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 Dans les brumes de mon passé... la brise de tes souvenirs... [Abandonné]

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Iwako Hisae

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MessageSujet: Dans les brumes de mon passé... la brise de tes souvenirs... [Abandonné] Mer 11 Juin - 2:11

Il y a un an de cela...

...

La prière matinal touchait a sa fin. Au fond du kon-do, veillée par l'ombre majestueuse du bélier statufié, la réincarnation achevait d'entonner les mots sacrées, agenouillée face a son auditoire.
L'encens dansait paresseusement dans les airs, embuant esprits et atmosphère de ses courbes oniriques, mêlant le divin a la réalité.

Doucement, la kannushi encadrée de ses deux jushoku, entreprit de se lever, bientôt imité par l'assemblée.
Tous s'inclinèrent une dernière fois, saluant humblement le kami et sa "voix" avant de quitter calmement les lieux embrumés.

La jeune femme inspira longuement. On pouvait dire que le plus lassant était fait.
Il faut dire que toutes ses matinées se révélaient cruellement identiques... et ce depuis que Kasumi avait été sacrée daimyo du clan Okaruto.
A la naissance du jour, les voix montaient de concert au coeur de la grande salle de prière afin de louer l’évanescent kami... cet être éthéré qui avait jeté son dévolu sur elle afin d'en faire sa réincarnation... la voix d'un dieu auprès des hommes...
Mais malgré tout ce temps, Hisae ne savait trop comment agir... n'ayant pu bénéficier d'un quelconque enseignement a ce sujet. La plupart du temps on la regardait avec admiration, dévotion, vénération... on buvait littéralement la moindre de ses paroles sans en douter... comme assoiffé de réconfort et de vérité... des mots que la jeune élue jugeait pourtant et honteusement bien incertains et parfois illogique...
Seuls ses jushoku se révélaient plus apte a saisir ses doutes et a la conseiller en fonction. Bien qu'elle n'appréciait guère demander de l'aide, s'avoué perdue ou vaincue, Hisae savait son incompétence ainsi que son besoin de soutient.
Elle n'était au fond qu'une petite chose fragile et bien naïve... dont la seul force supposée résidait dans ses rêves... des rêves d'enfant aquarellant le monde a sa façon, a l'eau de ses convictions, aux couleurs de son coeur, au pinceau de ses pensées...

Elle ne savait pas se battre... n'avait côtoyé ni la mort ni le manque... ignorait ce qu'était le labeur, de trimer par tous les temps pour se nourrir... ô certes elle avait bien eut a sa charge quelque tâches ménagères de son passé de maiko mais... qu'était-ce en comparaison du reste ?.. rien... une goutte de désillusion dans l'océan de la réalité... du monde véritable elle ne connaissait finalement que ses "pâtures" et sa "bergerie", le reste n'était que pure théorie... mais qu'y avait-il de l'autre côté de la clôture ?.. telles étaient les interrogations de la petite brebis en mal d'aventure...
Comment pouvait elle saisir la douleur, le désarroi de tout ces gens venu la voir... pour ne l'avoir réellement éprouvé, elle ne pouvait que l'imaginer...
C'est en cela, qu'elle se sentait honteusement impuissante... a quoi bon être kannushi si l'on se révélait incapable de quoi que ce soit... Hisae voulait savoir... savoir comment fonctionnait ce monde dans lequel elle évoluait sans trop en avoir conscience... prisonnière d'une bulle gravitant en surface, au dessus de tout le reste...
C'est pourquoi toutes les occasions se révélaient bonnes pour fuir cette cage dorée... car ce n'était certainement pas Kasugami qui dans un éclair de bonté lui apporterait ces vérités...
Quoi que... peut-être n'avait-elle pas besoin de savoir tout cela, peut-être ne savait-elle tout simplement pas comment s'y prendre... jusque là, elle s'était toujours fier a son instinct lorsqu'il s'agissait de conseiller autrui, persuadée que le divin mouton la guidait... sans savoir si cela était réellement le cas... peut-être qu'a trop douter, elle se révélait incapable de ressentir les choses de manière juste...

Alors quoi ? se fier a son expérience pour l'instant inexistante ? ou a ses impressions plus que vague ?.. réflexion ou spontanéité ?..

Que de questionnement... que d'errance... que de torture psychologique...

Hisae se révélait tout de même curieuse de savoir comment les autres kannushi s'y prenaient... étaient-ils eux aussi en proie aux mêmes interrogations et difficultés... tous les kami étaient-ils aussi peut démonstratif ? ou n'était-ce que l'apanage du divin bélier seulement ?

Une fois le kon-do vidé de tous ses occupants, la réincarnation, prise dans le maëlstrom de ses pensées, daigna bouger a son tour, descendant distraitement presque mécaniquement les quelques marches de l'estrade minérale sur laquelle elle se trouvait.
Les deux jushoku lui emboîtèrent silencieusement le pas et le trio entreprit de remonter jusqu'a l'entrée de la grande salle.
Au dehors le ciel était gris, là-haut moutonnait des nuées grisâtres, menées par une brise froide... la pluie suivrait bientôt, c'était certain...

-Je doute que l'on ait du monde aujourd'hui... conclue-t-elle tout haut.

Aucun ne prit la peine de répondre... sans doute parce qu'il n'y avait rien de plus a ajouter face a une telle évidence...
La kannushi eut un petit sourire amusé... parler pour ne rien dire était décidément ce qu'elle savait faire de mieux...

