AccueilFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Kenshu - Denbee Eisei

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Denbee Eisei

avatar

Retiré

Messages : 689
Date d'inscription : 22/06/2013

Feuille personnage
Age: 29
Titre: Fainéant-taisho
Liens:

MessageSujet: Kenshu - Denbee Eisei Dim 23 Juin - 23:44



DENBEE EISEI
☼ Nom : Denbee
☼ Prénom : Eisei
☼ Surnom : Denbee le nonchalant

☼ Âge : 29 ans
☼ Sexe : Masculin
☼ Statut : Taisho
☼ Arme(s) : Un bokken rudimentaire et un kiseru (pipe traditionnelle)




Gorō Gō:
 

Naguro Toro:
 

Rakurai:
 

Lien:
 



Pouvoirs et Caractéristiques

(M) EXPERTISE DU SHINKENDO


« Lorsque j'ai su que j'apprendrai la vraie voie du sabre, j'étais vraiment fier-den. Mais voilà, je ne savais pas que cela passait par les rudiments, du style : dégainer, frapper, abattre, trancher, parer, répliquer... J'ai vite été déçu-den. Je n'ai même pas cherché à acheter un katana qui en vaille la peine et ai gardé le bokken d'entrainement. Au moins je suis sûr de savoir l'utiliser intelligemment-den. »

(P) KISERU DENGEN, L'ART DE LA FUSION ELECTRIQUE


« Je suis un gros fumeur. Tout comme mon prédécesseur-den. Et comme lui, je ne me sépare jamais de mon Kiseru et de ma blague à tabac. Nous avons passé beaucoup de temps à échanger sur nos préférences à ce sujet, jusqu'au jour où Gō m'a fait part d'une technique improbable-den ! Il pouvait, en fumant une certaine herbe, créer des micro-orages avec la fumée qui résultait de la combustion. J'ai trouvé ça intéressant quand il m'en a parlé, mais sans plus-den. C'est exactement le genre de pouvoir que je le soupçonne d'utiliser pour impressionner les recrues. Il a quand même insisté pour me l'apprendre-den. Par la suite, alors que je ne créais que des micro-orages par ennui, pour passer le temps, il m'a livré le secret de la fusion électrique-den. Ça, c'est vraiment impressionnant, mais il n'y a pas de quoi casser sa dernière jambe à un estropie. Le principe reste simple : une fois le micro-orage créé, il est possible de faire fusionner un corps ou partie avec la foudre, de telle sorte que la chair en contact devienne elle-même de l'électricité-den. Ce n'est pas une sensation agréable, vraiment. On a l'impression de se prendre quantité de micro-éclairs aux charges plus ou moins élevées en fonction de la densité de matière à faire fusionner. J'en suis ressorti avec le doigt engourdi la première fois-den. Mais l'avantage c'est que plus rien ne pouvait atteindre mon index physiquement sans se prendre une décharge. Par la suite, j'ai bien évidemment essayé de faire fusionner tout mon corps (en secret, je ne voulais pas que Gō s'en rende compte, il aurait été bien trop fier-den). J'ai cru mourir sur-le-champ et les effets ont duré bien moins longtemps que lorsque j'avais électrifié ma main-den. Et quand l'électricité a quitté mon corps, des maux indicibles m'ont pris de tous les côtés. J'avais perdu quelques sens, dont la vue et l'ouïe et n'étais plus capable de me déplacer-den. Je me souviens qu'une odeur de cramé émanait de moi, j'étais brûlé aux endroits où la foudre avait élu domicile... J'ai mis des semaines à m'en remettre-den... »

(M) LA RAPIDITÉ TRANQUILLE


« J'en ai eu marre que la situation n'évolue pas. Marre de prendre sur mon temps de repos pour régler un problème aussi dérisoire-den. Du coup, j'ai expédié l'histoire sans sommation et à une vitesse déconcertante. Denbee le nonchalant n'existait plus-den. Ca a choqué ceux qui me connaissaient bien. Ils étaient bien rassurés quand je suis revenu parfaitement calme, plus flegmatique que jamais-den ! Ah ah ! »

