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 Examination en long et en large

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Mitsumeru Shigeoki

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Mort

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MessageSujet: Examination en long et en large Jeu 18 Sep - 0:55


Il pleuvait ce jour-là et je m’étais dit que ce n’était pas de vaine. J’avais vu des gens s’embrasser le long de la rue. Leurs regards étaient claires et ils ne pouvaient pas se lâcher l’un de l’autre; comment dire cela ? C’est comme si il faisaient désormais partie de la même famille : si l’un venait à disparaitre alors sa perte serait dur pour l’autre. Pourtant à cet instant j’avais ressenti un pincement. Est-ce que c’était cela qu’avait pu ressentir cet homme ? Quand je repense à ce jour où il pleuvait aussi. J’étais rentré dans le petit vestibule qui nous servait de salon et j’avais déchaussé. L’alcool coulait le long du parterre et j’avais déjà les pieds mouillés. L’odeur âcre de l’opium traversait mes narines offusquées. J’étais énervé de voir qu’il avait craqué encore. Je commençais à m’habituer à cette routine et à devoir le remettre sur le chemin à chaque fois mais cela faisait longtemps que je n’étais pas revenu. J’étais confiant et je pensais le connaître mais je ne pensais pas un seul instant que cette scène serait gravé dans ma mémoire comme la surprise la plus malheureuse de ma vie. Cette nuit la chambre était remplie de deux êtres qui auraient dû s’aimer comme une famille. Ce soir cela aurait dû rester une famille mais pourtant l’immondice de l’acte était là. Mon père était là, l’alcool ivre ressortant de ses airs ignobles et…et…..et sa fille était là, nue sur le lit. Elle ne comprenait pas et l’on aurait dit une poupée brisée. Ses seins à peine mures étaient recouverts d’un liquide suave tandis que des marques de punition étaient visibles ici et là. Son regard était vitreux. Mairu n’était pas rentrée que Kururi n’était plus de ce monde. Ce jour-là il m’avait enlevé ma sœur et avait tué sa fille. Putain. Je ne pouvais pas retenir mes larmes, choqué. Ce soir-là la pluie continuait de battre tandis qu’un home mourait et ma haine était insatiable. Putain. Ce lâche avait fui…..

………………….


Le passé appartenait au passé et l’orage grondant me le rappela tandis que je rentrais de cette rencontre formidable avec ce samurai. Je venais de rencontrer un homme qui m’aura plus tout du moins et cela faisait bien longtemps. Je ne m’étais pas pris d’affection mais ses talents et sa droiture m’auront atteints. Je venais de trouver un formidable pion dans cet échiquier géant. Rien ne saurait me ravir que de trouver un jouet comme il l’avait fait. Ironie du sort et me voilà que je mettais à penser de la même manière que l’ivrogne et cela ne pouvait que m’énerver terriblement. C’était la malédiction qu’il m’avait laissé : devoir s’occuper seul de cette famille. Le dojo était d’une grande aide néanmoins et les filles grandissaient et déjà avaient-elles dix-huit ans. Tiens la nuit reprenait son droit sur les nuages et un clair de lune passait. Un climat tumultueux et bien capricieux que les terres Kenshu devaient subir entre averse, orage et rayon de lumière. Kukuri et Mairu m’attendaient et ne se couchaient pas tandis que l’une des servantes était restée éveillée aussi. Je la congédiais aimablement en la remerciant. En devenant maître de dojo et en ayant un très mon mécène je vivais tranquillement. Pourtant nous ne pourrions jamais obtenir ce que nous souhaitions de par notre rang et notre caste, c’était le meilleur que je pouvais leur offrir mais le futur était incertain car l’une comme l’autre ne connaissaient rien à la voie du sabre.

Leurs sourires me réchauffaient le cœur et leurs joies effaçaient mes peines et mes tracas. Pourtant les traces étaient toujours visible et bien qu’une lueur était visible dans les yeux de Kururi elle ne parlait que peu et avait toujours peur des hommes qu’elles ne connaissaient pas. En somme était-elle faible et inutile à mon sens de jonin impartiale mais qu’importe car à mes yeux de grand frère elle était un bien précieux qu’il me faudrait chérir. Pour autant un jour devra-t-elle se marier selon les coutumes et être laissé pour compte à un homme ? Elle n’était pas prête….Moi non plus d’ailleurs. C’est pour cela qu’elles devaient tous deux devenirs érudits et peut-être pourront-elles devenir des fonctionnaires avec l’aide de notre mécène. Mes prérogatives de jonins étaient limitées car c’était un emploi caché aux yeux de tous et je ne pouvais leur offrir de meilleures options comme atteindre la cour du palais. Je m’endormais à cette pensée complexe et en me jurant qu’un jour je changerais cela et deviendrait empereur.

………………….


Je traversais la demeure simplement lorsqu’une missive de notre Daimyo me parvînt. Cet homme n’avait que peu de considération en apparence pour son peuple et était d’une âme aventureuse et seule. Il était du genre à vouloir qu’on lui foutte la paix clairement et simplement, il n’était pas fait pour être Daimyo. Il m’avait consigné pour m’occuper à la place d’un chuunin de ses hatamotos au cours de l’épreuve pré-requise que ces derniers passent chaque année. Il y avait même une demande de faire durer les épreuves le plus longtemps possible, comme pour laisser filer le temps et lui permettre de se la couler douce en quelque sorte. Je détestais ce tempérament volatile qui ne lui servait à rien. Pourtant aucune action n’est à négliger et il était bien plus amusant d’avoir un Daimyo de la sorte que ces hauts dignitaires égocentriques et sans aucune compassion pour les autres, imbus d’eux-mêmes et ignorants du monde qui les entourait. De fait cet homme élu du Kami de la foudre était un choix cohérent de la part du tigre afin de porter préjudice au monde malsain et le soigner de son cœur pur mais non moins pas spécialement naïf car il était vif d’esprit. Somme toute un personnage des plus intéressant et bien qu’il puisse me sembler barbant de devoir lui permettre de s’adonner à ses lubies je pourrais tout du moins y trouver mon bonheur en accostant les nouveaux hatamotos.

