main de Chomei qui se défit vite de la clef de poignet. Il regarda sa main qui avait subitement rougi et regarda ensuite la peau d'Araki retrouver une allure normale.

    - Oh, et j'oubliais, les pouvoirs de Bakugami et Yomigami ! Qu'est-ce que ton stupide Wajutsu peut face à ça, maintenant ?
    - J'espère que vous n'êtes pas au maximum de vos capacités, Araki-sama. Je ne fais que vous offrir le plus beau duel que vous ayez à livrer, puisque celui-ci sera votre dernier.


* * *

    - Pardonnez mon retard. Il faut dire que vous êtes difficile à retrouver... Kuchinawa.


Chomei, qui avait suivi de loin Akisada en pleine course poursuite au sein de cette forêt de bamboue perdue au milieu des terres neutres, s'avança le pas lent et rassuré, se postant à côté d'Akisada qui ne relâcha pas sa garde.

    - Je ressens une aura affirmée, et je ne veux pas parler de ce Yokai. Tu as sûrement dû faire d'énormes progrès, Aki-kun. Mais cette fois, tu auras besoin de mon assistance...


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Uroko Chomei

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MessageSujet: Re: "Tel Moegami, il renaquit de ses cendres" Dim 13 Avr - 0:17


    - Ce n'est pas comme si l'issue du duel était déterminée d'avance. Vous n'êtes que des ver de terres qui attendent d'être picorés. Pas même ton propre maître ne m'arrivait à la cheville, maudit rônin.


Sur ces paroles provocantes, le démon pointa de son doigt crochu la silhouette de Chomei. Suivant du regard l'objet de la désignation, Akisada regarda alors son maître, dont les traits de son visage étaient imperceptibles. Mais s'il ne pouvait deviner qu'il s'agissait bien - physiquement - de son sensei qu'il avait plus ou moins abandonné il y a sept années, son aura, elle, ne trompait pas.

    - Sensei, qu'est-ce que cela signifie...?
    - Oh... Je vois qu'il ne t'a rien dit, alors je vais tout te raconter moi-même ; tu mérites de connaître l'histoire pathétique de ce rejeton avant de gir sous Terre... Eh bien figure-toi, jeune homme, que ton maître n'est en réalité absolument rien de ce qu'il avance. Il a juste repris l'identité de son propre mentor pour inspirer la terreur qu'inspirait le véritable Uroko Chomei. Ton sensei n'est qu'un imposteur et s'il n'avait pas eu son propre maître pour lui sauver la mise, il ne serait déjà plus de ce monde. Pendant toutes ces années tu as été manipulé par un esprit faible et décousu qu'est celui d'Uroko... Shiro. Et oui, nous, les démons de la Huitième Lumière, nous savons tout à votre sujet, et si nous choisissons de ne pas vous tuer, c'est parce que vous n'êtes pas la plus grande menace. Hahaha... Mais dire que j'avais failli laisser ma peau face à ce vieux débris et à cette putain... Takahara Risako, si je me souviens bien.
    - Qu...Que..?!


Le visage d'Akisada vira au rouge tomate. Fusillant du regard l'Oni, il plaça par réflexe une main sur son pommeau, comme s'il allait dégainer pour le pourfendre sans sommation. Son expression avait viré d'un calme contrôlé en une subite folie furieuse.

    - Oh, tu la connais aussi... J'aurais dû la tuer dès que j'en avais l'occasion. Je m'occuperai d'elle en temps voulu, mais pour l'heure, c'est à vous que revient le privilège de périr sous mes coups.
    - TU DIS N'IMPORTE QUOI !


Sans attendre, le rouquin se rua à une vitesse telle qu'il fut difficile de le suivre du regard, pointant sa lame droit sur le coeur de l'Oni mais... Celui-ci, qui avait naturellement des réflêxes plus développés qu'un simple être humain, se décala d'un geste et administra une frappe type "Uraken" dans la tempe d'Akisada, qui chut subitement sur le sol, inconscient. Le garçon n'eut le temps de crier davantage, il était déjà hors d'état de nuire.

    - Trop facile... Il est encore plus mauvais que ce que j'avais imaginé. Tu as essayé de reprendre l'héritage de ton maître ; à la place tu ne formes qu'une lignée de ratés, Shiro. C'en est tellement pathétique...


