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 L'étoffe des guerriers

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MessageSujet: L'étoffe des guerriers Mar 15 Juil - 15:03


Quand on y pensait bien, il n'y avait que le beau badge en bronze qui n'était pas surfait, sur l'avis de recrutement. Heureusement qu'elle n'était pas entrée dans les rangs par cette voie-là. Elle aurait été franchement dégoûtée.

Mais quand même, ils étaient vaches. Le premier jour, elle avait eu droit à toute une série de questions, de conférences, pour lui dire à quel point Kenshu était fort et bon, et à quel point elle devait être propre sur elle pour faire partie de sa garde rapprochée. Puis cela avait été des semaines d'entraînements, de sessions interminables où elle devait apprendre à obéir. Devenir une petite machine qui marchait à coups de stimulis, jusqu'à ce que ses blasons lui redonnent le droit de penser. Beaucoup n'avaient pas tenu, probablement les plus faibles, les gens plus sains, qui repartiraient en permission à Kousen ou ailleurs.
Mais Nagi avait réussi. Sans doute parce qu'elle n'avait pas d'à-prioris, pas d'attentes. Elle était venue parce qu'il fallait bien qu'elle se batte, qu'elle fasse quelque chose. Que c'était tout ce qu'elle savait faire. Au fond, elle n'attendait rien de moins qu'un cadre aux bords bien droits, la sécurité de l'armée pour la sauver des choix du quotidien.

Raiu était une place de commerce - du moins, s'il existait une chose ressemblant au commerce militaire. Les enseignes d'armes à feu s'alignaient le long de la rue que la Hatamoto remontait d'un pas lent. Elle s'arrêta un instant, admirant la crosse d'un fusil au prix dépassant largement ce que son porte-monnaie contenait. Au fond, toutes ces boutiques vendaient la même chose. Des cracheurs de mort.

« — Il vous intéresse ?

Un homme gras derrière le comptoir avait repéré le regard de Nagi, qui fut tirée de sa contemplation.

— Navrée, je ne pense pas être en mesure de l'acheter. Pas pour le moment, en tout cas. »

Elle avisa le fusil à barillet avec une curiosité mêlée d'envie, puis haussa les épaules. Comment se fier à une arme qui pourrait lui exploser à la figure à tout moment ? Sa lance et son sabre étaient fiables, flexibles. Ils obéissaient à leur maîtresse et devenaient une extension de son corps au besoin. Un fusil distribuait la mort sans distinction, sans âme. Sans honneur.

Elle salua le marchand et reprit son chemin vers la caserne. Un détachement de soldats en sortait, l'air farouche et intimidé à la fois. Elle salua les gradés en présence, puis s'excusa pour se frayer un chemin dans les couloirs de l'établissement. Là, elle y rejoindrait le terrain d'entraînement, pour y attendre une soldate. Mais pas n'importe quelle soldate. Suzue Aiko, collègue Hatamoto. Comme elle, et ce dépravé de Higure. Nagi n'accordait pas d'importance à ce qui se racontait dans le quartier des officiers. Mais elle avait hâte de se retrouver face à une adversaire de niveau égal, ou peut-être plus forte qu'elle, alors qu'elle s'assit sur un rondin de bois, sa lance fichée dans le sable poussérieux.
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Suzue Aiko

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MessageSujet: Re: L'étoffe des guerriers Dim 20 Juil - 1:26

Cela pouvait paraître étrange venant d'un Hatamoto, mais Aiko... Ne connaissait pas ses collègues. Non, pas dans le sens où elle ne les avait jamais vu du tout ni entendu parlé, mais elle n'avait jamais eu d'occasion pour discuter avec eux. Bon, elle aurait pu avoir des occasions en les invitant, mais elle n'avait jamais non plus osé. En ce qui concernait Higure Sei, la raison était assez évidente, elle n'allait jamais réussir à oser elle-même à inviter pour une quelconque raison quelqu'un qu'on retrouve nu dans la rue après une soirée dans une taverne quelconque... Si il était Hatamoto, c'était certainement pas pour rien, choix du seigneur, il devait le mériter. Mais elle ne pouvait pas l'accepter en tant que personne. En ce qui concernait son autre collègue... Ou plutôt, sa collègue, c'était un autre problème. Elle semblait être quelqu'un de sévère, très professionnelle et sérieuse. Presque parfaite en fait. Un modèle à suivre. Donc intimidante, et inapprochable pour quelqu'un d'aussi timide.