Une goutte, puis deux... les pleurs célestes s'abattirent bientôt en une pluie fine sur le majestueux temple Meisou.

A l’abris sous l’avancé du toit, la ré-incarnation observait distraitement les gouttelettes choir au sol en un clapotis tout juste perceptible. N’y avait-il rien qu’elle puisse faire ?

C’est alors qu’au loin… le claquement sec de sabot martelant furieusement la pierre la tira de ses songes. En face, a l’autre bout de la large allée traversant la cour centrale du temple, s’esquissa  dans l’encadrement du tori, la silhouette d’un cavalier.

Entre temps, la pluie avait cessé… averse passagère...

Intriguée, la jeune femme plissa les yeux. L’homme, au vue de l’imposante bannière fixée a la selle de son destrier, était un émissaire. Ce dernier mi pieds a terre, puis, escorté par les deux sohei veillant sur l’entré, il entreprit de pénétrer l’enceinte du temple.
Les sourcils de la kannushi se froncèrent légèrement, tendis qu’elle observait l’homme marcher jusqu’à elle. Il arborait les couleurs du clan Eiichiro, son armure frappée du blason équin.
Parvenu aux marches, il ne se permit d’en gravir ne serait-ce qu’une et mit immédiatement un genoux en terre, s’inclinant avec respect.

Hisae ne se fera décidément jamais a ce foutu protocole

-Relevez-vous je vous prie… et dites moi ce qui vous amène en ces lieux… dit-elle alors d’une voix douce

L’homme en question se redressa lentement, n’osant trop la dévisager, une certaine nervosité contenue raidissant son allure et ses gestes, il sembla un instant chercher ses mots avant de se lancer.

-Iwako-sama… je viens vous faire part d’un événement des plus importants… un kannushi nous a été révélé… la ré-incarnation du vent est actuellement en chemin pour Meisou, j’ai été envoyé au devant de son escorte afin de vous en avertir.

Le regard de la jeune femme s’écarquilla quelque peu sous la surprise… bien que cela ne soit réellement étonnant au fond, elle savait qu’un jour, l’élu du divin cheval ferait surface…
Son message énoncé, l’émissaire, s’inclina rapidement, attendant d’être congédié.

-Transmettez donc lui mes plus sincères salutations, soyez en assuré, la ré-incarnation de kazegami sera acceuillit comme il se doit déclara-t-elle avec un sourire poli.

Elle s’inclina légèrement a son tour en guise de salutation, puis observa l’homme tourner les talons afin de quitter les lieux… tendis qu’une foultitude de questions plus ou moins importantes assiégèrent son esprit alors piqué par la curiosité…

-Enfin… Kazegami daigne se révéler… murmura l’un des jushoku…

Hisae se tourna alors vers eux, heureuse.

-Il nous faut annoncer la nouvelle a tous… et nous préparer en conséquences…

Là-dessus, le trio se sépara et la kannushi regagna ses appartement afin de revêtir une tenue plus appropriée. Les rumeurs allaient bon train et la venue imminente du kannushi du vent se répandit comme une traîné de poudre.
Onmyoji, sohei et miko Eiichiro rendaient déjà hommage a Kazegami… eux qui avaient pour certain tant patienté, espéré… leur prières se voyaient enfin exaucées.

Autour d’elle, les deux miko venu pour l’aider a se vêtir jasaient déjà avec entrain sur le « genre » et la physionomie du nouveau venu… et bien que toutes ces supposition ne soit pas d’importance capital, Hisae ne pouvait s’empêcher de les écouter, amusée, elles aussi en proie a ces même doutes… futiles, stupides, certes, mais humains, après tout.

- Rien ne dit que ce sera un homme très chères…

C'est sur ces mots que débuta alors la ronde des baumes, étoffes et parfums  sur fond sonore de babillages rêveurs et gloussements hystérique.
Pas de maquillage, non, elle n’estimait pas cela nécessaire… l’hôte avait beau être de taille, elle réservait cela aux cérémonies religieuses. Pour l’occasion elle avait choisit un kimono de soie dans les tons mauves, aux larges manches agrémentées de voilures et brodé par endroit de volutes délicats rappelant l’élément gardien du clan Okaruto.
Après une toilette rapide, les miko terminèrent par sa longue chevelure ébène qu’elles coiffèrent de broches finement sculptés.

Hisae espérait être prête a temps, elle avait donné pour consigne de leur faire servir un thé dans le kon-do si par le plus grand des hasard elle venait a manquer de ponctualité.
Il faut dire qu’elle s’était préparé en grande hâte et n’avait eut de cesse de presser les deux miko non sans rire avec elles de la situation.

-C’est qu’il ne s’agit pas de faire mauvaise impression surtout… plaisanta-t-elle en feignant l’ironie, tout en se contemplant dans le miroir, accompagnant son examen d’une gestuelle excessivement maniérée, la mine boudeuse ; ce qui eut pour effet de les faire repartir toute trois dans l’hilarité général.

Elle qui avait gagné ses quartiers avec une certaine anxiété, la voilà qui en ressortait détendue, le sourire aux lèvres.
Sereine, elle se dirigea donc en direction de l’entrée du kon-do où elle se tenait un peu plus tôt. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque son regard embrassa une cour littéralement bondée… pas de doute… le kannushi du vent venait de faire son arrivée, et elle était prête juste a temps… ses deux jushoku qui l’avaient attendu jusque là, a l’entrée, ne cachèrent d’ailleurs pas leur soulagement, craignant un retard de sa part.