J’enfilais mon haori rayé vert et jaune et ceintrait un peu plus mon kimono brun clair. Mon hakama était sobre et noir par contre. C’était du genre je porte un haori pour montrer que je prends cet histoire au sérieux mais à côté de cela je suis un peu négligé et je prends des couleurs un peu fantaisiste. L’apparence était importante et il était essentiel de comprendre ce qui pouvait ressortir de nos airs et nos manières d’être. Je n’étais pas du genre à cacher ce que j’étais mais, au contraire, à composer avec. C’était bien plus simple et avait le chic d’être plus efficace pour cacher un mensonge dans ce tas de vérité, notamment lorsqu’un analyste vous sonde sans que vous ne vous en rendiez compte. Les analystes, ces gens de la branche d’espionnage qui savent lire sur les visages, les lèvres, les gestes, l’habit, le passé ou n’importe quoi pour peu que cela ait un rapport avec nous étaient des gens fascinants et bien que n’ayant aucune formation dans le domaine j’étais très intéressé par les sciences sociales, tout du moins autant que les sciences que j’avais pu apprendre lors de ma licence à l’école. D’ailleurs je n’avais jamais pu finir mes études de médecine au final et c’était bien dommage mais bon… Ainsi va la vie.

………………….



Mes pas résonnaient faiblement comme englouties par le sol poussiéreux et le chemin de terre qui menait à la demeure du Daimyo où je rencontrerais dans le vestibule l’une de ses hatamotos. Je ne m’étais pas spécifiquement préparé à cette rencontre et me fallait-il prendre de l’avance et réfléchir aux détails de ces épreuves bien que sans l’ombre d’un doute elle les réussisse. J’étais certain qu’elle avait le calibre d’un garde du corps respectueux et une combattante expérimentée capable de, bien qu'il soit difficile au vu des compétences de notre Daimyo, suivre ce dernier selon les situations. Pourtant dans la pièce ce serait une créature chétive en apparence et bien naïve qui m’apparut. Elle n’était pas des plus resplendissante et l’on pouvait affirmer aisément que la vie avait dû être dur pour elle, tout du moins le laissait-elle paraitre car il n’y avait que peu de chance à une femme d’accéder à ce poste en plus de sa tête  qui à priori ne laissait pas remarquer des capacités à protéger autrui. Ses cheveux étaient assez longs et d’un brun écarlate tandis que son regard bleu était intense. Elle avait la peau assez pâle et portait admirablement son armure de Kenshu. Elle était bien équipée et devait souffrir quant au maniement de tout cela si ce n’est avec une force démesurée. A première vue je miserais sur un manque de force mais une habilité exceptionnelle par instinct machiste même si rien n’était moins sure. De toutes les manières fallait-il mettre en place des hypothèses pour avancer en les réfutant ou en les appuyant tour à tour pour qu’après le monde nous soit pleinement compris.

Ma surprise et mon attention devaient avoir eu son effet quant à la pression que je pouvais exercer de par ma prestance mais j’étais bien plus intrigué qu’autre chose. Un sujet intéressant était devant mes yeux et il convenait de le traiter de la sorte. Souriant et m’inclinant je prononçais mes premiers mots :

Shigeoki, sensei de l’Ikazuchi-kata, vous devez être Suzue Aiko-san ? Enchanté.

Mots simples, sourire béa et yeux mi-clos tandis que je la priais de me suivre une fois les salutations terminées.

Nous pourrions marcher un peu. Pourriez-vous m’indiquer s’il y a un quelconque espace ouvert dans l’enceinte de la demeure de Daimyo-sama ?

Je n’étais pas bien pressé et il me tardait d’en apprendre plus sur elle, ce que je fis savoir aussi.

J’aimerais bien apprendre à vous connaître sans vouloir être impromptu. Il s’agit là d’une partie de l’examen.



L-M-M-J-V-S-D

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Suzue Aiko

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MessageSujet: Re: Examination en long et en large Sam 20 Sep - 18:58

Elle avait eu beaucoup de mal à se lever. Non seulement il pleuvait, ce qui a beau être habituel, ça influe quand même sur le moral, mais en plus elle ne voulait pas y aller. Rien que le fait de penser à cet examen l'ennuyait, rapport à de mauvais souvenirs l'année dernière. Puisqu'elle n'aime pas être en présence d'autres personnes du fait de sa timidité légendaire. Elle n'avait même pas idée comment elle était passé la première fois en fait. Aiko avait subitement été appelé à participer à l'examen sans s'y attendre, ce qui était un grand honneur, mais elle n'avait toujours aucune idée de pourquoi... Quelqu'un, elle ne sait pas qui puisqu'elle n'ose pas aller demander, l'avait  recommandée. De son avis à elle, du fait qu'elle avait du mal avec les têtes inconnus et qu'elle bafouille dans ces cas là, sa prestation avait été calamiteuse. Mais elle avait tout de même été promu. Comme elle se considère comme très mauvaise, bien que très heureuse d'avoir été reconnue capable, elle ne savait pas pourquoi elle et pas beaucoup d'autres meilleurs. N'empêche que peu d'autres étaient capable de battre un examinateur là pour être théoriquement supérieur aux examinés, et ce sans s'y mettre à fond, sans technique, sans stratégie et sans pouvoir. Sa nomination avait été faite sur la base d'un potentiel, elle pouvait faire encore beaucoup mieux avec les entraînements appropriés, dans tous les domaines.

Sauf qu'elle n'avait pas eu ces entraînements. Elle avait fait des efforts dans l'année pour s'améliorer mais elle n'était pas très différente de l'année passée. Pourquoi serait-elle reprise alors? Et puis pourquoi un examen chaque année d'abord, c'était étrange à bien des égards... Quoi qu'il en soit, elle avait fini par se faire une raison et s'était équipé pour l'occasion, sa naginata, son katana, son wakizashi, son armure de maille, sa tenue traditionnelle puis sa cuirasse, et pour éviter que ses cheveux gênent, attachés en queue de cheval. Comme d'habitude donc. Quand quelqu'un entra dans le vestibule, elle y était déjà depuis un moment. Autant se préparer à être avec un autre être humain directement sur place...

Première surprise, ce n'était pas le même que l'année dernière. Mais ça devait certainement changer à chaque fois pour un soucis d'équité, et ça l'arrangeait... Jusqu'à ce qu'elle remarque sa surprise. Il ne s'attendait certainement pas à trouver une jeune femme comme elle, et devait se demander comment cela pouvait bien être possible qu'elle soit Hatamoto... Probablement. En tout cas, c'est ce qu'elle imaginait, avec le fait qu'il devait être en train de la mettre à nue en l'observant ainsi... Que des bonnes choses qui ne la mettaient pas à l'aise. La jeune femme était de son côté bien incapable de maintenir son regard sur lui. Tout d'abord car elle est incapable d'analyser quelqu'un et qu'elle a tendance à se ficher du physique, et ensuite car il était... Intimidant? Fascinant? Les deux à la fois? Et aussi le fait de ne pas encore être à l'aise, autrement elle l'admirerait bien qu'il n'avait rien d'admirable, vu comme ça du moins. Ses paroles lui rappelèrent la raison de leur présence.