Alors quand Aiko avait reçu une invitation à participer à une séance d'entraînement avec sa collègue, elle avait relu l'invitation plusieurs fois, en essayant de relire différemment les caractères ou voir s'il y avait un sens caché. Quand elle finit par admettre que ce n'était ni une blague ni un message codé, ses sentiments furent un mélange d'anxiété, d'angoisse, de peur et de bonheur. Elle avait une occasion de discuter avec elle, et même de croiser le fer, mais elle avait peur de merder, de se faire engueuler et de montrer une mauvaise image d'elle, donc elle allait merder, se faire engueuler et montrer une mauvaise image d'elle. C'est très vicieux comme concept.


"Sa-salutations Ku-Kujikawa-dono, Su-Suzue Aiko, enchantée..."
Tandis qu'elle se trouvait devant sa collègue, celle-ci avait tout le loisir de compter tous les détails qui pouvaient trahir l'état d'Aiko. Mais il était plus rapide de compter les détails qui ne montraient pas sa gêne. C'est à dire aucun. Entre sa façon de parler, les présentations inutiles puisqu'elles se connaissent, ses légers tremblements, tout dans son être indiquait "j'ai peur de faire de la confiture". En ce qui concernait la tenue de l'Hatamoto, elle ne portait pas sa cuirasse, mais elle avait pris sa naginata et son daisho. Autrement, tout ce qu'il y avait de plus traditionnel et simple. Surtout simple en fait.

"Vous... Vous requérez ma présence? Pour un entraînement, c'est bien cela?"
Mais il y avait de l'espoir, elle se calmait au fil du temps.
"P-Pourquoi moi? Si je peux me permettre..."
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MessageSujet: Re: L'étoffe des guerriers Dim 20 Juil - 12:11

Hein ?

C'était le genre fille fragile comme il y en avait toujours une ou deux dans les casernes militaires. Jamais su pourquoi, d'ailleurs. Avec son esprit encrassé par une vie de combats, à avoir fait trois fois le tour de Kenshu à force de mutations, à avoir été maintenue au bas de l'échelle parce qu'elle était femme et sans pouvoirs, Nagi pensait que c'étaient juste des erreurs de recrutement, d'anciennes rescapées qui se sentaient une dette et décidaient de passer l'uniforme.

Sa collègue avait l'air mortifiée, ce n'était pas dur à deviner. Peut-être que sa réputation la précédait. Nagi n'était pas appréciée des soldats, en général. En même temps, de son temps à l'armée, elle ne leur avait donné aucune raison de l'être, et ça lui allait très bien comme ça. Manger, ou être mangée.
Donc, si elle devait résumer, elle avait devant elle une représentante des quotas obligatoires de l'armée, mais en condensé. Apeurée, timide et toute fragile.
Et le mieux ? Elle détestait ces quotas absurdes, et encore plus les gens qui entraient dans les rangs sans avoir rien à y faire. L'armée pour tous, c'était ruiner des potentialités et faire croire que n'importe qui pouvait y arriver, alors que non. Il y avait de l'insurmontable. Il y avait des choses bien plus atroces que de simples entraînements. Son regard à elle, il puait l'effort et l'acharnement désespéré.

Ce n'était pas du mépris. Juste une profonde différence qu'elle ne savait pas encore combler. Elles semblaient être dans des mondes opposés - il y avait des gens chez qui ça se sentait dès le premier regard. Mais les insignes que portaient sa camarade confirmaient bien qu'elle était gradée comme elle, alors... Autant essayer de faire en sorte que cela se passe bien.

Personne ne méritait d'être jugé pour des choses qui échappaient à leur contrôle. Et si la timidité maladive de sa collègue lui avait donné mauvaise impression, peut-être que leur entraînement démontrerait le contraire. Mais bizarrement, ça ne rendait pas sa perplexité moins vive. Elle savait que ce n'était pas une réaction très rationnelle, mais si le trois quart de ses réactions l'étaient... eh bien, cela se saurait.
Elle s'efforca de ravaler ses mauvaises pensées, et vint serrer la main de sa collègue.