-Hé bien nous y voilà… lâcha-t-elle en guise de conclusion tout en portant son regard vers le tori délimitant l’enceinte du temple.

Bien que la jeune femme se trouvait actuellement quelque peu surélevée par rapport a la foule, car patientant en haut des marches, la distance qui la séparait de l’action l’empêchait de voir distinctement. Un rayon de soleil émergeant d’entre les nuages fit étinceler les armures au loin et filtra au travers des luxuriante bannières de l’escorte, achevant de colorer la scène d’une aura mystique.

Bientôt, la masse se fendit afin de faire place a l’élu tant attendu, s’inclinant avec vénération sur son passage tout en priant et louant les kamis.

De son côté, la kannushi de la brume entreprit de descendre les marches, afin d’être a sa hauteur au moment des présentations, ce qui étais de mise lorsque l’on accueillait un individu de rang égal.
Emergeant de l’ombre projetée par le toit, elle fut un instant aveuglée par cette éclaircie qui ne semblait vouloir s’atténuer, mais veilla tout de même a rester droite et digne, ne fléchissant pas le moins du monde face a l’oeil d’Amaterasu venu bénir cette rencontre de sa chaleur.

Ses bijoux scintillant de milles feux cliquetèrent légèrement tendis qu’elle achevait sa descente, majestueuse dans son écrin de soie brodé… de l’allure elle n’en manquait certes pas en cet instant ; il faut dire que son interlocuteur non plus.

Comment le décrire… grand ? pas tant que ça… imposant ? non ce n’est pas le mot… le physique est harmonieux certes mais cela va plus loin… c’est insaisissable… fière et impétueux… comme le vent… n’est-ce pas cette noblesse sauvage dénommée charisme qui anime ce corps… digne réincarnation du cheval divin…
La jeune kannushi repensa brièvement au deux miko… nul doute qu’elles auraient de quoi jaser.

Le néant de ses iris vint alors accrocher un regard clair et confiant. Un sourire délicat fleurit sur ses lèvres… politesse et compagnie… puis elle s’incline avec élégance, du moins, s’y applique-t-elle.
Se redressant lentement, elle annonce alors d’une voix clair, veillant a se faire audible.

-Au nom de Kasugami… moi Iwako Hisae, kannushi de la brume, vous souhaite la bienvenu a Meisou…

Elle marqua une pause, avant de reprendre, aimable :

-…puissiez-vous vous plaire en ces lieux et trouver la voie dans l’élément qui est le votre…

Les formalités a présent échangées, Hisae ne savait trop comment la suite des événements allaient se dérouler a partir de là, tout s’était enchaîné si vite subitement, qu’elle n’avait guère eut le loisir de songer a un quelconque « planning »…  l’heure du cheval battait son plein… signe ou coup du sort ?.. cette constatation ne manqua pas de l’amuser… mais là n’était pas la question, il se trouve que cette heure aussi cocasse soit-elle, marquait également celle du déjeuner. L’élu du vent et son escorte souhaiteraient sans doute se restaurer, voilà une occasion toute faite pour donner suite a cet accueil de manière fluide et sans malaise.



[ L - Ma - Me - J - V - S - D ]


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Kabukichō Kyo

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MessageSujet: Re: Dans les brumes de mon passé... la brise de tes souvenirs... [Abandonné] Ven 3 Juil - 15:30



peine mon retour à Kaze fut annoncé que la rumeur vola dans toute la cité, telle une balle fusant au travers du vent et ricochant au creux de chaque oreille. Des messagers furent immédiatement détachés vers Kokyuu, et alors que je me reposais pour la première fois depuis si longtemps, les domestiques fourmillèrent autour de moi, semblable à des mouches ayant trouvé un pot de miel ouvert. Et bien que l’on me conseillât de partir au plus tôt pour le temple, c’est face à mon refus tric qu’ils retardèrent l’arrivée du palanquin.
Je voulais prendre une nuit supplémentaire pour aller voir mon frère de cœur, celui qui avait su m’apporter tant de satisfaction durant l’enfance, encore une fois. Il était hors de question que je quitte le lieu sans avoir pu boire un verre avec lui, dans sa sombre tannerie réhabilité en lieux de stockage pour les Yakuza, rire à ses blague concupiscente. Cette étincelle de folie qui animé son regard m’avais tant manqué. Et la douce brûlure de la violence faisant rougir mes poings du sang des maraudeurs nocturne de Kaze, allait enfin pouvoir à nouveau remplir le gosier assoiffé du monstre qui sommeille au cœur de mon âme. Cette nuit, Kaze allait se teinter de pourpre et verrais son taux de criminalité chuter au profit des Yakuza.

"Idylle aux aveugles regards
Le paravent s’empourpre de honte
Face au tengu rieur"

C’est le lendemain, la joie embaumant mon cœur sans autre raison que de voir un soleil radieux irriguer de ses volutes ambrées la voûte céleste, que je sortis de la demeure des Kabukicho afin de me rendre au palais de Kaze ou déjà l’escorte m’attendait malgré ma ponctualité parfaite.
Un magnifique palanquin aux couleurs du clan avait été disposé au centre de la cohue. Les étendards vert et blanc, à l’effigie du cheval divin, flottaient fièrement dans la brise discrète de ce jour. Une nuée de samouraïs, en armure lustrée, et de sohei s’était regroupée, constituant ainsi l’escorte qui me protégerait durant le voyage.
Alors que tous s’inclinaient sur mon passage, je me dirigeais avec calme vers les porteurs. Chacun d’eux clamant l’honneur qu’ils éprouvaient à me porter, je posais une main délicate sur leurs épaules.