"Ah, hum hum... Su-Suzue Aiko, Hatamoto, enchantée de même."
Et avec le salue qui allait bien. Etrange façon de se présenter en second, étant donné qu'elle avait copié la façon de Shigeoki sans réfléchir. Elle le suivit sans dire un mot quand il lui demanda, il valait mieux qu'elle n'en rajoute pas. Et elle n'avait aucun problème à se déplacer avec tout son équipement.
"L-La salle au f-fond à gauche..."
Réponse la plus courte possible pour éviter les erreurs. Puis vint la demande qui lui posait le plus problème. "Parle-moi de toi". Rien que le premier mot est gênant. Mais en plus parler d'elle... Selon son point de vue, elle est un échec, alors elle n'a rien à dire sur elle. Mais il ajoutait que cela faisait parti de son examen... Connaître son interlocuteur selon ce qu'il dit lui-même pour se faire une idée de lui, puis comparer avec ses propres recherches sur la personne et voir si elle est digne de confiance, si elle se connaît ou bien d'autres choses sur elle. Aiko se réconfortait en se disant qu'après cette partie elle n'aurait plus trop à parler.

"D-d'accord... M-Mais, je ne sais p-pas trop quoi dire... J-j'ai rejoint l'armée car je voulais servir mon clan et que je ne savais pas faire grand chose d'autre que me battre... J'aime..."
*Me battre.*
"... Défendre les autres, combattre l'injustice..."
*Ecraser mes ennemis.*
"... J-Je ne sais pas quoi dire d'autres..."
Plusieurs moments d'hésitations, où sa première pensée était... Etrange, et qu'elle n'allait pas le dire à voix haute ni assumer la chose. Sûrement la pression qu'elle ressent qui la fait divaguer. Elle ne dévoila naturellement rien de son passé, car c'était une donnée que l'instructeur avait peut-être déjà ou qu'il pouvait aisément obtenir, et donc ce n'était peut-être pas ce qui l'intéressait, donc elle essaya de parler de ses goûts, mais elle n'a pas l'habitude. Il faudrait la pousser un peu plus avec des questions plus précises pour plus de réponses.
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Mitsumeru Shigeoki

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MessageSujet: Re: Examination en long et en large Mar 21 Oct - 12:34


Son histoire m’intéressait peu mais les méandres et dédales de sa réflexion était un jeu bien plus intriguant pour mon esprit. Chaque pensée, aussi vacillante soit-elle, aurait un impact sur mon jugement. Je ne m’étais pas intéressé divinement aux choix des hatamotos vu que j’avais des sous-fifres dignes de confiance. En effet je savais mettre et porter ma confiance en les hommes que je jugeais valeureux mais pour autant que je sache ils étaient rares. Les paroles de la jeune femme dévoilait un être timide et peu enclin à se mettre en avant. Pour autant les premières pensées banales d’une protection s’ensuivirent mais elle n’avait pas cité notre seigneurie. Néanmoins certains mots me susurraient des paroles bien souvent très intéressantes comme « injustice ». Elle avait un sens morale fort et combattait du côté qui lui semblait juste et par extension associait la justice à la bonne action. De plus elle vivait pour son pays plus que pour son Daimyo. Il restait alors à savoir ce qu’il avait poussé à être hatamoto.

Et pourquoi hatamoto ? Pour défendre le pays vous auriez pu tenter d’autres voies qu’être au côté du daimyo ?

Est-ce que cela signifiait que le daimyo était le garant de la paix pour elle et le juge même de Kenshu. A quel rang l’élevait-elle et quels sont les liens qui l’unissent à lui. Sa réponse avait un sens non seulement pour l’examen mais aussi pour mes attentes car je cherchais sans cesse à connaitre les gens dont le degré de sincérité et le courage pourrait être utile à mes plans pour sauver ce qui m’est cher. Je pense sans cesse à des terres neutres pour tous. Qui pourrait-être le guide le plus utile et qui serait la main forte de ce monde si ce n’est moi ? Une égalité pour tous et des chances égales de réussir, aucune contrainte de s’agenouiller devant tous et des mœurs plus libérés notamment au regard de la science. Moins de mysticisme et plus de technologie au service du peuple qui permettrait, en plus, d’engranger des emplois et des entreprises plus importante. Empêchez les guildes et l’argent de mettre à néant le peuple et rendre une part public dans ces institutions dès lors gouvernemental qui changerait régulièrement selon des représentants élus et non pas seulement de caste noble ou choisie par le Kami….. Le destin sera entre nos mains et la discussion serait cordiale avec les dieux qu’ils sont mais, c’est sur un pied d’égalité que je souhaite voir prospérer mes sœurs et leur permettre d’atteindre un rang qui conviendrait à chacune.


Ecoutant son récit avec ferveur et intérêt je buvais ses paroles tandis que nous marchions en direction de l’endroit ciblé. La discussion prit différentes tournures mais finalement elle se devait d’être brève car la seconde étape était tout autant importante dans le cadre de ses fonctions. La salle était un vestibule assez ample et d’une géométrie parfaite avec un rapport côté sur côté égale. Le toit était légèrement entrouvert par un carré centrale où aucune vitraux ou autres n’avait été disposé comme pour baigner l’enceinte centrale de la lumière du jour. Des flammes virevoltaient dans chaque coin à notre arrivée indiquant qu’une personne avait dû utiliser cette salle auparavant car les salles de petites envergures n’étaient que rarement allumé non-stop. Le sol était de marbre mais un tapis moelleux avait été disposé sur une large partie. Des armes étaient disposés sur les côtés, rangé tranquillement et avec un certains ordre, très probablement par taille à première vue. Me positionnant de l’autre côté du tapis et face à dorénavant mon adversaire, la seconde partie de l’examen était on ne peut plus claire. Un examinateur normale aurait demandé un bokken ou une quelconque arme en bois mais l’enjeu de la vie était important, d’autant plus qu’elle était là pour en protéger une.

Avant de défendre la vie d’autrui il faut savoir défendre la sienne. Une lame mal maitrisé se retourne indéniablement contre son porteur et les gens qui lui sont chers mais, je ne vous apprends rien.

En garde seigan, le sabre pointé vers mon adversaire, tenu avec mes deux mains fermes. C’était une garde conventionnelle et apprise par tous ceux de l’art du kendo. Elle était la plus équilibré et était fréquemment utilisé. Rien ne transparaissait de cette garde et l’utilisateur devenait limpide car le doute se profilait de par toutes les options possibles entre l’offensive et la défensive. Cette garde restait la plus complète des gardes à ce jour bien que certaines un peu moins usités pouvaient se révéler plus utile dans certains cas. Je regardais la jeune femme avant d’ajouter les conditions :

Vous devez me rendre incapable de combattre et mes organes vocaux et vitaux doivent être épargnés.