(P) IMPACT


« Lorsque j'ai enfin réussi à transformer l'intégralité de mon corps en champs électrique, et que plus rien ne pouvait m'atteindre sans recevoir une décharge, le temps d'un clignement de paupière, d'un seul clignement de paupière-den... je me suis retrouvé quelques mètres plus loin derrière mon assaillant. Est-ce que je venais de me téléporter instantanément-den ? Est-ce que j'ai soudainement acquis la capacité de voler ?? Est-ce que je me suis déplacé à la vitesse de la foudre ??? Non, pas vraiment-den. Je ne l'ai compris que le lendemain lorsque le contre-coup de cette technique m'est retombé sur le coin de la figure. Je suis resté tétanisé, paralysé dans mon lit toute la journée, comme mort-den ! »

(M) CORPS STATIQUE


« Je viens de remarquer quelque-chose. Chaque fois que je tiens un objet conducteur d'électricité-den, primo, mes cheveux se mettent à pointer vers le plafond-den et, secundo-den, chaque fois que je touche quelque-chose un claquement se produit, comme si j'étais conducteur d'électricité statique à mon tour-den. Difficile de taper sur l'épaule de quelqu'un dans ces moments-là sans qu'il ne se prenne le jus... »

(P) DIVINE DÉCHARGE


«  Ma main s'est mise à grésiller après que j'aie réussi à fusionner avec le micro-orage et, quand j'ai désigné la cible du doigt, une décharge foudroyante en a jailli-den ! Elle est allée percuter l'endroit exact que je visais avec mon index dans un claquement fou ! Incroyable-den ! Je me suis senti cruellement puissant même si la distance de l'éclair et la capacité de sa charge n'étaient pas très impressionnantes-den. J'en ai eu le doigt tout engourdi ensuite, j'imagine que ça doit faire le même effet sur une cible vivante-den... »  

POUVOIR

MAITRISE





☼ Physique : « J'ai toujours cru que j'étais bel homme. J'ai toujours été soigneux de ma personne, ai toujours fait attention à mes kimonos, à ma coiffure et plus généralement à mon hygiène-den. Pourtant, ma présence passe souvent inaperçue, peu importe le lieu et les intérêts en jeu. Je me souviens de cette fois où j'avais mis mon kimono préféré aux couleurs vives-den. Violet et parsemé de formes tarabiscotées, remarquable qualité, le seul de cette facture que j'ai pu m'offrir avant de devenir Taisho. Et assez tape-à-l’œil par le fait-den. Pourtant, quand je suis sorti pour me balader en ville, j'ai dû jouer des coudes dans la foule pour passer puisque personne ne prêtait attention à mes remarques, aussi polies soient-elles. Mais ce n'est pas le pire-den : quelques rues plus loin, j'ai manqué me faire ramasser par une charrette qui me venait derrière. J'étais pourtant le seul à marcher au milieu du passage-den. Autre exemple : j'ai pour habitude de me rendre dans cette échoppe de fortune qui vend des recueils étrangers entre autres opuscules mythologiques-den. J'y vais deux fois par semaine, autant dire que je suis un habitué, un pilier de ce petit commerce. Et pourtant-den ! Chaque fois que je viens, le propriétaire me lance des ʻʻ bonjour ʼʼ comme si j'étais un nouveau client. Bien que ce soit désagréable, ce n'est pas non plus le pire-den. Une fois, il a manqué fermer boutique alors que je peinais à choisir entre deux bouquins. J'étais devant l'entrée, il était impossible qu'il passe sans me voir et pourtant... pourtant... Un autre exemple-den : j'avais retrouvé une amie d'enfance qui souhaitait que nous reformions les liens. J'en étais vraiment enchanté, d'autant que je ne plaisais pas forcément aux dames à ce moment-là-den (adolescence quand tu nous tiens...). Lorsque nous nous sommes revus et que je l'ai abordée, elle a passé l'heure à me demander qui j'étais avant de s'en repartir, me laissant idiot devant le stand de yakitori. Et j'avais pourtant passé du temps à me préparer avant de la rejoindre-den !