« — Il semblerait que oui. J'aurais pu inviter n'importe qui, ou n'inviter personne ; mais je ne vous connais pas, et il serait dommage d'être de parfaites inconnues le jour où nous aurons à collaborer ensemble.

Elle garda le ton neutre, pas spécialement malveillant. Comme elle, Aiko était une samuraï-ko. Ce grade, rien que ce grade, il supposait d'avoir lutté contre le destin même, de s'être battue peut-être même plus qu'un homme pour obtenir la même position. Du moins, elle l'espérait.
Un rapide coup d'oeil à l'armement de sa collègue lui informa qu'elle avait amené un Naginata et un daisho. Ara Mitama, sa lance, était beaucoup plus lourde qu'un naginata en comparaison, mais moins rapide qu'un daisho. Et à ce propos...

— Je suis navrée, je n'ai amené que ma lance... Mais je vous en prie, prenez l'arme qui vous plaira. »

Un duel d'échauffement, pour commencer, devrait faire l'affaire. Elle se campa sur ses deux pieds, tenant solidement sa lance en main.
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Suzue Aiko

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MessageSujet: Re: L'étoffe des guerriers Dim 20 Juil - 17:11

Elle avait gardé un ton neutre. Aussi professionnelle qu'Aiko l'avait entendu, visiblement. Techniquement, ce n'est pas ce qu'elle avait entendu, en tout cas pas le plus souvent, mais déduit des discussions des autres soldats. C'est qu'elle semblait tout à fait inoffensive, et la plupart continuaient à discuter comme d'habitude sans faire attention à sa présence. Et depuis son entrevue avec le seigneur, elle était bien plus attentive à ce qu'ils se disaient. Bref, il était rare qu'ils fassent des éloges d'elle, puisqu'elle est une femme. Mais cela ne voulait pas dire que tout était faux dans ce qu'ils disaient. En règle générale, quand ils commençaient à parler d'Aiko et de promotion canapé, elle toussait pour faire connaître sa présence. Et si ils n'arrêtaient pas... C'est elle qui fuyait, en maudissant son ami d'enfance pour sa technique nulle. Elle répondait rarement aux agressions verbales, sauf quand ça allait trop loin.

Quoi qu'il en soit, elle allait combattre avec une femme qui avait tenu dans l'armée et était devenue sa collègue, bien des raisons de croire qu'elle était forte. Le physique de sa collègue ne lui indiquait pas sa probable force physique du fait des habits. En tout cas celui d'Aiko n'indiquait pas qu'elle était forte. Et ses attributs n'indiquaient pas qu'elle était agile. Ensuite, concernant l'armement de sa partenaire d'entraînement... Un yari. Ce n'était pas une arme commune pour les duels. Et elle ne portait rien d'autre, ce devait être son arme favorite. Elle n'avait jamais affronté quelqu'un utilisant une arme à allonge longue et plus lourde, tout comme elle n'avait jamais essayé non plus de les manier. Mais à regarder l'arme, elle pouvait deviner qu'elle allait normalement avoir affaire à quelqu'un comptant plus sur sa force que son agilité, et cherchant à garder son ennemi à distance en profitant de la portée. Ceci étant, c'était un match d'entraînement, elle tenterait certainement peu de coup d'estoc.

Aiko aurait préféré prendre la même arme qu'elle, puisqu'elle n'en avait rien à faire de gagner et préférait se mettre à égalité avec son adversaire dans ce cas, mais elle n'avait jamais utilisé de yari. Ce qui se rapprochait le plus de cette arme était sa naginata. Alors elle alla poser son katana et son wakizashi plus loin pour ne garder que l'arme qu'elle allait utilisé. C'était l'occasion d'en apprendre plus sur le maniement des lances, ce qu'elle pourrait adapter à son propre armement.

"Peu de guerriers utilisent une lance comme arme commune, cela promet d'être... Intéressant."
Elle sourit. Elle n'était pas complètement à l'aise, mais elle l'était bien plus, ce qui était toujours le cas en combat.