Pourquoi je mettais en place ces questions. L’ordre du jour était de former un hatamoto mais il me semblait primordiale que toutes personnes s’attaquant au Daimyo soit capturé et que nous puissions obtenir des informations. Ce n’était donc en vérité pas un test en tant qu’hatamoto car je considérais déjà qu’elle en avait partiellement les capacités mais un test pour savoir jusqu’à quel degré son utilité s’élevait.

Dans ce monde perverti on cherche une lumière mais souvent sur le chemin on tombe, on s’écrase, on s’enlise mais à tout prix on souhaite s’en sortir et, alors qu’une lumière semble nous être propice, offerte par un bon samaritain nous guidant le chemin, ce n’est que pour mieux nous enfoncer. Les gens sont cruels par nature et la race humaine est, de par ce paradoxe entre l’amour et la haine, une entité tellement intéressante que je l’affectionne pleinement. Suzue répondait à ces critères par le fait même d’une femme peu sure d’elle et qui pourtant devait être d’une force et dextérité incroyable pour avoir réussi à atteindre ce but comme les deux faces d’une pièce ou une simple rose avec ces épines. Je respirais lentement et souriait d’une confiance totale. Ce sourire était comme une provocation pour les gens qui ne me connaissait pas, une sorte de tic qui vous prend de haut : le parfait ******* qui vous met la pression ou vous énerve. En garde ma belle.



L-M-M-J-V-S-D

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Suzue Aiko

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MessageSujet: Re: Examination en long et en large Dim 26 Oct - 19:22

Pourquoi Hatamoto? Pour quelqu'un de tout à fait normal, la réponse serait certainement longue. Cela serait à propos de la vie de la personne, ou d'une expérience qui lui aurait dit "Tu dois faire ça de ta vie, et pour le faire, tu dois faire ce job". Très souvent, la personne montrera toute sa motivation à ce poste particulier, ou bien pour un poste au dessus mais restant lié à ce qu'il fait actuellement, et dévoilera toutes ses ambitions et tout son être en expliquant pourquoi il faisait ce qu'il fait à ce poste, à moins de bluffer.
"... Je ne l'ai pas vraiment choisi..."
Et dans de plus rares cas, la personne dira que ce n'était pas son objectif, ou dira qu'elle n'a pas d'objectif. Et c'était le cas de la jeune femme. Il y avait d'encore plus rares cas qui ont un objectif totalement différent de ce qu'ils font, mais c'est un autre sujet.
"Je ne sais pas faire grand chose... Je crois ne savoir que me battre, alors j'ai voulu entrer dans l'armée pour aider le clan... Mais je ne suis pas très douée pour travailler en équipe... Je ne sais pas qui, mais quelqu'un m'a recommandé pour passer le test. Ce fut un grand honneur, et je suis très heureuse d'être à ce poste pour servir mon clan... Mais je ne sais pas si c'était une bonne idée..."

Elle n'était peut-être pas le cas le plus fréquent de la personne qui raconte sa vie pour expliquer sa motivation à ce poste, mais cela ne l'empêchait pas de raconter sa vie tout de même, autant d'informations à analyser pour celui qui la testait aujourd'hui. Ce qu'il fallait comprendre, c'est qu'elle n'avait à peu près aucune confiance en elle. Et que sa seule ambition était finalement d'aider et d'être utile aux autres. Elle aurait préféré être capable de parler avec les autres. Ce n'était pas qu'elle voulait grimper normalement les échelons dans l'armée pour commander et servir à plus grand échelle, mais plutôt que sa timidité était un tel défaut qu'elle était naturellement mise à l'écart pour toutes les opérations à peu près normale d'un soldat qui ne se bat pas seul. Et par voie de conséquence, elle se sentait inutile. Elle n'a pas d'ambition, elle ne veut que servir. Et elle ne sait pas comment. Elle a besoin de quelqu'un pour dire quoi faire. Et qui de mieux que celui qui dirige le clan, celui qui doit avoir le plus d'information sur le clan et qui, choisit par le kami, devrait être quelqu'un qui ne veut que le bien de son clan?

Shigeoki avait dû remarquer qu'elle parlait plus aisément déjà. Après tout, son problème de conversation n'en était plus vraiment un une fois à l'aise avec l'autre personne. Pas qu'elle était complètement à l'aise non plus, mais les améliorations étaient plus rapides qu'avant. Malheureusement, elle n'ajouta rien d'autre sur les raisons de sa position. Après tout, cela n'avait absolument rien à voir avec le daimyo au final, alors elle n'allait pas parler de lui. Arrivé dans la salle pour passer à l'étape suivante du test, elle ne prit pas d'instant pour observer la salle et attendit simplement les instructions. Elle connaissait déjà les lieux après tout. Elle aurait même pu aller chercher un bokken tout de suite, s'attendant déjà à la suite, mais elle fit bien de ne pas y aller en voyant l'examinateur sortir son sabre habituel. Ses paroles confirmèrent ce qu'elle craignait, cela n'allait pas être un test sûr avec des armes factices, ils allaient se battre pour de vrai, tout en se retenant pour ne pas tuer l'adversaire, bien évidemment. Les conditions qu'il ajouta rajoutèrent une pincée de difficulté, il était évident qu'ils n'allaient pas s'entre-tuer, mais elle devait tout de même le battre assez violemment pour qu'il ne puisse pas continuer visiblement.

Juste après l'instant où était inscrit sur son visage la surprise, elle commença à retirer son armure. Non, ce n'était pas dans le but de charmer son adversaire, elle portait des habits en dessous... Elle avait prit tout son équipement car ne sachant pas à quoi s'attendre comme test, mais dans le cadre d'un duel, sa cuirasse était plus une gêne qu'une protection. Ses habits de tous les jours et son armure de maille en dessous seraient suffisant, bien que l'armure en dessous était peut-être encore un peu de trop. Mais ce n'était pas possible de la retirer actuellement pour des raisons évidentes... 'Vint ensuite le choix de l'arme. Katana? Naginata? Daisho? Le duel n'était pas un duel sérieux à mort, elle n'avait aucun intérêt à garder toutes ses armes sur elle pour parer à toutes les éventualités... Finalement, elle alla poser sa naginata avec son armure, et elle sortit son katana et garda son wakizashi à la ceinture, en prenant soin de retourner le wakizashi. Le plus petit sabre n'allait pas la gêner particulièrement et pourrait servir, ne connaissant pas son adversaire, mais elle devait prendre soin d'utiliser ses armes avec la lame inversée. Elle savait au moins une chose sur elle, elle n'était pas capable de se retenir correctement. Quand à sa garde... Elle n'en avait pas.