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Uroko Chomei

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MessageSujet: Re: "Tel Moegami, il renaquit de ses cendres" Mer 23 Avr - 21:10




Chomei rengaina délicatement son arme, et s'accroupit. La position du iaijutsu était la meilleure qu'il pût adopter, fort de constater qu'il faisait presque face à un demi-dieu qui avait acquis les pouvoirs des clans qu'il avait décimés. C'était une éventualité que le guerrier blanc n'avait malheureusement pas calculée, lui qui avait concentré tout son enseignement autour du Ki, des "forces cosmiques". L'espace d'une fraction de seconde il regrettait de ne pas avoir pu connaître le don des Kamis. Mais il se rappelait aussi qu'il avait eu le meilleur sensei que Yokuni puisse receler, et que le Wajutsu, s'il était pratiqué correctement, permettait de venir à bout de n'importe quelle situation aussi désespérée soit-elle.

    - Combien de vies avez-vous sacrifié pour vous acaparer une telle puissance qui ne vous fait que vous mener un peu plus chaque jour à la Folie ?
    - Tu serais surpris de connaître l'étendue de mes pouvoirs, vermine. Je ferai en sorte que chacun des Dieux te passe dessus, pour que tu connaisses la mort la plus épique et la plus déshonorante que Yokuni puisse connaître.
    - C'est donc comme ça que vous semez la terreur dans votre propre armée. Vous ne connaîtrez jamais l'étoffe d'un véritable Chef qui gouverne son peuple de par sa véritable aura. Vous avez besoin d'inspirer la peur pour vous faire respecter. Et je n'ai pas peur de vous, Araki.
    - Je te ferai regretter ces paroles. VER-MINE !


Les yeux du Daimyo s'illuminèrent tandis que sa lame s'enflammait. Il l'agita brusquement comme pour décrire une frappe horizontale, rasant l'intérieur de son propre château. Il avait exécuté le don de Lame Divine couplé à quelque bénédiction spectaculaire de Moegami, laissant le décor prendre flamme instantanément. Hurlant à la mort, le seigneur Araki se jeta sans prévenir sur son adversaire, emprunt de vélocité comme le voulut les dons de Yumigami...








Mais le guerrier blanc ne se laissa pas décontenancer. Lui avait aussi ses "tours de magie", et aussi pragmatiques fussent-ils, il s'agissait tout de même de techniques ésotériques en lesquelles il croyait du plus profond de son coeur. Alors, dans un souffle unique, expulsant un Kiaï, il exécuta une coupe rapide, telle une étincelle qui tout à coup devint une flamme immense. Le Wajutsu du feu...




Une technique simple en apparence, mais qui prenait tout son sens lorsque le guerrier l'exécutait avec conviction. Ainsi Lueur et la lame du seigneur vinrent s'entrechoquer, créant à l'impact une explosion qui propulsa le guerrier blanc dans le décor, se retrouvant au final à un étage en-dessous, dos au sol. Il se retrouvait cette fois-ci dans une pièce bien plus spacieuse et propice aux affronts : le dojo interne du château de Geki. Pourvu que celui-ci serait encore capable de tenir tant l'étage du dessus était rapidement gagné par les flammes. Heureusement que la fumée ne pouvait que remonter mais, à ce rythme-là, la bâtisse s'effondrerait à terme et emporterait avec elle les deux combattants plus ceux qui resteraient à l'intérieur. Mais qu'importe, la plupart avaient déjà succombé pour protéger leur samouraï et Chomei n'avait eu d'autre choix que de les tuer.

Le guerrier blanc n'eut le temps de réaliser ce qu'il s'était produit qu'il se roula sur le côté par réflexe tandis que la lame de son ennemi vint se planter juste à côté de lui, créant un second impact digne de la bénédiction des Kamis et gela instantanément le sol. La glace générée se propageait jusqu'à Chomei dans l'espoir de le geler sur place, mais celui-ci continua son éloignement avec une agilité digne d'un chat et bondissait de justesse avant de finir prisonnier au sol. La glace continuait de se répandre, gelant tout à coup les cloisons du Dojo, jusqu'à se répandre dans les plafonds et aux étages supérieurs, arrêtant les flammes quoique difficilement. En l'espace d'une trentaine de secondes, Chomei avait la désagréable impression de se retrouver à l'ère glacière, et face à un ennemi qui semblait accorder la météo à son humeur déjantée.

    - JE SUIS LE SEUL ET UNIQUE DIEU SUR CETTE TERRE ! TU NE PEUX RIEN CONTRE MOI ! TREMBLE DEVANT LA COLERE DES KAMIS !


* * *

    - AKI-KUN ! NOOOON !!


Chomei serra le point et grinça des dents, comme se sentant impuissant face à ce qu'il venait de se produire. Son jeune élève venait d'être mis à terre en une seule frappe par l'ennemi. Sa main tremblait, convulsait presque et il la posait sur le manche de Lueur, comme s'il voulait la dégainer pour le pourfendre d'une seule frappe. Mais venir à bout de cette créature démoniaque ne serait pas une partie de plaisir.