__ "Allez au palais. Demandez à recevoir votre dû, puis rentrez-vous occuper de vos femmes ; je monterai à cheval. Un Kannushi ne doit pas être caché par-derrière des rideaux de soie, car chacun a le droit d’être vu par Kazegami, aussi fort et fier soit ceux qui portent le palanquin."


Premièrement gêné, mais n’osant me questionner, ils prirent mes dires à la lettre et partirent en direction du château, un doux sourire pointant sur leurs lèvres. Un cheval me fut donc dépêché. Si belle bête, sa robe couleur des noisetiers se mariait parfaitement avec la drapure verte ; sur ses pattes, trois chaussettes écrue et corrélation avec sa crinière. Et c’est sans hésitation que je pris la selle d’une main confiante afin de monter.
Etonnamment, celui-ci se laissa faire, si calme et apprivoisé. Je pus ressentir une pointe de déception face à un si bel être devenu docile et privé de toute liberté. Mais c’est ainsi que fonctionne les lois de ce monde.

"Premiers pas
Dans les plaines le temps choie
Sans que les Susuki ne plient"

Alors que nous avancions d’un pas lent mais assuré, un jeune sohei qui fut élève de mon père vint à ma rencontre. Et sans prendre le temps de descendre de ma monture, je l’écoutais.

__ "Kabikiocho-sama, nous avons était ensemble au court de votre père puis lors de sa marche funéraire. Jamais je ne vous avais vu comme son digne héritier, et me voilà conforté dans mes acquis. Vous ne pouviez être son successeur alors qu’un destin encore plus grand vous attend."

Cet impertinent, encore maintenant et malgré mon rang tentais toujours de récupérer mes biens de sang. Ainsi lui répondis-je avec la plus grande amabilité possible. Peut-être même trop aimable. Presque sarcastique.

__ "N’ayez aucune crainte Jiyo-sohei, en temps qu’élut de Kazegami et héritier légal de la maison Kabukicho, je ferais en sorte que toutes mes taches soit remplis. Les meilleurs sensei seront engagé afin de continuer l’éducation des disciples. Et seulement les meilleurs."


De sa fierté de paon, il redescendit, bégayant quelque mot incompréhensible sans que je ne lui jette le moindre regard. Puis tenta de se lancer dans une discussion annexe afin de ne pas dévoiler son jeu.

__ "J’eus entendu dire que la jeune kannushi Okaruto était d’une beauté rare."

Je ne pris point le temps de répondre, accélérant le pas de mon destrier afin de lui montrer clairement que l’information ne m’intéressait aucunement. Effectivement, lors d’une précédente visite à Kokyuu, j’avais pu déjà voir la Kannushi qui s’en occupait. Mais la première de cette journée serait la parole, car bien que j’eus pu la voir, ce ne fut que de loin, sans qu’elle ne fasse attention à moi.

C’est donc suite à quelque heures de marche que nous arrivâmes au temple Meisou, pile à l’heure du cheval. Les Kami, bienveillants étaient donc bien avec nous. Là, toute la cohorte s’immobilisa, laissant place afin de me frayer un chemin. Les Eiichiro du temple en première ligne s’inclinèrent lorsque je pus apercevoir en haut des marches mon homologue de la brume. Et, descendant de mon cheval, je pris le temps de saluer l’assemblé et leur indiquer de se relever. Réflexe archaïque d’une vie passé, mon premier regard charmeur fut pour Iwako Hisae qui venait de descendre de son estrade afin de se mettre à mon niveau. Elle se présenta, alors qu’une douce éclaircie illumina son visage radieux. Un sourire enfantin se dévoilant. Alors qu’a mon tour, je me mis à sourire, je m’inclinais afin de respecter protocoles et mondanité.

__ "Au nom de Kazegami, moi Kabukicho Kyo, Kannushi du vent, est honoré de venir en ce lieu afin d’exercer à vos côtés la volonté des Kamis. Puissions-nous nous entendre aussi bien que nos clans l’espèrent."

En me relevant, je plongeais encore une fois mon regard dans le sien. Un regard si doux et élégant, surplombé d’une pointe d’une pointe de fierté.

__ "Mais puis je vous demander avant toute chose que l’on donne de l’eau à mes hommes et chevaux ? Les samouraï ne rentreront pas dans le temple et iront se sustenter dans la ville ; mais les sohei ici présent devraient pouvoir profiter du voyage pour prier Kazegami."

Marquant une brève pause dans la diction, je fis un geste de mains, suivit d’un regard des plus simple vers l’un de mes hommes. Celui-ci avança vers nous d’un pas fougueux et enjoué, tirant derrière lui un équidé  drapé de violet, l’emblème du mouton dessiné de trait fin.  Sa robe était aussi sombre que la nuit, mais sa crinière cassait l’obscurité de sa toison d’un écru raffiné.

__ "Voici Utsukushi no Meitei, son nom fut donné par celui qui l’a éduqué. Un de nos meilleurs maître dans cet art. Cela veut dire, beauté enivrante.. Elle vous conviendra parfaitement."