Sa "garde" était le résultat de celle de l'examinateur. Il utilisait une garde conventionnelle que même elle connaissait, ne lui permettant justement pas de déceler son niveau ni ce qu'il était capable de faire, et il n'y avait aucune ouverture puisque parfaitement exécuté. Et Aiko avait pour autre défaut d'avoir une technique plutôt faible, résultat de ses entraînements seule et sans guide. Aucune de ses gardes n'était parfaite et il verrait instantanément qu'il avait affaire à quelqu'un ayant des soucis à ce niveau si elle se mettait en position. C'était trop d'informations pour lui. Un ami lui avait proposé que dans le cas où en terme de technique elle était écrasée dès le départ, d'abandonner l'idée même d'essayer. Pas de garde signifiait peut-être un temps plus élevé pour se défendre ou attaquer avec son arme, venant nécessairement d'en bas, mais pas un temps plus élevé pour réagir. La clé était la distance à ce niveau. Tenant fermement son katana en main droite, sa main gauche libre, elle tournait autour de Shigeoki, sans vouloir attaquer et sans pose particulière pour le moment.

Son sourire l'énervait, mais elle savait que c'était un piège. Sa patience n'allait certainement pas tenir autant que la sienne pourtant. Alors comme son ami lui expliqua, elle ne se prit pas la tête plus longtemps et lança l'attaque. Un pas pour s'approcher de l'adversaire, pas trop rapidement, et une attaque simple, visant son sabre et non lui, pas dans le but de le désarmer, mais pour voir sa réaction, s'il allait attaquer au moment de s'approcher, ou s'il allait se défendre, contrer, contre-attaquer, esquiver, et réagir en conséquence. Une fois le premier coup avec une main donné, elle allait prendre son katana à deux mains. Une fois la surprise du premier coup écartée, le combat pourrait s'engager sur ce qu'elle aime, du corps-à-corps se basant principalement sur les réflexes, sans laisser de temps à l'opposant de réfléchir à quelque chose ou d'utiliser des techniques ou des pouvoirs. Si la technique était son point faible, il fallait pousser l'adversaire à l'affronter sur son terrain, celui de l'instinct. Cela ne voulait pas dire qu'elle se jetait sur lui de toutes ses forces, non, ce n'était que l'échauffement, elle ne connaissait pas son adversaire, ce n'était pas parce qu'elle lançait l'assaut et cherchait à rester dans cette logique qu'elle n'était pas sur la défensive.
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Mitsumeru Shigeoki

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MessageSujet: Re: Examination en long et en large Lun 27 Oct - 9:43


On pouvait s’y attendre mais la femme qu’elle était n’avait reçu aucune formation convenable au maniement des armes et était une autodidacte. Je ne m’étais pas informé outre-mesure sur elle bien que je la savais hatamoto du moins et avait relégué cela à l’un de mes chuunins mais, il se trouvait que dans le dossier je me rappelais de ce détail qui fut confirmé. Un rictus se fit sentir sur mon visage, un instant certes mais suffisant pour être vu. Pour avoir été prise en tant qu’hatamoto sans aucune technique ou formation mais par sa simple présence et ses capacités cela voulait dire qu’elle devait être forte et mes hypothèses citées auparavant venaient de trouver une réponse probable. Elle devait être capable de se battre avec son armure sans aucun soucis apparent et être d’une force soutenue et d’une endurance supérieure à la moyenne et même si cela pouvait être difficile à croire ce n’était pas à négliger et, dans le cas où elle venait de retirer ses vêtements les plus lourds elle devait par conséquent être plus rapide. Le temps de réflexion offert par l’attente qu’elle avait exercé en tournant autours de moi s’acheva mais il faut savoir qu’avant une joute, dans l’art du sabre, on sait déjà ce que l’on va faire et on suit un schéma d’attaque précis normalement. De fait j’avais déjà prévu d’utiliser une simple parade au fer et de laisser par un quarte la lame tomber sur le côté avant d’enchainer par un tonneau. J’aimais bien les tonneaux, c’était une marque personnel parcequ’il permettait deux options : la première était qu’il permettait de mettre une plus grande distance entre l’arme adverse et son corps tandis que la seconde était de pouvoir placer un coup sans trop de difficulté dans les côtes généralement. De fait l’adversaire n’avait alors plus qu’un choix selon sa rapidité d’exécution qui était la retraite mais, pour les plus habiles la retraite pouvait se faire dans la continuité de la coupe et m’empêcher de poursuivre. Par conséquent et grâce au temps qu’elle m’avait laissé j’avais pu conclure et me servir de mon hypothèse dans mes actions et ainsi juger de ne pas la poursuivre pour me prendre un coup mais plutôt d’être encore plus prudent par une double retraite. Je me remettrais ainsi en garde seigan aisément et ne me restait plus qu’à prendre mes précautions. Ceci dit j’abaisserais mon arme pour dire :

Ce sera tout.


Je n’avais pas besoin de plus. J’avais cerné la bête. Le seul point qui restait maintenant quant à son style de combat était de savoir si elle avait d’autre compétence qui lui donnait l’opportunité de la victoire : adaptabilité à l’environnement, survie, instinct, etc… La simple parade m’avait suffit pour comprendre la différence de force (on vérifie toujours notre hypothèse non seulement par des données théoriques mais aussi par observation). Heureusement d’ailleurs qu’elle utilisait une lame inversé, comme j’ai pu le remarquer par le fracas des lames car, le temps de réaction aura été légèrement plus long et la lame pas suffisante pour briser ma garde mais nul doute au vu de mes frissons qu’avec une réelle lame elle m’aurait fait lâcher mon arme et qu’une prise au fer, même pour détourner seulement l’attaque, au vu de ma constitution n’était pas possible. Quant à ses schémas d’attaque ils étaient basiques ou peut-être avait-elle voulu savoir elle-aussi mes compétences, ce qui n’était pas à l’ordre du jour. Je rengainais mon épée tranquillement. Elle aurait été capable de maîtriser un assaillant mais avec sa force rien n’est moins sur de la survie de l’opposant mais heureusement elle avait des armes à lame inversé (donc on pouvait dire qu’elle avait plus ou moins passé le test à mon goût). Souriant à la demoiselle je l’invitais à me suivre maintenant dehors et à laisser ses affaires ici sur le côté, elle n’en aurait plus besoin. Au dame de mes mensonges pieux on verrait bien ainsi ce que je souhaitais savoir d’autres. Nous marchions donc en direction d’une des cours intérieur maintenant tandis que je réfléchissais à sa réponse. Alors comme cela elle n’avait aucune raison apparente d’être hatamoto et elle souhaite aider le clan. Il était donc normal et évident qu’être au plus proche du daimyo était important pour aider mais cela restait une idée bien simpliste dans le sens d’aider. Une personne faible et si facilement manipulée par ses sentiments, restreinte par sa timidité, ne pouvait qu’être une proie de choix en temps voulu. Bémol dans tout ce fatras : elle n’était pas doué pour les travails d’équipe (en même temps avec une telle force et un manque de technique apparent…..). Je soupirais un instant, je réfléchissais un peu trop et je devais me reconcentrer sur le reste de ma mission.