    - Tu es moins stupide que ce jeune furoncle, tu réfléchis avant de courir droit à la mort. Oui, parce que toi, je vais te tuer instantanément, je ne te ferai aucun cadeau pour ce que tu as pu me faire. Alors prépare-toi.


* MAINTENANT ! *

Il l'avait vu venir. Le démon s'était dissipé comme par enchantement, venant se matérialiser dans le dos de Chomei pour l'empaler. Kuchinawa avait beau être silencieux, son aura ne faisait qu'empester et perturbait le Ki. Il était ainsi aisé pour le guerrier blanc d'anticiper ses attaques... Mais pas de les repousser. En un seul souffle, il pivota tout en dégainant Lueur, expulsant un Kiai majestueux, mais il fut littéralement projeté par le puissant contrechoc des épées. L'Oni avait une force qui dépassait de loin celle que l'humain en général. Le trentenaire eut l'impression de se briser le dos contre une tige de bambou tandis qu'il toussait de l'hémoglobine, se tenant à genoux sur le sol, désarmé.

    - Impressionnant... C'était l'attaque que j'avais utilisée pour sabrer ton pitoyable maître dans le dos, tu te rappelles ?
    - Oui... Comme si c'était hier...
    rétorqua Chomei en se relevant doucement, essuyant d'un revers de manche sa bouche pour en dégager le sang.
    - Comparé à ton idiot d'apprenti, tu gardes un calme légendaire, il faut croire que tu as bien été dressé. Fit le démon tout en riant.
    - L'essence même du Wajutsu consiste à ne pas laisser mon Ki se déstabiliser par tes vaines paroles. Par contre, toi, tu ne peux t'empêcher de monter sur tes grands chevaux. Ton problème d'ego te perdra.
    - Oh, tu souhaites précipiter ta mort, je vois.


* FLANC GAUCHE ! *

Un bruit sourd se fit entendre, comme si la foudre avait frappé juste à côté. L'Oni, qui avait tenté une frappe, se retrouvait littéralement immobilisé par l'humain qui semblait l'avoir saisit au poignet. Sauf que les mains des deux adversaires n'étaient pas en contact physique ; le trentenaire se servait du Ki pour immobiliser l'ennemi. Sous son ample capuchon, il le fusillait du regard et, de son autre main, arma l'index...

IPPON-KEN!

Annonçant solenellement sa technique comme s'il expulsait un Kiaï, Shiro frappa en direction du plexus de son adversaire et il y eut impact avant même que sa phalange n'atteigne la carcasse du démon. Une "frappe du Ki", donc, qui avait projeté Kuchinawa à la même vitesse qu'il avait aussitôt expulsé Chomei lors du contre-coup des épées. Mais contrairement à l'humain, le démon s'en alla briser quelques bambous avant d'amortir sa chute, d'une part parce qu'il était bien plus imposant et bien plus important en terme de poids, d'autre part parce que les frappes de l'Ether ne pardonnaient jamais. Mais comme il s'agissait un Yokai, il était encore bel et bien vivant et ne souffrait pas... A moins que...

    - Tu... es doué... Mais je crois qu'il est temps de mettre un terme à tout cela.


* TÊ-! *

Une fois de plus le Ki fut perturbé et l'humain sentait le démon revenir à la charge à une vitesse divine, bien plus importante que lors de ses phrases précédentes. Il s'en joua d'un cheveux pour que... L'humain ne puisse esquiver l'estoque rapide et puissante de l'épée du démon. Celle-ci avait traversé son ventre et, le temps de réaliser qu'il avait été vaincu, Chomei regardait le démon une dernière fois.

    - ... Moi, Uroko Chomei, je meurs... Avec honneur... Le sourire aux lèvres.


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MessageSujet: Re: "Tel Moegami, il renaquit de ses cendres" Jeu 24 Avr - 21:17



    - Souriant ou pas, tu resteras un cadavre que je laisserai pourir pour avoir fait montre de la plus grande insolence envers ma magnificence.


Kuchinawa leva le pied gauche et donna un puissant coup sur le buste de Chomei pour le dégager de sa grande lame souillée, riant de plus belle tout en regardant le corps s'échouer sur le sol, inerte. Une grande marre rouge commençait à se dessiner lentement autour de la dépouille de l'homme en blanc et le démon ne pouvait qu'apprécier, savourer sa victoire. Mais comme il avait le défaut d'être distrait en ce qui concernait son ego, il ne vit pas venir ce qui venait de se produire. Un bruit tranchant retentit et, avant qu'il ne réalise, le jeune homme qu'il avait assommé tout à l'heure l'avait transpercé à son tour au plexus solaire.