Bien, il fallait que quelqu'un commence, alors Aiko lança l'offensive. Etant un échauffement, aucun des deux n'allait se battre sérieusement ni y mettre sa force dès le départ, pour jauger l'adversaire. Ce qui est, dit comme ça, assez paradoxal... Enfin bref, ses attaques étaient très classiques et facile à bloquer, contrer ou esquiver. Après quelques échanges, Nagi devait déjà pouvoir déceler une chose chez sa partenaire. Elle manquait de technique. Ses coups étaient trop classiques, elle faisait des mouvements inutiles, et elle n'enchaînait pas correctement. Comme si elle était autodidacte et qu'elle se battait à l'instinct. Ce qui est le cas. Il serait normalement assez aisé pour quelqu'un d'entraîné de la désarmer actuellement quand elle n'est pas sérieuse, mais même là, la désarmer par la force brute ne fonctionnerait pas, elle sait tout de même tenir son arme correctement.
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MessageSujet: Re: L'étoffe des guerriers Ven 25 Juil - 17:05


Intéressant, pensa Nagi. Aucune technique, mais un instinct impressionnant. Elle ne mettait pour l'instant pas toute son ardeur au combat, se contentant de parades et de pas de côté pour esquiver les attaques de sa collègue. Tandis que Nagi décortiquait chaque mouvement, analysais les pas de sa partenaire pour savoir où placer son prochain coup, cette dernière ne semblait pas s'encombrer de tels calculs. Laisser un combat au hasard. C'était de la folie.

La samurai-ko demeurait concentrée sur ses réflexes, analyste et observatrice avant tout, bien qu'autre chose narguait son esprit comme une anomalie encore irrésolue. Elle riposta depuis son esquive en ligne basse et remonta jusqu'à la zone de frappe latérale de son adversaire, tentant un coup sous l'aisselle, endroit sensible. Effet de surprise partiellement réussi puisqu'elle parvint à lui porter un coup superficiel. Aiko était bien agrippée à son arme ; tenter de la désarmer en usant la force serait inutile.

A la place, elle pivota vivement sur le côté pour frapper en taille. Le bois de sa lance heurta celle d'Aiko avec force. Nagi fit tournoyer son arme avec violence, la frappe venant cette fois-ci d'en-dessous. L'arme adverse voltigea avant d'aller se planter dans le sol, non loin des deux combattantes. Nagi pointa son arme sur Aiko dans un élan victorieux, puis la baissa bien vite, craignant de manquer de respect à son adversaire.
Elles avaient croisé le fer, mais Nagi ignorait toujours quoi penser à propos de sa collègue. Elle avait vu son regard se durcir au combat, devenir glacial comme le sien le faisait autour des gens. Quelque chose lui murmurait à l'oreille qu'elles avaient la même hargne au combat. Pourtant, elle n'arrivait pas à la cerner. Suzue Aiko, soldate sans aucune maîtrise ou guerrière destructrice qui cachait son jeu sous un vernis d'inexpérience ?

« — Sauf votre respect, Suzue-san, vous...

Il était bien, ce "sauf votre respect". On pouvait placer n'importe quoi derrière.  Sauf qu'elle devait choisir ses mots avec précaution. Toute remarque sur le style de combat d'un collègue pouvait devenir malvenue, si elle était choisie maladroitement. Et Gekigami savait que Nagi n'était pas douée pour marcher sur des oeufs...

— Vous faites beaucoup de mouvements superflus, et laissez trop de choses au hasard. Cela risque de vous épuiser plus qu'autre chose. », lâcha-t-elle finalement.

Pour la délicatesse, on repasserait - le ton habituel de Nagi faisant passer les officiers les plus grincheux pour des nourrices.

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MessageSujet: Re: L'étoffe des guerriers Ven 8 Aoû - 5:55

L'une observait les mouvements de l'autre pour deviner ses coups, ses actions, ses points faibles, et frapper au meilleur moment ou contrer efficacement. L'autre aussi observait les mouvements de l'autre, sa posture, sa façon de tenir son arme, de donner des coups, dans l'idée d'améliorer sa propre maîtrise. L'une calculait le combat pour gagner, l'autre n'avait aucunement prévu de gagner, elle avait choisi la naginata se rapprochant de la yari dans le but d'améliorer sa propre maîtrise de l'arme, même si elles ne marchaient pas vraiment pareil. Les yeux d'Aiko étaient plus froid puisqu'en combat, mais elle n'était pas encore vraiment en combat, elle était toujours consciente. Elle n'était pas très offensive pour cette raison aussi, préférant garder ses distances et observer les mouvements de son adversaire, tenter peu à peu de la copier. C'était pas comme si elle allait subitement devenir bien meilleure et copier toute l'expertise de son adversaire en quelques secondes, mais elle notait les parties les plus importantes, il ne serait ensuite plus question que de s'entraîner de la bonne façon ensuite pour que ça rentre définitivement. Comme l'arme n'était pas la même, elle réfléchissait en même temps à comment adapter sa technique avec cette arme.