Entrons au centre.

Cette cour intérieure était spéciale par rapport aux autres car en son centre y régnait un cercle de sable duquel en son sein il y avait quatre petites fontaines disposées dans une uniformité exaspérante pour former un carré agencé dans le disque de sable. Les fontaines étaient petites et giclaient des filets d’eau. La jeune femme devait être sans arme à cet instant et pour ma part j’étais armé. La deuxième étape était certaine.

Déshabillez-vous je vous prie.

Pourquoi un ordre incensé ? Quel rapport avec le fait d’être hatamoto ? Et pourquoi au plein centre d’une cour intérieure, des gens pourraient les voir plus aisément ?! Pour autant je me serai fait taper les doigts plus tard par mon daimyo pour cet ordre qui sera parvenu à ses oreilles mais il me connait le saligaud et il se méfie, il sait que je ne fais rien au hasard. Je suis juunin après tout.



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Suzue Aiko

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MessageSujet: Re: Examination en long et en large Lun 27 Oct - 15:49

Une parade, elle se prépara à une contre-attaque profitant de sa défense affaiblie, avec son poing libre. Mais il fit un... Tonneau? Qu'est-ce que c'était que ça... L'incompréhension la laissa un instant sans réagir, car ça pouvait être dangereux de poursuivre, mais finalement ce n'était qu'une manoeuvre de repli, qui remettait tout à zéro. Elle allait relancer l'assaut quand il baissa son arme et annonça que c'était tout. Elle s'arrêta dans son mouvement, aussi surprise que quand il fut annoncé que le combat allait se faire à arme réelle et qu'elle devrait le battre pour finir ce test. Juste un coup, une parade, et c'était fini? Pas que cela la dérangeait, juste... Qu'il était difficile de prévoir ce qu'il avait en tête. Au moins savait-elle maintenant qu'il ne fallait pas prendre tout ce qu'il disait pour argent comptant. Mais il n'y avait pas que ce doute là. Et si il avait voulu arrêter car elle avait fait une erreur en attaquant ainsi? C'est vraiment le problème avec ces examinateurs, impossible d'imaginer ce qu'ils avaient en tête, et le doute permanent sur la suite et sur ce qu'il s'était passé.
"B-Bien."

Comme demandé, elle laissa toutes ses affaires ici. Anxieuse, d'autant que lui gardait son équipement, elle ne savait pas à quoi s'attendre avec lui, et ne pouvait être sûre qu'elle n'allait pas avoir besoin de ses armes plus tard... Cela dit, se défendre sans pourrait être une part du test. Jusque là, elle suivait ses directives. Changement d'environnement pour le centre d'une cour intérieure, où se trouvait un carré de sable avec à chaque sommet une petite fontaine. Un lieu qui pouvait servir pour s'entraîner aussi sur le sable. Mais elle avait abandonné le jeu de devinette, elle n'arriverait pas à découvrir ce qu'il a en tête après tout. Aiko attendait juste de savoir quel était la suite des événements, sans à priori. Difficile de la choquer dans ces conditions. Pourtant, ce qu'il demanda fut assez imprévisible pour la choquer, encore.
"... Eh? Q-Q-Q-Q-Quoi?!"

Pendant quelques secondes put être entendu de nombreux bafouillages sans aucun sens. Dans sa tête, il y avait un sens, mais inutile d'entendre quoi que ce soit, son visage rouge et choqué était assez expressif. Elle s'arrêta de s'exprimer pour baisser la tête un instant. Maintenant que l'information était arrivé au cerveau et qu'elle avait sur-réagi, maintenant elle analysait les données. Tout ce qu'il voulait était sa première réaction, ce qu'il avait eu. Rien d'autre. Ou c'est un sacré pervers... Son esprit s'était calmé. Un peu.
"Je refuse."
Assez pour s'exprimer clairement sur ce sujet. Son visage n'était pas calmé, et son esprit pas entièrement non plus, mais pour une autre raison. Quelque chose ne tournait pas rond. Elle arrivait à trouver des intérêts à toutes ses questions et aux tests par rapport au fait d'être Hatamoto, légèrement. Mais très légèrement. Non, tester ses réactions et la connaître pouvait avoir un rapport, mais le seul coup lors du duel, alors qu'il ne la connaissait pas... Ou peut-être que si finalement? Un test raccourci car elle est déjà Hatamoto? Ou peut-être simplement... Un test qui n'avait rien à voir. La jeune femme se rendait compte que le test n'était pas celui qu'elle croyait.

Trop expressive, sa méfiance se voyait aussi sur son visage. Elle n'était plus anxieuse par rapport au test puisqu'il n'avait pas lieu. C'était tout de même un test, mais dans quel but? Et pour qui? Une épreuve personnalisé de Senkô pour faire le point sur d'autres compétences ou pour l'entraîner? Etait-ce vraiment le daimyo qui avait voulu la chose ou bien l'homme en face d'elle? Après tout, qui était-il? Aiko ne s'y était pas intéressée jusque là en considérant qu'elle était testée et non lui, mais maintenant qu'elle se méfiait et se posait toutes ces questions, elle finit par s'intéresser à Shigeoki.