Depuis cette histoire, j'ai arrêté de faire des efforts. Je me suis rendu compte que ça ne me servait à rien-den (et, en plus, j'avais beau m'énerver sur mon peigne, jamais mes cheveux n'ont réussi à se discipliner. Aujourd'hui je ne prends même plus la peine de me coiffer, et ce depuis que je les ai coupés courts). La perte de mon œil gauche a aussi participé de cette flemme hygiénique-den. Je n'ai pas trouvé la volonté d'acheter un bandeau convenable, discret, aussi je préfère garder un bandage grossier, quitte à avoir un tour de tête bizarre. De même pour mes vêtements, j'ai décidé de ne plus m'embarrasser du choix-den. Je n'en change pas souvent, alors, et porte très régulièrement celui aux couleurs les plus criardes, de mauvais goût, preuve par excellence de mon flegme. D'aucun diraient que ce n'est pas vraiment la tenue adéquate pour le Général des armées, à ceux-là je leur rétorque que je ne suis de toute façon pas taillé pour le combat-den : pas très grand, un mètre soixante-quinze ; une physionomie qui n'est pas particulièrement développée, des cernes toujours autour des yeux, l'air incontestablement fatigué, déprimé, les mouvements lents... Ce sont toutes ces choses qui ont encouragé l'armée à me renommer « Denbee le nonchalant-den ». Je pense que c'est un surnom qui me qualifie parfaitement bien. Je m'en accommode parce que le faire changer demanderait bien trop d'énergie-den. Ce serait une vraie perte de temps. Il y a des choses plus importantes dans la vie-den. Par ailleurs, je dois avouer que cela me permet de profiter d'un formidable effet de surprise lorsque la nonchalance me quitte. »





☼ Caractère : « Je crois que je suis né fatigué. J'ai passé l'intégralité de ma vie à remettre à demain ce qui aurait pu être fait dans l'heure, même les choses urgentes-den. Je ne pense pas avoir déjà été stressé ou angoissé puisque j'ai toujours eu à cœur de ne jamais m'embarrasser de devoirs que je n'avais pas envie de faire. On a beau dire les membres du clan Kenshu têtes brûlées au tempérament électrique, à l'attitude excentrique, hyper-actifs et ainsi de suite, je n'ai jamais fait preuve de tels comportements-den. Je dois concevoir le monde d'une façon différente, je ne sais pas... J'avoue ne pas avoir eu la motivation pour y réfléchir-den. C'est d'ailleurs une vérité générale me concernant, et je l'avoue sans gêne : je n'ai que trop peu souvent de motivation, que ce soit pour réfléchir ou résoudre les problèmes qui incombent à mon rang-den. D'aucun parlent d'incompétence là où je préfère me dire patient et détaché. Je n'accorde tout simplement pas la même importance aux événements que mes prédécesseurs-den. Ceux qui souhaitent me voir rapidement démis de mon statut ont trop tendance à foncer dans les tas qui se révèlent n'être que de la fumée quand je prends décidément le temps de voir comment les choses évoluent. C'est ça-den. Je prends le temps. Voilà mon nindo-den. Ça et le rejet de la violence.

Ceux qui me connaissent savent que derrière la facette désintéressée, fainéante et paresseuse que j'offre volontiers de prime abord se cache en réalité... une personne tout aussi fainéante et paresseuse-den. Et je n'y peux strictement rien ! Je n'ai jamais eu la motivation pour changer ça-den ! Et pourtant ça ne m'a pas empêché de profiter de tout un tas d'aventures, dans lesquelles je n'ai réellement commencé à m'impliquer que lorsque j'ai perdu patience (et il en faut avant ça). Il faut dire que je suis un individu particulièrement chanceux, ce qui implique que les gens autour de moi, les sceptiques et les détracteurs, me pensent arriviste et opportuniste-den. Mais je n'ai jamais souhaité atteindre un tel statut. D'ailleurs, je pense qu'un Kami me surveille et s'amuse à me mettre des opportunités sous le nez-den... J'ai beau ne rien entreprendre, me laisser vivre, j'ai quand même fini par devenir Taisho de mon état alors que je ne suis certainement pas le meilleur combattant du clan. Je ne vois pas toujours ces opportunités comme telles-den. Et je pense en outre être malchanceux. J'aurai pu passer ma vie à flâner de-ci delà, à ne rien faire d'extraordinaire, au lieu de quoi je me retrouve à devoir gérer des hommes au tempérament orageux, agités comme des éclairs, qui passent leur temps à crier et à s'agiter, à mettre en place des stratégies, à régler des problèmes que le commun des mortels ne s'imagine même pas pensables-den... Non, j'aurais pu passer une vie d'oisiveté, à poursuivre ma quête de connaissance à propos des coutumes et des religions extérieures au clan. Là, j'aurais été véritablement chanceux, installé sur un petit lopin de terre au milieu des fleurs, sans être obligé de faire d'autres choses que rien, où je n'aurais pas à m'inquiéter des convenances communes (d'ailleurs, je ne le fais pas-den). Voilà mon aspiration : ne rien faire et apprendre des horizons lointains. C'est peut-être d'ailleurs la seule chose qui m’intéresse vraiment-den : apprendre ce qui se passe dans le monde tout autour des territoires de Kenshu, ou, plus généralement, aux alentours de Geki. Peu nombreux sont ceux qui connaissent cette passion-den. Remarque, peu nombreux sont ceux pour qui j'ai eu assez de motivation pour parler de moi. »