Réfléchir à ce genre de choses était parfaitement adapté pour elle qui réagit plutôt à l'instinct. Sûr, elle ne pouvait pas être sérieuse dans ces conditions, mais elle ne devait justement pas l'être dans un duel amical. Ce n'était pas la seule chose qui la mettait sur la défensive plutôt que sur l'offensive. L'arme de son adversaire et sa maîtrise. Elle n'arrivait de toute façon pas à s'approcher. Aiko fut "réveillée" par un coup qu'elle subit par en bas. Nagi avait tenté de la désarmé de force en frappant sous les aisselles, mais c'était sans compter sur la force de la jeune femme qui ne risquait pas de lâcher prise ainsi. Mais en usant de sa propre force pour la faire lâcher, là... Et ce fut une réussite. Elle ne put maintenir l'arme qui allait se planter plus loin. Victoire totale de sa collègue, qui était définitivement bien meilleure en terme de technique. Trop timide pour apprendre avec d'autres ou demander de l'aide, pas assez observatrice une fois sérieuse pour essayer de copier l'adversaire, voilà ce qui la menait à jouer presque uniquement sur son instinct.

Elle allait complimenter sa partenaire pour sa prestation mais celle-ci prit la parole la première. En commençant par "sauf votre respect", elle s'attendait à une remarque blessante, mais finalement non. Elle ne faisait que dire une vérité et des faits. Bon, elle aurait dit que sa collègue était stupide, c'aurait aussi été une vérité et un fait, mais rien à voir avec la personne ici mais sa façon de combattre qui est effectivement mauvaise.

"... Ah ah ah, je le sais."
On lui avait déjà dit, et sans même qu'on lui dise, elle le savait déjà. Mine de rien, elle avait peu de défaite à son actif. Et ceux qui lui avaient fait subir n'étaient pas les premiers venus, c'était toujours des guerriers forts, entraînés et expert dans leurs techniques, souvent des vétérans d'ailleurs. Quand on s'y attend pas, sa force brute lorsqu'elle est directement sérieuse, ça peut terminer un combat directement. Et même quand on s'y attend, ça reste un défi d'y faire face pour le commun des soldats.

"C'est pourquoi je suis là. Pour en apprendre plus sur vous, et pour m'améliorer dans le maniement des armes."
La jeune femme souriait. Rien ne valait un combat pour perdre toute gêne. Du moins en ce qui la concernait.
"Je suis désolée d'être une débutante et un échec en tant que combattante... Et de vous faire perdre votre temps... Mais s'il-vous-plaît, acceptez de m'aider encore un peu."
Plutôt que de se chercher des excuses et de dire qu'elle n'était aucunement sérieuse, elle se qualifiait elle-même comme mauvaise. Son estime d'elle-même était... Faible. Et elle avait une haute estime des autres, en particulier ceux qu'elle considérait comme pouvant être des modèles. Nagi étant l'une des potentiels modèles. Aiko alla chercher son arme, puis s'inclina devant sa collègue en espérant qu'elle accède à sa demande de continuer l'entraînement.
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Hasegawa Kioshi

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MessageSujet: Re: L'étoffe des guerriers Lun 8 Sep - 22:41

Suite a l'arrêt inopiné de l'un des joueurs de ce Rp, il est maintenant fermé au jeu.

Les autres joueurs ont le droit de compter les messages poster ici dans leur somme de Rp, dans leur suivi. Ils ont ensuite le choix de considérer se Rp comme Rp Terminé, ou Rp abandonné et ne comptera alors pas dans votre histoire.
Pour retrouver un Rp des plus rapidement, vous pouvez poster une demande (où utiliser votre ancienne demande) dans les Demande de Rp
Ou bien passer en Chat box afin de trouver un autre partenaire libre: Chez Timmy

Pour toute question, n'hésitez pas à contacter un membre du staff ! ( On ne mord pas encore Wink )

__ Le staff


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