"... Qui êtes-vous? J-J-Je v-veux dire... J-Je m'excuse pour ce manque de respect, je ne voulais pas vous offenser, c'est sorti tout seul... Pardon!"
Et elle s'inclina et attendit sa réaction. Non, cela avait vraiment été une erreur de sa part se disait-elle, rien de calculé. Juste, pendant un instant son regard avait été plus sombre. Surement la fatigue.
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Mitsumeru Shigeoki

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MessageSujet: Re: Examination en long et en large Lun 27 Oct - 22:19


Alors voici donc le visage expressif et attendu de ma part, déboussolée et timide. Sa réaction prévisible n’était pas ce qui m’intriguait le plus, c’était la suite qui m’amuserait. En effet je m’amusais pleinement à torturer son âme, une joute expressive en position de force comme si un pantin dansait au creux de ma paume et réagissait comme je l’entendais à mon bon vouloir. Il est des questions incongrues qui soulèvent bien plus de réponse qu’il n’en parait. Tout d’abord les ordres étaient réfléchis en son sein et elle n’était pas aussi impulsive qu’il en laissait paraître. Elle réfléchissait un tant soi peu et était capable de remettre en cause. C’est la graine de la révolte que j’avais animé mais il me fallait en être certains. Son regard, le dernier qu’elle m’avait lancé, soulevait un autre point : elle n’était pas débile. Elle n’était certes pas une machine de réflexion mais il est aisé de se dire qu’avec un manque d’éducation et une vie rude l’esprit est bien moins sollicitée que le corps. Pour autant elle prenait le risque de me juger aussi et de juger de l’intérêt de mes questions et de mes tests. Sa dernière question était une résolution qui n’était pas attendu aussi tôt. La question aurait-elle dévoilée trop vite son caractère. Il est normal que les gens qui s’intéressent à nous se mettent à être eux même intéressant à nos yeux. La curiosité est une réciprocité qui peut être manié. Ce n’était pas un dogme mais il avait eu son effet mais, là où je ne l’attendais pas sur ce terrain, c’est que la question soulève de suite la suspicion. C’est pourquoi j’ai sous-estimé le corps militaire et par la même les hatamotos qui sont décidé par des critères bien différent. J’étais humain et l’erreur était possible. Pour le coup cette erreur était bienheureuse et apporteuse de bonne fortune. Il était tends de vérifier les hypothèses concrètement et de sortir de cette situation de soumission.

Pour l’heure je suis votre examinateur et je souhaiterais savoir pourquoi vous avez refusé mon ordre ? Quel intérêt à risquer son titre d’hatamoto et démis de ses fonctions ?

Je souhaitais rappeler sa situation avant tout ainsi que celle économique et des impacts possibles sur elle. Je la connaissais de loin car certes je venais souvent au palais et peut-être m’avait-elle déjà vu mais il était certains que je n’avais peut-être pas assez prêtés attention à cette chose. Merci mon Daimyo de me donner de quoi ronger. Ma curiosité était insatiable et c’était un mal puissant qui pouvait détruire n’importe qui. Avec l’arrivée de la poudre à canon, la force et le pouvoir des samurais serait remis en cause dans un futur lointain tandis que l’esprit vaincrait sur les devoirs. Pour atteindre cette paix où égalité des chances seraient respectés du mieux qu’il le puisse il fallait des gens capable de l’imaginer et de la rêver. Une utopie seule permettait de soulever des peuples et des volontés car chacun tends à faire le bien à sa façon et, par conséquent j’avais la mienne : la fin justifie les moyens.

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MessageSujet: Re: Examination en long et en large Dim 16 Nov - 0:17

Il devait être fier de lui, à la torturer mentalement ainsi. Pour sûr, c'était probablement le test le plus approprié finalement, car celui où il y avait le plus de facilité à l'ennuyer. Oui, son esprit n'était pas aussi sollicité que son corps, et c'était voulu, elle avait choisi de travailler son physique plutôt que son esprit. Ce n'est pas que cela ne l'intéressait pas, son excuse habituelle sur son manque d'intérêt pour tout ce qui demande plus au cerveau de travailler venait du manque de temps. On ne peut pas passer son temps à s'entraîner et en même temps s'instruire. En tout cas, c'est impossible d'être excellent partout. La seule chose étrange la concernant était que tout le temps passé à s'entraîner... Ne se voyait pas. Mais il se ressentait. Quoi qu'il en soit, l'attaquer mentalement revenait à viser directement un de ses points faibles, et elle le savait, et ne pouvait rien y faire. On lui avait dit que si jamais elle se faisait manipuler de la sorte, de ne pas essayer de s'y confronter et de simplement se replier, mais elle n'allait pas abandonner comme ça. Mais rien de tout ça ne l'énervait.

Aiko serra le poing quand l'examinateur lui demanda pourquoi son refus. Si elle ne faisait pas de son mieux pour se retenir, elle serait fier d'avoir réussi à ne pas lui répondre la première pensée qu'elle avait eu. Pour elle, c'était question n'avait aucun intérêt, la réponse était des plus évidente. Du moins, pour quelqu'un qui n'imagine pas que certains soient capable d'obéir à des absurdités juste pour l'argent. Sans imaginer non plus avoir de famille... En fait, pour quelqu'un qui n'a qu'elle et qui se fiche bien de l'argent et de sa position, oui, c'était pour le moins évident. Mais même avec d'autres conditions, cette personne ne devrait pas accepter de faire des choses déshonorantes d'après la jeune femme.

"... Pour mon honneur et ma fierté. Sans plus d'explications sur l'intérêt de cet ordre dégradant, je ne pourrais accepter d'obéir à ceci."

Et elle passa sur le fait que la situation ne s'y prêtait pas non plus, car lui expliquer un ordre problématique au milieu de l'action, ce n'était évidemment pas possible. Après cette réponse, elle réfléchissait tout en gardant un air sévère. Y avait-il un moyen de renverser la tendance? De remettre les chsoes à 0? Non, définitivement pas, elle n'était pas capable de jouer dans cette cour. Peut-être devait-elle s'avouer vaincu et simplement se replier alors... Mais non, elle ne pouvait pas l'accepter non plus. De toute façon, même si elle tentait de partir, ce n'était pas comme si elle pouvait le faire, peut-être l'examen n'était-il pas celui qu'elle espérait, mais il était tout de même officiel et elle ne pouvait pas se permettre de partir sans qu'elle en ait eu l'autorisation. Un vrai problème... Plus qu'à attendre la suite et réagir en conséquence, tout en essayant de réfléchir aux raisons de ces tests là...
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MessageSujet: Re: Examination en long et en large Lun 1 Déc - 12:37


Parfois on regarde au loin et on s’imagine déjà y être sur ce paysage. Parfois on souhaite aller toujours plus haut et on s’imagine déjà être en haut. Parfois on regarde l’autre faire et on s’imagine qu’il serait aisé de faire de même. Parfois on imagine et on croit beaucoup trop avant d’être déçu. La déception est un sentiment fort qui recroqueville la personne dans un état inconscient d’auto-défense et de rejet de l’autre et de son entourage. C’est un sentiment désespérant qui n’apporte que haine et peur à la personne. On a tous déjà vécu ce sentiment qui vous fait prendre des décisions irréfléchie ou motivé par des raisons stupides ou incongrues à la logique même du mot « réussite ». Comprendra qui voudra mais c’est ainsi que je voyais le mot « déception ». A mon humble avis pourtant, à chaque part son antithèse et c’est ainsi qu’une rédaction et une analyse se devait être pour être le plus objectif : l’espoir. L’espoir c’est un sentiment à contrario aussi fort que son démon, c’est un sentiment où l’on espère mais il reste vide de sens malheureusement si la personne n’acquiert pas la volonté de réaliser son idéal. La logique devient alors différente : idéal et réalité, faire de son idéal une réalité. Est-ce une utopie lorsque l’on vise trop haut ? Comment réfléchissait mon interlocutrice et avait-elle ce besoin ? Non je ne pensais pas qu’elle pensait en utopie ou en termes de fratrie. Elle vivait pour elle et son daimyo avant tout et ne serait pas capable du pire pour le meilleur, elle n’avait pas ce quelque chose qui permettrait de changer le monde. Sa destinée serait misérable et celle d’un simple pion sur un échiquier géant.