    - Il s'en fallait de quelques centimètres... Hahaha...


Sur ces paroles, Akisada fit un bond en arrière pour éviter quelque représaille hasardeuse, se retrouvant désarmé et n'ayant plus que son regard perçant pour tenter d'intimider l'adversaire. En vain. Celui-ci passa le bras dans son dos afin d'attraper le sabre du jeune homme par le manche et le retirait lentement de son corps, sans exprimer quelque douleur. Le tenant ainsi par la lame, l'Oni fit face au rouquin et compressa sa poigne, brisant en deux l'acier et laissant le katana rompu tomber sur le sol.

    - C'est déloyal d'attaquer quelqu'un dans le dos... Mais quel dommage, tu viens de laisser passer ton unique chance de me vaincre.
    - Je ne me serais pas permis d'en finir avec toi sans te regarder dans les yeux. Je te tuerai à mains nues s'il le faut, alors prépare-toi à souffrir. Je vais te faire regretter d'exister !
    - Ahah... ah... Un vulgaire insecte comme toi ne peut que parler. J'ai vaincu ton maître haut la main, crois-tu vraiment que tu pourras faire quoi que ce soit contre moi, désarmé qui plus est ?
    - Mon maître s'est battu jusqu'au bout et, pour honorer sa mémoire, j'en ferai de même.
    - Que d'honneurs... Tiens, écoute, je vais te faire une fleur. Une fleur vénéneuse. Je vais te laisser choisir la façon dont tu souhaites mourir. Allez, sois imaginatif !


Le démon laissa s'échapper un rire gras tandis qu'il bascula la tête en arrière. Mais lorsqu'il regarda à nouveau pour s'adresser à l'humain, celui-ci s'en était allé se saisir de Lueur et chargeait de front à grande vitesse. En vain. Le démon se décala et interposa sa lourde jambe pour laisser Akisada choir bêtement. Mais l'être humain ne se laissa pas décontenancer et revint à la charge, exécutant des frappes rapides tel l'élément Air. Frappes vaines, car lorsque le démon ne les esquivait pas, les plaies que Lueur dessinaient se retrouvaient automatiquement refermées.

    - Tu n'as vraiment rien dans les bras. Tu vas persévérer encore longtemps ? Je te laisse dix secondes pour me dire comment tu mourras, sinon, je choisis à ta place.


Mais le garçon n'écoutait pas et se contentait d'accélerer ses frappes, accompagnées de Kiai de plus en plus forts et intimidants pour un adversaire autre que cet Oni. Au bout de dix secondes, comme Kuchinawa l'avait annoncé, ce dernier rengaina son épée et attrapa le bras porteur du jeune homme et de le serrer si fort qu'il lui en brisa les os. L'homme hurla de douleur, mais il n'était pas au bout de ses peines. De son autre main, le démon saisit le cou du jeune homme et l'éleva à plusieurs pieds au-dessus du sol.

    - Tu ne m'amuses même pas... Tu n'es qu'un insecte comme tous les autres humains que j'ai pu croiser... Je n'ai aucunement la sensation d'affronter un adversaire de taille... Meurs.


Prononçant sa sentence, le démon comprima lentement le cou de l'humain qui ne put qu'hurler à la mort sous la douleur. Il s'arrêta instantanément lorsque sa nuque fut brisée. Akisada, alors qu'il n'avait que 23 ans, quitta ce monde la peur au ventre, le visage horrifié.


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MessageSujet: Re: "Tel Moegami, il renaquit de ses cendres" Sam 3 Mai - 23:59




Le Daimyo brandit son sabre tandis que sa silhouette semblait se démultiplier en une vingtaine de clones, envahissant peu à peu la pièce glacée. Ceux-ci semblaient légèrement léviter au-dessus du sol glissant et se ruèrent à toute vitesse sur le guerrier blanc qui peinait à garder l'équilibre. Mais la glace était avant tout de l'eau et le Wajutsu était pratiquable dans toutes les circonstances. Sans compter que les perturbations de Ki que dégageait le Daimyo - par l'utilisation de tous les pouvoirs des Kamis qu'il avait accumulés depuis ces dernières années - permettaient à Chomei d'anticiper les attaques du tyran avec une facilité déconcertante. Le nombre de clones baissait drastiquement tant ceux-ci s'attaquaient entre eux au lieu d'atteindre cette silhouette blanche habile, imitant le mouvement des fluides, épousant les attaques adverses pour ensuite les retourner contre ses adversaires. Le guerrier qui autrefois servit le clan du Dragon avec ferveur le clan du Dragon était absolument imperturbable, une forteresse mentale comme il se plaisait agréablement à le penser. Il savait déjà que le combat serait gagné et que, dans quelques minutes, il annoncerait aux troupes du Tigre que leur Daimyo aura été vaincu. Pourvu qu'il reste des survivants dans la cour en contrebas ; la venue de Chomei avait littéralement bouleversé l'Ordre et le clan se déchirait entre ceux qui renonçait au seigneur face à ceux qui, bons samouraïs comme ils étaient, le servaient jusqu'au bout malgré les sombres desseins de celui-ci.