À nouveau, je m’inclinais en attendant sa réponse. "



L-M-M-J-V-S-D


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Que la prestance du masque vous séduise:
 
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Iwako Hisae

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MessageSujet: Re: Dans les brumes de mon passé... la brise de tes souvenirs... [Abandonné] Ven 4 Sep - 1:07

Premier regard, émotion fugace, tendis que les iris respectives s’effleurent pour la toute première fois, que la douce et charmeuse clarté du premier se laisse effrontément sombrer dans l’encre abyssale du second.

Fascinée, voilà qu’elle se laisse aisément dérobé un sourire… non sans un certain consentement et ce avant même d’être parvenue à sa hauteur, d’avoir échangé ne serait-ce qu’un mot…

Trop heureuse ?.. sans doute…

Outre un physique des plus plaisant, ce qui ne gâchait rien, avouons le, il était aussi et surtout le premier kannushi qu’elle rencontrait.

Et ce fait même, simple détail pour certain se révélait essentiel à ses yeux. Devant elle se tenait la promesse incarnée de conversations enfin échangées d’égale à égale, loin de l’incompréhension mêlé de complaisance que générait la moindre supériorité hiérarchique. Une désillusion qu’elle peina d’ailleurs à assimiler, lors de sa propre arrivée au temple. Elle, jusqu’alors naïvement persuadée que se lier d’amitié avec sohei et miko serait aisé… il n’en fut rien… hélas.
Non pas que ceux-ci n’estimait pas leur propre kannushi, au contraire, simplement que le respect dû à son rang sacré avait le don d’avorter tout approfondissement de lien, ne serait-ce qu’amicale. On idéalisait bien trop  le kami sommeillant en eux, à tel point qu’on en oubliait leur humanité, pourtant bien présente… Il avait fallu du temps, pour que les conversations entamées avec ses subordonnés daignent enfin dépasser le simple stade des courtoisies et autres formalités…

Son esprit fourmillait donc de milles et unes question en tout genre, trahissant la hâte conséquente qu’elle éprouvait de faire sa connaissance.
A tel point qu’une fois parvenu à lui, elle faillit en oublier ses propres mots… mots qui franchirent pourtant sans encombre le seuil de ses lèvres, sans que sa douce voix ne trébuche ni ne vacille.

Sa présentation achevée, ce fut au tour de l’élu des vents de faire entendre sa voix. Clair et nette. Rien dans son attitude ou ses accents ne trahissait un quelconque embarras.
Calme et confiance semblait régir son être de la manière la plus harmonieuse qui soit.

Certes, il était toujours aisé de faire bonne figure lorsque l’on s’en tenait aux présentations. Cependant c’était également le moment clé esquissant la première impression que l’on se faisait de quelqu’un ; laquelle se révélait ensuite décisive dans la conduite de chacun.

Pour l’instant le nouveau venu avait décidément tout pour plaire.

Les regards des deux élus se croisèrent une seconde fois, se jaugeant mutuellement.
Il émanait de cet homme quelque chose de familier, elle en était sûr, et ce depuis son arrivée et les premiers mots échangés. Comme si… une part de son être l’avait toujours plus ou moins connu…
Brume et Vent se redécouvrait doucement s’effleurant timidement de leurs aura respectives. Si bien qu’Hisae en vint à se demander si cette joie émue ne provenait pas en parti de Kasugami, comblée de revoir enfin là un vieil ami trop longtemps disparu…

Une telle émotion mêlée d’évidence ne l’aurait pas ainsi saisie s’il s’était agit de quelqu’un d’autre, sa raison l’en certifiait, arguant aussi du même coup que jamais au grand jamais elle n’avait auparavant croisé cet individu… son visage, son attitude… lui étaient jusque là étranger.

Laissant là l’épineux débat qui venait de s’engager entre ses « émotions » et sa « logique », la jeune kannushi s’appliqua à écouter attentivement son interlocuteur qui venait tout juste de reprendre la parole.

A l’issue de sa requête, elle acquiesça doucement, un sourire bienveillant ourlant ses lèvres.


- Qu’il en soit ainsi

Le dénommé Kabukicho eut alors un geste de la main suivit d’une brève oeillade à l’encontre de l’un de ses hommes qui se détacha des rangs. Ses compagnons s’écartèrent de part et d’autre, afin de céder la place à l’animal qui suivait, révélant alors une sublime monture à la robe obsidienne, le crin immaculé dansant au gré de ses nerveuses caracolades. Sur ses flancs drapés frémissait les couleurs du clan de la brume, frappées de son emblème.

Un présent d’une telle ampleur, rien que pour elle… par tous les kami ! si elle s’était attendu à ça…

Littéralement ébahit, elle resta tout d’abord stone, accaparée par une contemplation des plus assidues.
Puis doucement, elle osa un pas puis un autre afin de s’approcher, parvenu à proximité, elle leva timidement sa main droite à hauteur des naseaux de l’équidé. Vive et alerte, la jument n’avait pas quitté de ses yeux sombre cette humaine étrangement accoutrée qui s’avançait dans sa direction, guettant le moindre de ses mouvements, les oreilles pointées en avant.
Lorsque celle-ci lui présenta doucement sa main, l’animal y concentra toute son attention, humant délicatement. La jeune femme la laissa faire, éprouvant le souffle chaud et humide de la bête ainsi que la peau duveteuse de son museau.
Son regard s’alluma d’un éclat émerveillé, telle une enfant sur le point de sauter de joie devant ce si beau cadeau.