HISTOIRE « Toute ma vie a été rythmée par la chance-den. Mes parents n'ont jamais eu les moyens de m'offrir une éducation descente et malgré ça j'ai pu profiter d'un apprentissage culturel assez dense : un beau jour, une espèce de kusobaba s'est installée en face de chez nous, au sein même de Geki, et s'est mise en tête de m'apprendre les rudiments de l'intelligence. Il s'est avéré que cette vieille était une tutrice à la retraite en manque de compagnie-den. Et c'est de cette manière que j'ai acquis des savoirs plus divers et variés les uns que les autres, sur des sujets pas toujours passionnants et que j'ai pu, en outre, commencer à me passionner pour la culture étrangère et les livres. Moi qui ne comprenais rien à la religion, j'ai pris goût aux rites et, surtout, j'ai pu apprendre les mythes fondés ou non des quelques sectes horribles qui peuplent Yokuni-den.

Si je me suis trouvé particulièrement privilégier au début, et que j'ai cru posséder des pouvoirs incroyables qui faisaient que tout ce que je souhaitais obtenir, tout ce que je convoitais me revenait sous forme d'opportunités ou de circonstances hasardeuses, ou que je parvenais à réchapper d'échauffourées particulièrement complexes avec les gamins des rues, ou encore que j'obtenais toujours des six aux dés, j'ai très vite déchanté et le reste de ma vie n'a été que désenchantement sur désenchantement. Comme je ne prévoyais de ne rien faire d'autre dans le futur que traîner dans les champs de fleur une brindille à la bouche, j'avais lourdement insisté auprès de mes parents pour obtenir un chiot (et j'avais déjà trouvé son nom-den). Le fait qu'on me le refuse a été la plus grosse déception de ma vie. La deuxième a été que le Kami ne fasse rien pour que j'en aie un malgré toutes mes prières-den. Il s'est révélé, plus tard, que j'y étais allergique. Certains y verraient là aussi un coup de chance, moi non. J'en voudrai toujours à mes parents pour ça, surtout que ça a été le premier couac ! de mon existence-den.

Le second, et pour celui-là aussi je passerais mon tour pour le terme ʻʻchanceuxʼʼ, s'est passé quelques-années plus tard. J'avais exactement treize ans et, alors que je traînassais en ville, flânais comme le ferait n'importe quel gamin de cet age, j'ai rencontré une patrouille accompagnée du Taisa de l'époque : Gorō Gō-den. Ce bonhomme était absolument fou, bien plus que maintenant. Et pas dans le bon sens du terme. Il représentait à merveille le stéréotype des membres du clan Kenshu : une grande gueule, de l'énergie qui lui sort par tous les trous et une envie de provoquer des montagnes sans pareille-den. Et c'est ce qu'il a fait avec moi, alors que je paressais à côté de son corps d'arme en marche, il m'a attrapé par le haori, me pensant orphelin sans avenir et m'a embarqué avec lui, s'auto-proclamant mon maître et m'enrôlant d'office dans le service. Mes parents ont mis trois jours avant de se rendre compte que je n'étais pas rentré, je passais déjà inaperçu à cet âge-den. Autant dire qu'il était déjà trop tard quand ils sont venus protester (quoiqu'ils ne l'ont pas fait bien fort quand ils ont vu la stature de Gō, et moi non plus d'ailleurs : ce gus parlait en criant et criait en hurlant, impossible de lui refuser quoi que ce soit...). Je maîtrisais déjà l'éplucheur à patate quand ils sont arrivés-den. Et voilà comment je me suis retrouvé dans l'armée, par un coup de pieds du hasard dans les... de mes rêves.