Chomei pourfendit le dernier clône avec une coupe digne de l'élément feu du Wajutsu, expulsant un long Kiai intimidant. Le Daimyo, qui était resté en retrait à observer ses reflets se faire massacrer pour ensuite disparaître telles des éclats lumineux de poussière, s'élevait alors, telle une silhouette flamboyante, laissant son corps brûler de mille feux tandis que de l'électricité statique semblait se dégager le long de son corps. Il était resplendissant, tel un demi-Dieu aux pouvoirs illimités. Il fixait le guerrier blanc avec un regard qui transcendait presque les ténèbres créées par l'ample couvre-chef de Chomei.


    - Penses-tu vraiment pouvoir vaincre la puissance de tous les Kamis réunis dans un seul être, le seigneur le plus puissant de Yokuni ? AGENOUILLE-TOI DEVANT MA SUPREMATIE ! JE SUIS LE SEUL DIEU SUR CETTE TERRE ET PERSONNE NE POURRA ME VAINCRE !


Lévitant à toute vitesse jusqu'à Chomei, Araki se déplaçait à vitesse exagérée droit sur son ennemi pour lui asséner toute une série de coups rapides et puissants. Mais même s'il comptait sur la bénédiction des Kamis pour parvenir à ses fins, il restait avant tout un être humain prévisible et, avant qu'il ne portât sa deuxième frappe, Chomei lui administra une coupe vive et brutale le long du flanc, hurlant, se roulant tant bien que mal sur le sol glacial et glissant pour rapidement revenir sur ses pieds, faisant volte-face tout en brandissant son sabre, de nouveau prêt à parer une nouvelle attaque du Daimyo qui était resté immobile suite à la réplique du guerrier blanc. Le seigneur Araki se retournait lentement, les pieds sur le sol. Son corps, bien que brûlant toujours de mille-feux, ne laissait rien transparaître. Ce n'est que lorsqu'il se retourna que l'on pu apercevoir la plaie béante que lui avait infligée Chomei. Plaie qui se refermait aussitôt sous les pouvoirs absolus de Yomigami.

    - Tu ne fais que gagner du temps, pauvre insecte. Je suis invincible, je suis immortel, tu cours à ta perte.
    - Vous vous trompez lourdement, Araki-sama. Vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez et vous dépensez votre énergie vitale à grande vitesse, sans compter que les techniques de l'Ether me permettent d'anticiper vos moindres faits et gestes, vos pensées, vos états d'âmes. Ce n'est qu'une question de temps avant que vous ne soyiez à court d'énergie vitale et que je ne vous porte le coup de grâce. Ce petit jeu malsain a assez duré, il est temps d'en finir.
    - INSOLENT ! JE VAIS TELLEMENT TE FAIRE REGRETTER D'EXISTER AU POINT QUE TU PREFERERAS VIVRE EN ENFER ! AAAAAAAH !


Avant même que le seigneur n'incante quelque pouvoir divin destiné à nuir une fois pour toute au guerrier blanc, ce dernier tendit la main et expira longuement, comme pour agir sur le Ki de son adversaire à distance. Les flammes jaillissant de la chair du seigneur Tigre se dissipaient. Les chocs électriques qui parcouraient son corps n'étaient plus. Il était redevenu cet humain commun qui, sous le coup de la fatigue, s'agenouillait, incapable même de lever son arme pour se défendre. C'est à peine s'il arrivait à lever la tête pour observer Chomei se diriger lentement vers lui, sur le sol glissant.