Sa main jusqu’a alors immobile s’anima en une caresse, remontant avec douceur le long du chanfrein.

Constatant sans doute qu’aucun « mal » ne lui serait fait, la jument sembla se détendre quelque peu relâchant son attention, ses oreilles retrouvèrent toutes leur mobilité.


- Tu es… magnifique… murmura-t-elle d’une voix émue et tendre.

Bien que ses notions en équitation soit des plus sommaire, Hisae se jura en cet instant même d’approfondir dès que possible son apprentissage. A vrai dire, il lui tardait déjà d’arpenter Yokuni à l’aide de ce nouveau compagnon dont la symbolique même rimait avec indépendance et liberté…

…liberté… Jiyuu, était en cet instant le tout premier mots qui lui venait lorsqu’elle se perdait de nouveau à l’admirer… c’est cette même liberté, cette fougue sauvage qui animait un tel être, plus qu’enivrante, elle était libre…


- Jiyuu… se surpris-t-elle même a souffler tout bas, presque pour elle même, comme pour donner corps au charme insaisissable de l’équidé…

Non, jamais elle n’avait reçu d’aussi prestigieux cadeaux

Levant alors un regard brillant de joie sur l’élu de Kazegami, un sourire rayonnant naquit sur ses lèvres.


- Kabukicho-san… vous m’avez offert le vent, vous m’avez offert la liberté… en cela je vous en suis profondément reconnaissante, quoiqu’embarrassée par la crainte de ne pouvoir vous rendre la pareil…

Son engouement sembla se ternir lorsqu’elle en vint a formuler ces derniers mots.

- Je dois avouer que votre soudaine arrivée nous à tous pris au dépourvu, il y a quelques heures encore nous ne vous attendions point.

Courte pause tendis que son esprit évaluait rapidement la situation.
Elle repris, le regard ailleurs, absorbée par une plaisante idée dont l’énigmatique éclat vint allumer les abysses de ses iris.


- Néanmoins… je saurais me souvenir de cette attention des plus délicate.

Là dessus, elle se tourna légèrement vers l’un de ses jushoku qui l’encadrait.

- Mahito, je vous prie… pourriez-vous faire apporter de l’eau ?

Elle n’eut pas à en dire plus, que l’interrogé en question réagit instantanément approuvant solennellement sa requête.

- Bien madame.

Là dessus, il adressa quelques gestes vif et concis aux sohei et onmyoji massés de part et d’autre du large escalier.
Rapidement, chacun se hâta d’amener de l’eau à son homologue Eiichiro, car il y avait bien là presque autant de fidèles du cheval que du mouton.

Ceci fait, Mahito s’inclina une dernière fois face à l’élu de Kazegami, avant de se diriger vers les religieux du vent, près à les conduire vers la salle de prière qui leur était consacré dès que ces derniers eurent achevé de se désaltérer.

Entre temps, la jument fut conduite à l’écurie tendis que l’escorte de samouraï prenait le chemin de la ville.

Veillant la situation d’un regard serein, l’élue de la brume s’adressa ensuite à son second jushoku.


- Nanashi… si vous pouviez superviser la préparation du déjeuner. Malgré le peu de temps dont nous disposons, je vous prierais de faire au mieux, que cela soit digne de notre hôte.

Sourire et regard amusé adressé à son homologue du vent.

- Ho ! et vous seriez bien aimable aussi de nous faire servir le thé dans les jardins ajouta-t-elle aimablement.

L’aïeul s’exécuta sans mot dire, son éternel petit air énigmatique suspendu au coin de ses lèvres, elle se retira en une respectueuse révérence pour s’éloigner de sa démarche claudicante, une armada de miko sur ses talons.

Bientôt le tumulte dans la cours s’apaisa, chacun vaquant activement aux divers préparations fraichement assignées, si bien que les deux kannushi se retrouvèrent rapidement en tête à tête, seuls dans cette immensité à présent déserté.

Tout s’était finalement passé très vite… et pourtant ce laps de temps durant lequel personne ne parla, laissant place à l’action, lui avait semblé une éternité.

Loin des regards elle s’autorisa un sourire plus franc et chaleureux que la convenance lui avait jusque là interdit.


- Venez… dit-elle alors simplement d’une voix douce, esquissant du même coup un léger pas de côté afin de mieux l’inviter à s’avancer à ses côtés.

Non, clairement, elle ne se voyait pas lui demander de la suivre, il était son égale, et en tant que tel, il cheminerait à ses côtés.

Une fois qu’il l’eut rejoins, Hisae pris alors la direction des jardins d’une démarche calme et mesurée.

Rien de plus ne fut prononcé. Et l’on n’entendit plus que le bruit de leur pas mêlés aux murmures des soieries rehaussés par le tintement délicat des bijoux et la musique d’un ruisseau perdu dans la luxuriante végétation.


- J’espère que votre voyage ne fut pas trop éprouvant, venez-vous de loin ?

Velour dans sa voix, effleurant délicatement le silence régnant.