J'ai tenté de m'échapper plusieurs fois des griffes de ce barbare-den. Mais il passait son temps à demander où j'étais (même lorsque j'étais devant ses yeux), ce que je faisais et à m’inonder de tâches plus rebutantes les unes que les autres. A croire que le destin y mettait du sien pour que je fasse carrière-den. Et petit à petit, au fils des ans, des mois et des semaines, j'ai abandonné l'idée de finir mes jours au milieu des fleurs. Pour me venger j'ai pris un mauvais tic de langage (-den) et ai compensé cette perte par une fainéantise à toute épreuve et une lenteur d'exécution phénoménale-den. J'ai mis des années avant de maîtriser les arts du sabre et n'ai jamais investi dans un véritable katana bien malgré l’insistance et les railleries de Gō et de mes camarades à ce sujet. Et je n'ai jamais évolué dans la hiérarchie ni cherché à le faire-den.

Je regrette un peu de ne pas m'être plus intéressé aux techniques de combat, considérant l'accident qui s'est produit. Quoique je sais que même en étant un grand manieur de sabre, je n'aurais pas pu éviter de perdre mon œil dans ce conflit-den. J'avais été assigné à la ronde de nuit, dans un circuit que j'appréciais bien et qui aujourd'hui me donne la chair de poule. Je ne passe d'ailleurs plus du tout par ces rues et les évite autant que faire se peut-den. Nous étions quatre recrues, j'étais le plus vieux et de loin le moins doué, le moins motivé, et nous avions été pris à revers dans une petite rue par une bande de malfrat qui s'imaginaient sans doute que Geki aurait été entre de meilleurs mains s'il avait s'agit des leurs. Malgré les efforts de mes compères pour les remettre à leurs places immédiatement après leurs premières provocations, nous n'avons pas pu échapper à l'échauffourée qui a suivi et j'ai été le premier à en pâtir-den. Les gonzes étaient armés de ces armes à poudre noire et il s'en est bien trouvé un parmi eux plus débrouillard que les autres qui a réussi son coup, quoique je doute qu'il ait réellement visé le coin de ma tête. J'ai perdu mon œil gauche et une partie de mon visage cette nuit-là et les remords de n'avoir jamais essayé de discuter ni de raisonner ces personnes me tient depuis-den. Je me refuse à la violence, surtout lorsque je revois mes camarades charger, les katanas à tout vent vers nos opposants qui, mis à part nous insulter, n'avaient jamais donné l'impression de vouloir en venir à de telles extrémités.

C'est suite à cet accident que Gō, devenu Taisho entre temps, s'est mis en tête de m'enseigner ses techniques particulières-den. Je n'y ai pas pris plus de plaisir et n'y ai pas trouvé plus d'intérêt que pour le Shinkendo, d'autant que je gardais des séquelles assez importantes de l'incident. Je suis devenu lent-den. Bien plus lent qu'auparavant et cette lenteur-là n'avait plus rien à voir avec la fainéantise. Certes, j'étais désabusé et démotivé, déprimé, mais je luttais pour faire réagir mon corps dans les délais normaux, chose que j'ai du travailler intensément chacun des jours qui avaient suivi, soit douze ans jusqu'à aujourd'hui-den. J'ai finalement réussi à compenser ma lenteur par des techniques et une dextérité enviables, quoique je ne suis pas toujours assez motivé pour faire ce genre d'effort.