    - J'ai attendu ce moment depuis longtemps... Tellement longtemps... Peut-être la moitié de ma vie, dit-il alors qu'il progressait lentement en direction d'Araki, je n'ai pas mis longtemps à comprendre que vous figuriez parmi les êtres les plus nuisibles de ce pays et qu'il fallait vous supprimer. Cependant vous aviez réussi à rallier beaucoup trop de samouraïs par la peur, ce qui incitait les autres Daimyos à réfléchir à deux fois avant de vous porter atteinte. Si l'on ne compte pas mon fiasco d'il y a 19 ans alors j'ai fait partie de ces gens qui ont méticuleusement tout préparé, de but en blanc, pour vous atteindre.
    - GNNnnNgng... C'EST IMPOSSIBLE !! GAAARDES !!!
    - Allons, allons, vous savez très bien que nous sommes seuls et que personne ne peut nous entendre ni même venir jusqu'à nous.
    - Tu... TU NE PEUX ME VAINCRE ! JE SUIS LE DAIMYO LE PLUS PUISSANT DE YOKUNI !
    - Et moi je suis votre bourreau. De blanc vêtu, je suis celui qui apporte la Mort aux êtres malfaisants. Je suis venu apporter la paix par une mesure radicale :"Aku - Soku - Zan".


Se trouvant dorénavant à portée du seigneur agenouillé et immobile, Chomei brandit lentement lueur au-dessus de la tête penchante du Daimyo qui n'avait d'autre choix que de courber l'échine tant sa fatigue était grande.

    - Sans doute me ferai-je d'innombrables ennemis après ce geste - sans parler de Gekigami - mais je souhaite du plus profond de mon coeur que les générations futures prennent exemple sur ceci : même la plus grande des volontés suffit à abattre le plus puissant des seigneurs. Ah, au fait, quel effet ça fait de mourir sans même connaître le visage de son assassin ?


Un kiai. Un tranchant de katana qui s'abbattit de haut en bas. Une tête qui chut sur le sol. Du sang qui se répandit abondamment sur le sol qui retrouva peu à peu sa forme originale. La glace disparaissait, laissant le château tout entier instable, prêt à s'effondrer.

* * *

    - Pff... Tous les mêmes. Moi qui pensais les humains bien plus éclairés que ça... Seule la huitième lumière peut se targuer de comporter des illuminés en son sein. Après tout, nous sommes des démons, nous possédons la puissance, le pouvoir, la connaissance absolue. Il n'existe personne capable de nous vaincre, d'autant plus que les humains sont des créatures inférieures. C'est un fait. C'est scientifiques, vous aurez beau y aller à mille, vous ne pourrez rien contre nous.
    - Dans ce cas, que dirais-tu d'affronter un Kami ?
    - Mmh ?


Une lumière jaunâtre brillait timidement derrière Kuchinawa. Le démon tourna le dos et fit face à un spectacle pour le moins inattendu. Chomei, qui jonchait le sol quelques minutes plus tôt, se relevait lentement au milieu de sa marre de sang coagulé. L'être ôtait lentement son manteau maculé de carmin, tandis qu'il regardait le démon avec un sourire en coin. La source de cette lumière dorée provenait de ses yeux, avec lesquels il regardait le démon, affichant comme un air de défi.


    - Félicitations, ton esprit est tellement illuminé que tu reconnais la supériorité de la race Oni sur la race humaine. Alors, maintenant, que dirais-tu d'affronter un Kami, un vrai ?
    - Je ne t'avais pas tué, toi...?
    - Allons, allons, ne te laisse pas sombrer dans l'ignorance, tu sais très bien que les Dieux sont invincibles, mais pourquoi ne pas tenter au cas où ? Hé, hé, hé...


Chomei avait parlé d'une voix complètement différente et l'on devinait qu'il ne s'agissait nullement de l'esprit du guerrier blanc qui habitait son corps revigoré. L'être leva alors les poings à mi-hauteur du buste et les comprima si forts qu'il en fit sortir des griffes de ses phalanges. Des griffes digne d'un guerrier du clan du Dragon.

    - C'est parti pour la seconde et dernière manche. Aurais-tu peur, Démon ?


Sans attendre, Kuchinawa s'était déjà volatilisé à une vitesse divine pour se matérialiser près de Chomei et lui porter une frappe létale. Mais l'humain possédé avait préssenti l'attaque avant même que le Démon ne l'envisage. D'une facilité déconcertante, l'homme aux yeux jaunes avait stoppé net l'offensive, tenant d'une poigne le poignet de son adversaire et collant sans retenue son poing-griffe dans la paume du Yokai qui émit un hurlement de douleur avant de s'éloigner de quelques mètres, se tenant le visage.