Ce fut là tout ce qu’elle trouva à dire dans un premier temps. Etrangement, toutes les questions qui lui avaient brûlé les lèvres quelques minutes auparavant s’étaient éteintes aussi vite et sûrement que la cour s’était vidé. Ô elle devinait bien leur présence, tapis dans les méandres, et se doutait de leur nature, mais elle avait beau chercher, son esprit semblait délibérément lui faire défaut, au moment même où l’instant était le plus propice à la discussion…

A croire que ses « émotions » avaient subitement envahit son cerveau, anesthésiant au passage tout processus de raisonnement dans une étreinte rose et sucré à souhait… le bonheur dans toute sa niaise et douce splendeur…

C’était loin d’être désagréable sertes, mais s’il y avait bien une chose qui avait le don d’agacer la jeune brebis c’était justement de ne pas parvenir rester maître d’elle même au point de voir ses capacités de réflexion altérée par une crue mouvementée de sentiments imprévu…

Inspirant longuement, elle se résigna finalement. A quoi bon nier ?


- Je dois vous avouer que cela me fait grand plaisir de rencontrer un semblable en terme de rang. Jamais jusqu’alors je n’avais eut le loisir d’échanger avec un autre kannushi…

Elle s’arrêta là, un sourire pensif aux lèvres, lui laissant tout le loisir de réagir s’il le désirait.

Tout en discutant ils parvinrent aux abords du plan d’eau principal ornant les jardins, plutôt vaste étant donné la superficie plus que généreuse sur lequel s’étalait la propriété de l’ancestral temple Kokyuu.

Un îlot en bordure de l’eau était atteignable via le saut d’un élégant pont de bois aux nuances carmine.
C’est là que trônait le marbre vieillit d’une table massive aux allures de guéridon dont les ornementations autrefois fines et subtiles avait été mangé par le temps ; avec pour seule compagnie deux pierres grossièrement taillée faisant office de siège.
Leurs prédécesseurs devaient s’être assis là mainte et mainte fois, s’entretenant de milles et une chose que le Passé veillait à présent jalousement. Ici ils étaient venu songer, méditer, se réjouir, se révolter ou se laisser aller au désespoir… la pierre avait été la confidente de bien des spectacles qui leur échappaient à tout deux en cet instant.

Cependant, sur le marbre dur contrastait l’argent fin et ciselé d’un plateau arborant un service à thé tout aussi luxueux.
De la sinueuse embouchure s’échappait de suave volute, promesse d’un doux breuvage.

C’est là, à l’ombre des grands arbres épanchés dont les feuilles venaient tendrement caresser l’eau, que le thé leur fut servi…
D’épais coussins avaient même été placé sur les siège de fortune.

Cette brave Nanashi avait décidément de la suite dans les idées… bien plus qu’on ne le pensait parfois.

Tous deux franchirent donc le pont afin de prendre place.

C’est là que l’élu de la brume s’appliqua a faire le service. Gestes qui n’appartenait qu’à Kioi, celle qu’elle n’était plus depuis longtemps déjà.

Enfin, elle s’assit à son tour, jetant un regard contemplatif alentour.

Les jardins étaient décidément un autre monde…


- J’ai conscience que ce n’est pas d’un confort des plus redoutable, cependant, la vue d’ici est des plus magnifique à mes yeux. J’espère de tout coeur que vous saurez également l’apprécier.

Léger sourire tendis qu’elle pose les yeux sur lui.

Ses doigts s’étaient refermé sur sa tasse ouvragé cherchant la chaleur irradiant la porcelaine.

De nouveau son attention se déporta ailleurs, au delà du monde, sa pensé s’évaporant en une insaisissable errance vers quelques rêves qui n’appartenaient qu’à elle…



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Kabukichō Kyo

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MessageSujet: Re: Dans les brumes de mon passé... la brise de tes souvenirs... [Abandonné] Dim 25 Oct - 21:21



"La Kannushi Okaruto, confronté alors au présent du clan Eiichiro sembla premièrement surprise. Avant que son visage ne s'adoucisse. Elle rayonnait de charme. Ses yeux semblaient scruter les détails de l’équin avec une telle concentration qu'elle en oublierait ce qui l'entourait. Et bien que je ne doute aucunement de ses compétences, si typiques au beau sexe, de se concentrer sur une multitude de taches, une telle concentration rendait son regard plus expressif que je ne l'aurais imaginé. Il semblait s'allumer de cette joie enfantine, ce pétillement léger, presque mutin, alors que sa main caressait le chanfrein de la bête, et que sa voie murmurait de tendres compliments.


Son visage éclatant se tourna alors vers moi. Un sourire sur ses lèvres rose, j'y répondis par la même expression faciale, tout en écoutant ses remerciements émus. Il me semblait pourtant normal de faire preuve de respect envers elle ; de lui montrer par un présent représentant mon clan, la volonté de vivre en communauté avec la religion portée sur Kasugami. Car bien que le Kannushi change, les liens seraient les mêmes. Du moins, je l’espérais. Et même si un jour, les Daimyo Eiichiro et Okaruto venaient à se faire la guerre ; un Kannushi resterait à mes yeux la parole d'un Kami, et donc un être à respecter.


Mon homologue des frimas accéda alors à ma première demande, déléguant rapidement la tache afin que le petit monde présent ne se dépêche à se déplacer afin d'apporter au nouveaux arrivant de quoi s'hydrater. Et bien que la marche ne fût point une épreuve, ironiquement lorsque je regarde mon passé, il était toujours agréable de se sentir accueilli et serein.
Ainsi, après que la dénommé Mahito ne me salue une fois de plus, le convoie laissa petit à petit tomber son masque de mondanité afin de se disperser vers les lieux qui leur étaient convenus. Alors qu' Iwako Hisae demandait à un homme âgé de s'occuper du repas et de servir le thé dans les jardins. Et moi, ne sachant que faire tant elle gérait la situation avec maîtrise, je me contentais de regarder autour de moi, essayant de me faire à l'idée que j'allais bientôt franchir les portes du lieu qui me verrait vivre.