Il ne fallait pas oublier que même un pion pouvait mettre en échec un roi. C’est là qu’intervient le jeu. Comment jouer aux échecs avec moins de pièce ? La stratégie est un art intriguant et difficile ; si complexe qu’il faudrait des milliards de jeu pour en décrire simplement les termes, que ce soit par le shogi, les échecs, les questions de logique ou même une simple lutte, ce terme logistique intervenait dans la vie de tous les jours mais ce qui le rendait si intéressant c’est qu’il ne prenait son sens qu’avec l’être humain car nous réfléchissons de pensées multiples et créons des futurs tout aussi variés. De fait nous avons un pouvoir incommensurable alors que nous sommes si faibles et cela se passe par nos choix. L’humain est incroyable et j’aime l’humanité. Il est de fait qu’à cet instant où je lui parlais et même alors que je vous décris cette scène j’aime encore l’humanité.

Elle avait sa fierté et son honneur qui dictait sa conduite et qui la limitait dans ses choix mais qui ferait d’elle la protectrice asservie du daimyo. Elle m’était inutile pour l’heure car elle ne pensait à mon sens pas plus loin que son bout de son nez. A partir de cet instant mon visage s’illuminait. Je reconnaissais bien là mes pairs hauts-gradés et le daimyo pour avoir choisi cette fille. Cet homme était loin d’être un imbécile et loin de mon immaturité il était bien plus réfléchi que je ne pouvais l’espérer. La liberté des tigres et la multiplicité était un atout favorable à Kenshu mais aussi son défaut car il est difficile de garder des êtres égoïstes dans une cour commune et pourtant le seigneur avait réussi à nous réunir. Un homme que j’estimais mais qui ne bougeait pas encore assez à mon goût mais pourtant qui m’amusait et m’émerveillait. De fait ce test avait été des plus marrants pour moi et c’est pourquoi mon sourire restait figé face à elle. Ce n’était pas de la moquerie ou quel que soit d’autre de ce genre mais plutôt celle d’un gamin heureux du jeu. Je me permis donc de lui dire la bienheureuse nouvelle.

N’allons pas par quatre chemin, vous êtes toujours autant qualifier pour être hatamoto.

Mon regard s’illuminait et mes yeux brillaient d’un éclat malsain mais sublime de celui qui vous met mal à l’aise parce que vous ne comprenez pas ce regard, celui du fou ou du génie ? Cette lueur était une flamme bien avisée qui laissait paraitre des désirs sublimes ou qui causerait la perte de ceux qu’il aime. Peut-être les kamis connaissaient-ils le futur ? En tous les cas je pris congé de cette dernière et la remerciait avant de m’en aller d’un pas léger mais ferme.

Il est certain que nous nous reverrons dans l’enceinte de ce palais et je prendrais garde à vous importuner par des salutations car vous méritez d’être à ce poste et que l’entente cordiale est le minimum de politesse en ce lieu. Sur ce je prends congé afin de soumettre votre qualification. Passez une bonne journée.




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MessageSujet: Re: Examination en long et en large Lun 1 Déc - 20:22

Il lâcha que la qualification de la jeune femme en tant qu'Hatamoto était toujours de mise. Elle avait de quoi être rassuré et prendre de l'assurance, c'était la seconde fois qu'elle était jugée digne, et par deux examinateurs différents. Mais elle n'y pensait pas vraiment dans l'instant. Elle avait vu dans les yeux de cet homme l'éclat qui différencie un homme de ses semblables. Effrayée? Non. Admirative. L'histoire retient que ce sont ces personnes là qui ont la possibilité de changer le monde. Et elle ne valait pas mieux que n'importe qui, si ce n'est moins. Elle aimerait avoir des talents utiles et être reconnus par tous, mais cela ne marchait pas comme ça. Elle n'avait pas encore complètement accepté de rester médiocre toute sa vie, mais elle s'était faite une raison. Il ne lui restait qu'à ne pas servir n'importe qui et ne pas faire ce qu'elle ne souhaitait pas faire.

Admirative peut-être, mais elle savait aussi qu'ils étaient le type de personne qui rentraient souvent dans l'histoire après de grands sacrifices. Ainsi elle se méfiait. Quand ils ont une idée, ils s'y tiennent, peu importe les coûts, et s'ils ne sont pas de ton côté... Ils sont des ennemis formidables. Et ce n'était pas parce qu'il était sous la même bannière qu'elle qu'il ne posait aucun risque. En tout cas, c'était son sentiment vis à vis de l'homme en face d'elle. Mais ce n'était pas parce qu'elle ressentait cela qu'elle allait faire quoi que ce soit, car elle n'en avait définitivement pas les moyens. Tout ce qu'elle allait faire, c'est se questionner en sa présence et réfléchir au mieux à ne pas se faire tromper, ce qui risquait d'arriver tout de même si ils devaient encore interagir entre eux. La jeune femme s'inclina légèrement tandis que l'examinateur prenait congé.

Pendant qu'elle allait retrouver son équipement, elle se dit que cette conclusion était pour le mieux, la concernant. Sa réponse avait été mauvaise. Ou plutôt, sa réponse avait déplu à Shigeoki. La fin était trop brusque pour imaginer que la chose avait été prévu ainsi. A ses yeux, elle ne méritait pas mieux, ne valait que le strict minimum. Tant mieux, elle n'était pas sûr de vouloir mieux si c'était pour lui servir... Toute la journée, elle se posa des questions sur cet examinateur, pour rien. Qui était-il finalement?
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MessageSujet: Re: Examination en long et en large Mar 14 Avr - 18:47

Suite à l'absence prévu de notre Jonin, ce sujet est momentanément en attente. Faites moi signe quand vous souhaitez le relancer ou peut-être l'abandonné Wink

EDIT : ce sujet est en réalité clos
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MessageSujet: Re: Examination en long et en large

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Examination en long et en large

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