    - Qu'est-ce que tu as...? Un Oni de ta trempe n'est-il pas supposé regénérer ses blessures instantanément ? Oh, mais tu ne peux pas, puisque je t'ai infligé un anti-soin. C'est en effet une infime partie de mes pouvoirs. Tu fais le fier face aux humains, tu leur es supérieur mais, par moi-même, qu'est-ce que tu te défiles. Serais-tu un être inférieur comme tu te plaisais à le dire en ce qui concernait l'espèce humaine ?
    - ... Tu... Ne peux rien... Face à la huitième lumière...
    - Tu es une plaisanterie sur pattes, et la plaisanterie, ça a assez duré.


Chomei alla se saisir de Lueur qui était restée elle aussi au sol, et s'en va la porter droit dans le coeur du Démon qui n'avait absolument pas vu venir son adversaire. Ce dernier avait également agi à une vitesse divine, et il se retrouvait là, empalant le Yokai qui restait immobile, sans vie. Pouvait-il encore entendre la voix du possédé ? Pouvait-il encore réfléchir ? C'était peu probable tant l'homme semblait contrôler sa Vie selon ses désirs.

    - Tu vois, contrairement à toi, je ne fais pas durer les choses par plaisir malsain. Et puis il fallait que je rabatte ton caquet pourri. Je ne tolérerai pas qu'un démon se dise supérieur aux humains sachant que les deux individus que tu as affrontés ne possédaient aucun pouvoir que nous, les Kamis, avons accordés a bon nombre d'entre eux. Vraiment, tu m'as énervé, mais c'est passé, puisque tu es mort.


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Uroko Chomei

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MessageSujet: Re: "Tel Moegami, il renaquit de ses cendres" Mar 20 Mai - 22:25




La lumière de l'astre solaire perçait encore difficilement à travers cette épaisse forêt de bambous, dont l'ambiance macabre avait plutôt rapidement viré à une nature luxuriante. Les mauvaises herbes semblaient dès lors imprégnées de vitalité, dont la rosée laissait briller leur vert éclatant. En l'espace de quelques heures, le parterre de la clairière n'était presque que fleurs exotiques, autour desquelles reposaient Kuchinawa et Akisada. Mais seul l'un d'entre eux respirait encore. Le garçon ouvrit les paupières, littéralement agressé par la lumière du jour si faible fût-elle ; elle se reflétait magnifiquement bien de par la rayonnante végétation. Devant lui se tenait Chomei, ou du moins celui qu'il était supposé être. Mais son regard et son aura n'avaient rien du maître que le rouquin avait cotoyé tout ce temps durant.

    - Tu me fais penser à Moegami.


Par ces solennelles paroles, l'on devinait également que le timbre de la voix de l'individu n'était pas celui de Chomei. Il était bien plus grave, bien plus lourd, bien plus reposant. C'était...

    - ... Yomigami...?
    - Peut-être... En même temps ce n'est pas difficile, mon aura et ma bénédiction ont rayonné sur toi, je t'ai fait renaître, je dois bien être le seul à faire ça.
    - ... Pourquoi...?
    demanda le jeune homme en se relevant pour mieux faire face à Yomigami
    - C'est une excellente question, ma foi. C'est vrai, pourquoi toi et pas un autre ? Disons que j'avais simplement envie de rabattre le caquet de ce Yokai prétentieux. Je ne pouvais pas le laisser s'affirmer face à deux guerriers qui ont toute leur vie compté sur leur propre talent et non sur les pouvoirs des Kamis. Par ailleurs, j'ai bien des choses à te raconter... Alors tiens-toi bien.


L'être divin prit une grande inspiration, puis poursuivit.

    - Sache que cela m'embête d'avoir à te le dire, mais Uroko Chomei ne revivra pas. Pour la simple et bonne raison qu'il n'a plus la volonté de vivre. Quel dommage, moi qui avais trouvé le Kannushi idéal. Uroko Chomei, c'était un jeune homme qui s'appelait Takeda Shiro. Comme toi, il avait été recueilli à six ans par son ancien maître, le véritable Uroko Chomei... Comme toi, il a d'abord pris le nom de famille de son maître puis, lors de la mort de ce dernier, il s'est ensuite accaparé son prénom. Tu l'auras compris, ton maître a voulu faire perdurer la légende naissante de son propre mentor... Et pour de multiples raisons. Je te laisserai fouiller les archives chiffrées de ton défunt maître pour en savoir plus.

    Si je te dis tout ça - à la place de Chomei - c'est parce que quand je quitterai son enveloppe corporelle, il sera littéralement dépourvu de vie. En d'autres termes, tu ne pourras pas lui faire d'adieux et lui montrer la fierté que tu as eue d'avoir été son élève. Mais ne t'en fais pas, il a quitté ce monde en paix, tel un véritable guerrier comme on en voit peu.