Cette rencontre symbolisait tant de choses pour moi. Des bonnes comme des mauvaises. Un éloignement de Sorosoro. La continuité d'une double vie que je n'osais définir comme malsaine. Mais aussi la sérénité et la spiritualité. Ainsi, lorsque mon interlocutrice m'invita d'un simple mot, je ne pus que me questionner sur la manière dont je devrais me comporter. Je ne pouvais aucunement rester le Sohei, ni même laisser libre cours au monstre d'ego et de violence. Il me faudrait un nouveau masque. Quelque chose de plus solide encore que celui que je m’étais forgé fasse à père. Car même si lui me connaissait mieux que beaucoup, son ais strict et sa voix rauque ne me laissaient jamais le temps de reposer le loup d'ivoire.


Je pris donc le chemin de la belle à la chevelure de Geais. Me mettant à ses côtés. Si proche. Prenant petit à petite conscience que ma vie prenait réellement un nouveau départ. De nouvelle fonction. J’étais devenu bien plus que ce que père ne fut jamais. Je marchais à côté du Kannushi de la brume. D'égal à égal. Je pouvais sentir son odeur flottant dans la brise. Je pouvais pressentir la déité qui l'habité. Je pouvais comprendre les liens qui arriment Kazegami à sa mère Kasugami, ainsi que leur relation lorsqu'il chassa les brumes matinales de Yokuni.


Puis mes réflexions furent stoppées par la voix douce de celle qui me conduisait vers un autre lieu. Elle me demandait avec grâce si le voyage n'avait pas été éprouvant. Et mon esprit oscilla alors. Ne savait-elle plus quoi dire ? Peut-être n'avait-elle pas l'habitude de côtoyer l'ancien Kannushi. Ou alors sa douceur n'avait d'égale que l’immaculée niaiserie d'un esprit trop enjoué.
Évidemment que mon voyage n'avait pas était éprouvant. Je faisais ma grande apparition dans le monde de la haute religion inter-clanique. Jamais les Eiichiro ne m'auraient laissé passer un désagréable moment. J'étais devenu bien trop précieux aux yeux de tous.

Et pourtant, sans jamais dire le fond de ma pensée, je pris le temps de répondre. Une réponse à la hauteur de la question.

__ "Je m'en viens actuellement de Kaze, Capitale aux jardins luxuriant, du clan élut de Kazegami. Et non, ne vous inquiétez point, mon voyage ne fut aucunement déplaisant. Bien au contraire."

Hisae inspira alors, puis, sans s'en rendre compte, rependit à la question qui me démangeait intérieurement : Je dois vous avouer que cela me fait grand plaisir de rencontrer un semblable en terme de rang. Jamais jusqu’alors je n’avais eut le loisir d’échanger avec un autre kannushi…

Elle l'avait dit avec tant de calme et de franchise. Aucune niaiserie ne se cachait donc derrière ce visage angélique. Seulement une timidité latente et un brin d'ignorance. Deux défauts pourtant touchant.

Mon regard se détacha d'elle pour se jeter dans les jardins de Kokyuu. Ce n'était pas mon premier passage ici. Mère, puis mon paternel, m'y avait emmené. Le masculin de ma parenté, Sensei pour Sohei y avait toujours était accueilli avec respect et il aimait y méditer dans les salles de prière. Contrairement à ma génitrice qui avait toujours préféré se balader dans les jardins avant d' a son tour prié. Mais elle avait toujours fait l'effort de traiter Kasugami comme elle traitait Kazegami. Avec le plus grand des respect.Tel qu'un homme ne la connaissant pas n'aurait put deviner duquel des deux clan elle appartenait.


Les jardins étaient toujours aussi beaux. Un brûloir à parfum, en silence, laissait s'échappaient de mince rond de fumée, errant. M’assoyant au côté d'Hisae. Portant mon oreille à la mélodie de l'eau. Au chant du vents. Et au silence de l'homme. Le verre en main attendu, je pris une gorgée qui réchauffa mon œsophage. Fermant les yeux quelque secondes, je pris le temps de déguster ce moment d'extase sereine. Goûter la tranquillité, un peu trop présente, du lieu. Assouvir mes envies de piété.

__ "C'est lors de la marche mortuaire de mon professeur et père que les kami me donnèrent ce destin que nous partageons. Depuis, mon avancée dans les plaines afin de chercher la dame ne fut que ma seule obsession.. Seul le silence fut mon compagnon. Je me vois donc forcé d'avouer que vos paroles sont à mes yeux le plus précieux des conforts"

Exprimant ainsi un ressentit nuancé mais sincère, je me surpris à dévoiler si facilement ce que je fus. Moi qui croyais tourner une nouvelle page du livre ou repose le fils rouge des âges, je contais déjà les préfaces de cette aventure débutante. Si heureux de la voir accompagnée par tant de charme et d'exquise bonté.
"


L-M-M-J-V-S-D


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Que la prestance du masque vous séduise:
 
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Dans les brumes de mon passé... la brise de tes souvenirs... [Abandonné]

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