Et c'est quand j'atteignais finalement mon niveau d'excellence et que je sentais que je ne pouvais décidément pas allez plus loin que Gō a décidé de quitter son poste-den. J'étais toujours samouraï quand il a annoncé mon nom à l'assemblée générale. C'est moi qu'il a désigné pour être son successeur alors que son Taisa, Naguro Toro, pensait la partie gagnée pour lui-den. J'ai été aussi surpris que lui déçu, mais sans doute bien moins que l'armée entière. J'allais sur mes vingt-six ans et je crois que mon cœur a loupé quelques battements ce jour-là-den. Il a fallu que je passe la journée avec ce bon vieux Kusojiji pour comprendre, réaliser et surtout accepter ma nouvelle situation. Je ne suis même pas sûr d'être parvenu à le faire trois ans après, mais soit, j'avais pris l'habitude de me laisser emporter par le destin, il avait l'air de savoir mieux que moi quoi faire de ma vie-den. J'ai accepté le poste et me suis vu offrir une parcelle de terre dont Gō m'a de suite arraché le titre. Je crois qu'il avait compris que je n'attendais que ça pour partir et vivre enfin ce dont j'avais toujours rêvé-den... Enfin bref, à l'heure actuelle il vit sur mon petit lopin de terre, dans ma maison autour de mon jardin. Il s'est aussi empressé de m'apprendre que j'avais droit à une geisha personnelle et, comme il ne m'avait jamais vu une fille au bras, il m'a aussitôt fait faire le tour des maisons de la ville dont une, notamment, sa préférée : Natsuyuri, le lys d'été-den. J'y étais allé sans prétention, porté par la nonchalance, pressentant peut-être déjà l'arrivée du surnom qui me siérait si bien. Je ne savais pas en y entrant que j'en ressortirai avec un ʻʻcoup de foudre-denʼʼ. Je ne sais pas trop pourquoi j'ai préféré Raku aux autres... Si, en fait, si, son nom était franchement marrant comparé à ses rivales-den. Je ne suis pas sûr qu'elle ait apprécié m'avoir en tant que Danna, en tout cas elle représente aujourd'hui une bonne excuse pour quitter mes quartiers quand trop de boulot s'entasse, ou quand je m'ennuie vraiment. Elle s'est révélée être presque aussi intéressante que séduisante-den.

Et je me sers d'ailleurs assez souvent d'elle, parce que ma désignation au titre de Taisho ne plaît pas à tout le monde. Certains me pensent incompétents, d'autres trouvent que c'est un bon moyen de faire tomber l'armée-den. Gō a beau vanter mes talents de stratège, ma culture, ma logique et ma patience, j'avoue que... Ah... Je ne suis définitivement pas du tout motivé pour leur montrer qu'il a raison. Je me contente de faire mon boulot comme je le conçois, même si ça passe par des différends avec Toro, qui prend plaisir à ne m'informer que des choses inutiles et à titiller ma patience-den. Je sais ce qu'il fait, je ne suis pas sans ressource. Il apprendra vite que Denbee le nonchalant prend le temps de faire mûrir ses projets... »  


A PROPOS DE VOUS

☼ Prénom/Pseudo : /
☼ Age : /
☼ Sexe : Masculin-den
☼ Expérience de rp : Outch... ça fait un bon petit moment-den
☼ La phrase mystère :OK by Riyu
☼ Comment avez-vous trouvé/connu Saigo Seizon ? Un affreux concours de circonstance... il paraît que je suis quelqu'un d'assez chanceux-den
☼ Donnez nous votre avis sur le forum (design, histoire…) : Design explosif, intelligent, opérationnel ; histoire impressionnante et novatrice, originale, c'est ce qui m'a plu malgré la densité astronomique d'informations à intégrer-den (et c'est ce qui va en faire un univers qui fonctionne Wink)
☼ Plutôt tarte aux fruits ou gâteau chocolat ? /
Revenir en haut Aller en bas
Kasuga Riyu

avatar

Admin
Taisho

Messages : 5093
Date d'inscription : 24/04/2013
Age : 23

Feuille personnage
Age: 28 ans
Titre: Higashi no Ryuu
Liens:

MessageSujet: Re: Kenshu - Denbee Eisei Lun 24 Juin - 1:20

Normalement c'est à Katsu de le faire mais je peux pas résister T__T
Je te valide !
N'oublie pas de générer ta fiche et de remplir ton suivi. Smile

Et surtout, amuse toi bien sur Saigo Seizon ^^


L - M - M - J - V - S - D

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
http://saigoseizon.forumgratuit.fr
 

Kenshu - Denbee Eisei

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Denbee Eisei
» Entraînement d'une petite Eisei.
» Kenshu - Enako Shinsuke
» L'avataroscopie des membres
» Eisei !


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
..
.Abyndal.
...
...
..
..
...
.
.....Ewilan RPG..
....La Sérénissime..