    - ... J-je vois... Cela fait beaucoup d'un coup, ô grand Yomigami. Mais je doute que vous ayez fait cela gratuitement. Qu'attendez-vous de moi ?

    - Pas grand-chose, à vrai dire. Le monde est réduit à feu et à sang. Mes frères et moi priverons tout le monde de nos pouvoirs. Le massacre a assez duré, l'espèce humaine doit repartir sur des bases saines et se défendre contre la menace comme Chomei et toi l'avez toujours fait : par l'esprit, par le cœur, par les armes. L'homme s'est pris pour un Dieu et c'est de notre faute.

    Si j'ai une chose à attendre de toi, c'est que tu poursuives sur cette voie. T'octroyer ou t'encourager à avoir des pouvoirs divins serait contraire à tes principes. Alors, jeune Akisada, puisses-tu garder ta tête quand tous les autres la perdront. Reste tel que tu es, c'est tout ce que je puis te demander...

    Maintenant, tu me vois profondément navré, mais le Dieu tout puissant que je suis a beaucoup à faire... Être Kami n'est pas de tout repos.

    - Attendez, ô Grand Kami ! Pouvez-vous m'en dire plus sur ce Kuchinawa...?
    - ... Ah, lui... Je l'avais complètement oublié. Je ne te cacherai pas que je sais des choses, mais je ne te dirai rien. N'oublie pas ce que je viens de te dire : si la guerre a autant fait rage, c'est à cause de nos pouvoirs. Si je te donne une information que d'autres n'ont pas, cela reste un pouvoir que tu auras sur tout le monde. Mais je t'encourage vivement à explorer cette piste, qui sait où elle peut mener ?

    Je suis Yomigami, Dieu de la renaissance et de la Floraison. De fait, il est grand temps d'apporter à ce monde un souffle nouveau.


Sur ces dernières paroles, Yomigami rit de plus belle et leva les bras au ciel. Une lumière dorée émana violemment du corps de Chomei, jusqu'à s'en extirper d'un coup. Cette même lumière s'envola vers les cieux, illuminant un peu plus chaque seconde les terres désolées de Yokuni, jusqu'à disparaître, loin, très loin, puis se confondre avec la lumière du soleil...

Les dieux avaient parlé.

* * *


Akisada ne retint ni ses larmes ni son élan pour rattraper le corps défunt de son maître, qu'il serra contre son cœur. Il ferma les yeux tandis que de longues perles salées humidifiaient ses joues, passant une tendre main derrière le crâne de son maître sans vie. Il sanglotait presque, quelque part frustré de n'avoir pu le remercier, autre part soulagé qu'il repose en paix, comme un héros.

    - Maître... Ton nom ne sera jamais oublié... Car je le reprendrai à mon tour, et serai la troisième personne à le glorifier...


L'homme ouvrit enfin les yeux, parcouru d'un intense frison ardent du dos à la nuque. Il se sentait ainsi l'âme d'un Héros, celui dont Yokuni aurait besoin à court terme. Au plus profond de son cœur, il était devenu le nouveau Uroko Chomei et s'imaginait déjà protéger la veuve et l'orphelin.

* * *

"Ici repose Kuchinawa"

Chomei avait volontairement laissé si peu d'informations sur la tombe de ce démon. Parce qu'il ne connaissait pas grand-chose de lui, à vrai dire. Tout ce dont on pouvait s'apercevoir, c'est qu'elle avait été soigneusement faite et décorée. Sans doute pour qu'on puisse se rappeler, d'une manière ou d'une autre, de ce combat désespéré qui avait suscité la bénédiction de Yomigami. Chomei voulait s'en rappeler. Et puis tous les morts méritent un enterrement décent.

La tombe de son maître, bien que plus modeste en apparence, se situait quant à elle à côté de celle du véritable Uroko Chomei.

"Ici repose Takeda Shiro, ancien officier du clan du Dragon, ami, figure paternelle, héros, maître en Wajutsu

-35 - 1"

Dans son accoutrement blanc, Chomei contemplait longuement ces deux tombes tandis qu'il empoignait fermement la paume de Lueur. C'était son héritage, une richesse inestimable. Sans compter l'étude finale du Wajutsu.

* * *


Surplombant l'une des nombreuses falaises qui se dressaient en désordre dans les terres du Sud, Chomei regardait au loin le soleil terminer sa course, crachant une agréable lumière orangée. Il pensait et repensait à l'éternelle mission qu'il s'était imposée : poursuivre l’œuvre de ses maîtres et répandre la paix et l'espoir dans tout Yokuni.

La route est longue, mais la voie est libre.


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